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Michel Pétris (Traducteur)
ISBN : 2070385957
Éditeur : Gallimard (23/02/1993)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 182 notes)
Résumé :
"Une accoucheuse qui avait appris son art à la maternité de l'Hôtel-Dieu de Paris sous la direction de la fameuse Louise Bourgeois délivra le 13 janvier 1622 la très aimable madame Poquelin, née Cressé, d'un premier enfant prématuré de sexe masculin. Je peux dire sans crainte de me tromper que si j'avais pu expliquer à l'honorable sage-femme qui était celui qu'elle mettait au monde, elle eût pu d'émotion causer quelque dommage au nourrisson, et du même coup à la Fra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  11 novembre 2015

Boulgakov aimait le théâtre, il a écrit des pièces et adapté pour la scène plusieurs romans, notamment de Tolstoï, Gogol, Dickens et Maupassant. Mais victime la plupart du temps de la censure, il a dû occuper des emplois obscurs d'assistant au Théâtre d'art et au Bolchoï en attendant de voir ses oeuvres jouées.
C'est cette passion théâtrale qui l'a conduit naturellement à écrire ce roman sur la vie sur Molière, un homme qu'il admirait. Un portrait où, de sa naissance à son éveil au théâtre initié par son grand-père, de ses difficultés de jeune comédien à sa consécration avec la protection de Philippe d'Orléans puis de Louis XIV, Boulgakov, avec son ironie coutumière, imagine ce qu'il ne peut pas savoir.
Une oeuvre vivante et pleine de fantaisie où l'on retrouve toute l'affection et le respect de Boulgakov pour le comédien et dramaturge français, un homme qui comme lui avait la passion et le génie du théâtre.
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missmolko1
  08 octobre 2012
Tout le monde connait Molière et a au moins lu une de ses nombreuses pièces de théâtre pendant sa scolarité. Je n'ai pas échappé à la règle et je me souviens qu'a chaque fois je prenais beaucoup de plaisir a étudier les écrits de Molière. Malgré ça, je connaissais peu de choses sur sa vie et cette biographie m'a beaucoup plu.
L'auteur l'a rendue très vivante, à mi chemin entre le roman car on n'a vraiment l'impression d'y être et seuls les éléments biographique, historique et les célèbres tirades issus des pièces de théâtre nous rappelle qu'il s'agit bien d'une biographie. Un bel hommage à cet artiste qui a dédié sa vie au théâtre et qui nous laisse de très belles pièces.
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Gustave
  31 mai 2014
Boulgakov a pour coutume d'alterner oeuvres d'inspiration réaliste (la Garde Blanche, Récits d'un jeune médecin) et récits où le fantastique domine largement (le Maître et Marguerite, Coeur de chien, Endiablade). le roman de monsieur de Molière appartient à la première veine.

Ce roman est sans doute unique chez Boulgakov en ce sens qu'il s'éloigne radicalement de ses sources d'inspiration habituelles, à savoir la société soviétique, sa propre vie (son expérience de médecin notamment) ainsi que le fantastique ou la science-fiction. Les liens avec ces thèmes ne sont perceptibles que de manière indirecte, à savoir la passion de Boulgakov pour le théâtre ainsi qu'un possible écho de ses relations avec Staline.

Les premières pages du roman sont d'une vivacité étonnante et d'emblée captivante, par le saisissant contraste qu'elles établissent entre la naissance d'un enfant encore inconnu et la conséquence que celle-ci aura sur la littérature mondiale, y compris russe (Boulgakov enfile un chapelet de dramaturges russes redevables à Molière: Gogol, Griboiédov, Tchékhov...)

L'on assiste en direct aux prémisses, puis à l'éclosion d'une vocation, favorisée par le grand-père maternel, Cressé...Bien entendu, l'on connaîtra les tribulations plus ou moins classiques que vit tout artiste débutant: de longues années de vaches maigres avant le succès.

Trois grands motifs se dégagent du roman: la nature de la vocation littéraire, le lien entre la vie de l'artiste et son oeuvre, les relations de l'artiste avec le pouvoir politique.
Le portrait de Molière dressé par Boulgakov accrédite l'idée que chaque artiste, aussi génial soit-il, ne saurait aller au-delà des dons qui lui sont en quelque sorte accordés de naissance. Cela est illustré par l'inaptitude de Molière à la tragédie, confirmant que son génie ne s'exprime pleinement que dans la comédie.
Quant à la relation existante entre la vie de l'artiste et son oeuvre, Boulgakov casse ici un mythe (du moins en ce qui concerne Molière), à savoir l'idée que les auteurs d'avant le romantisme au sens large, c'est à dire d'avant la seconde moitié du 18ème siècle, ne s'inspiraient que peu de leur propre vie, ne le faisant que de leurs prédécesseurs de l'Antiquité grecque ou latine (Racine en est l'exemple achevé). Certes Molière tirait parti des ressources léguées des Romains (Amphitryon en est l'illustration), mais Boulgakov établit que plus d'une fois, il est possible de relier des évènements de sa vie à ses pièces (une pièce comme l'Ecole des Femmes est un écho de sa vie conjugale passablement orageuse).

Le thème de la relation entre l'artiste et le pouvoir est sans doute celui qui a appelé le plus de commentaires, aussi ai-je choisi de le traiter en dernier.

Selon certains exégètes, il faudrait voir dans la relation entre Molière et Louis XIV une décalque de la relation entre Boulgakov et Staline. Pour ma part, sans la nier totalement, cette thèse présente des limites à plusieurs titres:
-Louis XIV, tout monarque absolu qu'il ait été, ne saurait être assimilé au dirigeant d'un régime totalitaire que fut Staline. Je ne dis pas cela par royalisme ou quelque prétexte fallacieuse de ce tonneau-là: je le dis parce que c'est historiquement inexact, ne serait ce qu'en comparant la manière dont la répression s'exerçait envers les opposants au régime (Fouquet et les protestants ont été emprisonnés ou exilés, et non exécutés en masse).

-Le soutien de Louis XIV à Molière apparaît constante, et ce y compris lorsqu'il fut question de lui accorder une sépulture chrétienne (la manière dont le Roi-Soleil a négocié cela avec l'Eglise est un chef d'oeuvre de compromis: puisque la terre consacrée s'étend jusqu'à quatre pieds de profondeur, alors il suggère de creuser un tombeau de cinq pieds). On peut mesurer l'ampleur de la différence entre leur fortune littéraire dans le fait que Molière connut la gloire durant sa vie de dramaturge, soutenu par Louis XIV là où Boulgakov, censuré par Staline ne l'atteignit que de manière posthume.
Staline a certes soutenu Boulgakov et admirait un certain nombre de ses oeuvres, mais il s'agit d'un soutien à minima: s'il lui épargne de manière constante le pire (le goulag voire la mort), il exercera sur la majorité de ses oeuvres une censure qui se pérénnisera jusqu'à sa mort...

Au final, j'aurais davantage tendance à voir dans la relation entre Molière et Louis XIV un reflet de ce que Boulgakov aurait souhaité, plus qu'un reflet de ses relations réelles avec Staline. On peut ainsi tout à fait imaginer qu'en vérité, Boulgakov aurait préféré avoir affaire à un tsar (ses sympathies profondes allaient vers une monarchie constitutionnelle, respectueuse de l'orthodoxie autant que des libertés fondamentales...)

Le débat reste bien entendu ouvert. Pour vous faire votre propre idée, un seul conseil: lisez-le!
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lecottageauxlivresFanny
  17 août 2015
Assis face à une feuille de papier dans sa maison russe, Mikhaïl Boulgakov imagine en 1932 la naissance de Jean-Baptiste Poquelin et donne des conseils à l'accoucheuse pour qu'elle mette au monde sans maux cet enfant qui sera un génie. L'auteur russe, amateur de théâtre et adorateur de Molière, nous raconte l'enfance du comédien, ses journées passées dans les théâtres parisiens avec son grand-père, ses disputes avec son père tapissier du roi et son envol hors de la maison lorsqu'il décide de monter sa troupe de comédiens au grand désespoir de son père. Les ennuis débutent alors pour Molière qui forme un couple passionné par le théâtre avec Béjart et prêt à tout pour se faire un nom sur les planches. Les honneurs, la protection de Louis XIV, la gloire et les haines des hommes d'Eglise, des médecins, des Précieuses, des auteurs et comédiens jalousant son succès inspirées par ses oeuvres Tartuffe, Les Précieuses ridicules et Dom Juan.
Mikhaïl Boulgakov retrace la vie du comédien avec passion et brio. L'auteur russe aime profondément le dramaturge français et cet attachement rend ce livre très touchant. Ce n'est pas une biographie froide et neutre mais une ode au théâtre et une déclaration d'amour à Molière. le roman de Monsieur Molière est passionnant. J'ai eu envie de le lire parce que j'aime cet auteur mais je pense que des lecteurs n'appréciant pas forcément ses pièces peuvent lire avec plaisir ce roman. Au collège, je n'aimais pas particulièrement Molière lorsqu'on l'étudiait en classe mais en le lisant en prépa et à la fac j'ai appris à aimer Molière et à comprendre son immense génie et sa modernité. Boulgakov ne raconte pas que la vie de Molière mais il narre également les aventures et déboires des comédiens et auteurs de l'époque et la vie à Versailles. J'ai beaucoup aimé l'écriture de Mikhaïl Boulgakov empreinte d'ironie et qui écorche les médecins de l'époque, les catholiques et leurs représentants et les ennemis de la culture et du rire. le roman de monsieur Molière est un monument à la gloire du comédien érigé avec amour et admiration.
Lien : http://lecottageauxlivres.ha..
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euphemie
  08 novembre 2014
Presque rien n'a changé depuis ce 17eme siècle, courir le cachet et les faveurs des "grands" pour les artistes en tout genre. Une plongée dans ce siècle qui a vu tant de nos classiques scolaires éclore et se débattre dans les affres de la survie artistique, mais aussi alimentaire.
L'amour des comédiens et des "saltimbanques", a du inspirer et motiver Mikhaïl Boulgakov pour entreprendre les recherches nécessaires pour nous restituer la vie de Molière et de ses contemporains. L'amour du théâtre pour nous rendre si vivants les affres de l'auteur et du comédien.
Je ne sais si ce roman à inspiré la série des années 80, il me semble, avec Philippe Caubére, sur la vie de Molière, mais en tous les cas, les images et l'intensité du jeu, m'ont accompagné tout le long de la lecture de ce roman, qui bien "qu'historique" semblait contemporain par bien des aspects.
Jean Baptiste, un génie, qui comme tous les génies, était "décalé" par rapport à son époque.
Intemporel donc immortel.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   14 juillet 2011
Le Bourgeois fut joué pour la première fois à Chambord le 14 octobre 1670, et, à l'issue de la représentation, Molière fut saisi d'une sourde angoisse : le roi n'avait pas dit un mot sur la pièce. Tandis qu'en sa qualité de valet de chambre, il servait le roi au repas solennel qui suivait le spectacle, Molière était à demi mort. Le silence du monarque n'avait pas tardé à donner de brillants résultats. Il n'y avait plus une seule personne qui n'eût déversé sa ration de critiques sur la pièce de Molière (naturellement, pas en face du roi).

- Expliquez-moi, pour l'amour de Dieu, messieurs, s'exclamait un courtisan, ce que signifie tout ce galimatias, tous ces "galaba, babalalou, et balaba" que crient les Turcs ? Qu'est-ce que cela ?

- Ce sont des billevesées, lui répondait-on, votre Molière est complètement à court d'inspiration, il serait temps de lui reprendre son théâtre.

Hélas ! Il faut reconnaître que ces "balaba" ne signifient rien et n'ont rien de joyeux.

Le 16 octobre, eut lieu une deuxième représentation, à laquelle le roi était à nouveau présent. A la fin du spectacle, il appela Molière.

- Je voulais vous parler de votre pièce, Molière, commença le roi.

"Vas-y, achève-moi ! " purent lire dans les yeux de Molière toutes les personnes présentes.

- Je ne vous ai rien dit après la première, parce que je n'avais pu encore arrêter un jugement. Vos acteurs jouent trop bien. Mais je vois maintenant que vous avez écrit une pièce admirable, et aucune de vos comédies ne m'a procuré autant de plaisir que celle-ci.

A peine le roi eut-il libéré Molière que tous les courtisans l'entourèrent et couvrirent la pièce d'éloges.
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cecilitcecilit   10 novembre 2016
Molière et Lulli - dont la gloire et l'influence ne cessaient de croître à la cour - reçurent l'ordre de composer une comédie avec de la musique pour les fêtes de Chambord, avec obligation d'y introduire des Turcs.
En effet, à l'automne de l'année précédente, le roi avait reçu à Versailles une ambassade turque conduite par un certain Suleiman-Aga. Voici comment les choses s'étaient passées : on avait fait d'abord longuement attendre les Turcs, puis on les avait admis dans la galerie du Nouveau Palais, décorée avec une splendeur surnaturelle. Le roi était sur son trône, revêtu d'un costume qui portait pour quatorze millions de livres de diamants.
Mais le diplomate d'expérience qu'était Suleiman-Aga étonna les Français infiniment plus qu'ils n'avaient espéré l'éblouir lui-même. L'expression de son visage parut montrer qu'en Turquie, tout le monde portait des costumes chargés de quatorze millions de livres de diamants. Et les rusés Turcs ne donnèrent d'une manière générale aucun signe d'émoi.
Le roi n'apprécia pas l'attitude de la délégation turque, et les courtisans, habitués à remarquer la plus insignifiante modification de la face royale, passèrent une année à détourner en dérision les Turcs du mieux qu'ils pouvaient. Et c'est pourquoi le compositeur et le dramaturge reçurent l'ordre de faire absolument une scène de turquerie bouffonne.
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chapochapichapochapi   01 mars 2013
- que faites-vous ? demanda-t-il.
- Notre vie nous est insupportable, dit Chapelle en pleurant. Adieu, Molière, pour toujours. Nous allons nous noyer.
- C'est un beau projet, répondit tristement Molière. Mais il est mal de votre part de m'avoir oublié. Je vous croyais plus de mes amis.
Il a raison ! s'écria Jonsac, bouleversé. Nous nous sommes vraiment conduits comme des porcs ! Viens te noyer avec nous, Molière !
Tous les amis embrassèrent Molière et reprirent :
- Allons-y !
-Très bien, allons-y, dit Molière. Mais vous savez, mes amis, qu'il n'est pas bon de se noyer la nuit après le souper, car les gens diront que nous l'avons fait dans les fumées de l'alcool. Ce n'est pas ainsi qu'il faut faire. Allons maintenant nous coucher, dormons jusqu'au matin, et, sur le coup de dix heures, quand nous nous serons lavés et aurons repris un aspect convenable, nous irons à la rivière la tête haute, afin que tout le monde voie que nous nous sommes noyés en véritables philosophes.
- Admirable idée ! s'écria Chapelle, en embrassant Molière derechef.
- Je partage ton avis, dit Jonsac qui s'endormit sans crier gare, la tête entre les verres de vin. (....)
Au matin, le suicuide collectif fut, on ne sait pourquoi, annulé.
(chap. 25)
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Florence94Florence94   13 août 2012
Une accoucheuse qui avait appris son art à la maternité de l’Hôtel-Dieu de Paris sous la direction de la fameuse Louise Bourgeois délivra le 13 janvier 1622 la très aimable madame Poquelin, née Cressé, d’un premier enfant, un prématuré de sexe masculin.
Je peux vous dire sans crainte de me tromper que si j’avais pu expliquer à l’honorable sage-femme qui était celui qu’elle mettait au monde, elle eût pu d’émotion causer quelque dommage au nourrisson, et du même coup à la France.
Et voilà : j’ai une veste aux poches immenses et à la main une plume non d’acier, mais d’oie.
Devant moi se consument des bougies de cire, et mon cerveau est enflammé.- Madame, dis-je, faites attention au bébé, n’oubliez pas qu’il est né avant terme. La mort de ce bébé serait une très grande perte pour votre pays.- Mon Dieu ! Madame Poquelin en fera un autre
- Madame Poquelin n’en fera jamais plus un semblable, et aucune dame n’en fera de semblable avant un certain nombre de siècles.

- J’ai tenu dans mes mains des enfants plus illustres.
...
- Ah ! Madame ! Que me dites-vous là, à propos des nourrissons illustres que vous avez tenus dans vos mains ! Comprenez que cet enfant que vous mettez aujourd’hui au monde dans la maison des Poquelin n’est autre que monsieur Molière ! Ah, ah ! Vous avez compris ce que je vous ai dit ? Alors faites attention, je vous en prie ! Dites, il a crié ! Il respire ! Il vit !
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cecilitcecilit   06 novembre 2016
Dans les premiers jours de janvier 1643, année qui fut marquée par de nombreux événements, Jean-Baptiste parut devant son père et déclara que tous ces projets visant à l'enrôler dans la corporation des avocats étaient du délire pur et simple, que jamais de sa vie il ne serait notaire, qu'il n'avait pas l'intention de devenir un Docte, et surtout qu'il ne voulait pas entendre parler de commerce de tapisserie. Il irait là où l'attirait depuis son enfance sa vocation, c'est-à-dire qu'il serait acteur.
Ma plume se refuse de dépeindre ce qui se passa dans la maison.
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