AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Citations sur Le roman de monsieur de Molière (18)

cecilit
cecilit   06 novembre 2016
Dans les premiers jours de janvier 1643, année qui fut marquée par de nombreux événements, Jean-Baptiste parut devant son père et déclara que tous ces projets visant à l'enrôler dans la corporation des avocats étaient du délire pur et simple, que jamais de sa vie il ne serait notaire, qu'il n'avait pas l'intention de devenir un Docte, et surtout qu'il ne voulait pas entendre parler de commerce de tapisserie. Il irait là où l'attirait depuis son enfance sa vocation, c'est-à-dire qu'il serait acteur.
Ma plume se refuse de dépeindre ce qui se passa dans la maison.
Commenter  J’apprécie          80
Tandarica
Tandarica   22 mars 2015
-Qui enterre-ton ?
-Un certain Molière, lui répondit une autre femme.
Ce Molière fut porté au cimetière Saint-Joseph et enterré dans la partie réservée aux suicidés et aux enfants non baptisés.
Commenter  J’apprécie          60
cecilit
cecilit   10 novembre 2016
Molière et Lulli - dont la gloire et l'influence ne cessaient de croître à la cour - reçurent l'ordre de composer une comédie avec de la musique pour les fêtes de Chambord, avec obligation d'y introduire des Turcs.
En effet, à l'automne de l'année précédente, le roi avait reçu à Versailles une ambassade turque conduite par un certain Suleiman-Aga. Voici comment les choses s'étaient passées : on avait fait d'abord longuement attendre les Turcs, puis on les avait admis dans la galerie du Nouveau Palais, décorée avec une splendeur surnaturelle. Le roi était sur son trône, revêtu d'un costume qui portait pour quatorze millions de livres de diamants.
Mais le diplomate d'expérience qu'était Suleiman-Aga étonna les Français infiniment plus qu'ils n'avaient espéré l'éblouir lui-même. L'expression de son visage parut montrer qu'en Turquie, tout le monde portait des costumes chargés de quatorze millions de livres de diamants. Et les rusés Turcs ne donnèrent d'une manière générale aucun signe d'émoi.
Le roi n'apprécia pas l'attitude de la délégation turque, et les courtisans, habitués à remarquer la plus insignifiante modification de la face royale, passèrent une année à détourner en dérision les Turcs du mieux qu'ils pouvaient. Et c'est pourquoi le compositeur et le dramaturge reçurent l'ordre de faire absolument une scène de turquerie bouffonne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
euphemie
euphemie   01 novembre 2014
Je ne crois pas qu'aucun établissement d'enseignement puisse former un homme instruit.
Mais il n'en reste pas moins qu'un enseignement bien conçu permet à quelqu'un de devenir un homme discipliné et d'acquérir des habitudes qui lui seront utiles dans le futur, quand il aura à s'instruire par lui même.
Commenter  J’apprécie          50
chapochapi
chapochapi   01 mars 2013
- Je voulais vous parler de votre pièce, Molière, commença le roi.
"Vas-y, achève-moi !" purent lire dans les yeux de Molière toutes les personnes présentes.
- Je ne vous ai rien dit après la première, parce que je n'avais pu encore arrêter un jugement. Vos acteurs jouent trop bien. Mais je vois maintenant que vous avez écrit une pièce admirable, et aucune de vos comédies ne m'a procuré autant de plaisir que celle-ci.
A peine le roi eut-il libéré Molière que tous les courtisans l'entourèrent et couvrirent la pièce d'éloges. On put remarquer que le plus empressé à le louer était celui qui, la veille, avait déclaré son auteur à court d'inspiration !
(chap.28)
Commenter  J’apprécie          50
chapochapi
chapochapi   01 mars 2013
- que faites-vous ? demanda-t-il.
- Notre vie nous est insupportable, dit Chapelle en pleurant. Adieu, Molière, pour toujours. Nous allons nous noyer.
- C'est un beau projet, répondit tristement Molière. Mais il est mal de votre part de m'avoir oublié. Je vous croyais plus de mes amis.
Il a raison ! s'écria Jonsac, bouleversé. Nous nous sommes vraiment conduits comme des porcs ! Viens te noyer avec nous, Molière !
Tous les amis embrassèrent Molière et reprirent :
- Allons-y !
-Très bien, allons-y, dit Molière. Mais vous savez, mes amis, qu'il n'est pas bon de se noyer la nuit après le souper, car les gens diront que nous l'avons fait dans les fumées de l'alcool. Ce n'est pas ainsi qu'il faut faire. Allons maintenant nous coucher, dormons jusqu'au matin, et, sur le coup de dix heures, quand nous nous serons lavés et aurons repris un aspect convenable, nous irons à la rivière la tête haute, afin que tout le monde voie que nous nous sommes noyés en véritables philosophes.
- Admirable idée ! s'écria Chapelle, en embrassant Molière derechef.
- Je partage ton avis, dit Jonsac qui s'endormit sans crier gare, la tête entre les verres de vin. (....)
Au matin, le suicuide collectif fut, on ne sait pourquoi, annulé.
(chap. 25)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
LydiaB
LydiaB   14 juillet 2011
Le Bourgeois fut joué pour la première fois à Chambord le 14 octobre 1670, et, à l'issue de la représentation, Molière fut saisi d'une sourde angoisse : le roi n'avait pas dit un mot sur la pièce. Tandis qu'en sa qualité de valet de chambre, il servait le roi au repas solennel qui suivait le spectacle, Molière était à demi mort. Le silence du monarque n'avait pas tardé à donner de brillants résultats. Il n'y avait plus une seule personne qui n'eût déversé sa ration de critiques sur la pièce de Molière (naturellement, pas en face du roi).

- Expliquez-moi, pour l'amour de Dieu, messieurs, s'exclamait un courtisan, ce que signifie tout ce galimatias, tous ces "galaba, babalalou, et balaba" que crient les Turcs ? Qu'est-ce que cela ?

- Ce sont des billevesées, lui répondait-on, votre Molière est complètement à court d'inspiration, il serait temps de lui reprendre son théâtre.

Hélas ! Il faut reconnaître que ces "balaba" ne signifient rien et n'ont rien de joyeux.

Le 16 octobre, eut lieu une deuxième représentation, à laquelle le roi était à nouveau présent. A la fin du spectacle, il appela Molière.

- Je voulais vous parler de votre pièce, Molière, commença le roi.

"Vas-y, achève-moi ! " purent lire dans les yeux de Molière toutes les personnes présentes.

- Je ne vous ai rien dit après la première, parce que je n'avais pu encore arrêter un jugement. Vos acteurs jouent trop bien. Mais je vois maintenant que vous avez écrit une pièce admirable, et aucune de vos comédies ne m'a procuré autant de plaisir que celle-ci.

A peine le roi eut-il libéré Molière que tous les courtisans l'entourèrent et couvrirent la pièce d'éloges.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
PiertyM
PiertyM   26 janvier 2015
Je ne crois pas qu'aucun établissement d'enseignement puisse former un homme instruit. Mais il n'en reste pas moins qu'un enseignement bien conçu permet à quelqu'un de devenir un homme discipliné et d'acquérir des habitudes qui lui seront utiles dans le futur, quand il aura à s'instruire par lui même.
Commenter  J’apprécie          30
ablachair
ablachair   27 février 2013
Je ne crois pas qu'aucun établissement d'enseignement puisse former un homme instruit. Mais il n'en reste pas moins qu'un enseignement bien conçu permet à quelqu'un de devenir un homme discipliné et d'acquérir des habitudes qui lui seront utiles dans le futur quand il aura à s'instruire par lui-même.
Commenter  J’apprécie          30
Florence94
Florence94   13 août 2012
Une accoucheuse qui avait appris son art à la maternité de l’Hôtel-Dieu de Paris sous la direction de la fameuse Louise Bourgeois délivra le 13 janvier 1622 la très aimable madame Poquelin, née Cressé, d’un premier enfant, un prématuré de sexe masculin.
Je peux vous dire sans crainte de me tromper que si j’avais pu expliquer à l’honorable sage-femme qui était celui qu’elle mettait au monde, elle eût pu d’émotion causer quelque dommage au nourrisson, et du même coup à la France.
Et voilà : j’ai une veste aux poches immenses et à la main une plume non d’acier, mais d’oie.
Devant moi se consument des bougies de cire, et mon cerveau est enflammé.- Madame, dis-je, faites attention au bébé, n’oubliez pas qu’il est né avant terme. La mort de ce bébé serait une très grande perte pour votre pays.- Mon Dieu ! Madame Poquelin en fera un autre
- Madame Poquelin n’en fera jamais plus un semblable, et aucune dame n’en fera de semblable avant un certain nombre de siècles.

- J’ai tenu dans mes mains des enfants plus illustres.
...
- Ah ! Madame ! Que me dites-vous là, à propos des nourrissons illustres que vous avez tenus dans vos mains ! Comprenez que cet enfant que vous mettez aujourd’hui au monde dans la maison des Poquelin n’est autre que monsieur Molière ! Ah, ah ! Vous avez compris ce que je vous ai dit ? Alors faites attention, je vous en prie ! Dites, il a crié ! Il respire ! Il vit !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30




    Acheter ce livre sur

    FnacAmazonRakutenCulturaMomox





    Quiz Voir plus

    La littérature russe

    Lequel de ses écrivains est mort lors d'un duel ?

    Tolstoï
    Pouchkine
    Dostoïevski

    10 questions
    281 lecteurs ont répondu
    Thèmes : littérature russeCréer un quiz sur ce livre