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ISBN : 2812614501
Éditeur : Editions du Rouergue (01/11/2017)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Garry a roulé toute une journée pour arriver à La Meute, ce village dans le Jura, terre d’enfance où il n’a pas mis les pieds depuis plus seize ans mais où il est venu chercher un refuge, où il pense que personne ne pourra le trouver. Avec lui il y a un gamin, un Yannis de huit ans qui n’est pas le sien. Et finalement il le retrouve, le chemin de la cabane, là où vit toujours le Vieux, avec son fusil et son chien. Est-ce que c’était une bonne idée, de revenir au déb... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
lucia-lilas
  05 février 2018
Je ne sais pas comment ils font chez Rouergue mais c'est bien simple : je ne suis jamais déçue par leurs publications, que ce soit littérature générale ou polars. Et une fois de plus, avec Enfants de la Meute de Jérémy Bouquin : bingo ! Ce roman m'a soufflée ! Mais d'abord, il faut que je vous prévienne, c'est noir, noir de chez noir même si l'on est au coeur de l'été et que tous les personnages crèvent de chaud. Quel rythme, quelle vivacité dans les dialogues, quelle construction narrative !… Tout nous est révélé au compte-gouttes, au détour d'une phrase et l'on reste pantois, estomaqué, médusé : on relit en se disant, non, ce n'est pas possible. Jérémy Bouquin (quel nom génial pour un écrivain!) n'a peur de rien : pas de tabous. Rien n'est intouchable, inviolable. Alors, si vous êtes prêts, accrochez vos ceintures, on va démarrer…
Ils sont deux dans la voiture : un gamin qui pigne parce qu'il a une envie pressante (« Des plombes qu'il me tanne pour pisser », phrase d'ouverture du roman...) et un homme qui n'a pas l'intention de s'arrêter. Ils n'ont pas l'air de se connaître plus que ça, ces deux-là. L'homme finit pas stopper la voiture. le gamin descend, fait ce qu'il a à faire, remonte. Maintenant, il a faim et se jette sur ce qu'ils ont acheté à l'arrache sur une aire d'autoroute. La voiture tourne en rond, le moteur chauffe, les roues s'enlisent sur l'asphalte qui fond, l'homme est perdu. Ils ont quitté l'autoroute voilà une heure et ils ont commencé à gravir la montagne. Mais l'homme n'a plus de repères. Et pourtant, ce coin, il le connaît, il le connaît même très bien : il y a passé du temps quand il était jeune. Alors, quand son pote, Joe, lui a demandé de planquer le gamin, il a tout de suite pensé à ce trou paumé.
Ils repartent, maintenant le gamin vomit, les virages, c'est pas top pour digérer. L'homme est furieux, le cuir de sa belle bagnole sera irrécupérable. Enfin, ils arrivent au village « La Meute », il faut encore trouver la cabane, l'espèce de taudis minable où vit le vieux que l'homme appelle papy et dont il dit au gamin, pour le rassurer, qu'il est très gentil. Je ne sais pas si c'est le mot qui convient mais bon… C'est le début du roman, on y croit encore...
Qui est ce paria qui vit coupé de la civilisation au fin fond des bois avec son fusil et son chien ? Qui est cet homme qui peste depuis le début après un gamin qu'il connaît à peine ? Pourquoi doit-il cacher ce gosse terrifié qui réclame sa mère ?
Enfants de la Meute est un huis clos étouffant : tout est tension, silences, non-dits, sentiments refoulés. Ah, quand le passé refait surface, ce n'est pas toujours très bon...
La violence est là, prête à surgir d'un coup lors d'une nuit d'orage, dans une atmosphère de fin du monde, une violence terrible qui frappe quand vous ne l'attendez pas. On est dans une tragédie. Un monde sans pitié. Un monde de fureur et de haine où tout est permis même le pire. Les mots crus, les dialogues bruts, l'écriture ciselée, rythmée et nerveuse happent le lecteur, lui envoient un direct en pleine poire, le réalisme social et la précision de la description sidèrent, l'effet de réel en devient saisissant, le suspense (la construction est excellente) est tel qu'il est impossible de reposer le bouquin (le livre, pas l'auteur… ah, ah)
Vous sortirez de là complètement sonnés mais bon… je vous aurai prévenus !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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Killing79
  18 décembre 2017
Voilà quelqu'un qui porte bien son nom. S'appeler Jérémy Bouquin quand on est écrivain, ça ne peut pas être un hasard. N'ayant jamais entendu parler de lui, j'ai voulu voir si ce hasard avait bien fait les choses.
Dès les premiers mots « Des plombes qu'il me tanne pour pisser ! », j'ai compris que je n'avais pas affaire au nouveau Marcel Proust. Mais de mon point de vue, ce n'est pas forcément une critique. Parce que ce langage sied comme un gant à cette aventure. En effet, les narrateurs qui nous rapportent les évènements sont des personnes très mal élevées. Ils ont été éduqués au fin fond du monde et vivent dorénavant dans une triste banlieue où le banditisme fait la loi. Ils relatent donc les faits avec leurs mots. Ils parlent comme ils pensent, avec un vocabulaire familier, souvent vulgaire. C'est un peu inattendu au premier abord mais je me suis accommodé rapidement. Ce style se lit très bien et est même adapté à l'atmosphère du livre.
Le récit au présent de l'indicatif permet au lecteur de vivre l'instant présent. Celui-ci se situe dans un coin retiré du Jura. Les protagonistes sont de retour dans ce décor qui a bercé leur enfance. Ce retour forcé par le destin permet de faire ressortir le passé. On découvre alors la vérité sur cette famille déchirée par les mauvais souvenirs. Leurs retrouvailles fortuites vont alors être à la hauteur de leurs rancoeurs. Et pour ne rien vous cacher, ça cogne fort !
L'écriture, le scénario, les personnages, le paysage, l'ambiance, tout est taillé à la serpe. L'auteur ne fait pas dans la dentelle. J'ai été scotché de bout en bout par le réalisme des situations et la justesse du propos. J'ai été emporté par cet univers humainement sombre qui fait ressortir la dureté de l'Homme et ses pires instincts.
Ce livre est une vraie pépite de roman noir qui va vous frapper à coups de batte et vous laisser agoniser sur le bord de la route. C'est violent, c'est brillant et ça laisse des traces…Bravo à M Bouquin, dont le patronyme n'est tout compte fait pas usurpé !
Lien : https://leslivresdek79.wordp..
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encoredunoir
  05 décembre 2017
Par une journée caniculaire, une grosse Subaru débarque dans le hameau de la Meute, dans le Jura. Dedans, un homme de mauvais poil et un gamin apeuré. On le comprend assez vite, Garry, le conducteur, débarque d'un quartier de banlieue dans lequel il fait partie de la bande qui tient le trafic de drogue, et Yanis, l'enfant, n'est pas le sien, mais celui du boss censé s'évader bientôt de prison.
Mais alors que Garry s'enterre à La Meute, où vit le Vieux, son grand-père aussi fascinant que sauvage et détesté, les messages du quartier qui arrivent sur le téléphone de Garry, lorsqu'il capte un peu de réseau, se font de plus en plus inquiétants. Quant à La Meute, il faudra vite se rendre à l'évidence, c'est un cul-de-sac.
Avec Enfants de la Meute, Jérémy Bouquin propose donc avant tout un roman d'ambiance. Une ambiance extrêmement lourde et tendue le temps d'un peu moins de deux cents pages durant lesquelles la violence sourde ne fait que monter crescendo en même temps que s'amoncellent les nuages d'orage et que la ligne téléphonique de Garry se fait de moins en moins active.
Cette ambiance, la façon dont l'auteur gère la tension, mais aussi les silences plombants entre Garry et le Vieux sont incontestablement la réussite de ce roman. On se montrera plus circonspect sur l'intrigue générale qui l'accompagne, trop souvent aux limites de la vraisemblance, et sur l'histoire familiale qui vient s'insérer là-dedans et justifie l'arrivée de Garry à La Meute. Plein comme un oeuf de ces différentes strates et fils narratifs, le livre de Jérémy Bouquin peine du coup à rendre totalement crédibles tous ces éléments où à les approfondir assez pour leur donner plus d'épaisseur que celle d'un décor un peu chargé.
Enfants de la Meute est un exercice de style plutôt réussi et Jérémy Bouquin montre là qu'il sait manier le suspense et laisser planer une menace sourde assez inconfortable. Sans doute cela aurait-il mérité un roman un peu plus long pour résoudre l'équation de l'égale qualité de la tension et de la crédibilité de l'intrigue et des personnages.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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MademoiselleMaeve
  28 novembre 2017
J'aime bien les éditions du Rouergue noir. Je trouve que les couvertures sont chouettes et surtout que les titres sont de bonne qualité. J'ai lu il y a quelques semaines Seules les bêtes de Colin Niel et j'avais franchement beaucoup aimé le style et l'ambiance. Et j'ai eu rapidement envie de lire un autre roman du genre, alors j'ai jeté mon dévolu sur le dernier roman de Jérémy Bouquin, Enfants de la meute. En plus, ça tombe extrêmement bien, car Jérémy Bouquin est un Tourangeau et que vous pourrez le rencontrer lors du salon Polar sur Loire samedi 25 novembre si vous etes dans le coin.
Enfants de la meute n'est pas le premier roman de Jérémy Bouquin, mais le premier paru chez cet éditeur. Ce roman assez court – un tout petit moins de deux-cents pages – est très dense et surtout percutant. Si vous voulez une belle histoire, passez votre chemin ! En revanche, si vous aimez Franck Bouysse, Sandrine Collette, Colin Niel ou Stéphane Jolibert, vous aimerez sans doute Enfants de la Meute.
Garry a grandi entre les tours HLM d'un quartier envahi par la drogue, avec sa mère paumée et son frère qui a mal tourné et La Meute, un petit bled au milieu de nulle part, où il vivait dans la cabane de son grand-père, alcoolique et marginal. On a connu meilleure enfance. Un jour, Garry embarque un gamin et va se cacher avec lui à La Meute, pensant trouver une bonne planque. Mais tout déraille et son passé ressurgit, menaçant son présent et aussi, évidemment, son avenir.
Le style est cash. C'est violent. Sans espoir. Mais c'est beau aussi. Et ça, j'ai du mal à vous expliquer pourquoi. Cela tient sans doute à l'écriture et à la construction de ce roman que je n'ai pas pu lâcher à l'instant où j'ai commencé à le lire. Une vraie découverte et un vrai coup de coeur. J'ai hâte de rencontrer l'auteur et je vous invite à vous intéresser de près à son cas. Jérémy Bouquin est aussi auteur, vidéaste, scénariste de Comics book et animateur radio.
Lien : https://mademoisellemaeve.wo..
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tildita
  26 janvier 2019
La trame et le propos du livre sont intéressants. On visualise bien les scènes avec un univers qui se met bien en place. La montagne, le village de la Meute. Mais cette course au héros le plus amoral ne m'a pas convaincue. Il y a une surdose de vulgarité qui nuit à la crédibilité du récit.
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