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EAN : 9782070360512
240 pages
Gallimard (21/01/2010)
3.55/5   73 notes
Résumé :
Mars 1917. La guerre s'intensifie. Les permissions n'empêchent pas les mutineries brutalement réprimées. Des dizaines de poilus sont fusillés. Le soldat Célestin Louise, policier dans le civil, s'étonne chaque matin d'être encore en vie au fond de sa tranchée. Un des hommes de sa compagnie, en dépit des bombardements, se risque souvent, à l'aube, à pêcher dans les eaux glacées d'un lac qui sépare des tranchées ennemies. Ses prises miraculeuses amènent de l'espoir et... >Voir plus
Que lire après Les traîtres : Une enquête de Célestin Louise, flic et soldat dans la guerre de 14-18Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Que cache la mort de ce jeune soldat dont le corps est retrouvé par un de ses camarades poilu lors d'une partie de pêche pas tout à fait autorisée ?
Celestin Louise, notre flic des tranchées qui se trouve affecté dans la même compagnie, est bientôt détaché pour mener l'enquête.
Une partie de sa hiérarchie semble avoir envie de vite refermer le dossier en concluant à une simple mauvaise rencontre avec l'ennemi.
Mais Louise ne s'en laisse pas compter.
Il sent qu'il y a autre chose et les éléments semblent bien vite lui donner raison.
Aider, à sa demande, par son fidèle Blaise Gerbaud, il va prendre des risques, allant même jusqu'à passer pour un déserteur, ce qui, à cette période du conflit s'avère très dangereux.
Y aurait-il des implications au plus haut sommet de l'état-major ?
On cherche visiblement à éliminer le duo d'enquêteurs en tout cas.
Thierry Bourcy nous emmène à nouveau au coeur des combats de la Grande guerre. Louise est un soldat avant tout. Il court les mêmes risques, il vit dans les mêmes conditions, il souffre comme ses camarades, il se bat à leurs côtés.
Même flic, même enquêteur, si ses missions l'amènent à avoir des moments de répit, il sait qu'il est militaire et que, quoi qu'il arrive, il devra rejoindre ses compagnons d'infortune.
J'ai toujours le même plaisir à suivre le destin particulier de ce soldat, flic affecté aux fameuses Brigades  du tigre dans le civil, qui a choisi de s'engager auprès de ceux de sa génération pour aider le pays à se libérer de l'invasion Boche.
Bourcy retrace parfaitement les conditions de vie pendant cette guerre, et s'il glisse quelques traits d'humour dans la bouche de ses poilus c'est parce qu'ils sont des hommes, des hommes fragiles, des hommes courageux, qui ont faim, qui ont froid, qui ont peur, mais qui gardent espoir, l'espoir que le prochain... ce ne sera pas eux.
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Bourcy Thierry - "Les traîtres", Gallimard "folio policier" 2008

Encore un roman policier prenant pour cadre la Grande Tuerie 1914-1918. Mauvais, très mauvais : à partir de la moitié environ, le récit vire carrément dans le genre "Tintin et Milou (ou Zorro)". Tout y passe selon des archétypes navrant de naïveté (les embusqués, les blessés, les assauts, les gentilles jeunes filles subjuguées par "notre héros" etc), le lecteur a même droit (p. 140) à une apparition du lieutenant Charles de Gaulle, ainsi qu'à la figure tutélaire du bon grand général Vigneron après un enlèvement rocambolesque (pp. 150 et seq.).
Seul maigre intérêt : l'auteur imagine un réseau d'officiers supérieurs français qui auraient organisé carrément un trafic de livraison d'armes vers les troupes allemandes en passant par le front (ben voyons !!!). Je ne pense pas avoir jamais lu que cela ait pu exister : des traîtres livrant des secrets militaires, soit, mais organisant à grands renforts de camions des livraisons d'armes lourdes (et qu'en serait-il des munitions pour les alimenter ?), ça, je doute fort que ça ait pu se faire à grande échelle...
Bref, un mauvais roman, avec une mauvaise intrigue.
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« Les traîtres » poursuit les enquêtes de « Célestin Louise, flic et soldat dans la guerre de 14-18 ». Numéro 4 de la série, il relate les aventures de Célestin Louise, policier membre de la célèbre Brigade du Tigre, et de Germain Béraud, ancien voyou et titi parisien qui s'est lié d'amitié avec Célestin Louise. 1917, sur le front, un soldat est retrouvé mort près d'un lac… a-t-il été assassiné ? L'enquête est confiée à Célestin Louise par un général en tournée, le général Vigneron…L'investigation se complique quand un informateur, puis la jeune amie du soldat sont tués…S'en suit une improbable aventure de Célestin et de Germain. Portés disparus dans l'assaut donné sur le lac, arrêtés par les gendarmes, déserteurs et voleurs, ils arrivent à percer le mystère d'une vaste fraude qui remonte à l'Etat-Major parisien lui-même…Des officiers de haut rang vendent du matériel militaire …aux allemands ! Mais heureusement Célestin Louise se rappelle au bon souvenir de la maîtresse du traître, devenue artiste …,après avoir compris que le traître cache les pièces compromettantes dans le cadre qui porte sa photographie …exposé dans la loge de cette artiste. L'histoire est rocambolesque, certains rebondissements manquent d'éclaircissement. Si le début du roman relate, avec intérêt, les conditions de vie et de mort sur le front, l'histoire s'enlise dans l'invraisemblance. le livre se lit facilement, les descriptions demeurent inégales cependant. Je préfère rester sur le souvenir ( meilleur) de « La Cote 502 », le premier volume de cette série.

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Dans ce roman nous retrouvons le soldat Célestin Louise, policier dans le civil, qui est sur le front. Nous sommes en 1917, les combats s'intensifient. Pourtant un mort attire l'attention de Célestin. Un soldat, en allant pêcher dans le lac voisin (face aux tranchées allemandes), trouve un soldat mort dans l'eau, assassiné. Qui était ce soldat, qu'avait-il découvert pour être ainsi éliminé, et pourquoi toute cette compagnie est-elle tout à coup transférée sur le terrible Chemin des Dames ? Un général fait confiance à Célestin mais cette fois les ramifications sont profondes et il risque de taper très haut dans la hiérarchie.

Comme d'habitude l'époque est reconstituée de manière minutieuse, les lieux bien sûr, les combats, mais aussi l'état d'esprit des soldats, celui des habitants et aussi celui des Parisiens, bien loin de l'horreur des tranchées. le quotidien des soldats est le plus poignant, mélange de peur, de résignation, de solidarité. Encore un bon récit, le 4ème dans cette série sur la première guerre mondiale.
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Condamné à survivre.

1917. Célestin est dans les tranchées depuis le début du conflit, et tous les poilus commencent à en avoir marre.

Entre les mutineries et les fusillés, notre héros et ses compagnons tentent de survivre.
Ils se permettent de rares plaisirs aussi, comme les pêches miraculeuses d'un jeune soldat de sa compagnie, au lac d'à côté.
Un peu dangereuses dans cette zone, ses sorties nocturnes.

Quand il est assassiné, et que les circonstances de sa mort sont bizarres, nos soldats ont un doute.
Quand ils ont la fâcheuse impression d'être devenus de la chair à canon depuis ce meurtre, Célestin décide de déserter avant d'y rester, pour mener l'enquête...

Qu'est-ce qui s'est passé ? Un superbe opus, qui tranche avec les précédents.
J'ai adoré la retranscription du conflit, et les événements qui s'enchaînent d'une manière réaliste, avec notre héros acculé à prendre des décisions risquées.

Si vous en avez un à lire sur cette série, c'est celui-ci !
(plus d'avis sur PP)
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
[...] Il avait encore neigé sur la fin de la nuit, des flocons légers que les rafales tourbillonnantes du vent d'est soulevaient en nuages blancs et qui venaient mourir au pied des arbres. À l'aube, il s'étaient cristallisés et craquaient sous les pas. Un soleil jaune pâle, rasant, illuminait tout un côté des arbres comme une immense lampe artificielle. Gabriel Fontaine soupira et remit en place son cache-nez mangé aux mites. Il préférait les ciels de nuages qui laissaient l'air plus doux, ou les matins de brume, quand l'eau du lac se devinait à peine, juste un peu plus dense et grise que le voile de brouillard. C'était ces jours-là qu'il faisait ses meilleures pêches. Trop de soleil ne valait rien. Sans compter que, si on choisissait mal son coin, on pouvait se faire aligner par un tireur d'élite d'en face. Pourtant, depuis que les deux armées avaient creusé leurs tranchées de chaque côté du lac et qu'on n'avait plus le droit, officiellement, d'y venir, le poisson s'était multiplié. Certaines fois, on eût dit que les tanches et les goujons se bousculaient pour engloutir l'hameçon. Le poisson frétillant à peine décroché et jeté dans le trou d'eau qui lui servait de seau, le poilu avait tout juste le temps de changer l'appât et de lancer sa ligne que, déjà, une autre prise faisait disparaître le petit flotteur. Fontaine faisait bien attention à remballer son attirail avant la fin de la matinée, il y avait souvent des patrouilles sur le coup de midi, et il ne tenait pas à les rencontrer. Il s'était fait prendre, une fois, il s'en était tiré en offrant sa pêche aux gars. Fontaine savait bien que c'était à tout coup prendre des risques : il ne se passait pas une semaine sans qu'un obus mal ajusté ne tombât dans le lac, ou n'explosât sur l'une des deux rives. Ce sacrifice obligé des poissons aux dieux de la guerre n'avait pas d'incidence réelle sur les pêches du soldat qui pestait quand même à chaque fois qu'il découvrait un nouveau cratère sur ce qu'il considérait désormais comme son domaine. Son lieutenant, le jeune Doussac, fermait les yeux et la section se régalait.
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- Une seule chose : c'est que quelqu'un à l'état-major, veut se débarrasser de nous, et qu'il est prêt à sacrifier quatre sections pour ça.
- Vous croyez que c'est Tessier ?
- C'est possible. Écoute-moi, j'ai mis nos laissez-passer dans une pochette imperméable. Si on s'en sort, on fout le camp loin d'ici, et le plus vite possible.
- On sera portés déserteurs...
- Ou disparus.
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Beau travail. La mutation de cette compagnie au Chemin des Dames n'est pas un hasard, vous le devinez. Ils sont là-bas pour se faire massacrer jusqu'au dernier.
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