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Critiques sur En attendant Bojangles (988)
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Kittiwake
  24 janvier 2016
Un petit bijou de désespoir caché au coeur d'un écrin d'humour!

Ça commence sur un ton léger, celui d'un enfant qui découvre naïvement le fonctionnement de ce monde, sans chercher à le décrypter. La normalité est ce que l'on perçoit d'un univers que l'on découvre. Papa et maman dansent et rient dans le salon, reçoivent des amis, accumulent le courrier sans jamais ouvrir les enveloppes, boivent, boivent et reçoivent encore. L'enfant apprécie cette extravagance tout en étant conscient qu'un autre ordre existe, celui qui fait froncer les sourcils des garde-fous de la socialisation, car, non, l'école, ça ne fonctionne pas à la carte. A l'école, on a toujours le même prénom, et on ne promène pas en laisse un oiseau nommé Mademoiselle Superfétatoire, et on écrit à l'endroit…Une seule solution, pour que ces deux mondes n'entrent pas en conflit ouvert : l'enfant sera instruit par son père.

On se souvient du film de Bellini, qui raconte la tentative désespérée d'un père, qui veut faire croire à son fils que le camp de concertation est un parc d'attraction. le décor est ici celui d'une famille minée par la folie, mais le thème est le même. L'aventure est aussi folle, et vouée à l'échec.

C'est aussi l'histoire d'un amour qui confine à la folie et qui mène la danse au son de Mr Bojangles, une magnifique chanson de Nina Simone.

Le récit est très bien mené, les couleurs vives et chatoyantes qu'évoquent les premiers chapitres se teintent d'un voile qui ternit peu à peu le propos, jusqu'au plus sombre.
Le lecteur bénéficie d'un double discours, qui amène peu à peu vers la triste réalité : le roman se construit sur deux socles, celui des souvenirs d'enfance de l'auteur, relus à l'aune des carnets intimes de son père.

Très belle surprise de cette rentrée d'hiver (bien que la première parution date de décembre 2014), la critique est unanime pour saluer le travail d'Olivier qui signe là son premier roman . Et pour reprendre à l'envers le coup de gueule d'une booktubeuse qui se reprochait de ne pas avoir assez démoli le dernier best-seller de Gilles Legardinier et avec pour conséquence de ruiner le budget serré dune de ses amis étudiante avec un navet, celui-ci vaut l'investissement de 15 euros . A lire et relire pour rire et pleurer, et se réjouir de cette écriture qui restitue si bien les sentiments, dans un univers déjanté que nombre de lecteurs et de critiques associent à JD Salinger revisité par Boris Vian.

Un remarque pour l'éditeur : je ne l'aurais sûrement pas acheté pour avoir craqué pour l'image de couverture.




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Bookycooky
  20 janvier 2016
Deuxième coup de coeur de l'année 2016 !
Liberty Bojangles ! Une femme-enfant, un mari qui l'appelle tous les jours avec un nom différent et un petit garçon intelligent qui vit la vie de ses parents ! Une vie de fêtes et de plaisirs perpétuels....Une histoire loufoque,qui devient très loufoque,trop loufoque ....
Une construction intéressante, une prose fluide.
Le narrateur est le petit garçon, et le papa nous interpelle aussi de temps à autre, à travers ses carnets secrets,nous donnant la version adulte de l'histoire de cette étrange famille et de ce qui en adviendra....
Même le plus tragique, l'indicible, est exprimé avec pudeur, douceur et un humour fou !
Des passages extrêmement touchants,émouvants, poétiques,nombreux,pour n'en citer qu'un,-neutre,pour ne pas vous dévoiler l'histoire-,comme celui de la passion du petit garçon pour l'animal domestique de la maison,une grue de Numidie,
-" Il s'était aussi pris d'une touchante passion pour Mademoiselle Superfétatoire, pendant une période il ne l'avait pas lâchée d'une aile. Il la suivait partout, en marchant comme elle, il imitait ses mouvements de cou, essayant de dormir debout et de partager son régime alimentaire. Une nuit, nous les avions retrouvés dans la cuisine se partageant une boîte de sardines, les pieds et les pattes pataugeant dans l'huile ...."-
Je n'en vous dis pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la lecture. C'est une magnifique histoire d'amour,tragique, pétillante d'intelligence,racontée avec beaucoup de tendresse et d'optimisme!
Bravo pour ce premier roman venu au fil de l'écriture,l'auteur ,n'ayant dans la tête ,au début,que l'état d'esprit et les mots de ce roman !( propos de l'écrivain lui-même recueillis durant l'émission La Grande Librairie du 14/1/2016).
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Josephine2
  04 février 2016
Waouh !!!! Epoustouflant. Deux mots : lisez-le !

Vous passez du rire aux larmes, de la folie à la raison, à l'inéluctable. Un tourbillon de folie.
Je ne peux en dire plus, ce serait dommage de dévoiler l'histoire.

Chapeau ! C'est le premier roman d'Olivier BOURDEAUT. Il met la barre très haut, tant sur l'histoire que l'écriture. A quand le prochain ? D'emblée, je lui octroi le prix du Meilleur Premier Roman de l'Année 2016 !

Et merci à tous les Babeliot(e)s qui l'ont lu en premier, de m'avoir donné envie de le lire grâce à leurs critiques.
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AudreyT
  19 février 2016
On ne choisit pas sa famille, mais le petit garçon de cette histoire en possède une vraiment particulière ! Une mère fantasque et extravagante, un père qui lui donne autant de prénoms qu'elle possède de personnages, une oiseau exotique sauvé en Afrique et des amis qui viennent faire la fête en permanence. Mais ce qui gouverne cette drôle de famille, c'est l'amour immense qui les unit. Ce sentiment si puissant arrivera-t-il à maintenir le bateau à flots ?
Voilà un roman à l'image de son histoire : drôle, tendre, mais aussi déstabilisant, déroutant et magique. On est au coeur des fêtes et des plaisirs de cette famille atypique, on partage leurs fous rires mais aussi leur lente descente inévitable. On ressent cet amour fou qui leur permet de vivre leur rêve et de garder un esprit libre...
Quel premier roman !!
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marina53
  31 mars 2016
Avant d'être ouvreur de garages, son père, Georges, était chasseur de mouches. Preuve à l'appui: cet harpon ! Sa mère, Louise, qui d'ailleurs ne portait jamais plus de 2 jours le même prénom, ne travaillait pas. C'était bien trop ennuyeux ! Dans le salon, trônait cet oiseau élégant et étonnant, venu tout droit d'un voyage en Numidie, Mademoiselle Superfétatoire. Qui ne servait à rien sauf à crier très fort en glissant sur le parquet. Ses parents dansaient tout le temps. Et partout. En buvant des cocktails colorés. Tous les deux ou avec des amis qu'ils recevaient très souvent dans leur grand appartement. Dont le sénateur, appelé tendrement l'Ordure par son père, qui venait trois nuits par semaine. Parfois, la petite famille se rendait en Espagne, où Georges avait acheté un château avec tout l'argent des garages. Aucune contrainte pour aucun d'eux. le petit garçon ne va d'ailleurs pas à l'école, ses parents n'ouvrent pas le courrier qui s'entasse. Chaque jour est une fête... Nina Simone en musique de fond...

À l'image de cette première de couverture pétillante, ce roman est une ode à la vie et à l'amour. L'on écoute tour à tour le fils, admiratif, devant ses parents qui semblent vouloir faire de leur vie une fête et qui refusent toute sorte de banalité dans leur quotidien, et le père sur un ton plus grave lorsqu'il écrit son journal. Ce couple, hors norme, excentrique et un brin cocasse, se voue un amour particulièrement fort, un amour un peu fou. Olivier Bourdeaut nous emmène dans un roman délicieux, entrainant et savamment orchestré dans lequel on se laisse porter par cette musique tendre et ce tourbillon de bons mots. Un roman à la fois doux-amer, subtil, drôle et mélancolique...
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michfred
  31 mai 2016
Quand on monte dans le dernier bateau, il vaut mieux être le premier passager..

Plus de deux cents critiques, presque toutes dithyrambiques sur "Bojangles"...

A moi le pilori des causes perdues( et orphelines) : je n'ai pas aimé Bojangles et avant de me faire assassiner, je vais tenter de dire pourquoi.

Je n'ai rien contre les livres faciles, qui se dévorent en quelques heures, ces lectures-plaisir, dont la trace s'efface aussi vite de nos mémoires qu'elle s'est imprimée dans notre rétine.

Je sais, en ce qui me concerne, que mes livres préférés sont toujours ceux qui se sont fait prier, qui ont frappé à ma vitre sans que je leur ouvre, d'abord, que j'ai lus lentement, lâchés, parfois, et repris pour ne plus les abandonner, enfin conquise, captée, envoûtée. Ainsi La Recherche du temps perdu , Jérôme, Au-dessous du volcan, lus, pour certains, il y a belle lurette, et toujours inscrits dans mon souvenir en lettres de feu. Voire dans mon Panthéon personnel.

Mais j'ai aussi dévoré ET adoré des livres : les Trois Mousquetaires, par exemple, dévoré plusieurs fois à la vitesse d'un canasson gascon qui sent son picotin, et quelques autres du même tonneau...

En attendant Bojangles, je l'ai lu vite et sans surprise -trop de tapage et beaucoup de déception- je l'ai lu vite et sans émotion, je l'ai lu vite et sans admiration.

Je l'ai lu vite et c'est tout.

J'ai trouvé son narrateur-enfant aussi naïf qu'un vieux briscard: le mensonge romanesque doit être parfait, sinon c'est juste un truc qui fatigue à la longue et décourage même le lecteur le plus patient. Pour établir une simple comparaison qu'on pense une seconde à la merveilleuse innocence, au ton si justement décalé et à la sincérité enfantine sans fard du héros de Salinger: Holden Caulfield, voilà un « vrai » enfant, avec ses raccourcis de langage, sa pensée indomptée, rebelle, rétive au langage policé des adultes..

J'ai trouvé la fantaisie et l' imagination de Bojangles bien pauvres. Qu'on songe aux trouvailles de Vian pour parler du cancer, de l'addiction, du bonheur qui fout le camp, du terrible poison de l'amour maternel, de l'ivresse, de la mort...Et pour essayer de vous convaincre, à la fin de L'Ecume des jours, devant tant de malheur, la petite souris demande au chat un suicide assité : il ouvre grand sa gueule, met sa queue sur le trottoir et attend. « Il venait en chantant onze petites filles aveugles de l'orphelinat de Jules l'Apostolique », rajoute sobrement Vian. Une autre allure que le bouquet de fleurs et la boîte de pilules, non ?

Quant au livre du père qui devient le best-seller final -juste prémonition: c'est un énorme succès de librairie- c'est une vieille ficelle là aussi. le livre dans le livre qui devient le livre...J'aime mille fois mieux L'Hisoire sans fin...ou La Modification!!

Oui, on est étonné –en tous les cas, je m'étonne- de toutes les comparaisons élogieuses avec Vian, avec Salinger. Passe encore E.E. Schmidt ou Pascal Jardin, mais pas Vian, pas Salinger!!!De grâce, relisez-les!

Pour le thème central, la folie douce qui devient folie furieuse, j'ai pensé sans cesse à un film, autrement plus dérangeant, plus terrible, plus pathétique et qui dégage une vraie émotion derrière les comportements bizarres et la connivence affichée : Une femme sous influence de Cassavetes, où le mari de Geena Rowlands, l'excellent Peter Falk, joue avec la folie de sa femme pour mieux la faire passer, parce qu'il l'aime comme cela, un peu frappadingue- et ce faisant, il la pousse, inconsciemment , vers les ténèbres de la psychose.

Je me sens donc un peu seule devant ce concert de louanges , et je ne suis pas sûre que, passionnés comme vous êtes pour ce livre, vous entendiez ma faible voix. Mais j'assume : je n'ai pas aimé En attendant Bojangles.

Mais j'adore la chanson éponyme de Nina Simone, une des plus grandes voix qui soit, et qui passe, elle, une émotion formidable en un seul morceau…3 minutes 35 de bonheur…
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Eve-Yeshe
  29 avril 2016
Ce premier roman est original, complètement déjanté. On tutoie l'absurde. C'est une très jolie façon de parler de la maladie mentale. Les héros ne prennent rien au sérieux et préfèrent ne pas voir.

Comment concilier la vie normale, la scolarité, la rencontre avec l'institutrice, l'apprentissage, car la société a des règles qu'il faut respecter, comme ouvrir son courrier, payer ses impôts, travailler… alors, parfois, notre petite famille fuit dans son « château en Espagne »…

On est dans la fête, la légèreté mais la tristesse n'est pas si loin, personne n'est dupe et ce qui était joie de vivre, plaisir va sombrer peu à peu dans la noirceur, au rythme de la voix magnifique de Nina Simone qui mêle aussi un rythme léger et des accents plus sombres. "Maman me racontait souvent l'histoire de Mister Bojangles. Son histoire était comme sa musique : belle, dansante et mélancolique. C'est pour ça que mes parents aimaient les slows avec Monsieur Bojangles, c'était une musique pour les sentiments". P 24

Cela m'a rappelé des souvenirs, la découverte de Boris Vian avec « L'écume des jours » il y a très longtemps, où les deux héros valsaient aussi avec leur amour fou et la mystérieuse maladie de Chloé avec ce nénuphar qui envahissait ses poumons comme la folie envahit le mental ici.…

Au fur et à mesure que l'on progresse dans la lecture, le besoin d'écouter la chanson se fait de plus en plus présent, et l'intensité monte. ♫ ♪ ♫♪

J'ai bien aimé la construction du récit qui se fait à deux voix lui-aussi : Georges qui raconte dans son carnet tous les évènements avec lucidité et l'enfant qui raconte ses souvenirs avec ses mots d'enfant, décrit très bien le côté labile de la maladie quand elle passe du rire aux larmes, de l'agitation à la mélancolie. "Le problème, c'est qu'elle perdait complètement la tête. Bien-sûr, la partie visible restait sur ses épaules, mais le reste, on ne savait pas où il allait. La voix de mon père n'était plus un calmant suffisant". P 67


Donc, une belle histoire, déjantée à souhait, mais dérangeante (à souhait également), car on passe du rire aux larmes, et l'atmosphère s'alourdit. C'est une façon particulière d'aborder la maladie mentale et comme avec Boris Vian, cela se veut léger mais ne l'est pas tant que cela. Pour un premier roman, c'est réussi et on attend le suivant...

Note : 8/10
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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domisylzen
  21 juin 2016
Peux pas dire que les romans qui font du tapage soit ma tasse de thé (Nosy bey pour moi avec un sucre).
Mais depuis un bout, je vois des critiques d'amis me passer sous les yeux et en vanter les mérites. Lorsque je l'ai aperçu sur le table à l'entrée de bibliothèque, je n'ai même pas eu le temps de réfléchir, la bénévole me l'a collé dans les mains avec l'argument suivant :
- Bah vous l'avez pas encore lu celui-là ?
- Euh bah euh, bafouillais-je.
Déjà mon nom apparaissait sur la fiche avec la date du 21 mai.
Je me suis donc retrouver à glisser du plus grands des délires vers la folie pure. C'est un monde que je connais un peu, ayant dans mon cerveau en tout et pour tout qu'un seul neurone de raisonnabilité.
Un roman à deux voix ou le fils est le témoin participant de la folie de ses parents. Faut dire qu'en termes de délires c'est difficile de faire plus. Deux autres protagonistes orbitent autour d'eux : Mademoiselle Superfétatoire et l'Ordure.
L'histoire ne se raconte pas, elle se lit. C'est d'ailleurs très rapide puisque ce roman ne fait que cent soixante pages, qu'on lit à la vitesse de l'éclair n'étant pas très sûr des intentions de l'auteur.
C'est drôle, déjanté, touchant, bourré de tendresse et d'amour, tout ça pour traiter d'un sujet sérieux.
Impossible d'extraire une ou des citations de ce livre : le livre entier n'est que citations.
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Annette55
  24 avril 2016
Voici une histoire d'amour fou, un premier roman porté par la voix de Nina Simone.
Sous les yeux de leur fils en extase, Georges et Louise forment un couple fantasque .
Jour et nuit ils dansent dans leur immense appartement en buvant des cocktails colorés.
Oublient- ils d'ouvrir leur courrier?c'est pour mieux ignorer la banalité des contraintes sociales et le temps qui passe.
Au coeur des fêtes, nous partageons les fous rires et passons du rire aux larmes, de la raison à la folie, à l'inéluctable........
Dans ce tourbillon , une grue de Numidie nommée Mademoiselle Superfétatoire a trouvé sa place.
En glissant sur le parquet elle ondule son long cou noir et crie très fort.
Aux yeux du narrateur enfant, la vie familiale est faite de joies, de rires et d'amour.......
Chaque jour est une fête et Louise la Mére change de prénom comme de robe de bal.
Souvent, elle décide de quitter la ville pour un château en Espagne dont le balcon donne sur la mer et les lendemains n'existent pas ....


Dans cette fable pétillante, déjantée, drôle, tendre, déstabilisante, magique, déroutante, la mort est un mensonge et devient prétexte à poésie..
On pleure comme on rit au rythme de la valse.
Quand le fils admiratif se manifeste on croirait une chanson de Boris Vian vive, allégre et humoristique , souriante.......
Mais lorsque Georges le pére écrit son journal le ton plus inquiet nous frôle, nous saisit ..nous alerte .
Cette fantaisie débridée faite de chimères et de poésie, de plaisirs, de magie, de rêves prend un tour inéluctable .
La sombre réalité gangrène le quotidien et s'installe inéluctablement , rongeant l'humour et la fantaisie ......
Une magnifique histoire d'amour touchante et addictive, tragique et fabuleuse , douce amère et subtile, fine, tendre .........

Un premier ouvrage prometteur !


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LydiaB
  22 juin 2016
Je dois bien avouer qu'au départ, je n'ai pas compris tout le tapage médiatique autour de ce petit roman. le narrateur raconte sa vie quotidienne avec ses parents - un peu déjantés, il faut bien l'avouer - lorsqu'il était enfant. Même si cela était très sympathique, je me demandais bien pourquoi il y avait eu un tel étalage. Et puis, au fur et à mesure des pages, j'ai trouvé cet engouement bien légitime. En effet, il ne s'agit pas seulement d'une rétrospective nostalgique sur fond d'un air de Nina Simone, "Mr. Bojangles". On va bien au-delà de ça !

Toute cette joie masque un autre univers, celui de la folie. Non pas la folie douce mais la vraie, celle qui fait souffrir le patient et son entourage. Pourtant, le couple va tout faire pour que leur enfant, le narrateur, passe des moments magiques. On passe du sourire à la tristesse en quelques pages. le père intervient parfois, donnant sa vision d'adulte de la catastrophe qu'il est en train de vivre. Mais l'amour qu'il porte à sa femme sublime les plus douloureux moments... jusqu'à la toute fin d'ailleurs.

Je trouve ce texte d'autant plus admirable qu'il est court mais intense. Lisez-le en écoutant "Mr. Bojangles" et vous verrez que cette chanson aura une autre saveur.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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