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Contre-feux tome 2 sur 2
EAN : 9782912107138
128 pages
Raisons d'agir (12/01/2001)
3.91/5   32 notes
Résumé :
L'analyse systématique du nouvel ordre économique mondial, des mécanismes qui te régissent et des politiques qui l'orientent, introduit à une vision profondément nouvelle de l'action politique ; seul le mouvement social européen qu'elle appelle serait en effet capable de s'opposer aux forces économiques qui dominent aujourd'hui le monde.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Alors que j'avais trouvé le tome 1 quelque peu dépassé (il avait été publié en 1998 je crois), celui-ci reste tout à fait d'actualité et il décape! Les thèmes abordés sont puissants (Néolibéralisme, Europe, culture, les USA, etc), les points de vue sont pertinents et les propositions faites n'ont pas suffisamment eu, hélas, d'écho véritable dans nos sociétés. Il me semble que ce livre, croisé avec la lecture d'un magazine d'analyse tel que Front Populaire, permet de comprendre de façon globale tous les enjeux majeurs de notre époque. On ne peut que regretter la disparition - quelques mois plus tard - de Pierre Bourdieu et nous demander ce qu'il aurait fait ou dit de l'évolution des choses depuis le début des années 2000. A lire !
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Bourdieu prend un peu plus de hauteur dans ce deuxième tome, et nous propose des analyses plus généralistes du monde, du néo-libéralisme, de la presse, de la culture... de fait, le livre est moins daté (il fait moins référence à des événements contemporains de la parution, il y a vingt ans) et plus actuel. Terriblement actuel. Ces vingt ans de recul permettent de confronter au réel les analyses du sociologue qui, malheureusement, se sont vérifiées...

L'auteur propose aussi ses solutions qui passent par l'internationalisme et de l'organisation à la plus grande échelle des luttes sociales pour faire face aux instances capitalistes prédatrices, organisées depuis longtemps.
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On ne présente plus Pierre Bourdieu, le célèbre sociologue français qui s'est éteint récemment en 2002. Rappelons tout de même que sa pensée sociologique s'articule autour de l'idée que tout rapport social procède d'un rapport de violence, plus ou moins latente, et est sous-tendu par une relation de dominant/dominé.

Cet ouvrage est en fait le second opus d'une compilation de textes que Pierre Bourdieu a rédigés à l'orée des années 2000 à l'occasion de ses différentes conférences données à l'étranger.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Contre-feux ne fait pas dans la dentelle : Pierre Bourdieu livre ici un véritable réquisitoire contre le processus de globalisation, le capitalisme et l'ultralibéralisme ambiants. Sa thèse est simple voire binaire : le fonctionnement actuel de l'économie globale asservit la plus grande partie de la population dans un rapport de domination qui s'effectue et s'aggrave de jour en jour au profit des quelques dirigeants des plus grosses institutions financières internationales, comme l'OMC par exemple. D'où son idée de fonder, pour aller à l'encontre de cette violence économique et sociale, un mouvement social européen institutionnalisé, qui serait capable de lutter à armes égales avec les conglomérats de la grande finance spéculative. Pour ce faire, il propose de coordonner les différents organismes syndicaux européens en une internationale du syndicalisme rénové, et d'associer, toujours au niveau européen, chercheurs et militants syndicats pour établir une (...)
Lien : http://leslecturesdares.over..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Seule une utopie rationnelle comme celle qui proposerait l'espérance d'une vraie Europe sociale pourrait assurer aux syndicats la vaste base militante qui leur fait défaut et qui les encouragerait ou les obligerait à s'arracher aux intérêts corporatifs à court terme, issus notamment de la concurrence pour le meilleur positionnement sur le marché des services et de bénéfices sociaux.
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Videos de Pierre Bourdieu (56) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Bourdieu
Enseignement 2016-2017 : de la littérature comme sport de combat Titre : Introduction
Chaire du professeur Antoine Compagnon : Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie (2005-2020)
Cours du 3 janvier 2017.
Retrouvez les vidéos de ses enseignements : https://www.college-de-france.fr/site/antoine-compagnon
Le cours de cette année répond à celui de 2014 qui portait sur la « guerre littéraire » de 1914-1918, c'est-à-dire sur l'inscription de la réalité de la guerre dans les oeuvres, et sur les différentes postures, souvent paradoxalement pacifiques, que l'expérience de la guerre a prescrites aux écrivains. Il s'agira cette année au contraire d'envisager la production littéraire comme lieu d'une conflictualité sui generis, tantôt sur le mode d'une détermination au combat d'idées, tantôt sur le mode d'une compétition pour la survie au sein de ce que Pierre Bourdieu, dans Les Règles de l'art, a décrit comme le « champ » littéraire. Il s'agit aussi de faire un sort à une figure rencontrée dans le cours de 2016 : celle du crochet de l'écrivain chiffonnier, mise en place par Baudelaire, et qui pouvait toujours se retourner en arme. À partir de Baudelaire et en remontant dans la modernité littéraire, on découvre une généalogie d'images : la plume-épée des Dialogues et entretiens philosophiques De Voltaire, ou la plume de fer par laquelle, bien avant l'apparition de l'objet industriel lui-même, Ronsard décrit son ambition de défense d'une France royale et catholique, dans la Continuation du Discours des misères de ce temps (1563).
La création littéraire se définit régulièrement par comparaison avec les sports de combat, et même plus généralement avec le sport, en tant que le sport a rapport au combat, c'est-à-dire à la compétition. Il y a, chez elle aussi, des championnats, des prix, la possibilité d'un dopage. Tout jeune écrivain, avertit Fontenelle, doit se préparer à entrer en lice ; Maurice Barrès lui-même, qui s'est beaucoup tenu à distance des accidents de la camaraderie littéraire, a l'impression de rejoindre un « match professionnel » au moment de rendre compte de son exploration de l'Égypte. Tous les grands écrivains du XIXe siècle, à peu d'exceptions près, se sont battus en duel, comme si ce moment de duel révélait la valeur agonistique latente de la littérature. La littérature, plutôt ou autant qu'au loisir (otium), n'aurait-elle pas rapport au negotium, au remue-ménage ? La pacification, la consolation comptent parmi ses opérations possibles, mais leur inverse paraît une tendance constitutive de la création et de l'existence littéraire.
L'abbé Irail, dans ses Querelles littéraires (1761), s'intéressait à la figure d'Archiloque, tout à la fois premier poète lyrique et premier poète satirique, qui fait de la poésie avec sa colère et son désir de vengeance. le génie et la querelle sont liés : il n'y a pas eu de siècle de grand talent, observe-t-il, qui ne fût un siècle de grande agitation et de grande jalousie entre les écrivains. Comme dans la théorie économique de Bernard Mandeville, il semble que, dans les arts, les vices privés servent le bien général et que le florissement d'une culture repose sur la querelle permanente de ses représentants.
Notre rapport à la littérature reconnaît implicitement une telle dimension pugilistique, proprement romantique ; c'est la règle du winner takes all. Pierre Bourdieu et Harold Bloom ont été les théoriciens de cette difficulté de survivre en littérature, et de cette dynamique réelle de la littérature, bien différente d'un glissement naturel d'âges, qui fait se heurter d'une part les gloires littéraires acquises, pour qui l'urgence est de durer, d'autre part les aspirants à la gloire, qui savent qu'ils n'acquerront le droit de durer qu'en rejetant leurs prédécesseurs dans le passé.
Sportifs, escrimeurs, prisonniers : ce sont plusieurs figures, au sens de Roland Barthes, de cette agonistique motrice de la vie littéraire entre la Restauration et le Second Empire, qui seront envisagées tout au long du cours.
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