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ISBN : 2714454062
Éditeur : Belfond (12/09/2013)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 98 notes)
Résumé :
Au coeur de l'Ecosse, un vaste manoir victorien abrite une famille fraîchement recomposée. De cette confrontation tumultueuse et violente va naître une intense passion.

Le jeune Scott revient au domaine familial de Gillepsie. Stupéfait, il découvre que son père, Angus, patriarche autoritaire et vieillissant, s'est remarié avec une Française, Amélie. Installée à demeure en compagnie de ses quatre enfants, trois garçons turbulents et une jeune fille, K... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  24 octobre 2013
Que je ne suis pas coutumier de lire du Françoise Bourdin ! Je m'y suis mis grâce aux éditions Belfond, qui la publie depuis des années, ainsi qu'à Babelio et à sa Masse Critique régulière, ms aussi et surtout aux conseils de lecture de ma chère maman.
D'eau et de feu est le premier roman de Françoise Bourdin à voir son action se dérouler hors de France, en Écosse plus précisément. Pour l'avoir rencontrée au Salon du Livre de Paris 2013, l'auteur comptait, lors de cette rentrée littéraire de septembre, faire davantage voyager ses nombreux lecteurs et lectrices. Autant se le dire, c'est plutôt réussi et même pour moi qui ne suis pas spécialement client de ce genre de récit contemporain.
D'eau et de feu titre ainsi l'histoire de famille qui se trame au fin fond de l'Écosse entre un vieux propriétaire terrien veuf et son unique héritier d'un côté, et sa récente famille recomposée de l'autre, la mère prédatrice, les trois fils tapageurs et la petite dernière plus innocente qu'autre chose. Au niveau du développement des personnages, nous en avons pour notre argent : chaque situation est plutôt bien décortiquée selon divers points de vue différents. Finalement, on se focalise ici sur les relations qu'ils entretiennent entre eux, davantage que sur les événements successifs qui surviennent lors de cette histoire. L'alternance des points de vue est captivante, notamment pour le pire personnage, celui de la belle-mère, qui est acariâtre avec sa fille et son beau-fils, mais est compréhensible une fois qu'elle s'exprime elle-même.
Pour autant, même si j'ai été très agréablement surpris par l'ensemble et je l'ai littéralement dévoré en peu de temps, je m'interroge encore sur certains points. Déjà, pourquoi un tel titre ? D'eau et de feu ? L'Écosse rassemble vaguement ces deux éléments, mais c'est plutôt vague : il n'y a absolument aucune justification du titre dans tout l'ouvrage. D'autant plus que ce titre est déjà utilisé par Richard Doyle pour l'un de ses romans. de plus, la succession des différents points de vue mènent à plusieurs redites d'ordre général sur les sentiments des personnages et les événements du passé. Enfin, même la quatrième de couverture nous laisse entrevoir la fin du roman et c'est bien dommage.
Un roman peut-être peu novateur dans son contenu, mais très agréable dans son style et qui aborde une histoire d'amour et de famille sans jamais tomber dans la mièvrerie. Un bon moment de divertissement pour moi.
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Annette55
  03 décembre 2017
C'est le deuxième livre après "le goût des autres" que je lis de cet auteur.
Nous voici transportés en Écosse, au domaine de Gillepsie, ses troupeaux de moutons, l'écume de l'océan,la brume sur les collines......au loin....
Le propriétaire, Angus,veuf, la soixantaine, à la tête de deux distilleries où se fabriquait le whisky, richesse de la famille depuis plusieurs générations, débarque de France , flanqué de sa deuxième épouse, Amélie, de vingt ans sa cadette ,divorcée, mére de trois garçons et d'une fillette de treize ans: Kate.....
L'auteur met en avant le désarroi des quatre enfants, la difficulté pour eux de s'adapter à cette terre nouvelle, loin de leur appartement de Paris, leurs activités et leurs amis .
La stupeur de Moira, la soeur d'Angus, qui dirigeait jusque là le domaine et celle de David, le cousin qu'il héberge , qui s'occupait des plantations et du jardin.
Ce petit monde va devoir cohabiter , Amélie , autoritaire , déterminée, bien décidée à profiter de son statut , tente par tous les moyens , la séduction d'Angus, bien sûr , d'imposer ses vues et marquer son territoire .
Elle entre en conflit violent avec Scott, fils unique de 22ans d'Angus, qui dirige avec succés et compétence les deux distilleries afin de soulager son pére, retraité récent .
L'auteur met en avant le statut des héritiers , les différents rapports sociaux et les privilèges des nantis ....golfe, chasse pour Angus, décoration pour Amélie, jalousie, haine, violentes tensions et incompréhensions entre enfants de familles recomposées....
Rien n'empêche l'amour et les beaux sentiments....
Chacun aiguise ses armes comme il le peut mais un amour impossible, à priori fera tout basculer ..Un livre plaisant et trés facile à lire, mais prévisible, cousu de fil blanc , on devine la fin au milieu de l'ouvrage .
Trop caricatural, les méchants sont trop méchants , les gentils trop gentils ...un peu de déception , je ne sais pas si je continuerai à explorer cette veine.....
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Kittiwake
  05 juin 2014
C'est un essai, qui ne sera pas transformé.
Si l'on est amateur de récits simples avec des personnages entiers proche de la caricature, avec une intrigue difficile à situer dans une époque précise (quelques allusions à un téléphone portable ou un ordinateur évoquent tout de même une période contemporaine), l'aventure peut être tentée.
Mais si l'on est gêné par les redites et les explications détaillées des sentiments et états d'âme des protagonistes, il vaut mieux passer son chemin. Peu de suspens : le déroulement des événements est attendu, sans surprise, tant les personnages sont enfermés dans un rôle monolithique qui leur laisse peu de chance de dévier de la ligne de conduite que l'auteur leur attribue.
Quand à l'intrigue, elle reste banale, mais ce n'est pas le problème : d'autres réussissent à sublimer un sujet indigent par la grâce d'une écriture talentueuse.

C'est ce que j'appelle un roman Barbe-à-papa : un gout sucré fugace, l'impression de ne rien avoir en bouche, puis on se retrouve avec un bâton de bois dans les mains et les doigts poisseux sans que l'on se souvienne pourquoi…

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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EosMayonnaise
  16 septembre 2015
Chers amis, c'est avec tristesse que je vous annonce que cette critique va être méchante, très méchante, comme quand la vieille bique qui sommeille en moi se met en colère. Oui, ça me rend triste parce que depuis le temps que j'entends parler de cette Madame Bourdin, du nombre de romans qu'elle a publiés et du nombre de lecteurs qu'elle a rassemblés, j'avais sans l'avoir lue déjà de l'affection pour cette femme. Je suis donc triste d'avoir des choses aussi horribles à dire sur elle.
Je n'aurais certes pas du choisir ce livre qui se passe en Ecosse... en même temps, c'est l'unique raison pour laquelle j'ai approché sa bibliographie. Un ramassis de clichés tous plus gros les uns que les autres. Une pimbêche française se remarie avec un écossais de vingt ans son aîné, Angus (ben oui, fallait faire local), propriétaire d'un magnifique manoir proche de Greenock, et de, devinez donc! Deux distilleries et une filature! Evidemment, le whisky et les moutons. Ça commence fort. Son fils s'appelle Scott (des fois qu'on n'ait pas compris où on se trouvait...).
Si l'auteure est allée en Ecosse pour y faire quelques recherches pour son livre, elle n'a pas du y rester longtemps. On a plutôt l'impression qu'elle a sorti un gros livre jaune intitulé "L'Ecosse pour les Nuls"... pour une personne qui n'y est allée ne serait-ce qu'en vacances, on y retrouve des tas de choses mal définies, des erreurs idiotes qui montrent toute l'étendue de l'ignorance de l'auteure. Donc pour rectifier deux ou trois choses, non, le haggis n'est pas "horrible", non, l'Irn Bru n'a pas le goût d'orange, non, les collines ne sont pas envahies de chardons, et non, quand on habite au centre d'Edimbourg, on ne prend pas le bus pour se rendre à l'Université pour étudier les langues, puisque George Square se situe à cinq minutes à pied du Royal Mile... je connais mal Glasgow, je ne saurais dire s'il y a des erreurs de géographie, mais sachant qu'un bon morceau se passe là-bas, j'espère qu'elle a un peu plus bossé son sujet...
Bref, je suis très en colère, parce qu'à nous balancer des clichés à la pelle, on nous prend vraiment pour des jambons.
Les personnages sont tous une véritable caricature, il n'y a absolument aucune nuance dans leur caractère. Le gentil est très gentil, la méchante est très méchante, et ce du début à la fin. On se croirait presque dans un dessin animé de Disney.
Et le style... mais quel style? J'en attendais beaucoup, probablement trop, au vu de l'énorme bibliographie de l'auteure, qui n'a d'égal que ma déception. Un langage plat, facile, tout juste soigné. Au moins, ça se lit vite puisque la lecture de ce livre ne demande pas beaucoup de réflexion.
J'y mets tout de même trois étoiles, parce que même si j'avais déjà imaginé à quoi ressemblerait ma critique au bout de vingt pages, je n'ai jamais eu l'intention d'abandonner ma lecture, donc malgré tout il doit y avoir quelque part quelque chose d'attractif...
Bref, si vous avez un quelconque intérêt pour l'Ecosse, n'ouvrez pas ce livre. Si vous n'y connaissez rien et que vous avez envie d'une histoire sans prise de tête (les personnages entre eux se la prennent, mais vous ça ira) et quelque peu dépaysante, vous pouvez tenter le coup.
Quant à moi, Françoise Bourdin, c'était le premier, et le dernier!
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thisou08
  15 février 2019
Sujet bateau : famille recomposée, mésentente entre les enfants, beau-père tiraillé entre sa femme et son fils unique avec lequel il devient injuste...
Cela se lit, sans plus.
C'est sûr qu'après "Un monde à portée de main", l'écriture paraît d'une simplicité...
Mais ne comparons pas ce qui n'est pas comparable.
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   19 octobre 2013
Je sais qu’elle me plaît et que, le soir, je suis content de la retrouver et d’être un homme marié. C’est assez clair ? […] Qu’est-ce que t’imaginais ? Qu’à soixante ans on est fini ? Qu’on n’a plus de besoins ? Ah là là ! attends d’y être et tu verras ! Je suis dans la force de l’âge et bien décidé à profiter enfin de l’existence.

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Dionysos89Dionysos89   26 octobre 2013
Dans l’éducation stricte que lui avait donnée Angus, quand on faisait la connaissance du père de sa petite amie, c’était pour lui en demander la main. Sinon, difficile de se sentir à l’aise devant un homme qui vous regardait en se disant : « Ce type couche avec ma fille. »

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rkhettaouirkhettaoui   19 septembre 2013
Satisfaire sa femme faisait partie de ses devoirs d’époux, ça ne le rendait pas gâteux pour autant. Il ne voulait pas qu’elle s’angoisse, ni qu’elle soit triste, quoi de plus légitime ? Néanmoins, des expressions comme « tu es tombé bien bas » ou « tu trembles devant elle » l’avaient mis hors de lui parce qu’elles contenaient une part de vérité.
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rkhettaouirkhettaoui   19 septembre 2013
Il l’aimait, il était bien réel, tendait ses bras grands ouverts pour qu’elle y trouve enfin sa place. La petite fille avait gagné cette improbable partie qui semblait perdue d’avance, réussissant à infléchir le cours du destin. La femme qu’elle était devenue allait savourer sa victoire et s’y accrocher pour toujours.
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sld09sld09   20 novembre 2017
Gillespie était un immense domaine où s'étalaient à perte de vue, outre les pâturages des moutons, des terres agricoles couvertes d'orge que l'on récoltait pour les deux distilleries où se fabriquait le whisky, richesse de la famille depuis plusieurs générations. Et, des années durant, Kate allait entendre parler de maltage et de broyage, de brassage et de fermentation. Au cours des repas, le sujet serait continuellement abordé par Angus, qui bombarderait Scott de questions précises. Passer la main à son fils unique l'angoissait beaucoup, même s'il voulait en profiter pour chasser et jouer au golf plus souvent.
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Videos de Françoise Bourdin (50) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Françoise Bourdin
Emission complète : http://www.web-tv-culture.com/gran-paradiso-de-francoise-bourdin-1319.html
Avec Françoise Bourdin, c?est un peu comme si on retrouvait une amie, un membre de la famille. Chaque année, elle nous revient et nous raconte une histoire. Lire Françoise Bourdin, c?est comme passer un moment avec un proche autour d?une tasse de café et l?écouter évoquer des personnages de notre quotidien, de notre entourage. de son enfance dans les coulisses des théâtres où évoluaient ses parents, artistes lyriques, Françoise Dorin a conservé le goût de l?aventure, des destins brisés, de ce grain de sable qui fait changer de direction, de ses rencontres amoureuses qui peuvent bouleverser une vie. Et l?on retrouve tout cela dans ses romans, ce qui fait de Françoise Bourdin l?un des auteurs les plus réputés du roman populaire à la française. Avec « Gran Paradiso », voici Lorenzo, une trentaine d?années. Malmené depuis son enfance par un beau-père un peu jaloux de la vie que son épouse a pu avoir avec son premier mari décédé, Lorenzo s?est construit tout seul et a réalisé son rêve. Ouvrir un parc animalier. Mais son amour des animaux n?est pas au goût de tous et sa vision des choses bien loin d?un zoo classique où la rentabilité financière reste primordiale. Lorenzo parviendra a rendre viable son projet de parc ? Parallèlement, que fera t-il de sa vie ? Saura t?il trouver une femme sensible à sa passion ? Jusqu?à quand courbera t?il le dos face à son beau-père pour préserver le reste de la famille ? François Bourdin nous interpelle sur la difficulté de faire sa place, en famille, dans la société, dans sa vie professionnelle. L?autre grand thème du roman est lié aux animaux, au respect qu?on leur doit, à la légitimité de les enfermer ou non, et sous quelle forme ? Tout cela porté par une plume vive et agréable dans ce nouveau roman rythmé, avec des personnages attachants et proches de nous. « Gran paradiso », de Françoise Bourdin est publié chez Belfond.
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