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EAN : 9782714454065
330 pages
Belfond (12/09/2013)
  Existe en édition audio
3.76/5   221 notes
Résumé :
Au coeur de l'Ecosse, un vaste manoir victorien abrite une famille fraîchement recomposée. De cette confrontation tumultueuse et violente va naître une intense passion.

Le jeune Scott revient au domaine familial de Gillepsie. Stupéfait, il découvre que son père, Angus, patriarche autoritaire et vieillissant, s'est remarié avec une Française, Amélie. Installée à demeure en compagnie de ses quatre enfants, trois garçons turbulents et une jeune fille, K... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
3,76

sur 221 notes
Que je ne suis pas coutumier de lire du Françoise Bourdin ! Je m'y suis mis grâce aux éditions Belfond, qui la publie depuis des années, ainsi qu'à Babelio et à sa Masse Critique régulière, ms aussi et surtout aux conseils de lecture de ma chère maman.

D'eau et de feu est le premier roman de Françoise Bourdin à voir son action se dérouler hors de France, en Écosse plus précisément. Pour l'avoir rencontrée au Salon du Livre de Paris 2013, l'auteur comptait, lors de cette rentrée littéraire de septembre, faire davantage voyager ses nombreux lecteurs et lectrices. Autant se le dire, c'est plutôt réussi et même pour moi qui ne suis pas spécialement client de ce genre de récit contemporain.
D'eau et de feu titre ainsi l'histoire de famille qui se trame au fin fond de l'Écosse entre un vieux propriétaire terrien veuf et son unique héritier d'un côté, et sa récente famille recomposée de l'autre, la mère prédatrice, les trois fils tapageurs et la petite dernière plus innocente qu'autre chose. Au niveau du développement des personnages, nous en avons pour notre argent : chaque situation est plutôt bien décortiquée selon divers points de vue différents. Finalement, on se focalise ici sur les relations qu'ils entretiennent entre eux, davantage que sur les événements successifs qui surviennent lors de cette histoire. L'alternance des points de vue est captivante, notamment pour le pire personnage, celui de la belle-mère, qui est acariâtre avec sa fille et son beau-fils, mais est compréhensible une fois qu'elle s'exprime elle-même.
Pour autant, même si j'ai été très agréablement surpris par l'ensemble et je l'ai littéralement dévoré en peu de temps, je m'interroge encore sur certains points. Déjà, pourquoi un tel titre ? D'eau et de feu ? L'Écosse rassemble vaguement ces deux éléments, mais c'est plutôt vague : il n'y a absolument aucune justification du titre dans tout l'ouvrage. D'autant plus que ce titre est déjà utilisé par Richard Doyle pour l'un de ses romans. de plus, la succession des différents points de vue mènent à plusieurs redites d'ordre général sur les sentiments des personnages et les événements du passé. Enfin, même la quatrième de couverture nous laisse entrevoir la fin du roman et c'est bien dommage.

Un roman peut-être peu novateur dans son contenu, mais très agréable dans son style et qui aborde une histoire d'amour et de famille sans jamais tomber dans la mièvrerie. Un bon moment de divertissement pour moi.

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C'est le deuxième livre après "le goût des autres" que je lis de cet auteur.
Nous voici transportés en Écosse, au domaine de Gillepsie, ses troupeaux de moutons, l'écume de l'océan,la brume sur les collines......au loin....
Le propriétaire, Angus,veuf, la soixantaine, à la tête de deux distilleries où se fabriquait le whisky, richesse de la famille depuis plusieurs générations, débarque de France , flanqué de sa deuxième épouse, Amélie, de vingt ans sa cadette ,divorcée, mére de trois garçons et d'une fillette de treize ans: Kate.....
L'auteur met en avant le désarroi des quatre enfants, la difficulté pour eux de s'adapter à cette terre nouvelle, loin de leur appartement de Paris, leurs activités et leurs amis .
La stupeur de Moira, la soeur d'Angus, qui dirigeait jusque là le domaine et celle de David, le cousin qu'il héberge , qui s'occupait des plantations et du jardin.
Ce petit monde va devoir cohabiter , Amélie , autoritaire , déterminée, bien décidée à profiter de son statut , tente par tous les moyens , la séduction d'Angus, bien sûr , d'imposer ses vues et marquer son territoire .
Elle entre en conflit violent avec Scott, fils unique de 22ans d'Angus, qui dirige avec succés et compétence les deux distilleries afin de soulager son pére, retraité récent .
L'auteur met en avant le statut des héritiers , les différents rapports sociaux et les privilèges des nantis ....golfe, chasse pour Angus, décoration pour Amélie, jalousie, haine, violentes tensions et incompréhensions entre enfants de familles recomposées....
Rien n'empêche l'amour et les beaux sentiments....
Chacun aiguise ses armes comme il le peut mais un amour impossible, à priori fera tout basculer ..Un livre plaisant et trés facile à lire, mais prévisible, cousu de fil blanc , on devine la fin au milieu de l'ouvrage .
Trop caricatural, les méchants sont trop méchants , les gentils trop gentils ...un peu de déception , je ne sais pas si je continuerai à explorer cette veine.....
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C'est un essai, qui ne sera pas transformé.

Si l'on est amateur de récits simples avec des personnages entiers proche de la caricature, avec une intrigue difficile à situer dans une époque précise (quelques allusions à un téléphone portable ou un ordinateur évoquent tout de même une période contemporaine), l'aventure peut être tentée.

Mais si l'on est gêné par les redites et les explications détaillées des sentiments et états d'âme des protagonistes, il vaut mieux passer son chemin. Peu de suspens : le déroulement des événements est attendu, sans surprise, tant les personnages sont enfermés dans un rôle monolithique qui leur laisse peu de chance de dévier de la ligne de conduite que l'auteur leur attribue.

Quand à l'intrigue, elle reste banale, mais ce n'est pas le problème : d'autres réussissent à sublimer un sujet indigent par la grâce d'une écriture talentueuse.


C'est ce que j'appelle un roman Barbe-à-papa : un gout sucré fugace, l'impression de ne rien avoir en bouche, puis on se retrouve avec un bâton de bois dans les mains et les doigts poisseux sans que l'on se souvienne pourquoi…

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Lire un Françoise Bourdin, c'est un peu comme regarder un téléfilm de Noël : on devine le scenario, mais c'est réconfortant.
C'est un peu comme manger une tarte aux pommes : on on a déjà mangé des dizaines, mais c'est réconfortant.
J'en ai lu quelques uns des Françoise Bourdin. Et quand on a envie de mettre les neurones en mode veille, c'est agréable, avec la garantie que l'histoire finira bien et sera satisfaisante. Car l'auteure faire vibrer la corde sensible et la corde de la justice chez ses lecteurs : un couple qui se tourne autour alors qu'on sait dès le début qui vont finir ensemble. Un méchant qui tente de s'accaparer une richesse familiale, mais on sait dès le début que ses manoeuvres n'aboutiront pas. Un gentil qui s'attaque à sauver le domaine dont il a hérité et on sait qu'il va vaincre. Voilà ce qui plait : imaginer que la vraie vie récompense les gentils, et que le méchants perdent à chaque fois.
Et puis ce que j'aime bien dans ces romans aussi, c'est que les personnages sont vraiment vivants : on sait ce qu'ils mangent, ce qu'ils boivent. Ils sont souvent soit dans des domaines qui produisent de bonnes choses. Je me dis que la Françoise devait être une sacré bonne vivante et que j'aurais bien dégusté une part de tarte aux pommes en sa compagnie en parlant littérature. Certes, ce n'est pas de la grande littérature, mais l'auteure de mémoire avait avant tout à coeur de faire plaisir à ses lecteurs et c'est déjà beaucoup.
Alors pourquoi 2 étoiles seulement ? Eh bien parce que là soit je suis plus attentive et sévère avec le temps, soit vraiment les ficelles sont trop grosses.
Les méchants sont vraiment méchants. Les gentils sont vraiment gentils. J'aurais apprécié un peu plus de nuances. Là vlan, c'est taillé à la serpe. Dommage. L'ambiance écossaise était bien là pourtant, presque à vous donner envie d'aller faire un tour entre deux Lochs. le déroulé des rapports entre les personnages est aussi brut sans vraiment de finesse. La jeune amoureuse éperdue. Celui qui ne voit rien mais alors rien de rien. La méchante épouse qui tente de berner son nouveau mari qui ne voit rien non plus. le fils très gentil et travailleur, contre les méchants fils idiots. Non vraiment, la vie n'est pas comme ça.
Alors, faut-il le lire ? Non pas celui-ci. C'est trop grossier : la corde sensible et la corde justice sont désaccordées et ne vibrent même pas. Préférez lui La Maison des Aravis avec ambiance montagne en prime.
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J'ai passé un très bon moment avec ce roman.
C'est toujours aussi bien écrit et j'ai eu plaisir à retrouver les ingrédients classiques des livres de Françoise Bourdin : la maison de famille (un manoir en Ecosse), un milieu professionnel qui sort de l'ordinaire (la distillerie de whisky), une famille dans la tourmente (le problème des familles recomposées cette fois) et une belle histoire d'amour...
Alors certes, ce n'est pas très original et on n'échappe pas à quelques clichés, mais cela ne m'a pas empêchée d'apprécier D'eau et de feu que j'ai dévoré presque d'une traite.
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
Je sais qu’elle me plaît et que, le soir, je suis content de la retrouver et d’être un homme marié. C’est assez clair ? […] Qu’est-ce que t’imaginais ? Qu’à soixante ans on est fini ? Qu’on n’a plus de besoins ? Ah là là ! attends d’y être et tu verras ! Je suis dans la force de l’âge et bien décidé à profiter enfin de l’existence.

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Dans l’éducation stricte que lui avait donnée Angus, quand on faisait la connaissance du père de sa petite amie, c’était pour lui en demander la main. Sinon, difficile de se sentir à l’aise devant un homme qui vous regardait en se disant : « Ce type couche avec ma fille. »

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Gillespie était un immense domaine où s'étalaient à perte de vue, outre les pâturages des moutons, des terres agricoles couvertes d'orge que l'on récoltait pour les deux distilleries où se fabriquait le whisky, richesse de la famille depuis plusieurs générations. Et, des années durant, Kate allait entendre parler de maltage et de broyage, de brassage et de fermentation. Au cours des repas, le sujet serait continuellement abordé par Angus, qui bombarderait Scott de questions précises. Passer la main à son fils unique l'angoissait beaucoup, même s'il voulait en profiter pour chasser et jouer au golf plus souvent.
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Satisfaire sa femme faisait partie de ses devoirs d’époux, ça ne le rendait pas gâteux pour autant. Il ne voulait pas qu’elle s’angoisse, ni qu’elle soit triste, quoi de plus légitime ? Néanmoins, des expressions comme « tu es tombé bien bas » ou « tu trembles devant elle » l’avaient mis hors de lui parce qu’elles contenaient une part de vérité.
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Il l’aimait, il était bien réel, tendait ses bras grands ouverts pour qu’elle y trouve enfin sa place. La petite fille avait gagné cette improbable partie qui semblait perdue d’avance, réussissant à infléchir le cours du destin. La femme qu’elle était devenue allait savourer sa victoire et s’y accrocher pour toujours.
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