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ISBN : 2258071704
Éditeur : Les Presses De La Cite (16/02/2007)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Après l'immense succès du Vent de l'aube, qui évoquait magnifiquement la lavande, Françoise Bourdon fait revivre un nouveau pan du patrimoine provençal : la garance.

1829, dans le Comtat venaissin. La famille Vidal cultive la garance, plante qui fait la richesse de la région. Un secret inquiétant pèse sur Camille, l'héritière du domaine. A la foire de Beaucaire, elle rencontre Félix, dont les parents, indienneurs, possèdent une fabrique d'impression d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
oran
  22 mai 2018
Un Roman historique qui a pour cadre la Provence, Avignon et un petit village du Comtat- Venaissin (Entre Rhône et Durance, Mont-Ventoux et Dentelles de Montmirail) Beaumont-du-Comtat , commune imaginaire inspirée sans doute par Beaumont-du Ventoux à quelques kilomètres de Malaucène , au pied du Géant de Provence. Un livre déniché pour agrémenter l'étude entreprise récemment sur la culture de la garance en Provence et sa relance après le blocus instauré en 1806 par Napoléon, embargo qui ne permettait plus d'importer les produits tinctoriaux (l'indigo plus particulièrement) .
Françoise Bourdon emprunte pour ses personnages des patronymes fort célèbres dans la région.
Au fil des pages, je retrouve avec plaisir, des lieux connus (villes et villages de Vaucluse), des anecdotes désopilantes, d'autres plus sombres qui ont alimenté l'histoire locale , une étude à la fois savoureuse et rigoureuse des us et coutumes de la région, des traditions festives, du mobilier … Françoise Bourdon a fréquenté avec plaisir et intérêt, notamment, les bibliothèques de Caumont-sur Durance, de Vaison-la-Romaine et la médiathèque Ceccano à Avignon, installée dans une ancienne livrée cardinalice, pour enrichir son récit et plus particulièrement, bien sûr, en ce qui concerne la culture, le traitement de la garance, son exploitation (utilisation des tiges et des rhizomes). Peut -être a-t-elle aussi visité le jardin des plantes tinctoriales à Lauris (près de Lourmarin) pour en savoir un peu plus sur la « rubia tinctorum ».
Une intrigue un peu convenue, mais cependant intéressante et plaisante.
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Biancabiblio
  19 janvier 2018
En 1829, dans le Comtat Venaissin, bien peu s'aventurent jusqu'au mas de la Buissonne. Moins par superstition que pour éviter le maître des lieux, Augustin Vidal, un républicain farouche dont la fortune n'a pas tempéré l'humeur.
Car Vidal est riche. Riche de la garance, cette racine qui fournit aux teinturiers d'Avignon un rouge sans égal. Sa passion pour cette plante est d'ailleurs la seule chose que l'homme a en commun avec Camille, sa petite-fille, à qui il voue une haine féroce.
Ignorant tout de sa mère et du secret de sa naissance, cette belle jeune fille sait ce qu'elle veut : cultiver la garance et épouser l'homme de son choix. A la foire de Beaucaire, elle rencontre Félix, dont les parents, indienneurs, possèdent une fabrique d'impression de tissus en Avignon.
Bonapartistes, ils condamnent la relation de leur fils avec Camille, élevée selon les principes républicains. Tiraillée entre son amour pour Félix et la révélation inattendue de ses origines, Camille se consacre alors avec passion à la culture de la garance…
En 2016, j'avais beaucoup aimé La maison du Cap qui retraçait l'histoire de la station thermale d'Arcachon, j'ai donc été ravie de recevoir cet automne Les chemins de garance, qui cette fois-ci, nous entraine au coeur de la Provence.
A travers la fresque familiale des Vidal, Françoise Bourdon retrace l'histoire des cultivateurs de la garance, cette plante vivace qui fut largement cultivée pour la teinture rouge extraite de ses rhizomes. Elle est alors appelée communément garance ou rouge des teinturiers, qui donne un rouge incomparable et qui va connaître son apogée lors de l'exposition universelle de 1855 jusqu'à son déclin vers 1868.
Avec Félix, ce sont les indienneurs qui sont mis en lumière, leur métier était de produire des indiennes en imprimant des motifs sur l'étoffe. Ces étoffes de coton peintes ou imprimées, qui à l'origine venaient d'Inde, étaient très en vogue dans la première moitié du XIXè.
Les chemins de Garance, c'est aussi l'histoire du comtat Venaissin qui connaît bien des bouleversements tout au long du XIXè siècle, secoué par des querelles, voire des combats entre bonapartistes, royalistes et républicains.
Outre l'aspect historique qui ne manque pas d'intérêt loin de là, j'ai aussi appris beaucoup de choses sur la garance. Les secrets de famille et les histoires d'amour qui parsèment cette histoire, raviront aussi les amateurs de romance et de romans historiques.
Françoise Bourdon nous propose donc ici un roman du terroir de qualité, plaisant à lire, grâce à la plume fluide de son auteure et riche d'enseignements, porté par une héroïne bien attachante, une battante qui connaît des débuts dans l'existence bien difficiles mais qui saura prendre sa revanche en réussissant sa vie de femme.
Lien : https://deslivresdeslivres.w..
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collard380
  08 mars 2019
Par le biais d'une grande saga familiale, Françoise Bourdon exhume tout un pan de la culture provençale et nous invite à suivre le destin de Camille à travers un XIXe siècle plein de surprises. Dans le Comtat venaissin, un propriétaire voit sa situation prospérer grâce à la culture de la garance, plante qu'il vend aux teinturiers et qui produit un rouge incomparable. Il transmet sa passion à sa petite-fille Camille, tout en espérant la voir reprendre les rênes de ce négoce fructueux. Lorsque cette dernière rencontre Félix dans le cadre d'une foire, l'amour les jette dans les bras l'un de l'autre et ce malgré la différence de leurs opinions. le jeune homme voue une admiration sans bornes à Napoléon Bonaparte, tandis que son aimée clame son idéal républicain. Malgré cette opposition, elle choisit d'épouser celui qui l'a conquise. Voilà un roman qui sent bon le terroir, qui décrit les gestes d'une activité aujourd'hui tombée en désuétude et qui sent bon la Provence, pavoisée de couleurs et sertie dans la bonne odeur des champs, où résonnent le chant des grillons.
Ed. Presses de la Cité – 348 pages
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Christinech
  29 août 2016
Conjointement à l'histoire de Camille ( aux échos des Hauts de Hurlevent), une immersion dans le Vaucluse, de 1829 à 1880.
L'histoire , que l'auteure sait rendre intéressante , de la racine de garance, des teintures, des toiles d'Indienne avec l'histoire de ceux qui en vivent.
On suit aussi les rêves de République écrasés par Napoléon III...
Est évoqué le travail des enfants et des femmes.
Ainsi que l'oppression hypocrite, en milieux privilégiés, des femmes de la bourgeoisie.
Un roman agréable, bien mené.
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carolebdc
  12 mai 2016
Très belle histoire mais trop de passage sur la politique
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
oranoran   23 mai 2018
Madeleine avait aussi confectionné du nougat selon la recette de son époux. Elle avait mis à cuire sur feu doux dans une bassine un kilo de miel, y avait ajouté un kilo d’amandes. Quand celles-ci avaient commencé à pétiller, elle avait retiré sa bassine du feu gout en continuant de remuer l’appareil avec une cuillère en bois puis l’avait versé dans un cadre en bois au fond tapissé de papier hostie. Elle l’avait recouvert de ce même papier et avait posé une planche dessus- avec un poids. Elle l’avait laissé refroidir totalement avant de le démouler.
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rkhettaouirkhettaoui   19 mars 2017
Le travail ne manquait pas aux champs, anciens paluds et jonquières transformés en garancières. Après les grands froids, en effet, il importait de « déchausser » les plants couverts d’un « manteau » de terre. Camille aimait bien ces expressions, qui lui rendaient la garance encore plus familière. Cette plante insensible à la grêle et à la pluie avait cependant quelques exigences. Elle préférait un sol meuble, un climat ensoleillé, mais réclamait aussi de l’humidité. D’où l’attrait pour les garanciers des paluds, les anciens marais asséchés. De façon paradoxale, la plante, vivace, qui donnait un beau rouge profond, avait des fleurs d’un blanc jaunâtre.
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rkhettaouirkhettaoui   19 mars 2017
Après tout, c’était dans l’ordre des choses. Les filles de ferme n’étaient-elles pas juste bonnes à être culbutées au creux d’une meule de foin afin de satisfaire les appétits des fils de maîtres ? Elle aurait dû se montrer plus défiante, ne pas se laisser attendrir par quelques compliments sur sa tournure et la finesse de sa taille. Mais voilà… Nine avait reçu si peu de tendresse ou même d’attentions depuis l’enfance qu’elle s’était laissé prendre au piège du bellâtre.
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rkhettaouirkhettaoui   19 mars 2017
Conscient de la beauté de sa femme, Théophile était jaloux. Marguerite jouait la coquette, plus pour se rassurer quant à ses capacités de séduction que par réelle inclination. De toute manière, elle aimait son mari, et son fils aîné Félix. Leurs deux autres enfants, Joachim et Olivia, avaient beaucoup moins d’importance à ses yeux. Seul comptait Félix, qui lui avait permis de devenir madame Meyssonnier.
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rkhettaouirkhettaoui   19 mars 2017
Les cigales stridulaient leur mélopée lancinante. Lorsqu’ils étaient enfants, Marceau lui avait montré que les cigales mâles possédaient un véritable instrument de musique, une paire de cymbales situées de chaque côté de l’abdomen, ce qui leur permettait de séduire les cigales femelles.
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