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ISBN : 9791091365765
Éditeur : Le Realgar (01/03/2019)

Note moyenne : 2/5 (sur 3 notes)
Résumé :
« Courroucés, les poètes, qui soupçonnent les savants d’être sur ce théâtre d’incorrigibles cuistres, renversèrent les meubles, quelques-uns colportant que la mort n’avait rien de farouche et qu’entre son néant, monotone ― son trou noir, sa nécrose ―, et les extases fallacieuses de la démence, la vie se condensait en une phrase qu’il me faudrait apprendre à lire ou à écrire, et à traduire, gueuler, caresser, dévêtir, pour être un jour en droit d’enrouler... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
jainas
  15 août 2019
A mi-chemin entre la poésie en prose, l'essai sur le langage et le vagabondage littéraire au fil de la plume, ce tout petit livre s'ouvre sur un chapitre autobiographique qui explore le rapport de l'auteur à la langue française, lui qui de basse extraction a flibusté son accès à la culture et au langage dit châtié voir littéraire comme un passager clandestin embarqué dans l'ascenseur social, avec entre les dents un coutelas acrimonieux forgé d'obscénités comme de références indiscriminées glanées où faire se peut.
Le langage est riche et alambiqué, parfois presque trop, convoquant à tour de bras grands noms et références littéraires, et obscurcissant parfois le propos. L'on passe ainsi de cette mise à sac culturelle à une réflexion aux méandres indistincts sur le langage des sirènes et leurs chants, faisant parfois escale par des souvenirs de visites culturelles dont le lien avec le sujet se révèle plus ou moins clair, avant de repartir serpenter vers la découverte d'une oeuvre de vieillesse de Giono à la richesse de langage polyphonique pour achever sur des fossiles marins un cheminement pas désagréable, mais dont j'ai eu du mal à suivre la destination comme la progression, excessivement confuses.
Un petit ouvrage que sa longueur réduite permet de conserver dans la rubrique des « pourquoi pas », si les thèmes autour du langage vous intéressent et les expériences de lecture un peu difficiles ne vous rebutent pas.
Merci aux éditions le Réalgar !
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Commenter  J’apprécie          50
Milleliri
  15 juillet 2019
Je suis malheureusement passée complètement à côté de ce pourtant tout petit livre. Une soixantaine de pages modulées en quelques parties dont j'ai eu beaucoup de peine à saisir le cheminement voire même le propos.
La première partie est restée digeste car je suis parvenue à me raccrocher à un autre livre, d'un abord nettement moins abscons, sur le thème de l'appropriation d'un langage qui n'est pas celui de son milieu social (« Ma part de Gaulois » de Magyd Cherfi). Mais pour le reste je reconnais que j'ai fait chou blanc. Le vocabulaire n'est pas spécialement soutenu mais la syntaxe est beaucoup trop alambiquée. On s'y perd sans pour autant trouver cet égarement agréable.
Parfois on se coule dans le mouvement et on se laisse porter en appréciant la balade sans qu'il soit nécessaire de tout comprendre. C'est ce que j'avais le plus aimé dans un gros passage du roman noir « Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués » de Jean-François Vilar : l'impression d'être accompagnée dans une déambulation à la fois intime et physique qui permet d'accepter qu'on n'en ait pas tous les codes.
Ici, dans « Et des chansons pour les sirènes », j'ai certes perçu du cheminement et de l'intime mais… on m'a abandonné quelques mètres à peine après avoir pénétré le labyrinthe. Je ne pense pas que ce soit un défaut de références de ma part – en tout cas pas exclusivement ni systématiquement. J'ai plus l'impression que l'auteur n'a tout simplement jamais cherché à se rendre intelligible. Soit parce qu'il se parle avant tout à lui-même et dans ce cas, ça relève du journal intime et ça ne me concerne pas. Soit, et c'est plus ennuyeux, parce qu'il ne s'adresse volontairement qu'au « haut du panier » de son lectorat ou, si je veux être un peu plus charitable : aux seuls habitués de son style.
Dans les deux cas, en tant que lectrice lambda, je suis exclue de la sphère et c'est assez désagréable d'être tenue en échec par un texte de 60 pages. Les thèmes évoqués, pour ce que j'ai pu en capter, sont pourtant de ceux qui m'intéressent. Je suis donc d'autant plus déçue de n'avoir pas pu saisir le propos autrement que par nébuleuse intuition en quelques rares passages…
Je remercie néanmoins Babélio et le Réalgar-Editions pour cet envoi. C'est une expérience intéressante en soi de découvrir un texte qui est – ou auquel on est – hermétique !
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terryjil
  27 juillet 2019
Merci à Babelio et les éditions le Réalgar pour l'envoi de ce livre! En le recevant j'ai été surprise par son format de ce livre: 10x15cm, et une soixantaine de pages! Bref une taille de carte postale, pas lourd, pas encombrant, c'est plutôt agréable à prendre en main! La qualité de l'édition/impression aussi est irréprochable.
Je m'attendais à un essai, la finesse de l'ouvrage ne l'empêchait en aucun cas (Les sirènes, de J-F Cerquand, sur le mythe des sirènes en Grèce antique, son rapprochement avec le culte de Perséphone et son évolution dans le temps est aussi un ouvrage court, très dense) mais là aussi j'ai été surprise. Il semble s'agir d'impressions personnelles, quatre chapitres, entre autobiographie, poésie en prose et récit d'enfance et de visite... C'est assez inclassable en fait. Mais pourquoi pas!

Ce qui est par contre vraiment gênant, c'est le style de l'auteur, affreusement alambiqué! Et qui me rappelle des souvenirs d'écriture personnels, quand adolescente, dans mon journal intime je commettais des textes très recherchés, à peu près aussi remplis d'adjectifs, d'adverbes, de propositions qui se rajoutent les unes aux autres, au point qu'on en oublie le début de la phrase, et de quoi elle parlait... Les phrases à rallonge, d'illustres écrivains tels que Marcel Proust s'y sont pourtant déjà essayés avec succès, que d'ailleurs Lionel Bourg cite aussi, parmi les innombrables références de son texte; qui ressemble plus à une liste de noms d'écrivains, de poètes, de chanteurs, entrecoupée par des souvenirs d'enfance et de de promenade à Castellane ( là où se trouve le musée des sirènes et de sirèniens), qu'à un vrai récit... Côté sirènes, je ne suis pas déçue: comme je disais, il a farci son texte de petites références, citations, noms célèbres, et j'ai pioché des choses intéressantes.
Alors j'hésite entre une indulgence coupable envers ce style si naïf dans sa recherche de sophistication, et un certain agacement devant ces divagations un peu pédantes : l'auteur insiste beaucoup sur le fait que venant d'un milieu populaire voire inculte, il a bien du mérite à avoir réussi à "s'en sortir" et à avoir acquis un langage soutenu...
Honnêtement, le contenu de cet ouvrage n'est pas inintéressant, mais ce style imbitable en rend la lecture assez rébarbative, malgré sa brièveté!
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