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ISBN : 2413004068
Éditeur : Delcourt (02/11/2017)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Paris, 16 février 1885. On enterre Jules Vallès, tout juste cinq ans après l’amnistie des communards et le retour des exilés.
Zabo est là, au milieu de la foule immense. Alors que nous l’avions quitté vingt ans plus tôt, en Louisiane, elle répond aujourd’hui au prénom de Clara. Quand elle voit une jeune fille, fraîchement débarquée de sa Bretagne natale, se faire maltraiter, Zabo réagit…
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Catilina38
  29 janvier 2018
Journal très grand format, noir et blanc, incluant une page de garde indiquant la nature du projet, une page d'interview avec Bourgeon détaillant son travail, les liens entre les trois cycles des Passagers du vent et une page d'historique sur la période du début de la III°République et des premières réformes de Jules Ferry. Passionnant, pour ne pas dire indispensable à la lecture de cette histoire touffue.
Suivant la tendance (que j'ai déjà salué) à publier des BD en format journal à épisodes, Delcourt se lance avec le rachat du catalogue Bourgeon (passé par Glénat puis Casterman, puis 12 bis puis Delcourt, ouf!) dans la prépublication en format gazette du nouveau tome (le huit) des Passagers du vent. Je suis très surpris car je n'en avais pas entendu parler et avec les déboires éditoriaux du maître et l'interminable parution du cycle de Cyann, je pensais que la retraite avait sonné. Heureusement pour nous, le chef fil de la BD historique reviens avec une vraie-fausse suite de sa série phare. Les deux derniers volumes sur la petite-fille d'Isa avaient un côté un peu artificiel et formaient aux dires de l'auteur un second cycle qui se poursuit ici avec un troisième et dernier cycle en deux albums.
L'éditeur au triangle rouge propose donc (un peu cher...) un album (le tome 1 donc) en quatre partie en noir et blanc. On est dans de la vraie prépubli comme à l'époque bénie de la revue (A suivre), avec du rédactionnel d'actualité, comme pour la gazette du Château des étoiles. Avant la pose des couleurs - Bourgeon est un excellent coloriste - on constate déjà que l'illustrateur a continué à travailler pendant ses années maigres: son trait à évolué et pris encore de la précision depuis Cyann. Mieux, les quelques défauts connus de son dessin (certains angles capricieux) semblent résolus et hormis une certains statique qui caractérisent depuis toujours ses BD, on touche la perfection, notamment au niveau des visages et expressions.
Ce premier épisode montre l'arrivée dans la capitale d'une jeune bretonne ne parlant pas français [attention, plusieurs dialogues sont en breton... non traduit, l'éditeur nous expliquant gentiment que les traductions seront incluses en fin de l'album à paraître en fin 2018... Ça s'appelle arnaquer le lecteur en l'obligeant à acheter les deux versions!]. Elle tombe sur le cortège des obsèques de Jules Vallès et sur Zabo, la petite fille d'Isa que l'on a découverte sur le précédent cycle en Louisiane (la petite fille bois-caïman). Cet épisode extrêmement documenté, comme toujours chez Bourgeon, montre dans ce très grand format les paysages du Paris de 1885, des dialogues en breton, en argot et surtout de magnifiques visages, tantôt de badauds, tantôt de personnages historiques. On a d'ailleurs un sourire en coin lorsque Bourgeon-le-rouge nous croque un certain Pierre Gattaz en bourgeois versaillais et sa greluche Anne Parisot, se prenant des cailloux de la foule. Il fallait oser et c'est l'un des meilleurs moments de l'épisode! Les expressions des visages sont extraordinaires et les trognes des parisiens (le curé!) toujours redoutables comme à la bonne heure des Compagnons du crépuscule.
On retrouve dans ces pages tout ce qui fait la qualité des albums de Bourgeon: la documentation graphique et historique très poussée, le réalisme cru des personnages, la langue,... Les habitués savent que ce n'est pas de la BD à la lecture facile. Les nombreuses références historiques nécessitent d'avoir une certaine culture, de se renseigner en parallèle... ou de passer outre. Personnellement j'adore quand un bouquin m'apprend des choses sur une période ou un évènement spécifique et m'incite à me documenter. Ici on est dans la même thématique que les albums de Tardi sur la Commune. C'est peu connu mais passionnant. En outre l'auteur s'est toujours impliqué du côté des sans grade face aux puissances, dans une histoire réelle, celle du terroirs, de la crasse, des dents cassées. C'est la France d'en bas authentique, violente, aux mauvaises moeurs, auxquelles Bourgeon ne cherche pas d'excuses. L'humanité est sombre, qu'elle soit populaire ou puissante. Seules ont grâce à ses yeux quelques femmes. Ses héroïnes sont anachroniques, modernes en diable, rebelles, libres. Ce sont d'ailleurs les seuls personnages beaux au milieu de hordes de gueules tordues. Il y a du Sergio Leone dans Bourgeon, dans ses gros plans de visages, dans cette réalité crasse.
Je me suis longuement étendu sur ce blog sur la série que je considère héritière de Bourgeon: Servitude. La proximité entre les dessins de Bourgier et de Bourgeon me semble évidente (l'influence tout au moins) et je suis ravis de lire à nouveau l'inventeur d'un certain type de BD adulte, historique, crue, politique. Cette première partie est une mise en place qui se lit bien, aérée, sans trop de textes malgré la profusion de dialogues sur lesquels il faut parfois s'accrocher pour les suivre. On comprend par ailleurs que la bretonne sera le fil narrateur de l'histoire puisqu'on la voit en 1953 raconter sa vie à ce qu'on suppose des journalistes, devant le mur des fédérés. le message est clair et on n'aime jamais tant Bourgeon que lorsqu'il dénonce et assume. Je pensais n'acheter que les journaux, je crains de ne devoir passer par la case album, en espérant qu'une édition collector grand format avec des annexes soit prévue.

Lien : https://etagereimaginaire.wo..
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HORUSFONCK
  28 janvier 2018
Magnifique idée de François Bourgeon, d'offrir ce huitième volet des Passagers du vent très parisien de la fin du XIXe siècle.
Le titre LE SANG DES CERISES, annonce la couleur.
L' ancienne monarchie a laissé définitivement la place à la République... Mais les bourgeois et nouveaux barons d' industrie, alliés à l'armée et à la police vont mener la vie dure au peuple.
Comme à son habitude, Bourgeon se montre pointilleux sur la documentation qui fait le réalisme et la crédibilité de son récit.
L' hommage va à l'immense Jules Vallès, qui inaugure l'opus par ses funérailles... Et le souvenir de la Commune de Paris reste encore brûlant dans les coeurs.
La butte Montmartre voit la construction de "Notre dame des briques", cette hideur et insulte au peuple de Paris que sera l' église du Sacré-Coeur.
Le traitement du récit, en quatre livraisons, donne un clin d' oeil feuilletonesque à ce Sang des cerises... Même si le papier et l'impression ne sont pas vraiment d' époque.
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christinebeausson
  02 juillet 2018
Pour me faire patienter avant la fête des mères, m'étant retrouvant seule pendant une dizaine de jours, j'ai la chance d'avoir reçu un colis plein de cadeaux à ouvrir jour après jour !
L'idée de celui ci était de me faire prendre connaissance des nouvelles.
Oui bien sûr, nous sommes en 2018, mais ce qui est intéressant là, c'est de revenir sur ce qui se passe le 16 février 1885.
L'enterrement de Jules Vallès, ecrivain, journaliste, avocat des pauvres, 14 ans après l'écrasement de la commune par les versaillais.
Format et présentation tabloid,
Présentation rapide de Zabo-Clara, de Klervi et un rappel de l'éditorial qui se trouve en page 2 où nous pourrons nous situer dans la série des passagers du vent, et prendre conscience de la somme de travail qu'il aura fallu pour nous livrer ces planches.
"Dav deoc'h kerzhet sonn ho penn, du-mañ, ne vez ket gouelet !"*
Les traductions seront présentées à la fin de l'album à paraître .... il faudra attendre car la traduction proposée sur le net "Nécessaire à vous marcher fort votre tête, chez moi, ne sont pas pleurée" ne me semble guère convainquante.
J'attendrai donc la parution de l'album couleur.
Les dessins, en plus grand format que dans un album classique ainsi que leurs traits noirs sont un vrai régal.
La dernière page nous permet de revenir sur le contexte politique de l'époque.
des détails historiques :
1881 création de l'école primaire, loi sur la liberté de la presse
1882 laïcité de l'enseignement
1884 rétablissement du divorce....
Un vrai plaisir !
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critiques presse (8)
Bedeo   05 novembre 2018
Chef-d’œuvre de la littérature BD, Les Passagers du Vent obtient du rab et un dernier cycle qui promet d’être riche et captivant, encore une fois, comme d’habitude. Pour nous, il serait même plus vibrant que celui qu’il suit, et Le Temps des Cerises ressemble à l’apogée de son auteur.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Sceneario   05 novembre 2018
C'est extrêmement documenté, Bourgeon poussant même le "vice" à faire s'exprimer tout ce petit monde en français de titi parisien, bourré d'expressions bien particulières, sans oublier le breton de Klervi ! Une première partie que je vous conseille néanmoins, qui donne très envie de lire la suite !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Culturebox   12 octobre 2018
Auteur de bande dessinée mais presque historien, il connaît chaque pavé de la rue Saint-Vincent. Pour son ouvrage, il a accumulé une documentation gigantesque sur le Montmartre de l'époque. Et pour comprendre l'ampleur de son travail, il faut quitter Paris et se rendre en Bretagne où il vit.
Lire la critique sur le site : Culturebox
BDGest   10 octobre 2018
Dans ce premier volet du dernier cycle des Passagers du vent , François Bourgeon investit Paris, et particulièrement le quartier Montmartre, pour un récit puissant lié à la période complexe et méconnue de la Commune.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDZoom   08 octobre 2018
Avec l’évocation du parcours de Zabo (arrière-petite-fille d’Isa, l’héroïne des routes océanes du premier cycle des « Passagers du vent »), appelée désormais Clara, François Bourgeon nous raconte, aujourd’hui, cette révolution ratée que fut la Commune de Paris.
Lire la critique sur le site : BDZoom
BDGest   04 octobre 2018
Dans ce premier volet du dernier cycle des Passagers du vent , François Bourgeon investit Paris, et particulièrement le quartier Montmartre, pour un récit puissant lié à la période complexe et méconnue de la Commune.
Lire la critique sur le site : BDGest
Bedeo   04 décembre 2017
Excellente mise en bouche, Le Sang des Cerises, livre 1, Rue de l’Abreuvoir pour le tome 8 des Passagers du Vent, troisième cycle, a un nom à rallonge et un avenir radieux, mais porte en lui tout son passé. Un fardeau qui n’en semble pas un, tant l’aventure redémarre vite et bien.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Sceneario   13 novembre 2017
Un premier numéro à découvrir sans plus tarder.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
HORUSFONCKHORUSFONCK   28 janvier 2018
"votre petite bonne porte un habit bien amusant!
- Plus gai qu'une soutane, putain d' bordel de Dieu!
Mais pour votre gouverne, je n'ai ni Dieu ni maître et personne ne me sert!
- maîtrisez-vous, ma fille! Mais...ne me dites pas que vous venez
du père Lachaise!?...
On m'avait averti que la canaille risquait d'y battre le pavé!
- ... " C'est la canaaille! Eh bien j'en suis! "
Réveillez-vous, curé! Le blasphème n'est plus un délit et pas un seul pavé
n'est sorti de son trou!
Un cortège d'une haute tenue qui nous a promenées mieux qu'un chemin
de croix de cailloux en cailloux...
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monsieur_burpmonsieur_burp   10 novembre 2017
Elle vivait en Louisiane, elle survit à Montmartre. Elle n'avait pas vingt ans, elle a deux fois cet âge. On l'appelait Zabo, c'est désormais Clara. Elle jure autant qu'avant, mais garde le silence sur tout ce qui la hante depuis plus de quinze ans.
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HORUSFONCKHORUSFONCK   28 janvier 2018
Et même Clemenceau... L'ancien maire de Montmartre où tu vas habiter. tout distant qu'il fut avec la Commune, il est resté ami avec Louise Michel. On lui doit l'amnistie des anciens communards!
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christinebeaussonchristinebeausson   30 juin 2018
Noir ou rouge... Rouge ou noir... Et il faudrait choisir ?… C'est quand on les marie que les couleurs sont belles.
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christinebeaussonchristinebeausson   30 juin 2018
Mauvais jour, rien de plus ! Je pisse le sang comme une fontaine. Mais de façon très… féminine.
Ah… ? C'est toi, tous ces drapeaux rouges ?
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