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EAN : 9782253041696
184 pages
Le Livre de Poche (01/05/1987)
3.65/5   226 notes
Résumé :
Agnès Sorel fut la première maîtresse royale reconnue officiellement, affichée, comblée de titres et de biens. Elle s'identifia si parfaitement au siècle charnière qui a été le sien qu'elle en reflète le double aspect. Médiévale par la gaieté et la foi, déjà moderne par le goût du confort et les besoins matériels. Fille d'honneur d'Isabelle de Lorraine, duchesse d'Anjou, Agnès a vingt et un ans lorsqu'elle rencontre, à Toulouse, Charles VII qui, lui, a quarante ans.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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cascasimir
  03 novembre 2020
Trop jolie, une malédiction ?! Monica Bellucci, le 29/07/16.
"J'ai souvent été traitée non pas comme un trophée (le mot est trop fort, trop complaisant)
mais comme... un objet exposition." Mais qui ne risque rien n'a rien/Chi non risica non rosica". Fit Monica avec un accent chantant...

Agnès Sorel veut briller parmi les plus belles, être parée avec simplicité, mais raffinement :
"Pourquoi la Beauté ne serait-elle pas picarde?

"Un sein nu. L'autre reste caché par la soie cramoisie de la chemise... Par sa rondeur, sa blancheur, sa douceur et jusqu'au rose corail de la pointe, c'est un fruit sans défaut."
Voir le tableau de Jean Fouquet.

Le roi Charles VII a remarqué Agnès :
'Un visage clair, lisse, avec des pommettes rondes comme un geste d'enfance, de longs yeux pers où brillent les étincelles du rire, une bouche tendre, une gorge hardie..."

"C'est un tel feu, qu'Agnès n'en peut soutenir l'intensité.
Elle baisse les yeux et s'en va, sans plus tarder, saluer la Reine."

"Aimée du Roi de France, son contact la trouble comme un philtre!"
Agnès attend et espère, dans sa chambre, la visite de Charles VII... le reste appartient à L Histoire!

Agnès était belle et sage, "libérale en aumône, distribuant le sien aux pauvres de l'Eglise".
Elle chasse les comploteurs qui manigancent avec le dauphin, le futur Louis XI (qui jalouse Agnès et craint la naissance d'un frère cadet) ...
Et, Agnès raisonna le Roi, envers les Anglais qui faisaient loi en royaume de France...
Enfin, elle inventa la mode du décolleté "épaules nues", pour notre plaisir. (qualifié de ribaudise et de dissolution par des curés hypocrites...)

Si l'homme convoite toujours la "femme parfaite", la plus belle...
La femme n'a pas ce complexe idiot, elle accepte sans façon, d'être courtisée par un homme, pourvu qu'il soit gentil et qu'il lui plaise. (même si ce n'est pas un bel acteur/chanteur/chippendale ou un... milliardaire!) Et heureusement d'ailleurs, il y a beaucoup d'hommes qui resteraient sur la touche!...
C'est ainsi que de vilains crapauds ont eu la chance de leur Vie!..
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sylvaine
  07 décembre 2019
Découvrir ou redécouvrir la vie d' Agnès Sorel c'est replonger dans l'Histoire de France, dans l'histoire des Valois en cette fin du XVè .
Agnès Sorel , fille d'honneur d'Isabelle de Lorraine, duchesse d'Anjou, rencontre Charles VII alors qu'elle a tout juste 21 ans. Charles VII tombe fou amoureux de cette ravissante jeune fille, aussi belle qu'elle est intelligente. Peu à peu elle va devenir la maitresse officielle du roi , sa confidente, sa conseillère mais surtout être celle qui lui redonne confiance en lui et lui fait découvrir bonheur et joie de vivre.Grâce à elle Charles VII est et demeure victorieux.
Jeanne Bourin nous entraine dans le sillage d'Agnès, nous fait partager ses 7 courtes années de pleine gloire amoureuse avant que la mort n'intervienne, maladie, empoisonnement qui sait?
Jeanne Bourin, médiéviste de talent , a permis à beaucoup de lecteurs à travers romans, et biographies de découvrir le Moyen-Age . Elle a été l'une des pionnières du roman historique tel que nous le connaissons de nos jours. La Dame de Beauté est un parfait exemple de son talent de conteuse.
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Marcellina
  27 janvier 2022
Un coup de coeur !
Pas vraiment pour l'histoire qui est l'Histoire mais pour le style. Quelle plume, quelle richesse de vocabulaire, que d'images colorées surgies de si beaux mots, une gourmandise littéraire en plus d'être au plus près de la réalité historique. J'avais une connaissance de l'auteure qui date de plus de mille ans et j'avais oublié le plaisir de lire de la poésie dans un roman. Faut dire que l'amour courtois et les cours galantes de Toulouse font de l'émoi amoureux une apothéose.
De l'Histoire, il faut peut-être retenir que si Agnès Sorel était belle, elle était surtout jeune, pétillante, vivante dans une cours de France terne, grise, angoissée après tant d'années d'une guerre sans fin. Après Jeanne la Pucelle, elle a été la petite fée flamboyante qui a redressé et embelli ce pauvre roi, plutôt laid et surtout hésitant, perturbé et porteur de tout le malheur du monde. Si sa mort ici est liée à une grossesse difficile et un accouchement prématuré, la réalité semble être beaucoup plus noire car d'empoissonnement il pourrait s'agir...
Une auteure que je garde en mémoire car si mes souvenirs sont bons, j'ai quelques ressources dans ma bibliothèque ;-)
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mylena
  27 janvier 2022
Une lecture très mitigée. Dans un premier temps j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce roman qui commence avec beaucoup de répliques prononcées par beaucoup de personnages. C'était confus, mais une fois passé ce début, j'ai trouvé que c'était un excellent moyen de poser le décor, l'ambiance, les personnages. Je me suis ensuite laissée embarquer avec plaisir dans la narration de la première rencontre entre Charles VII et Agnès Sorel. Jeanne Bourin a indéniablement l'art d'insérer dans son récit quantité de petits détails qui le rendent à la fois authentique et vivant, et même parfois l'art de glisser ses sources et références dans sa narration (en mettant en scène la réalisation de la peinture d'Agnès Sorel en Vierge Marie par le peinte Fouquet). Les descriptions des déplacements d'une résidence à une autre sont très intéressante et fourmillent d'informations. Mais au-delà j'ai senti les limites de ce type d'ouvrage. J'aurais mieux aimé une biographie d'Agnès Sorel, quelque chose de moins romancé, avec des références à une documentation, des hypothèses pour ce que l'on ignore, … Finalement cela m'a permis de réaliser que si j'aime les romans dont l'intrigue se déroule à une époque ancienne (Le parfum, Notre-Dame de Paris, etc...), je n'aime pas que l'histoire soit transformée en roman. En plus je n'apprécie pas non plus les romances, donc c'était un peu couru d'avance, je ne peux même pas dire que j'ai été déçue. Que diable suis-je aller faire dans cette galère ? Cette lecture m'a au moins permis de clarifier pour moi ce que j'aime ou non en matière de roman historique.
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Gaphanie
  07 juin 2022
La Dame de beauté, c'est Agnès Sorel, favorite de Charles VII.
Jeanne Bourin nous raconte dans ce court roman la vie d'Agnès de sa rencontre avec son royal amant, en 1443, à sa mort en 1450.
La première partie - fort judicieusement intitulée "La Rencontre" - nous emmène avec Agnès à Toulouse, dans la suite de la Duchesse Isabelle. Agnès, de petite noblesse picarde, fait ses débuts à la cour, et le Roi va tomber instantanément amoureux d'elle. Pas beaucoup d'action dans cette première partie. On y parle beaucoup d'oeillades, de questionnements, bref, c'est un petit peu longuet tout de même, mais bon, ça pose le cadre : une cour itinérante, un roi peu sûr de lui, une reine vieillie avant l'âge à force d'enfanter, et donc une toute jeune fille, fraîche, belle et une fort belle âme qui redoute le péché dans lequel la vie semble vouloir l'entraîner...
Dans la deuxième partie, l'accomplissement, Charles et Agnès ont du mal à vivre l'un sans l'autre, et passent autant que faire se peut un maximum de temps à l'écart de la Cour. Une vie simple, un amour profond et sincère, égayé par l'arrivée de trois petites filles. Agnès se tourmente et culpabilise par rapport à la Reine, le fils de Charles, Louis, futur Louis XI passe son temps à comploter contre son père et sa protégée, et, avec l'aide d'amis loyaux et fidèles, usant de son influence sur le Roi, Agnès guide la France vers la paix et la prospérité. Pourtant, elle en prend plein la tête, et lors de sa venue à Paris, reçoit de la population des bordées d'injures imméritées.
La troisième partie, l'achèvement est poignante. Agnès, enceinte pour la quatrième fois, de sept mois, part rejoindre Charles VII sur le front : la guerre a repris avec les Anglais, hélas, et elle a eu vent d'un attentat contre son bien-aimé. Elle accourt donc le prévenir. Elle y parvient, mais accouche prématurément et y laisse au final la vie.
Depuis ma visite de Loches au début des années 2000, j'avais gardé Agnès Sorel dans un coin de mon coeur avec l'envie de mieux faire sa connaissance. C'est chose faite, et Jeanne Bourin écrit vraiment très bien. J'ai fait quelques recherches complémentaires après ma lecture, et je suis tombée sur deux éléments qui m'ont touchée. D'abord, les récentes analyses qui montrent qu'Agnès a été empoisonnée au mercure. Vraisemblablement un coup de Louis, le Dauphin, mais qui dans son entourage restreint a pu la trahir ainsi ? Les hypothèses des historiens penchent pour le moment sur sa cousine, qui vivait avec elle et s'occupait de ses enfants, et qui, moins de trois mois après le décès d'Agnès réchauffait déjà le lit du Roi à sa place !
Et puis la beauté d'Agnès était tellement célèbre, je ne comprenais pas pourquoi, parce que je ne la trouvais pas si terrible que ça, moi, sur les tableaux de Jean Fouquet... Et là le choc : des chercheurs ont reconstruit son visage grâce à l'informatique (comme ils l'avaient fait en pour Henri IV et certains hommes préhistoriques) et effectivement : elle était réellement belle, indépendamment des critères de beauté des époques.
Voilà, plusieurs jolies découvertes en une lecture : la plume de Jeanne Bourin, et la vie d'Agnès Sorel. Une femme amoureuse qui a toujours pris soin de son âme et des autres malgré l'opprobre dans lequel la jetait son statut de maîtresse royale. Et qui en a souffert. Et en est morte.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
MarcellinaMarcellina   27 janvier 2022
Le chatoiement des rouges vermeils, cramoisis, pourpres, des verts crus, des bleus de lin, des violets, des indigos, des roses vifs, des orangés, de tout un déferlement de nuances hardies dont on se vêt dans une orgie de couleurs, achève d’éblouir.
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AlphonseDaudet33AlphonseDaudet33   27 avril 2018
L'Amour Courtois fleurit, comme nulle part ailleurs, à la cour angevine. On l'y cultive avec un soin infini. Cette admirable fille est certainement nourrie de ses enseignements, imprégnée de ses principes. Il en tiendra compte, ne brusquera rien, acceptera, lui, le roi, de se plier aux règles d'un jeu qu'il ne peux renier, étant le premier chevalier de son royaume.
Page 57
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Julaye30Julaye30   22 août 2021
Pourtant, dans un coin de sa mémoire, demeure l'obscur souvenir d'une prédiction faite, jadis, par un astrologue de son pays. Il lui avait annoncé qu'un grand roi l'aimerait et qu'elle serait à lui. Quel roi ? René d'Anjou ? Certainement pas. La duchesse veille sur lui de trop près. D'ailleurs, il n'est plus roi de Sicile. Elle n'en connaît qu'un autre: Charles VII! Ce ne peut être lui non plus. Il a quarante ans passés et des liens sacrés l'attachent à la reine Marie. Qui donc alors ?
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AlphonseDaudet33AlphonseDaudet33   24 avril 2018
Tandis que, suivis par le peuple en liesse, les escholiers chantent à travers rues, ruelles, places et cours, en s'accompagnant de luths et de tambourins, les huit Capitouls font une entrée solennelle à la suite du roi, dans la grande salle du château.
Charles VII préside la fête. Ce soir, ce n'est pas le grand consistoire des Jeux Floraux, dont la date et fixée, une fois pour toutes, au mois de mai, mais une séance de poésie où le souverain semble heureux de sièger.
Page 40
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LibertyBojanglesLibertyBojangles   13 juin 2022
Précipité du faîte des passions heureuses au fond d’un gouffre d’horreur, celui qu’on nomme partout « le Victorieux » sent vaciller son équilibre, voit revenir avec effroi les ombres mauvaises du désespoir et du malheur. Il a besoin de cette femme. Sans elle, il sent qu’il sera, de nouveau, perdu. Agnès est la fée d’un monde charmant où il n’a pu pénétrer qu’à sa suite. Elle détient les clefs de l’univers ardent et suave où il règne près d’elle dans l’allégresse de son âme enfin pacifiée. Elle partie, les brouillards, les obscurités, qu’elle seule avait su dissiper, reviendraient cerner de leurs ambiguïtés glacées, comme ces ténébreuses journées d’hiver, le monarque au cœur déchiré.
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Video de Jeanne Bourin (3) Voir plusAjouter une vidéo

Régine Pernoud
- Régine PERNOUD, médiéviste : critique l'enseignement de l'histoire ; intérêt et exigences des études historiques. Evoque sa formation. Fait l'éloge du livre de Jeanne BOURIN "La chambre des dames". Considérations sur la culture orale ; la place des femmes au 12ème siècle ; l'histoire du droit qui la passionne. Parle de ses voyages et de son prochain livre sur le thème de la femme au...
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