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ISBN : 2814501542
Éditeur : publie.net (01/01/1900)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Sur ces feuilles arrachées d’un cahier d’écolier se trouvent des « lignes d’une écriture serrée » qui vont bouleverser les esprits.

Nous sommes dans un paysage rural de l’Est, encore marqué par les traces d’une guerre qui reste dans les esprits. Se pose la question de ces lignes et de ce qu’il convient d’en faire. Et c’est un « nous » qui parle, un « nous » communautaire, la voix des habitants de ce village portée par la voix de l’auteur.

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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
brigetoun
  12 novembre 2009
des pages qui filent entre un monde que je crois avoir encore un peu côtoyé enfant, et puis la force qu'il faut pour vivre, la guerre qui est affrontement de terreurs, un en allé et ses écrits qui troublent le curé, en longues phrases qui se lisent dans un souffle, une langue merveilleuse, et ce qui l'apparente et la différencie de Bergounioux ou du Pierre Michon de « la grande Beume », sauf que la pensée se fait lourde, au niveau de la terre sombre, et que des cahiers d‘écolier et des encriers de faïence on s‘enfonce dans la guerre, sa matérialité horrible qui fait que je comprends, en retard, qu‘il ne peut s'agir que de l‘autre, celle dont sont sorties les maladies de l‘Europe
Et puis au fil de ces longues phrases, l'histoire que lisent les habitants de la vallée sur ces cahiers et qui les rend incertains, d'une tristesse profonde - et cela parle de la terre, des efforts, et de la filiation, du lien (et de l'interrogation sur sa nature) avec tous ces fils disparus dans la guerre, le face à face des hommes pleins de terreurs qui la font.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   12 novembre 2009
ces mauvais cahiers dont les couvertures aux couleurs criardes mal posées sur le croquis central, un chevalier sur une monture cabrée je crois, leur texture au toucher, ressemblaient un peu à la peau qu'attrapaient les vieux paysans après leurs années passées sous les caresses vives du vent, du soleil, de la pluie et, plus souvent encore, du gel qui faisait éclater dans les bois certains arbres affaiblis, fendus déjà et par les fissures desquels l'eau s'insinuait peu à peu jusqu'à en atteindre le coeur pour y attendre que des températures bien largement égatives la fassent se figer, gonfler, se gonfler jusqu'à ce qu'elle parvienne, cette eau changée en glace, à opposer sa dureté minérale à celle plus tendre du bois, puis à vaincre cette dernière en la faisant littéralement exploser
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brigetounbrigetoun   18 novembre 2011
Dans la nuit à présent pleine, alors que la soutane ne se devinait plus derrière la tache blanche du papier, nous comprîmes que le prêtre ne s'occuperait pas de cela, qu'il ne voulait pas de ça, ces papiers-là, ces phrases-là, et qu'il nous les rendait, nous rendant dans le même mouvement à nous, nous signifiant que nous n'avions plus qu'à nous démêler de cela seuls puisque, le plus souvent, nous réglions nos histoires sans l'aide de personne, sans foi, ni loi et, surtout, sans lui
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brigetounbrigetoun   12 novembre 2009
Ce onze novembre-là, donc, alors que nous tentions de former un groupe aussi compact que possible afin de nous protéger de la pluie et des bourrasques dont l’une venait d’emporter le béret du vieux Louis, qui demeura sans réaction à regarder son couvre-chef rouler au caniveau – ce qui, cette absence de jurons, de course malhabile derrière la galette de tissu s’éloignant, nous signalait, mais nous ne le comprîmes qu’après, le commencement de la fin du vieux, les premières manifestations de la bête qu’il portait sans le savoir dans sa tête et qui, lentement, le rongea, lui déforma le crâne, lui fit perdre ses beaux cheveux dont il s’enorgueillissait toujours, l’amena aux frontières de la parole
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brigetounbrigetoun   12 novembre 2009
un feu ennemi soudainement déclenché par quelque sentinelle effrayée, hallucinée à son poste et ayant capté un mouvement furtif, un glissement ; s'étant dressée, les yeux écarquillés, le souffle court ; ayant lancé quelque bref avertissement puis, ne recevant pas de réponse, nul mot de passe, ayant tiré en direction de son cauchemar en provoquant aussitôt de la part de ses lignes, par le seul pouvoir de la peur transmise aux camarades, un déluge de balles, d’obus de mortiers….
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