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EAN : 9782354086510
Éditeur : Mnémos (07/06/2018)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Djiane, héritière d’un art mortel et secret, est donnée contre son gré à un seigneur tyrannique. Arkhane, apprentie chamane, est privée en une nuit de son identité et de ses dons. Abandonnée dans un reg aride, elle ne doit sa survie qu’à la protection d’un étrange vautour. Seule rescapée de l’attaque d’une gigantesque créature des sables, Tiyyi, une jeune esclave tente d’échapper à la fournaise de Tessûa. Recueillie par des nomades, elle découvre peu à peu ses pouvo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  26 avril 2020
Voilà un livre qui remplace allègrement mes vacances de printemps !
Quel fantastique voyage, mes aïeux ! Quel exotisme ! J'ai rarement été autant emporté par la construction d'un monde imaginaire s'inspirant de la réalité et irrigué comme elle de beauté, de poésie, de danger, de cruauté et de mort.
Charlotte Bousquet invente un monde africain-oriental aussi beau que dangereux, aux senteurs de musc et de gingembre, où les oueds, les ergs et les villes de terre cuite invitent à la caravane, où de magnifiques chevaux et d'inquiétants lycaons côtoient des lézards géants et des vers des sables (clin d'oeil à Dune ?), et sur lequel l'âme humaine souffle parfois une poésie qui fait chanter le vent, mais fait aussi souvent gronder sa brutalité et sa colère en haïssant, en asservissant et en tuant cruellement. L'humain n'y vit cependant pas seul ; des Djinns immortels, des Éfrits et des Nehlîls foulent Shâhra. Et certains humains appartiennent aux deux univers du visible et de l'invisible. On les nomme les Kenzi.
Dans ce monde envoûtant, l'Islam n'existe pas, ou pas encore.
On suit les voyages initiatiques de trois femmes étonnantes. Chacune va devoir quitter son nid dont la sérénité est balayée par la haine et la mort.
Il y a Djiane / Déjà Morte, la danseuse-guerrière détentrice d'un art secret, fruit d'un premier mariage, détestée par sa marâtre, fuyant un mariage imposé avec le neveu de cette dernière, un des pires hommes que j'ai eu l'occasion de voir vivre sous les mots.
Il y a Arkhane / Née deux fois, privée de l'une de ses identités sexuelle, privée de son amour par une rivale sans pitié, qui développe au cours de ses voyages ses dons pour la médecine.
Il y a Tiyyi / Cent Vies, asservie, évadée, recueillie, capable de trouver son chemin même dans le plus complexe labyrinthe, et ce n'est que le moindre de ses dons.
La vie belle et cruelle se charge de leur apporter l'expérience qui leur sera nécessaire pour faire face à un être qui pourrait être sorti de la cuisse du Sauron de Tolkien. Mais un Sauron dont on partage avec amertume les états d'âme à travers les « lettres à son père ». Malik est dangereux, il souhaite vivre éternellement et a besoin pour cela de se sustenter « d'énergie humaine ». Pour lui les humains ne sont qu'une forme de viande qu'il méprise. Il a réuni – enchainé – toute une caravane d'êtres talentueux dont il puise dans la substance en attendant la réalisation de la prophétie.
Mais l'un des membres de la troupe a un plan. La sibylle Aya Sin voit les futurs possibles et essaie d'orienter les événements vers le plus souhaitable. Cela passera par la réunion des trois femmes.
Charlotte Bousquet parvient avec talent à faire exister des personnages sensibles et forts sans les écraser par un décor pourtant riche et grandiose. Il y a du Guy Gavriel Kay dans cette écriture, et venant de moi c'est un sacré compliment. Au pire ai-je pu penser de temps en temps que les trois personnages féminins principaux manquaient de différenciation de caractère nette. Mais la vie, les pages, se chargent de graver ses différences au fur et à mesure que l'on avance dans la lecture.
J'attends désormais la suite avec impatience. Et j'espère aussi qu'un jour prochain verra les nombreuses nouvelles écrites dans cet univers et éparpillées dans diverses anthologies regroupées dans un recueil. Pensez-y les éditeurs.
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boudicca
  26 octobre 2018
Cela faisait un moment que Charlotte Bousquet, auteur de la trilogie « L'archipel des Numinées », ne s'était pas essayée à de la fantasy pour adulte sous forme de roman. Premier tome d'un diptyque, « Shâhra » nous entraîne dans un monde d'inspiration orientale (on y trouve des éléments de culture arabe et perse) et opte pour une fantasy intimiste qui, malheureusement, ne m'a pas vraiment convaincue. Si le texte n'est pas exempt de qualités, l'intrigue n'est cependant pas à la hauteur et comporte deux défauts majeurs : un gros manque d'originalité et un rythme bien trop lent. le roman met en scène trois jeunes femmes, toutes brisées par une épreuve qui va radicalement changer leur vie : l'une est donnée en mariage à un homme violent et qu'elle déteste ; l'autre est mutilée dans sa chair et abandonnée par les siens ; et la dernière est victime d'une attaque au plein milieu du désert, la laissant seule rescapée dans un paysage aride et désolé. Parallèlement au parcours de ces trois héroïnes, on suit celui d'une troupe itinérante bien étrange, composée de personnes dotées de pouvoirs variés et menée par un certain Malik, vieillard à la santé déclinante en quête d'immortalité. Les situations dans lesquelles se retrouvent les jeunes femmes sont assez classiques, ce qui n'aurait pas été gênant si le sujet avait été traité de manière originale. le problème c'est que toutes trois suivent un schéma qui ne sort jamais des sentiers battus, et qui n'évolue guère tout au long de ce premier tome. Non seulement, la situation qui est la leur au début du récit reste pratiquement la même à la fin, mais surtout les étapes qui jalonnent le parcours des demoiselles ont tendance à beaucoup se ressembler. Les trois cents pages que comporte ce premier tome pourrait ainsi presque se résumer à une simple succession de moments d'errance et de rencontres, chaque personnage alternant l'un et l'autre avec plus ou moins de rapidité sans que leur condition en soit grandement changée.
Et c'est de là que vient, à mon sens, le principal problème de ce roman : l'interchangeabilité de ses héroïnes. Les trois sont dépeintes comme des femmes fortes, possédant une grande capacité d'adaptation et un grand courage, seulement aucune ne paraît avoir d'identité propre. Impossible de distinguer un trait de caractère qui différencierait davantage l'une de l'autre : seul le prénom et le contexte dans lequel évolue la personne nous permet de comprendre de laquelle des trois il s'agit. le comportement de certaines est de plus trop stéréotypé, à commencer par celui de Djiane, princesse belle et rebelle dont l'indépendance d'esprit s'exprime (comme pour toutes les princesses rebelles !) par de longues chevauchées mélancoliques sur son cheval préféré. Les personnages secondaires souffrent eux aussi de ce manque de profondeur et n'apparaissent que comme de simples figurants, sitôt passés sitôt oubliés. On peine, dans ces circonstances, à s'attacher à l'un d'entre eux, si bien que des scènes supposément dramatiques mettant en scène la disparition de l'un ou la souffrance de l'autre ne parviennent à aucun moment à émouvoir le lecteur. On suit le parcours des héroïnes sans ennui, mais sans jamais se sentir vraiment impliqué par leurs deuils et leurs épreuves. le « méchant » de l'histoire, ce vieillard et en quête d'immortalité, est pour sa part très caricatural. Sadique, cruel, égoïste..., Malik agit sans aucun discernement et semble prendre un malin plaisir à pousser à bout ceux dont il a pourtant le plus besoin. Sa manière de s'exprimer par le biais de lettres écrites à son père reste pour le moment inexpliquée et j'avoue que je suis assez dubitative quant au choix de ce monde de narration (qui s'expliquera cela dit peut-être dans le tome suivant...). Les autres figures négatives du roman sont elles aussi bien trop classiques et traitées sans aucune nuance : on retrouve ainsi le stéréotype de la marâtre jalouse de sa belle-fille et manipulant son père pour l'éloigner, ou encore celui la nouvelle épouse jalouse de l'ancienne amante de son jeune mari et capable de se montrer d'une cruauté sans nom pour lui nuire.
Tout cela est d'autant plus dommage que le roman possède un indéniable atout qui rend tout de même la lecture intéressante : l'exotisme de son décor. L'auteur opte en effet pour une fantasy orientale qui fleure bon les « Mille et une nuits » ou les aventures d'Ali Baba. Les paysages seuls suffisent bien souvent à enflammer l'imagination du lecteur qui n'a pas souvent l'occasion d'arpenter de telles étendues désertiques faites de dunes et de regs arides, et peuplées de créatures étonnantes. Djinn, elkhîli (hybride du désert), dragon des roches, griffon, esprits élémentaires captifs de lampes, animal totem... : le bestiaire invoqué par Charlotte Bousquet ravît par sa diversité et donne lieu à des scènes marquantes qui réveillent l'intérêt du lecteur. le surnaturel ne se manifeste pas seulement par le biais de créatures mais aussi chez certains personnages qui sont nombreux à être dotés de pouvoirs magiques qui vont de la capacité à entrapercevoir l'avenir, à celle de donner vie à des homoncules, à accélérer les processus de guérison ou encore à accompagner les âmes dans l'au-delà. A noter que ce n'est pas la première fois que Charlotte Bousquet met en scène cet univers puisque, comme l'indique plusieurs notes de bas-de-page figurant dans le roman, certains des contes et légendes dont il est fait mention ont déjà été publiés sous forme de nouvelles dans diverses anthologies (« Azr'Khila » dans « Reines et dragons » ; « De sable et de vent » dans « Les Incontournables de la fantasy » ; « Dans ses yeux » dans « Mon cheval, mon espoir » ; « La nuit sur le plateau de K'fên » dans « Les coups de coeur des Imaginales »). Ces récits légendaires qui apparaissent ici ou là au fil du texte permettent de donner davantage de consistance à l'univers dépeint, même si celui-ci reste encore très nébuleux par bien des aspects. Autre effet de style servant à renforcer l'immersion du lecteur : la présence fréquente de petites poésies improvisées (dyn), auxquelles je n'ai malheureusement pas été sensible.
Lecture en demi-teinte pour ce premier tome marquant le retour de Charlotte Bousquet chez les éditions Mnémos. Si l'exotisme de l'univers et l'originalité du bestiaire mis en scène constituent d'indéniables atouts, l'intrigue et les personnages souffrent pour leur part d'un traitement trop léger qui empêche une véritable immersion. Je ferai donc impasse sur la suite...
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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Mladoria
  10 novembre 2018
Merci du fond du coeur à Babelio et aux éditions Mnémos pour cette sélection à la Masse critique dédiée à l'imaginaire et au polar.
De la fantasy aux inspirations arabo-perses ce n'est pas si courant dans le genre. Servie par cette sublissime couverture signée Mélanie Delon, on ne peut qu'être intriguée par une telle entrée en matière.
Il s'agit d'un récit polyphonique où l'on suit pas moins de 5 narrateurs différents : les lettres qu'un être en quête d'immortalité adresse à son père, une aurige , une chamane, une guerrière, une jeune fille débrouillarde aux dons multiples. Tous ses récits se déroulent aux quatre coins de Shâhra (dont une carte splendide -et bien utile- est présentée en début d'ouvrage), s'imbriquent et se répondent. le récit principal de toutes ses histoires se déroulant simultanément ou quasiment est émaillé de légendes et mythes de ce monde, écrits par l'auteure sous forme de nouvelles et disséminés dans divers recueils et anthologies, j'ai pris plaisir à en lire quelques unes pour prolonger l'immersion.
C'est ainsi un univers d'une précision infinie que nous offre Charlotte BOUSQUET, précis mais aussi terrible onirique et plein d'échos à nos lectures passées tout en étant complètement originales dans les dénominations, la langue, les unités de mesures, les titres.
Aventure, trahison, amour, poésie, magie de toute sorte (métamorphose, illusionnisme, télépathie, prophétie, guérison, orientation, art du combat), créatures du désert, immortalité, les quatre femmes sont liées par la magie qui les habite chacune à leur manière.
Pourquoi ne pas avoir mis la note maximale alors ? Ben parce qu'après avoir fait monter l'histoire crescendo tout se coupe et reste en suspens et c'est trop cruel !!! Terriblement hâte que la suite et fin sorte pour connaître le sort de toutes, à qui je me suis attachée durant ce récit.
Je vous souhaite un merveilleux voyage en Shâhra et si vous vous perdez en chemin, levez les yeux, peut-être le vautour de la déesse Azr'Khila, déesse de la vie et de la mort, vous montrera t-il la voix !
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Saiwhisper
  21 juillet 2019
Ayant vu que Charlotte Bousquet était aux Imaginales, j'ai eu terriblement envie d'aller échanger avec elle pour lui parler de ses publications et pour lui en acheter une nouvelle. Sa plume me plaît beaucoup et, la plupart du temps, l'auteure n'hésite pas à proposer des héroïnes fortes, déterminées et avides de liberté ou d'émancipation. C'est le cas avec « Les masques d'Azr'Khila » qui propose quatre portraits féminins répondant à ces critères. Ces narratrices permettent d'aborder une pluie de thématiques comme la condition de la Femme, le féminisme, la différence, la tolérance, l'entraide, etc. Pourtant, l'ambiance de ce premier opus est loin d'être tranquille ! On est sur de la Dark Fantasy. Plusieurs passages seront donc difficiles… Attendez-vous à de l'esclavagisme, de la drogue/de la dépendance, mais surtout de la violence comme de la torture physique et psychologique, des meurtres, du chantage, des viols, … Les scènes ne sont pas détaillées comme dans « le dieu oiseau » d'Aurélie Wellenstein cependant, elles ont tout de même lieu et laissent des marques sur les protagonistes.
La superbe couverture retranscrit bien l'atmosphère de cette duologie. Comme le dit Charlotte Bousquet dans ses remerciements, on est sur un récit dépaysant reprenant un mélange de « culture scythe, animiste, arabe et perse ». On est donc sur une ambiance du désert « Mille et une nuits » avec des coutumes arabes, des divinités, des créatures folkloriques tels que les djinns ou des esprits-gardiens (animaux guides), des contes, des légendes, … L'ensemble m'a enchantée ! J'ai également apprécié les nombreux chants ou poèmes retranscrits au fil de l'histoire, même si ces derniers n'aident pas forcément à l'immersion (tout dépend des goûts du lecteur).
Les narratrices sont intéressantes et vont toutes avoir un destin cruel. Heureusement, leur détermination et leur courage les aideront à aller de l'avant. Djiane est une jeune femme que l'on va marier de force à un tyran alors qu'elle aimait un autre homme. Son époux m'a rappelé le maître du harem dans « Les illusions de Sav-Loar » de Manon Fargetton. Il est aussi exécrable, vicieux, puissant et horrible que lui… Tiyyi est la demoiselle qui m'a plu le moins. On ne la voyait pas beaucoup par rapport aux autres, tandis que sa personnalité était moins développée… En revanche, Arkhane m'a fait forte impression dès sa première apparition. Androgyne né.e avec les attributs des deux sexes, elle fait l'admiration de certains et la jalousie des autres… Mais c'est surtout sa manière dont elle va remonter la pente après un drame qui m'a émue. de plus, tout le côté chamanique et médicinal qu'elle va côtoyer m'a intéressée. Aya Sin, qui n'est pas mentionnée dans le résumé mais qui va jouer un grand rôle dans le scénario, est une narratrice intrigante. Elle côtoie Malik, le fils d'un immortel rêvant d'être un sur-homme comme son géniteur. Avec eux, l'ambiance est plus tournée vers la pression, la mort, la drogue et la manipulation… Nul doute que leur rôle sera décisif pour la suite de l'histoire…
Même si j'ai aimé le féminisme de ce premier opus, la plume de l'auteure, les thématiques engagées ainsi que le mélange de cultures exotiques, je n'ai malheureusement pas été totalement convaincue… le parcours des héroïnes est très similaire, ce qui donne l'impression de redondance. de plus, j'ai eu l'impression que les quatre femmes se ressemblaient beaucoup, au point que je confonde parfois certaines d'entre elles, notamment Tiyyi qui est bien trop effacée par rapport à ses consoeurs… le rythme est également assez linéaire et comporte peu de rebondissements, ce qui peut engendrer des longueurs. de ce fait, j'ai trouvé qu'il manquait du suspense ou quelque chose me donnant envie de tourner frénétiquement les pages… Je ne ressens pas la pulsion de me jeter sur la suite, même si je pense le faire un jour. C'est dommage… Je verrai plus tard si le second et dernier opus me laisse la même impression.
Lien : https://lespagesquitournent...
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Mariloup
  10 novembre 2018
Shâhra, les masques d'Azr'Khila est un roman qui me faisait de l'oeil depuis sa sortie. Ce n'est pas le premier roman de l'auteure que je lis, c'est le second après Sang de lune qui avait été une semi déception. Mais Shâhra a été une belle surprise.
On suit plusieurs personnages dont un sorcier immortel coincé dans un corps mortel qui a peur de sa déchéance prochaine, qui souhaite devenir un dieu vivant et qui en attendant, se nourrit de l'énergie vitale de personnes ayant des dons particuliers; Aya Sin, voyante dépendante de l'aziram (la drogue la plus répandue dans Shâhra), manipulée par ce sorcier pour retrouver des gens comme elle en sachant leur triste destin; Djiane, capable de danser avec la mort, délaissée par son père au profit d'un fils et d'une nouvelle femme, encombrante que l'on veut céder à un terrible seigneur violent et meurtrier; Arkhane, apprentie chamane androgyne, que l'on jalouse pour ses pouvoirs, pour sa double nature et dont on lui vole la partie la plus importante d'elle-même qui faisait toute son identité, laissée pour morte dans un désert et guidée par un vautour; Tiyyi, adolescente qui a perdu les siens, devenue esclave puis libre qui durant ses errances se lie avec des gens, avec des créatures. Et plus que tout, il y a Azr'Khila, la déesse aux deux visages, déesse de la vie et de la mort. Elle n'est pas là mais on la devine. Ainsi que d'autres dieux et déesses comme Lâssa, déesse de la pluie et des fleuves ou bien Azara, déesse des illusions et de la magie.
Ces femmes vont en vivre des aventures, ou devrais-je dire des mésaventures. Elles sont toutes liées d'une manière ou d'une autre. C'est Aya Sin qui est la passerelle entre elles au début, qui les voit à travers ses visions et prophéties. Chacune est spéciale, a quelque chose en elle, qui grandit et se développe, qui les relie toutes malgré leurs différences et la distance qui les séparent. Je me suis attachée à ces femmes, que j'admire, qui en ont vraiment bavées et qui sont capables de grandes choses désormais. J'ai eu une certaine préférence pour Djiane et Arkhane.
C'est un monde d'hommes, dur, cruel, violent, où l'esclavage est plus que présent, où la magie imprègne toute chose, ainsi que la sorcellerie et sur lequel règnent les dieux et les esprits, où les femmes peinent à trouver leur place et à survivre.
L'univers est vraiment incroyable, très original à connotation oriental puisqu'on a une mythologie assez orientale (Djinns, dieux, créatures...), tout en la mélangeant à d'autres. J'avais l'impression d'y être, les sens en éveil grâce aux descriptions qui me vendaient du rêve ou presque. Charlotte Bousquet a vraiment une imagination débordante et nous partage ses univers tous plus oniriques et étranges les uns que les autres.
J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire au début, à me familiariser avec l'univers et j'avais peur de ne pas arriver à suivre, de décrocher mais une fois à l'aise, ça a été et j'ai pu apprécier pleinement ma lecture.
J'aime décidément beaucoup la plume de l'auteure. Elle me parle, si poétique, si incisive, descriptive avec des termes très imagés et qui sont expliqués dans un glossaire à la fin du roman (et qu'on retient au bout d'un moment car ces termes souvent imprononçables reviennent très souvent).
Ce roman n'est pas un oneshot, il y a bien une suite, un second et dernier tome qui n'est pas encore sorti mais que j'ai hâte de découvrir. Je veux absolument savoir ce qu'il va advenir de nos héroïnes et ce signifie la prophétie au centre de tout.
Un grand merci à Babelio et aux éditions Mnémos pour cette jolie découverte.
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critiques presse (1)
Elbakin.net   13 juin 2018
Ce premier tome ne tient pas toutes les promesses de son résumé et souffre de problèmes de rythme un peu trop importants pour se suffire à lui-même et viser plus haut. On retiendra un univers qui a pourtant tout pour hypnotiser, avec une grande place donnée à la spiritualité, mais trop peu d’espace pour les personnages dont nous devons malgré tout suivre la route.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   21 avril 2020
Selon les légendes ezeraques, les premiers humains façonnés par les dieux étaient doubles. Sages par nature, ils ne souffraient ni du manque né du désir ni de la joie de l'extase, ne connaissaient aucun excès, vivaient en eux-mêmes et jamais ne se mêlaient les uns aux autres car ils se suffisaient. On les disait infatigables, capables de grandes prouesses.
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BazaRBazaR   20 avril 2020
Un jour au bord de l'oued
Un jour j'ai trouvé
Au bord de l'oued un galet
J'ai trouvé plat et blanc
Un galet bien luisant

Plat et blanc je l'ai lancé
Bien luisant à la surface
Je l'ai lancé sur l'eau
A la surface il a rebondi

Sur l'eau cinq fois
Il a rebondi dans le soleil
Cinq fois jusqu'à la tête
Dans le soleil jaune
Jusqu'à la tête d'un crocodile
Un crocodile jaune
Qui l'a avalé
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BleuopaleBleuopale   17 juillet 2018
Arkhane roule sur elle-même, s’appuie sur ses coudes, et ses yeux plongent dans ceux de son double, réfléchi par une flaque d’eau étrangement huileuse. Elle découvre avec surprise qu’une poussière d’ocre rouge recouvre sa peau. Instinctivement, elle frotte ses paumes contre ses joues, ses paupières, ne laissant qu’une mince ligne pourpre au milieu de sa figure, une ligne qui la coupe en deux, deux parties distinctes, l’une blanche comme la mort, l’autre noire comme la vie. Elle reconnaît la marque d’Azr’Khila, la Déesse aux deux visages.
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SaiwhisperSaiwhisper   21 juillet 2019
- A sa place, je serais allée jusqu'au bord de l'océan, j'aurais accompli ce dernier voyage en mémoire de lui, j'aurais...
- Tu n'as que quinze ans, Tiyyi. Il est difficile pour toi d'imaginer que l'on choisisse la mort... Pour certains, cependant, il s'agit d'un refuge, d'un apaisement... ou d'une quête impossible.
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BazaRBazaR   24 avril 2020
Certaines pierres avaient la capacité d'absorber le chagrin. Mais jamais encore elle n'avait été témoin d'un pareil phénomène.
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