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ISBN : 2081288346
Éditeur : Flammarion (04/02/2015)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Lina et Nour s'écrivent de longues lettres.
L'une décrit sa vie à Sofia, en Bulgarie, l'autre évoque les immeubles gris de la Seine-Saint-Denis. Une amitié forte se tisse peu à peu. La correspondance se transforme en confidences, les inconnues deviennent amies et partagent leurs coups de gueule, leurs coups de coeur, leur cri de guerre. Mais un jour Nour devient distante....
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  03 février 2015
Correspondance entre deux classes de seconde, une du lycée français de Sofia, l'autre d'un établissement du XVIIIe arrondissement de Paris. Lina est fille de diplomate en Bulgarie, Nour est issue de la classe moyenne et vit à Saint-Denis. Très vite, les deux jeunes filles sympathisent et ne se limitent plus aux échanges imposés par le professeur, le courrier postal est trop lent, elles s'envoient des mails. Nour est réticente pour se dévoiler davantage, elle refuse les photos et les discussions par le biais des réseaux sociaux.
Il m'a fallu un peu de temps pour entrer dans cette histoire, qui m'a d'abord semblé convenue et trop gentillette - ah, les portraits chinois et leurs réponses bateaux... J'ai dû comparer malgré moi à 'Une bouteille dans la mer de Gaza' (Valérie Zenatti). Il est bien question de politique ici aussi - la montée de l'extrême-droite en Bulgarie - mais de manière plus légère. le récit gagne en intensité à mesure que les confidences entre les deux adolescentes deviennent plus intimes, plus graves ; Lina évoque la révolte sociale dans son pays, les mots de Nour laissent deviner un profond mal-être. La fin est particulièrement émouvante et donne envie de reparcourir l'ensemble des lettres.
Ce récit devrait séduire les jeunes lecteurs dès le collège, par sa forme épistolaire et par les thématiques abordées - amitiés virtuelles, confidences, histoire d'amour hésitante, mal-être adolescent, quête identitaire...
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argali
  12 février 2015
Tout commence avec un travail scolaire imposé à une classe parisienne et une classe de Sofia. Il s'agit d'échanger une correspondance - pas de mail, pas de tweet– et de faire connaitre à l'autre son lieu de vie de manière originale. Peu à peu, une réelle amitié va naitre de ces échanges épistolaires où chacune se confie un peu plus au fil des échanges. Débutée sur le mode badin et terminant chaque fois par trois éléments du questionnaire de Proust, leur correspondance prend un tour plus intense quand des événements tragiques secouent la Bulgarie.
L'auteure alterne lettres et messages rendant certains moments plus dynamiques et plus intimes. Comme de nombreuses adolescentes, elles partagent leurs rêves, leurs joies, leurs peines, leurs complexes... Ces moments m'ont paru vraiment très fleur bleue. A d'autres, elles font preuve d'une maturité et d'une réflexion presqu'adulte qui rend l'écart entre les deux un peu irréaliste à mon goût. Dans ces passages, on découvre la Bulgarie, ses tensions politiques et sociales, le sort réservé aux Tziganes et ce sont ceux qui m'ont le plus intéressée.
J'ai du mal à exprimer un avis tranché en ce qui concerne ce récit. Il présente une structure décousue, des éléments répétitifs qui m'ont lassée, un air de déjà vu... mais il traite avec sensibilité de sujets qui préoccupent tous les adolescents comme l'image de soi, le corps, la quête identitaire et la découverte de l'autre issu d'un milieu différent. La fin inattendue vaut aussi la peine.
Je laisserai donc mes réticences d'adulte de côté pour me mettre dans la peau d'un(e) ado. Je pense que ce livre qui parle d'eux les touchera.
Merci aux éditions Flammarion qui m'ont envoyé ce roman.
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maevedefrance
  02 février 2015
Lina et Nour sont toutes les deux élèves de seconde. Lina vit Sofia, en Bulgarie et Nour à Saint-Denis, dans le "9-3". C'est parce que leur prof de français respectif ont décidé d'établir une correspondance postale entre les élèves de ces deux pays qu'elles vont se découvrir. A l'heure d'Internet c'est une chose totalement incongrue pour ces deux jeunes filles.
Au fil de la correspondance, les identités se révèlent, entre autres par le jeu des portraits chinois initié par Nour. Répondre à trois questions et en inventer trois autres.
Lina est fille de diplomate et va à l'école française de Sofia. La France ne lui est pas un pays inconnu car elle y a de la famille. Nour possède aussi une double culture : marocaine et française. Evidement leur correspondance les amène à évoquer leur quotidien dans leur pays respectif. Les jeunes filles se lient d'amitié au point de briser la règle de la correspondance postale quand l'une a besoin d'un soutien moral urgent ou que l'inquiétude ronge l'autre. C'est donc par moment le mail qui prend le relais, dans cette narration épistolaire.
Pourtant, quand il s'agit de se rencontrer, Nour devient soudain distante et blessante envers Lina... Une attitude qui désarçonne le lecteur autant que Lina. Un revers de situation qui intrigue. Une piste en particulier vient à l'esprit. Pourtant bien loin de la réalité ! A vous de lire si vous voulez savoir mais j'avoue que ça m'a vraiment surprise !
Lina est une jeune fille engagée et préoccupée par la situation politico-économique de la Bulgarie, par le racisme, la corruption, la montée de l'extrême droite. Elle prendra part une manifestation géante. Grâce à elle, on apprend pas mal de choses sur son pays, notamment sur le racisme envers les Tziganes et les Roms. Néanmoins, si le personnage est attachant, je l'ai trouvé trop sérieuse pour être totalement crédible pour ses quinze ans, à vrai dire. Même les propos blessants de Nour à son égard n'arrive pas à avoir le dessus. Elle est vraiment invincible et super costaud cette ado !
Nour, quant à elle, paraît plus fragile. La situation de la France, elle s'en fiche, davantage fascinée pour le Body Art et comment persuader ses parents de l'autoriser à se tatouer, se scarifier, se percer. Une obsession qui alerte Lina : elle y voit un mal-être chez son amie. L'autre passion de Nour c'est de faire des rimes et d'écouter Grand Corps Malade. Oui, encore une histoire de corps...
Les histoires d'amour et de garçons ne sont pas absentes de leur correspondance. du moins chez Lina qui en pince pour Ilya.
Aux manifs en Bulgarie font échos les manifs homophobes en France. Mais Lina explique à Nour que "même si en France il y a des hystériques extrêmistes qui font du buzz en manifestant contre le mariage pour tous, c'est loin d'être aussi fermé qu'ici".
Nour est surprise de la situation de la Bulgarie : "Tu sais, Lina, tu ne m'ennuies pas du tout avec la politique, même si ce n'est pas vraiment ma came. J'ignorais que la situation était si difficile dans ton pays : en France, les media ne s'intéressent qu'à ce qui fait du buzz : les guerres, le sexe, les scandales people (gros titres sur Internet hier), la sécurité et les jeunes des "quartiers". Habitant à Saint-Denis, d'une certaine façon j'en fais partie. L'avantage d'être de l'autre côté du périph, c'est que tu fais éclater tous les préjugés."
L'identité, l'intolérance, la corruption, les préjugés, le droit à la différence et le mensonge sont au coeur ce roman. Une écriture qui mêle le parler ado et la poésie des rimes de Nour. Un roman épistolaire, qui vire parfois à l'échange épistolaire version 2.0 où le texte s'émaille de smileys, il fallait y penser !
J'ai bien aimé ce livre qui révèle son originalité à la fin. MAIS en même temps un peu trop à la fin justement ! Et avec le portrait de Lina, jeune fille un peu trop sérieuse pour être totalement crédible à mon goût, c'est peut-être le reproche que je ferai à ce roman pour ados : j'ai bien peur que les gamins n'arrivent pas à accrocher jusqu'au bout à cette histoire d'amitié.
Passé l'effet de surprise, on a un peu aussi l'impression d'être passé à côté de l'essentiel pendant la lecture. C'est un roman savamment construit, où les indices disséminés dans la narration force le lecteur à repenser les propos de Nour à la fin. C'est à la fois la force et la faiblesse de ce livre.
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angelita.manchado
  31 janvier 2015
Nour et Lina sont en classe de seconde. Dans le cadre de leurs cours de Français, les élèves entretiennent une correspondance entre la France et la Bulgarie. Les deux élèves vont vite sortir du cadre imposé et correspondre plus par mail, développant ainsi une véritable amitié. Mais Nour devient distante. Lina, après le premier coup de colère, réfléchie, va profiter de son passage à Paris, pour demander des explications.
Sous la forme de portrait chinois, ces élèves vont se découvrir peu à peu. La correspondance prend un véritable tournant pour Nour et Lina car elles vont se dévoiler et devenir des amies au fil des mots, des révélations plus ou moins explicites.
Nour et Lina ont donc 16 et 15 ans. Au début de leur correspondance, elles prennent des gants pour se découvrir peu à peu. le ton du début n'est pas trop personnel. Elles se présentent, leur lieu de vie, leurs amis, ce qu'elles font. le lecteur sent très vite une différence. Nour est beaucoup plus en retrait et se cache derrière des mots, le slam. Son malaise devient vite présent. Lina est plus expansive, optimiste, elle n'a pas de préjugés. Elle peut se mettre en colère, mais très vite elle réfléchit pour que la situation ne s'envenime pas.
Ce roman est un véritable coup de coeur pour moi, le premier de l'année 2015. Enfin, un auteur qui ne tombe pas dans le cliché du phrasé des jeunes. Je l'ai toujours dit, écrit, de nombreux adolescents ont de la culture, ils s'intéressent à l'actualité, ils sont sensibles et ont une bonne diction. C'est le cas ici et personnellement, j'en suis ravie.
Charlotte Bousquet nous dévoile les émois des adolescents et surtout cette peur du rejet, familial et amical, lorsque l'on se sent et que l'on est différent. Les mots sont très bien choisis pour décrire toutes les situations. Charlotte Bousquet ne verse pas dans le pathos même si le lecteur sent très vite que Nour n'est pas bien dans sa peau. L'auteur est très sensible pour tout raconter, que ce soit une journée de neige, la mort d'un cheval, la situation politique des deux pays (car oui, elles s'intéressent à la politique et à l'économie, elles ne sont pas obtus). D'ailleurs, le lecteur peut trouver une comparaison entre la France et la Bulgarie, concernant le rejet des êtres humains parce qu'ils sont étrangers. On a l'impression que les sujets politiques sont effleurés mais non. le final peut prêter à sourire même s'il y a également beaucoup de tristesse avec des révélations. Il y a eu mensonge pour se cacher, pour ne pas être rejeté, mais il n'y a pas trahison. Charlotte Bousquet nous démontre qu'il reste tout de même de l'espoir et que tout le monde ne réagit pas forcément par l'exclusion de ceux qui sont différents. J'ai vraiment été touchée, souvent émue. Dans certaines situations, on peut compatir. Là, c'est l'adulte que je suis qui écrit ces mots car l'adulte ne souhaite pas voir un enfant, quel que soit son âge, souffrir.
J'ai trouvé Nour et Lina très attachantes. Elles sont en train de se construire et ce n'est pas facile à cet âge. Entre les dessins de Lina et les mots de Nour, elles peuvent arriver à tisser des liens encore plus forts.
Les références musicales sont nombreuses, notamment en matière de slam. Pour ma part, je ne connais que Grand Corps Malade. Mais il y a également Dead can dance, découvert il y a quelques mois de ça.
Même si ce roman est dans la catégorie Adolescent de Flammarion, pour ma part, je le destine également aux adultes qui peuvent réfléchir et ne pas juger tous ces jeunes en train de se construire. Même d'eux l'adulte apprend. En tous les cas, c'est ce qui a toujours été la base de l'éducation donnée à ma fille. Et à près de 20 ans, sans me jeter des fleurs, elle est une belle personne. Pour les jeunes, ce roman leur permet de réfléchir à la vie, à l'amitié, aux situations politiques économiques et politiques en France et en Europe mais ils ne seront pas formatés par les propos de l'auteur.
Je vais me permettre de compléter le titre du roman, Si j'étais un rêve… je serais moi.
Lien : https://jelistulisillit.word..
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RebelleReader
  08 décembre 2015
C'est sur un blog livresque que j'ai découvert ce petit roman. Très petit, très court, et ça m'a tout de suite intrigué. Sa couverture aurait tendance à montrer le côté épistolaire, c'est ce qui me manquait dans mes récentes lectures et de suite j'ai su qu'il pourrait me plaire!

Deux jeunes adolescentes s'échangent des lettres. L'écart entre les deux pays où elles vivent respectivement est grand, pour le cas de la distance ou de l'Histoire, mais les lettres vont et viennent sans difficultés de compréhension. Ces deux personnages établissent alors un lien amical important.
La révolution dans le pays de Lina croît en puissance et cette dernière essaie avec ses amis de lutter pour les valeurs qui leur tiennent à coeur. Tandis que du côté de Nour, en région parisienne, notre jeune fille se sent seul, sa solitude face à ses camarades la confond en tristesse et dépression.
Si Nour plonge dans le noir à une vitesse vertigineuse, Lina cherche à redonner vie à sa ville avec une grande détermination. le lecteur voyage ainsi de manifestations aux sites de tatoueurs. L'amitié sera-t-elle plus forte que tout?

On s'attache à ses deux jeunes filles, on intercepte leurs lettres et leurs sentiments. Elles se confient et malgré qu'elles aient une vie très différente l'une de l'autre, et des personnalités divergentes, elle peuvent ressembler à n'importe qui et ça nous plaît.
L'auteure nous touche avec des valeurs universelles. Elle a une plume sublimée par des sujets contemporains, les moyens de communications actuels (email, Facebook) ainsi qu'une parole jeune qui sensibilisera un public jeune par conséquent. Cependant, si ces jeunes filles ont des petits soucis, j'aurai voulu en savoir plus sur leur entourage. Leur voeu d'anonymat bloque le lecteur à la limite de ce qu'elles choisissent de partager. Lina nous paraît sans doute plus sensible, et Nour plus renfermée, mais au final, nous ne les connaissons pas plus que ça...

Ce n'est pas une lecture naïve, Si j'étais un rêve peut paraître un titre pour un album d'enfant, mais ce roman est chaleureux, plein de gaieté tandis qu'il soulève distinctement des sujets sensibles à chaque individu.
Charlotte Bousquet est une auteure que j'apprécie beaucoup pour son écriture franche, avec ses accroches verbales stimulantes, son regard très calme et unique à elle envers la jeunesse. On retrouve dans ses romans cette douceur amère qu'aucun adulte ne peut encore témoigner l'existence, sauf elle, comme si elle parcourait encore l'adolescence et ce chemin fastidieux pour se rapprocher de la vérité.
Si j'étais un rêve n'a rien d'arrogant, il est fluide, d'une qualité exquise, les pages sont de plus en plus adhérentes à nos pensées, à notre vécu, à notre imagination, et ce petit roman n'exige rien de nous, en quelques heures nous le dévorons et Lina et Nour ne nous paraissent déjà plus des étrangères.
Un roman intriguant qui finit sur un mystère mais qui échoue peut-être dans le partage à grande échelle de son message.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael   24 avril 2015
« Moi, ce qui me fout la trouille, c'est stagner. Être prisonnière d'un monde gris sans espoir de changer. Jamais. Et puis, les regards. Les regards qui t'effleurent sans te voir qui te jugent sans t'approcher qui te méprisent sans te parler. Les regards indifférents et les regards blessants, ceux que tu redoutes, ceux qui te font crever. Alors, tu te recroquevilles sur toi-même, tu te fais souris, tu t'aplatis pour que leurs yeux passent au-dessus de toi. »
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orbeorbe   08 février 2015
Arrête de m'écrire. Je n'ai plus rien à te dire. Ton monde n'est pas le mien, tu vois je suis chat et toi, t'es chien.
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orbeorbe   08 février 2015
Quels sont tes rêves, Lina? Quelles sont tes peurs ? Qu'est-ce qui te fait rire ? Pourquoi tu pleures ? Quelle musique tu écoutes ? Quels livres tu aimes ? Es-tu sucré ou salé, Facebook ou Twitter ?
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maevedefrancemaevedefrance   24 janvier 2015
Si j'étais un idéal, j'essaierais d'être inaccessible. Ce qui compte, c'est le voyage, après tout.
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NadaelNadael   24 avril 2015
« Moi, ce qui me fout la trouille, c'est stagner. Être prisonnière d'un monde gris sans espoir de changer. Jamais. Et puis, les regards. Les regards qui t'effleurent sans te voir qui te jugent sans t'approcher qui te méprisent sans te parler. Les regards indifférents et les regards blessants, ceux que tu redoutes, ceux qui te font crever. Alors, tu te recroquevilles sur toi-même, tu te fais souris, tu t'aplatis pour que leurs yeux passent au-dessus de toi. »
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