AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2228894060
Éditeur : Payot et Rivages (31/05/2001)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 88 notes)
Résumé :
Globe-trotter poète, écrivain du voyage, Nicolas Bouvier aura sans doute rempli autant de carnets de notes qu'il aura achevé de paires de chaussures.
Le Journal d'Aran et d'autres lieux s'ouvre sur une balade le long des falaises d'îles irlandaises, saoules de vent et hantées par la solitude minérale, sur les traces de quelques moines fondateurs d'abbayes, de bâtisseurs acharnés. Ou plus simplement dans le sillage de la "jeune garce bottée" croisée dans le p... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  23 février 2018
En ressortant « Journal d'Aran et autres lieux » de ma bibliothèque, je savais que je serais encore enchantée par ce livre de Nicolas Bouvier, grand écrivain-voyageur.
D'autant plus enchantée car Aran = Irlande, pays où j'ai eu l'occasion de me rendre deux fois, que j'ai adoré et qui m'a enchantée. Je ne pense pas me tromper en disant que l'on peut en tomber amoureux (amoureuse dans mon cas). Celle que l'on nomme également «Île d'Émeraude », partagée entre l'Irlande du Nord et l'Irlande du Sud, fourmille de magnifiques paysages, de légendes (que l'on vous fait passer pour vraies) et offre un accueil chaleureux.
Ce n'est pas étonnant que Nicolas Bouvier y soit allé. D'ailleurs il écrit en page 37 :
« Aucune histoire d'Irlande n'explique ce qui a bien pu conduire des Celtes, plusieurs siècles avant Jésus-Christ, à s'installer sur ces îles extrêmes, ventées, séparées par des bras de mer dangereux et qui se présentaient alors comme d'immenses dalles rocheuses absolument nues descendant en pente douce des falaises de l'Ouest vers les criques abritées qui font face à la baie de Galway. Les vastes amphithéâtres de pierre sèche qui s'y trouvent, édifiés bien avant l'ère chrétienne et qu'on désigne – à tort – par le nom de forts (dunn en gaélique), suggèrent une population presque aussi importante que celle d'aujourd'hui. » Il y consacre la plus grande partie de son ouvrage, divisé en trois grands chapitres :
Journal d'Aran – Les chemins du Halla-san ou The old shittrack-again – Xian.
* Les îles d'Aran sont formées de trois îles rocheuses : Inis Mór - Inis Meáin et Inis Oírr. Leur caractéristique est d'avoir un paysage entrecoupé de murets de pierre.
Ces îles se trouvant à l'embouchure de la baie de Galway, sont connues pour leurs sites anciens et sont considérées comme des « joyaux de l'Irlande authentique ». Elles représentent également l'Ouest sauvage de l'Irlande.
Dans le cas de Nicolas, c'est son père qui l' a encouragé à voyager et il ne va pas le faire avec toute la logistique actuelle. Il part simplement équipé , avec « un seul » livre et va à la rencontre de personnages authentiques. Il nous communique son admiration des paysages parcourus - on ressent le vent terrible (d'ailleurs, fiévreux, il se demande ce qu'il fabrique dans cet endroit oublié du monde) – mais il nous raconte aussi la chaleur des habitants – son admiration devant des troupeaux de moutons, un énorme cheval blanc… Autrement dit, le lecteur est lui aussi conquis et accompagne le héros en tombant également amoureux de ce coin perdu.
J'ai vraiment apprécié d'y retrouver des lieux que j'avais eu la chance d'admirer au point d'en ramener une grande quantité de photographies. On n'en parle pas dans le livre mais j'y avais découvert « des vaches-pandas ». Étonnant à voir et c'est véridique !
Il ne faut pas oublier non plus, sur la terre ferme, le Connemara (où le ciel moutonne) près de Galway avec ses légendaires poneys et la célèbre chanson que l'on vous fait chanter (bien volontiers) en le traversant.
On connaît aussi Nicolas Bouvier pour ne pas voyager dans des lieux tranquilles. Il utilise de nombreuses métaphores mais il intègre de la poésie, beaucoup d'humour. Ce voyage en Irlande est magnifique et ne peut pas s'oublier, surtout quand on a déjà vu ce pays.
* Ensuite, il passe à la partie : « Les chemins de Halla-san ou The old shittrack-again ». Il y raconte son ascension du volcan Halla-san sur l'île coréenne de Chedju. Ce volcan domine la Corée du Sud et l'auteur avait déjà écrit un livre « Les chemins de Halla-san », expédition qu'il avait effectuée avec son épouse. Mais ici, il nous livre une petite partie de ce périple qui représente tout de même une longue randonnée et une grande expérience personnelle. Il n'oublie pas d'y faire mention de quelques personnages pittoresques rencontrés, dont l'un luit dit, avec malice : « « Garde l'oeil sur ton sac, planque ton fric, et regarde où tu poses les pieds. Ce n'est plus le Japon, it's the old shittrack-again » (Retour à la vieille piste de merde). On verra bien. » (page 99) Et cela a d'ailleurs donné le titre du chapitre consacré.
* Quant à la dernière partie : « Xian » , (en chinois : 西安, littéralement « pays de l'ouest »), dont la capitale est EFEO, Si-ngan-fou. C'est une ville dont l'histoire remonte a plus de 3.100 ans. Elle est célèbre notamment pour son armée de terre cuite, ou armée d'argile, qui représente environ huit mille statues de soldats et chevaux en terre cuite, représentant les troupes de Qin Shi Huang, premier empereur de Chine.
Dans cette dernière partie, il est surtout question de rudesse, de dénuement.
Au final, on a, une fois de plus, un livre totalement dépaysant, un journal de bord bien fourni, enrichissant, captivant et qui nous fait admirer un explorateur qui va au-delà de lui-même tout en racontant sans utiliser de longues phrases tarabiscotées. Il nous décrit simplement son ressenti, son humeur, ses douleurs et ses joies, les moeurs et coutumes des peuples croisés au hasard de ses pérégrinations. Nul besoin de « trop en faire » pour avoir un récit très beau et très humain.
Il me reste encore quelques livres de Nicolas et je ne manquerai pas de les lire avec autant d'enthousiasme. Peut-être que ce sera « Chronique japonaise » ? le choix ne manque pas et c'est tant mieux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          412
EFar
  28 juillet 2011
Des trois récits de voyages qui constituent ce journal, j'ai surtout été marqué par la ballade irlandaise. Sans doute parce que ce pays, et surtout sa musique, tient de la place dans ma vie.
Comme revenant à ses premiers voyages financés par des journaux suisses (Finlande, Maroc,…), Nicolas Bouvier part en reportage pour un magazine dans les années 80. Fidèle à lui-même, il débarque sans plan ni préparation. le voyage devient une petite errance sur cette île d'émigrants. de ses tribulations, il ramène (encore une fois) un récit limpide, un documentaire à la force d'évocation stupéfiante.
Sur les îles d'Aran, Nicolas Bouvier suit la piste des saints irlandais exaltés et délirants. Il découvre une frugalité qui sans doute le fascine, lui pour qui le voyageur s'allège quand le sédentaire s'alourdit.
En quelques rencontres de lieux et d'hommes, et à travers des histoires recueillies, de grands thèmes du pays prennent corps. Voici ceux qui me restent en mémoire : la force des paysages, l'âpreté de la nature, la prégnance de l'histoire, la présence en filigrane de l'arrière monde (celui des sidh et des êtres fées), l'émigration, la pauvreté, le goût de la parole, la force de caractères des irlandais.
J'ai découvert Aran à travers ce livre. Avant cela, ces trois îles étaient de simples taches sur une carte, auxquelles j'associais une réputation de rudesse et de sauvagerie. Bien après avoir lu ce journal, j'ai visité l'Irlande. Mes souvenirs de 6 semaines passées aux portes de l'hiver le long de la côté ouest, et particulièrement quelques journées sur Inismore à Aran à la veille de Noël, me font dire que cette chronique de Nicolas Bouvier est d'une justesse étonnante – sans parler de la beauté du texte.
Étrangement, je ne garde quasiment aucun souvenir des deux autres récits du livre. Ils parlent de l'Asie, je crois. Comme si les îles Aran et leurs côtes battues par l'Atlantique les avaient englouties. C'est bien ma seule raison de ne pas mettre cinq étoiles à ce livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Lune
  07 octobre 2016
Partir... Il y a l'errance, le dépassement physique et mental, l'aventure et les découvertes.
Puis il y a partir en vagabond sédentaire grâce à la lecture.
Partir avec Nicolas Bouvier, c'est perdre ses repères et pénétrer d'autres mondes.
L'auteur s'y entend pour décrire lieux et paysages, faune et flore, rappels historiques, portraits humains, rencontres, conditions de voyage.
Une lucidité tranchante notamment sur les conditions religieuses et superstitieuses à travers siècle jusqu'aux jours qui le virent en Irlande, en Corée et en Chine dans ce petit livre relatant ces expériences.
Un regard tranchant sur la folie humaine et les sites bafoués par la crasse déposée par l'homme (Corée), Nicolas Bouvier ne cache en rien sa révolte et son écoeurement.
Il s'avère intéressant d'effectuer quelques recherches sur l'évolution de ces lieux et des hommes au regard de la date d'édition.
L'Île d'Aran et sa sauvagerie naturelle, ses îliens aux regards tournés vers New-York, ses croyances « celtiques » qui évoluent vers un folklore touristique n'empêchent pas d'être fascinés par ce coin de terre isolé et aride.
La Corée où l'homme pleure pour se nettoyer, où la corruption émanant d'années d'occupation et d'horrible guerre nous est décrite avec tout le réalisme de l'époque.
Et enfin la Chine, à Xian, quelques feuillets d'une émotion rare qui donne à espérer en l'homme.
Considéré comme l'un des grands écrivains voyageurs, son écriture reste contemporaine malgré le temps qui s'est écoulé, dit les choses et les faits dans une langue forte, sans concessions et c'est en cela que son expérience nous enrichit, faite de constats pertinents et lucides qui amènent à réfléchir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Kickou
  07 octobre 2016
Les citations ; ces pépites qu'on trouve, et qu'on note pour les mettre en avant sur Babélio, sont comme les photos de vacances. On visite, on parcourt des lieux ou des pages, mais on en oublie parfois de vraiment profiter, de pleinement apprécier le voyage ou la fluidité d'une lecture. Or, il y a dans ce livre, trop de belles citations à noter, trop de pépites, j'y renonce donc, comme il m'est arrivé de laisser l'appareil-photo pour mieux jouir d'un paysage ou d'une ballade.
Dans ces lumineux récits, Nicolas Bouvier séjourne sur l'île d'Aran au large de l'Irlande, il parcourt le Corée de 1970, il crapahute sur un volcan coréen, et il rencontre un guide touristique chinois plutôt original, cela suffit, pour lui, à faire un grand livre. Car, avant d'être un grand voyageur, Nicolas Bouvier est un amoureux de l'Humanité, des cultures et des paysages, un curieux-de-tout, et surtout il sait transmettre tout cela à ses lecteurs, là est son génie. 5* pour l'ensemble de son oeuvre
Commenter  J’apprécie          123
Enya75
  28 décembre 2018
Une plume incroyable de justesse, de précision, de poésie... Tout est dit en peu de mots, mais les mots sont justes, choisis... L'auteur décrit tellement bien la beauté de l'Irlande, ses paysages, ses ambiances, son authenticité, et même son âme. Il sait partager les instants, les bonheurs avec le lecteur qui les vit et en reste fasciné, touché, presque ému et l'attirance pour ces landes sauvages, ces falaises et ces ruines médiévales, peuplées de pêcheurs et d'oiseaux que sont les Îles d'Aran va grandissante.
Que dire sur ce "journal de bord" peu commun, sinon qu'il m'a emmenée là-bas, par et avec le coeur.
Admirable.
Les "autres lieux" sont la Corée et la Chine, tout aussi bien décrites, dépeintes, ressenties...
Commenter  J’apprécie          100
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   24 février 2018
Les lacs du Connemara 
Terre brûlée au vent
Des landes de pierres
Autour des lacs, c'est pour les vivants
Un peu d'enfer, le Connemara
Des nuages noirs qui viennent du nord
Colorent la terre, les lacs, les rivières
C'est le décor du Connemara
Au printemps suivant, le ciel irlandais était en paix
Maureen a plongé nue dans un lac du Connemara
Sean Kelly s'est dit 'je suis catholique', Maureen aussi
L'église en granit de Limerick, Maureen a dit oui
De Tipperary, Barry-Connely et de Galway
Ils sont arrivés dans le comté du Connemara
Y'avait les Connors, les O'Connolly, les Flaherty du Ring of Kerry
Et de quoi boire trois jours et deux nuits
Là-bas au Connemara
On sait tout le prix du silence
Là-bas au Connemara
On dit que la vie, c'est une folie
Et que la folie, ça se danse
Terre brûlée au vent, des landes de pierres
Autour des lacs, c'est pour les vivants
Un peu d'enfer, le Connemara
Des nuages noirs qui viennent du nord
Colorent la terre, les lacs, les rivières
C'est le décor du Connemara
On y vit encore au temps des Gaëls et de Cromwell
Au rythme des pluies et du soleil
Aux pas des chevaux
On y croit encore aux monstres des lacs
Qu'on voit nager certains soirs d'été
Et replonger pour l'éternité
On y voit encore
Des hommes d'ailleurs venus chercher
Le repos de l'âme et pour le coeurà un goût de meilleur
L'on y croit encore
Que le jour viendra, il est tout près
Où les Irlandais feront la paix autour de la Croix
Là-bas au Connemara
On sait tout le prix de la guerre
Là-bas au Connemara
On n'accepte pas
La paix des Gallois
Ni celle des rois d'Angleterre
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          273
nadejdanadejda   04 mars 2017
A propos de l'air d'Aran :
Tout le bien que je pourrais dire de celui que l'on respire ici, dans cette météo déchaînée, avec sa saveur de fenouil sauvage et sa vapeur d'eau de mer en suspension, resterait en-dessous de la vérité. Il dilate, tonifie,saoule, allège, libère dans la tête des esprits animaux qui se livrent à des jeux inconnus, hilarants. Il réunit les vertus du champagne, de la cocaïne, de la caféïne, du transport amoureux, et l'office du tourisme a bien tort de l'oublier dans ses prospectus. En Inde, j'avais vu des gourous "pneumatistes" enfouir des litres d'air dans leur ventre, puis le restituer, en croquant au passage tous ses éléments nutritifs, comme galettes tirées du four. Sans y prêter autrement attention. Ici, j'en aurai très bien vécu pendant une semaine de jeûne absolu et de marches harassantes, dans une sorte d'ébriété ébahie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
nadejdanadejda   04 mars 2017
Dans ces paysages faits de peu je me sens chez moi et marcher seul, au chaud sous la laine, sur une route d'hiver est un exercice salubre et litanique qui donne à ce peu --- en nous ou au-dehors --- sa chance d'être perçu, pesé juste, exactement timbré dans une partition plus vaste, toujours présente mais dont notre surdité au monde nous prive trop souvent.
Commenter  J’apprécie          190
isababelisababel   08 mai 2015
J'étais en train de me dire : "Qu'est-ce que j'ai au monde à foutre ici ?" lorsque, sur un caprice du ciel, la lumière de fin d'après-midi est d'un coup devenue très belle, faisant briller la branche de gui encore suspendue à la porte, traversant des liquides d'une coloration douteuse. Bref : en dépit de l'indigence du lieu, c'était cette pénombre ambrée, dans la manière des maîtres flamands qui reproduisent sur un flanc de carafe toute la taverne qui remplit leur toile. Trop sombre pour photographier à main levée. J'ai fixé l'appareil sur un petit trépied, l'ai posé sur un coin du bar et, trompé par la torpeur générale, négligé de prononcer le fatidique "ne bougeons plus !". Diaphragme : 5,6, pose : une seconde. Précisément celle qu'ils ont choisie pour s'étirer en bâillant et battre des paupières. Au lieu d'un Vermeer j'ai eu un Francis Bacon avec ses contours fondus, glaireux, cirrhosés. Et sans doute plus fidèle au génie du lieu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
vaouleventvaoulevent   02 mai 2011
il connait dans l'île des lieux -bien circonscrits : un roc fendu par la foudre, une souche de cornouiller qu'on a toujours vue là et qui ne veut pas mourir - pleins de force, d'efficace et de bonté. c'est là qu'il faut aller se recueillir, demander, remercier. Ailleurs, à l'église qu'on laisse un peu aux femmes, c'est du temps perdu. Il ne dira pas où ni comment les trouver : les découvrir et savoir ce qu'ils nous veulent est l'affaire de chacun. Ils ne se signalent par rien mais restent tapis au sol avec leur charge de cadeaux et de menaces. Que vous les approchiez par la gauche ou par la droite et votre journée sera différente. p.46

Certains jours on se passerait d'avoir un corps : avant l'aube, la colique et la
fièvre me laissent quatre heures de sommeil et de répit bienvenus que j'emploie à le séparer de moi. Au réveil, je le retrouve à une bonne longueur de bras. je le bouchonne, je l'étrille à la brosse et à l'eau froide, je le frotte à l'alcool de camphre, le retourne sans façons en m'amusant de le retrouver chaque matin plus émacié et piteux. Je l'enveloppe de laine et de cuir, l'abreuve de thé très sucré -le seul aliment qu'il supporte - puis l'envoie sur la route où il se nourrit de vent atlantique et où je le rejoins un peu plus tard sans qu'on ai échangé un mot. Si mauvaise qu'ai été la nuit, quelques bouffées d'air ont suffit à le remettre d'aplomb. Il est là, revigoré, fin prêt pour les entreprises de la journée. p.48
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Nicolas Bouvier (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Bouvier
Interview de Nicolas Bouvier.
>Géographie générale. Voyages>Histoire de la géographie>Géographes, explorateurs, voyageurs (13)
autres livres classés : irlandeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

L'usage du monde - Nicolas Bouvier

En juin 1953 débute l’aventure. Nicolas et Thierry partent-ils à pied, en voiture ou à dos d’âne ?

à pied
en voiture
à dos d’âne

10 questions
95 lecteurs ont répondu
Thème : L'usage du monde de Nicolas BouvierCréer un quiz sur ce livre
.. ..