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EAN : 9782070394951
172 pages
Gallimard (05/06/1996)
3.92/5   255 notes
Résumé :


Ce pourrait être le récit d'un séjour exotique, c'est le voyage intérieur d'un homme arrivé à Ceylan après un long périple, pour achever le voyage intérieur au bout de lui-même.

Le narrateur fait lentement naufrage, enlisé dans la solitude et la maladie, frôlé par la folie. Et là, sous l’œil indifférent des insectes qui se livrent autour de lui à d'effroyables carnages, et des habitants qui marinent dans leur chaleur comme un sombre b... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
3,92

sur 255 notes

FredMartineau
  05 janvier 2019
Le poisson-scorpion de Nicolas Bouvier est plus un carnet de voyages qu'un roman. L'auteur, qui était un infatigable globe-trotter nous fait partager une étape de ses pérégrinations : autrefois Ceylan, aujourd'hui le Sri Lanka. Mais, la découverte qu'il nous propose est très intérieure, un bout de chemin en compagnie de ses digressions mentales, qui prennent pour décor l'île, ses habitants humains ou non, visiteurs d'un soir, partageant son quotidien, insectes insignifiants ou résidents permanents de sa chambre, mannes rôdant autour de la folie qui semble attendre que la fatigue, la maladie et la solitude le conduisent irrémédiablement vers elle... J'ai aimé l'âme de ce livre, le style et la belle langue française qui s'étale sur ces pages. Je prends d'autant plus de plaisir de lecteur, que l'auteur enrichit mon vocabulaire de mots rares ou inusités. Mission accomplie : j'ai sorti mon dictionnaire.
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Unhomosapiens
  18 août 2021
On voyage pour comprendre, pour se décentrer, pour se confronter, expérimenter... Parfois, on s'arrête quelque part. le voyage devient immobile. Il y a plusieurs raisons pour s'arrêter en chemin. C'est un site particulier, c'est l'ambiance recherchée, on attend un transport, on a fait une rencontre, on est fatigué… Ou alors on ne sait pas vraiment pourquoi, mais toujours est-il qu'on s'arrête ! Plusieurs jours dans un lieu pas vraiment exceptionnel mais on sent qu'on doit s'arrêter. Comme pour Nicolas Bouvier, tout peut arriver… ou rien. Cela devient alors un voyage intérieur, une quête existentielle. Et c'est justement ce moment et cet endroit qui va nous marquer quasiment à vie alors qu'on se souviendra à peine d'un site du patrimoine mondial de l'Unesco. Et c'est exactement ce que je cherche dans les récits de Bouvier. Ici, c'est Ceylan, mais ça pourrait presque être n'importe où. L'auteur nous décrit de véritables tableaux vivants, sorte d'arrêts sur image. Réalité, hallucinations… ? Qu'importe. Comme dit Pessoa, l'imaginaire peut aussi bien être vécu comme la réalité. Bouvier nous décrit tout un monde personnel, peuplé de différents portraits réels ou imaginaires, jusqu'aux insectes qui infestent sa chambre. Descriptions de la pluie, des rayons de soleil, d'une déambulation dans une rue de Galle ou de Colombo, il s'attarde sur une broutille, un rien. Mais ce rien donne toute son amplitude au voyage. C'est là, à mon sens, le véritable voyage.
J'aimerai voyager plus souvent comme Bouvier !
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MELANYA
  14 septembre 2022
Je ne présente plus Nicolas Bouvier : Un voyageur écrivain ? Non, un écrivain voyageur.
« le poisson-scorpion » est un livre dont on a beaucoup parlé et n'a reçu que des éloges.
Après avoir pérégriné, pendant deux ans, avec Thierry Vernet (de Genève jusqu'en Afghanistan : voir « L'Usage du monde »), Nicolas Bouvier poursuit seul son voyage aux Indes. Vernet s'est rendu au Ceylan avec sa fiancée venue l'épouser. Ils proposent à Nicolas Bouvier de venir les rejoindre à Galle.
Sur place, pas de trace des amoureux, « partis amaigris, l'oeil strié de jaune, les nerfs à bout », retournés en Europe, « étrillés par le climat ».
Nicolas Bouvier va passer plusieurs mois dans cette ancienne colonie anglais - malade de typhoïde - flirtant avec la déraison (« Mon esprit m'échappe de plus en plus souvent. ») - dans un pays qu'il comprend trop mais qu'il ne parvient pas à intégrer - à bout de ressources financières et psychologiques.
Plutôt seul, en conflit latent avec ses proches, c'est à l'armada d'insectes (cancrelats, - blattes – bousiers – scolopendres – scorpions - fourmis… : pouah !) qui partagent sa chambre qu'il se raccrochera pour tenter de survivre dans cet enfer de chaleur qui tue toute initiative.
Cela détruit le cliché du voyageur qui s'enrichit des belles rencontres - de la découverte des lieux : « On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels. »
Comment expliquer que le voyageur initié qu'il était devenu puisse ainsi perdre pied ? Faute d'orgueil ? « J'avais deux ans de route dans les veines et le bonheur rend faraud. Il me restait à l'apprendre. Tout doucement. » le pays lui-même ? « Ce soir, j'étais dans une île. Je n'avais pas l'expérience des îles qui posent et résolvent les problèmes à leur façon. Ce qu'on apporte dans une île est sujet à métamorphoses. Une île est comme un doigt posé sur une bouche invisible et l'on sait depuis Ulysse que le temps n'y passe pas comme ailleurs. » le climat ? « Pendant le jour interminable, il (le soleil) pèse sur les plantes, les hommes, les idées pour les faire mûrir et pourrir au galop et nous empoisonne comme une mauvaise absinthe avant de plonger en fumant dans la mer avec une débauche de couleurs vineuses, fortes et d'ailleurs vite éteintes qu'il emporte avec lui. » Un chagrin d'amour ? « J'étais parti trop loin et trop longtemps. Tout ce que j'avais pu lui écrire ne m'avait pas empêché de devenir une ombre. J'allai prendre dans ma valise la photo qui m'avait si souvent porté secours et regardai une dernière fois ce visage éblouissant avant d'y mettre le feu avec mon briquet. »
De cette pénible expérience pour « le pauvre petit lettreux baisé par les Tropiques », Nicolas Bouvier enrichit la philosophie du voyage : « Voyager : cent fois remettre sa tête sur le billot, cent fois aller la reprendre dans le panier à son pour la retrouver presque pareille. On espérait tout de même un miracle alors qu'il n'en faut pas attendre d'autre que cette usure et cette érosion de la vie avec laquelle nous avons rendez-vous, devant laquelle nous nous cabrons bien à tort. » Ou encore : « On ne voyage pas sans connaître ces instants où ce dont on s'était fait fort se défile et vous trahit comme un cauchemar.
Derrière ce dénuement terrifiant, au-delà de ce point zéro de l'existence et du bout de la route, il doit y avoir quelque chose. Quelque chose de pas ordinaire, un vrai Koh-I-Nor c'est certain pour être à ce point gardé et défendu. Peut-être cette allégresse originelle que nous avons connue, perdue, retrouvée par instants, mais toujours cherchée à tâtons dans le colin-maillard de nos vies. »
En fait, Nicolas Bouvier va rester sur place, ne bougeant guère de Galle, empruntant quand même aux habitants, ne serait-ce la route de l'occulte, lui aussi finissant par fréquenter l'ombre des disparus, tel ce padre, mort depuis six ans, qui l'aide à la tombée de la nuit à peaufiner les articles qu'il écrit pour des magazines. D'ailleurs, ses articles lui vaudront un prix de 1300 roupies, décerné par la « meilleure revue de l'Ile », argent qui lui permettra de « passer au Japon, y guérir, y vivre un temps», non sans un dernier adieu de sa ménagerie : « Dans les fissures et lézardes de mon logis, je voyais pointer pinces, dards, élytres. Toute ma ménagerie me disait anxieusement adieu. Sur la crédence hollandaise, le poisson-scorpion étendait son parasol venimeux dans les quatre directions de l'espace. À côté du bocal, un petit crabe rose comme une joue se serrait les pinces en signe de deuil. »
Écrit comme un exorcisme avec une précision de miniaturiste, ce récit raconte, non sans un certain humour, la déchéance d'un « pauvre petit lettreux baisé par les Tropiques ».
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Myriam3
  23 août 2022
Je rêvais de grands espaces au nom de Nicolas Bouvier, c'est dans une île moite et immobile que j'atterris. Ca, suite à un voyage dont on ne saura pas grand chose, sauf que Ceylan en est le terminus, la 117ème chambre là au bout du monde, au bord du monde.
Les habitants de cette chambre semblent s'être enfuis plutôt que simplement partis quand le jeune Nicolas leur emprunte. Les insectes - fourmis, scarabées, scorpions - y ont élu domicile, ils seront les seuls vrais compagnons du baroudeur qui glisse lentement vers un naufrage immobile. Tout, autour de lui, lui est violent. Les patients de l'hôpital à côté, les cris ou les plaintes, les meurtres au nez des clients du café, les moines qu'il voit survivre dans la torpeur en face de sa chambre, la pauvreté, la saleté, les nuées de gamins insolents et collants.
Le jeune homme écrit des articles pour un journal local et le reste du temps, arpente sa chambre, rit de ses compagnons les insectes, erre dans les rues et les échoppes, se met à voir, lui aussi, des esprits et à croire aux sorcelleries de l'île.
Le poisson-scorpion c'est un petit peu l'Homme qui dort de Perec à l'autre bout du monde, une dépression qui s'immisce lentement dans la torpeur de l'été.
Une sale expérience, pour le vagabond, qui se rappelle soudain ce qu'il était quand il en voit un autre.
Pas très gai comme lecture, la solitude colle aux pages, c'est puissant.
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estrella_oscura
  05 juin 2012
Il était plutôt du genre bougeon, Nicolas Bouvier. le genre à ne pas rester en place, à considérer que l'on voyage pour "que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels. "
Pourtant, tout comme je l'ai fait avec Sylvain Tesson, autre écrivain voyageur invétéré, ce n'est pas par le récit d'un de ces voyages physiques que j'ai abordé le sieur Bouvier - ç'aurait été trop évident, n'est-ce pas ? J'ai plutôt choisi de l'attaquer (avec quelques autres acolytes lecteurs) à travers les mots d'un périple différent, étrange et pénétrant pour qui a l'habitude de se réveiller perpétuellement à un endroit et se coucher à un autre : le voyage immobile.
Au milieu des années 50, Nicolas Bouvier vient de gambader durant deux ans dans toute l'Asie. Il en a soupé, il en a chié, il a les semelles qui collent aux cailloux mais il s'en est mis plein la tête et les yeux. le poisson scorpion s'ouvre sur le jour de son départ de l'Inde, qu'il quitte pour le Sri Lanka, autrefois appelé Ceylan. Très peu par envie et fortement par nécessité médicale, il y restera plusieurs mois et en profitera, malgré la chaleur démoniaque, pour mener à bien divers travaux d'écriture dont ce journal qu'il publiera plusieurs décennies plus tard.
De son départ enlevé et plein d'une clairvoyance de connaisseur, le récit glisse progressivement vers une version tropicale du spleen baudelairien, assorti de quelques hallucinations maladives. Souffrant de ces affections locales que sont le paludisme et l'amibiase, Bouvier nous livre ses observations maniaques de la pléthore d'insectes qui peuplent sa chambre et ses rencontres avec un prêtre fantôme. Lui qui a toujours bougé, il semble vivre cette immobilité dans un douleureux état de prisonnier possédé.
Qu'à cela ne tienne, il décortique, il passe au scalpel de l'humour et du regard aiguisé ces facétieuses aventures hallucinatoires (qui ne devaient, néanmoins, par être une partie de plaisir). Il les presse jsqu'à la moëlle et tant qu'à faire, vit cette traversée du désert à fond les ballons. C'est précisément avec cet instinct de promeneur qu'il parviendra à dépasser cette étape (qui le conduira ensuite au Japon) et dans le tourbillon, il saisit la substantifique moëlle de l'existence - un voyage que le mouvement, peut-être, ne permet pas de comprendre aussi bien que l'immobilité et la solitude :
"Derrière ce dénuement terrifiant, au-delà de ce point zéro de l'existence et du bout de la route il doit encore y avoir quelque chose. Quelque chose de pas ordinaire, un vrai Koh-i-Nor, c'est certain pour être à ce point gardé et défendu. Peut-être cette allégresse originelle que nous avons connue, perdue, retrouvée par instants, mais toujours cherchée à tâtons dans le colin-maillard de nos vies."
J'ajouterai qu'outre un récit enrichissant et décoiffant pour le lecteur, cet ouvrage est également un pur bijou littéraire où le style, nom de Dieu, est tout simplement extraordinaire ! Une parfait syncrétisme ciselé de drôlerie, de perspicacité, d'érudition et de sagesse profane. Il m'est arrivé à de nombreuses reprises de relire plusieurs fois un même paragraphe tant la langue était délicieuse (et un tel blocage d'admiration m'arrive rarement).
A l'instar de l'auteur lui-même qui disait que "fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations", j'ai sacrément fainéanter dans son monde à lui et je confirme que c'était un de mes plus beaux voyages.



Lien : http://lapetitemarchandedepr..
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critiques presse (1)
LeDevoir   08 août 2017
Et chez Nicolas Bouvier (1929-1998), plus que chez quiconque peut-être, le voyage et sa lente distillation pourraient se confondre avec les données brutes de l’état civil : nom, prénom, profession.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
FredMartineauFredMartineau   05 janvier 2019
A force d'avoir été rechargée, ma théière débordait d'une pâtée de brins noirs et mousseux. Le thé qui est la grande affaire de mon île est aussi la meilleure arme qu'elle nous fournit contre ses propres maléfices. Le thé aiguise à mesure ce que la torpeur et la langueur émoussent. Sa claire amertume suggère toujours un pas de plus vers la transparence, et que notre esprit est encore emmailloté de chiffons comme les pieds des gueux d'autrefois.
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THonigerTHoniger   15 février 2014
On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels.
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AdrasteAdraste   11 janvier 2015
Que par 5 degrés de latitude Nord, 77,5 de longitude Est, et 37° à l'ombre, une boutique qui n'offre que des beignets au curry plus légers que du vent juge encore utile de rappeler qu'elle est « orientale » mérite réflexion. À Tours, à Brême, à Brescia imagine-t-on une « Cordonnerie occidentale » ou une enseigne « Aux confitures de l'Occident » ? Non, n'est-ce pas : cela paraîtrait bizarre, voire un rien défaitiste. Moins sans doute si Attila, Tamerlan ou Soliman avaient réussi dans leurs entreprises et conquis l'Europe. Le contraire s'étant produit nous avons imposé nos mœurs, nos mesures, nos méridiens, nos Dieux, manipulé les marchés, annexé à notre seul profit la géographie. Le Christ et la canonnière, l'alcool et le goupillon. Pendant quelques siècles, l'Occident chrétien a été le centre, et la planète la banlieue de l'Europe. On ne désigne pas le centre, on définit par rapport à lui les différents points de la périphérie.
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charlottedesudermaniecharlottedesudermanie   20 août 2014
Tenté de me remettre au travail pour faire pièce aux images qui venaient me trouver. Si l'on savait à quoi l'on s'expose, on n'oserait jamais être vraiment heureux. En reprenant l'Ancien Testament, suis tombé sur ces trois mots "Jacob demeura seul". Et encore, la hanche déboîtée pour avoir lutté avec l'Ange! Pas l'ombre d'un ange ici, je m'en tire mieux que lui. Ressaisis-toi Caliban, réveille-toi Gribouille avec tous tes trajets, tes projets, cette marotte d'aller et venir, de changer d'horizon toujours. Ce que tu n'as jamais cessé de chercher est peut-être ici, maintenant, dans cette chambre torride, à portée de ta main, tapi dans le noir et seulement dans le noir.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   13 août 2021
On s'en va loin des alibis ou des malédictions natales, et dans chaque ballot crasseux coltiné dans des salles d'attente archibondées, sur de petits quais de gares atterrants de chaleur et de misère, ce qu'on voit passer c'est son propre cercueil. Sans ce détachement et cette transparence, comment espérer faire voir ce qu'on a vu ? Devenir reflet, écho, courant d'air, invité muet au petit bout de la table avant de piper mot.
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Videos de Nicolas Bouvier (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Bouvier
Extrait de Le Hibou et la Baleine. Ce documentaire forme le portrait de l’écrivain, photographe, iconographe et grand voyageur Nicolas Bouvier. Elaboré avec son étroite collaboration, Le hibou et la baleine a été filmé dans les lieux familiers et intimes de l’auteur de L’usage du monde — sa maison de Vandoeuvres, près de Genève, son atelier de Carouge. Des textes inédits, écrits dans le contexte et l’envie du film, une iconographie emblématique, des photographies, des musiques aimées, ou enregistrées sur la route des Balkans, s’ajoutent à la parole de l’écrivain qui, en sept «chapitres», s’attache à décrire les paysages de réflexion qu’il privilégie à ce jour: l’ici, la maison, la Suisse; Tailleurs, le voyage, l’espace; les lectures, les mots, le travail d’écri ture; la musique, le rire et les larmes; le temps, la mort, le corps, l’amour. L’être. Un bien beau tour de force que ce «voyage en chambre» réalisé par une cinéaste genevoise qui s’adonne avec une passion égale à la fiction et aux explorations documentaires. Sans coup férir, Patricia Plattner capte le lieu et l’instant de naissance de toute littérature: le corps immobile, l’esprit en mouvement, en voyage dans la mémoire — à fortiori quand il s’agit de celle de Nicolas Bouvier, citoyen du monde.
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