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Grégory Leroy (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070361306
Éditeur : Gallimard (07/05/2009)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 82 notes)
Résumé :
Les fameux carnets que Nicolas Bouvier tint pendant son séjour au Japon en 1964 restèrent longtemps inédits. Partie intégrante du " Livre des Merveilles " qu'il souhaitait écrire, " Le vide et le plein " impose cet art unique qu'il a de saisir, comme on dérobe des pommes à l'étalage, des fragments d'éternité. Bouvier découvre, s'émerveille, s'étonne, se laisse faire mais aussi défaire par ce pays " non pas tant mystérieux que mystifiant ". Et se livre dans ces court... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
IreneAdler
  05 mai 2014
Écrivain-voyageur, sédentarisé le temps de quelques années (si l'on veut, il voyage dans le pays). le meilleur moyen de s'imprégner d'un pays, d'une culture pour essayer d'en parler correctement ensuite.
Et quoi de plus étranger à notre pensée occidentale que celle du Japon des années 1960, autre grande puissance mondiale ? Par petites touches, il nous fait sentir la rigidité, la conformité, le manque de spontanéité des Japonais. L'omniprésence de l'étiquette. Et pourtant, s'il a parfois envie de les secouer un peu, il admire la proximité avec la nature, le côté un peu paysan même des citadins, la magie des choses naturelles conservée grâce au shinto (il ne parle pas des paysages, qui pour lui n'existe pas dans le pays, car trop peu naturels, justement)
C'est un portrait impressionniste et vivant d'un pays en pleine mutation.
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simeon
  17 septembre 2013
Ce livre rassemble les carnets de Nicolas Bouvier lors de ses deux ans de vie au Japon dans les années 60.
Il ne voyage pas cette fois, il réside dans ce pays avec femme et enfants. Ces notes seront un moyen pour lui de disserter sur les différences culturelles entre le Japon et l'occident, et de mettre à plat son ressenti dans ce pays dans lequel il se sent seul, les autochtones ayant des difficultés à frayer avec les Gaijins.
Il nous présente une image intéressante du Japon dans les années 60, vu par un Européen qui essaie d'y vivre et pour qui les usages paraitrons hermétiques, tellement emprunts de protocole et dépourvus d'improvisation.
Ici le collectif passe avant l'individu, le japonais avant l'étranger et l'homme avant la femme, même si nous verrons que paradoxalement elles se montreront plus dégourdies que ces derniers à force d'être envoyées en première ligne afin d'éviter à leurs époux de perdre la face.
Réflexions et observations consignées ici avec humour, tendresse et un plaisir de découvrir et de comprendre propres à Bouvier. de belles tranches de vie dans une prose impeccable et très soignée, une vision du Japon intéressante et toujours d'actualité, un voyage très intériorisé.
A conseiller à ceux qui rentrent du Japon pour confronter leurs souvenirs à ceux de Nicolas Bouvier.
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saphoo
  23 juillet 2017
Une petite déception pour ce vide et le plein, bien que j'ai retrouvé avec plaisir la plume de Nicolas Bouvier, je n'ai pas trouvé l'évasion que j'avais tant aimé dans 'l'usage du monde'. Ce qui peut s'expliquer que dans ce recueil de récits, l'auteur ne voyage pas à proprement dit, puisqu'il est à demeure au Japon avec sa famille. Il nous livre plus une mosaïque de son ressenti face à la culture Japonaise, nous peint cette culture particulière, tant de pénétrer l'insondable de cette âme japonaise.
Intéressant donc pour ce côté culturel du pays, mais rien de très percutant, il faut plutôt lire ce livre pour la connaissance de ce pays, mais pas pour l'évasion et le voyage.
J'aurais sans doute dû lire le livre qui retrace ses périls au japon avant celui ci, j'aurais sans nul doute plus adhérer.
Dans tous les cas, je suis fan de sa plume et de sa philosophie.
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Colchik
  18 novembre 2017
Le récit du séjour de Nicolas Bouvier au Japon est d'un ton radicalement différent de celui de L'usage du monde. Il n'est plus le jeune homme qui s'embarque pour une aventure au long cours sur les routes de Turquie ou d'Afghanistan avec un copain. C'est un homme marié, père d'un enfant, Thomas, et dont la femme Éliane vit une seconde grossesse qui se passe assez mal. Il semble lesté d'une mélancolie renforcée par celle qu'il prête volontiers aux Japonais. Faut-il dire qu'il est déçu par le pays et la culture qu'il redécouvre après la brève étape en 1956 qui conclut sa virée asiatique ? Le terme de déception convient mal car l'écrivain aime, autant qu'il tourne en dérision, certaines caractéristiques de la vie japonaise. Il se moque de la médiocrité de certains maîtres de l'enseignement du zen, mais reconnaît la fulgurance des réflexions quand l'approche de cette discipline est aboutie. Il ridiculise le caractère empesé et résolument aristocratique de la cérémonie du thé et s'étonne de l'homme simple capable d'admirer un bol à thé merveilleusement façonné. Il s'agace de l'esthétisme qui affecte les rites et est ému du contact direct qu'entretient le Japonais avec la nature.
Il y a beaucoup d'ombres sur ces pages, comme si le doute profond qui se tapit dans le voyageur, sa capacité à s'affranchir de l'avenir au profit de l'immédiateté le rapprochaient du vide alors qu'il prend conscience de la nécessité de subvenir aux besoins de sa famille, de la perte de son père, de la vanité à prétendre comprendre l'autre. Il est le gaïjin et, au lieu de l'accepter - c'est la condition première du voyageur - il s'insurge à contrecœur. Habitué à observer, il est l'objet d'une curiosité qui l'empêche de poser tranquillement son regard. Le groupe l'étouffe et exacerbe son individualisme qu'il ne parvient plus à mettre au service de la compréhension de son environnement. L'empathie s'évapore quand l'improvisation, la spontanéité sont rendues impossibles par les règles de la civilité et une politesse sclérosante. La fêlure qui traverse la personnalité exigeante de Bouvier se révèle douloureusement au fil des pages.
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Cronos
  27 mai 2015
L'auteur nous offre un voyage fantastique dans le Japon des années 60. Ce que j'aime, évidemment le sujet, j'aime beaucoup ce pays, particulièrement sa culture.
Les années 60, que je n'ai pas connues, sont assez éloignées pour pouvoir prendre du recul sur l'évolution du peuple japonais et en même temps assez proche pour voir les répercutions directe des choix du pays.
Les petits chapitres offrent une facilité à la lecture. Mon seul regret est le manque d'images, pas forcément des photos (à l'époque c'était un peu plus dur), mais des plans de villes, des croquis etc. Ce n'est pas si grave, j'ai quand même pleinement apprécié l'aventure et la découverte.

"Non pas tant mystérieux que mystifiant" .
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
wellibus2wellibus2   19 juin 2015
Japon : pays de toutes les nuances du bois, de la mousse, du thé amer et de ces grosses flutes de bambou dans lesquelles on engouffre l'air par litres pour obtenir cette note basse et tremblante d'une mélancolie qui en dit long sur le pays.
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wellibus2wellibus2   20 juin 2015
Il en va souvent ainsi des gens qui "font les mystérieux" : c'est leur néant qu'ils dissimulent, ou l'espoir, qu'après tout on ne peut blâmer, que derrière ce néant dont ils souffrent se cache quelque chose qu'ils ne connaissent pas encore.
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brigetounbrigetoun   01 décembre 2010
Le voyage ne vous apprendra rien si vous ne lui laissez pas aussi le droit de vous détruire. C'est une règle vieille comme le monde. Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n'a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer.
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PilingPiling   01 novembre 2011
Un tort peut-être dans mon attitude : les gens viennent à moi – c'est la coutume, et aussi la curiosité –, je les accueille bien, cela dure un moment et puis une sorte de lassitude se lève, le rideau tombe et je les renvoie. Plutôt, je ne les renvoie pas : ils sont encore autour de ma table et parlent, mais mentalement ils sont congédiés et je me dis : "Encore une fois, ceux-là ne sont pas pour moi."

Ramasser ce qui est pour moi, et cela seulement. C'est peu mais c'est pour moi. Voilà pourquoi je voyage.
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PilingPiling   01 novembre 2011
Tous les voyages sont ethnographiques. Votre propre ville même, si vous l'étudiez avec la patience, la curiosité et la méthode que les meilleurs esprits mettent à étudier une tribu sauvage, attendez-vous à des surprises. Le quotidien n'existe pas. L'ordinaire n'existe pas. Vous croyiez connaître la chambre ? Vous vous apercevrez que vous ne savez même pas d'où viennent les meubles, ni qui paie le loyer.
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Vidéo de Nicolas Bouvier
Interview de Nicolas Bouvier.
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