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EAN : 9782490746095
283 pages
Éditeur : Moissons Noires (10/03/2020)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Une ambiance sombre et pesante s'est installée dans la ville.
Un criminel tapi dans l'ombre observe et s'amuse avec deux flics qui le poursuivent. Crime après crime, Bélony et Dalençon voient ce meurtrier leur glisser entre les doigts;
La noirceur de son âme ne fait aucun doute depuis qu'un corps de femme massacré a été découvert...
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
ODP31
  10 mai 2020
Mon pensionnat littéraire réunit pleins d'orphelins : Oliver Twist, Tom Sawyer, Quasimodo…
Par contre, inutile d'insister, je n'adopterai pas les Orphelines de Franck Bouysse. Autant j'avais adoré « Né d'aucune femme » (il est probable que son prochain titre sera certainement « de père inconnu » ou « Sans famille »), autant ce polar n'encombrera pas longtemps ma mémoire. Vide grenier express avec ce billet.
Sur le principe, je n'ai rien contre les duos de flics qui poursuivent un tueur en série sadique à l'enfance douloureuse qui joue à la poupée avec ses victimes. Pour preuve, il m'arrive de suivre sans déplaisir la série des Meurtres à Pétaouchnok, ces téléfilms policiers financés par les offices du Tourisme de toutes les villes de province, pour voyager à peu de frais avec de jolis plans aériens de monuments et de routes bucoliques, autour de crimes ritualisés qui permettent à deux policiers aux sexes et aux caractères opposés de rentrer au bercail et de s'encanailler.
Mais j'attendais plus de la part de l'auteur. On dirait une oeuvre de commande. Certes, j'ai retrouvé le style âpre et ciselé de Frank Bouysse ainsi que ses thèmes de prédilections autour de la filiation, du destin et de la transmission mais dans cet opus, il déambule dans les lieux communs du polar.
Le récit se passe cette fois dans une ville sans nom mais l'auteur délocalise plusieurs fois l'intrigue dans la campagne avoisinante pour retrouver la glaise, les forêts et l'herbe mouillée. Surement un besoin de s'aérer. Frank Bouysse n'est pas un écrivain des villes mais un écrivain des champs.
Comme toujours, la vie ne gâte pas ses personnages. A lui seul, Dalençon a perdu son enfant et son épouse après plusieurs années de coma. Quant à sa partenaire, Bélony, elle ne respire pas non plus la joie de vivre avec des parents en pleine crise existentielle et une vie sentimentale à la Robinson Crusoé, mis à part quelques fugaces vendredis. Heureux gagnants du loto, désolé, pas de bol, vous ne figurerez jamais dans un roman de Frank Bouysse. Sauf, bien sûr, si vous vous faites renverser par une voiture en allant encaisser votre pactole et que dans la chute, le ticket gagnant tombe dans un tout-à-l'égout.
Au crédit de ce téléfilm… pardon, roman, j'ai trouvé l'intrigue bien construite et le dénouement, certes classique, n'est pas trop prévisible. le lien pudique et attentionné qui unit les deux policiers est joliment décrit. Une amitié de bureau. Quelques personnages secondaires attisent aussi la curiosité et l'intérêt comme l'ancien coéquipier de Dalençon qui aurait mérité une plus grande présence dans le récit.
Hélas, certains clichés sont aussi de sortie, avec ce tueur en série… TV, ses tocs de psychopathes, ses louables attentions à destination des enquêteurs (et des lecteurs) en laissant derrière lui des messages mystérieux pour aiguiller l'enquête et éviter ainsi de dépasser les 300 pages dans une police pour déficients visuels. Et bien entendu, nous avons aussi droit à des passages du journal du tueur, forcément écrits en italique, intermèdes poétiques de mirliton pour dépeindre l'araignée qui agite son plafond.
Une petite randonnée trop balisée et trop sage à mon goût sur les sentiers de la folie.
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Jeanfrancoislemoine
  21 mars 2020
Franck Bouysse. Un auteur dont , ici , en Limousin , on attend toujours avec impatience le prochain roman . Un auteur qui a séduit , et c'est légitime , nombre de lecteurs , qui a su faire sa place ( méritée ) dans le monde impitoyable de l'édition . Certes , quand on produit un " Né d'aucune femme " autant plébiscité , autant abouti on sait que l'après relève du " presque inaccessible " .Alors , n'ayons pas peur des mots . Franck Bouysse n'a plus à démontrer la qualité de son écriture. Il joue avec les mots , il joue avec les phrases , il le sait , il en use et peut- être même qu'il en abuse , c'est mon avis .On le sait , on s'y attend , un peu trop , sans doute .C'est trés efficace , mais, il y a ce " petit mais " qui ......
Ensuite , l'intrigue . de très jolies femmes assassinées dans des conditions extrêmement, voire trop , spectaculaires . Des visions atroces , certes , mais on sent que Franck Bouysse se retient , aurait envie mais ...freine "des quatre fers" . Son imagination débridée semble " canalisée " , un peu aseptisée . L'indicible ...ne l'est plus , les scènes semblent se répéter sur le même schéma et on ne vibre que modérément jusqu'au dénouement final , assez prévisible malgré une " fausse piste " de qualité , certes , mais trop convenue.
C'est incontestablement bien écrit, bien construit , un peu trop stéréotypé , pour moi , cependant .A mon avis , Bouysse , c'est un style et un contenu débridés, violents , libres . J'ai eu , dans ce roman une tout autre impression , un certain " politiquement correct " . J'espère avoir tout faux et être contredit car je peux aussi me tromper sachant toutefois que j'assumerai toujours mon ressenti . J'ai lu un très bon polar , pas forcément un très bon " Franck Bouysse " . Il m'a manqué ce petit quelque chose qui donne toute son originalité au récit,
qui en fait un bon ou un grand cru. ....
J'ai adoré côtoyer les personnages même si Dalençon m'est apparue comme un flic d'une incroyable naïveté .
Lisez ce roman , il est très bon , mais voilà , ce n'est pas , pour moi , un titre qui me marquera .
Naturellement , ce n'est que mon avis , en toute franchise et avec beaucoup de respect pour Franck Bouysse , à qui je ferai encore et encore confiance , sans hésitation , en lui demandant cependant de laisser parler librement l'imagination incroyable qui est sienne , sa " marque de fabrique" , le Bouysse qu'on aime , quoi ....
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des_mots_plein_les_yeux
  21 mai 2020
Le cadavre d'une femme massacrée est retrouvé. le capitaine Bélony et sa collège Dalençon sont sur le coup, ou plutôt sur la corde, dangereuse, pourrie, prête à se rompre. En dessous c'est la mort.
Je vous le dis d'emblée, des thrillers, j'en ai lu des meilleurs, des pires aussi, beaucoup de pires, mais le but n'est pas ici de comparé, peut-être même que cela ne fait pas, va savoir. Il vaut peut-être mieux se demander si ce roman mérite qu'on s'y s'attarde.
Et oui, il le mérite, parce que c'est du Bouysse, et que Bouysse est un technicien des mots, et qu'ici encore, il nous prouve avec son style bien à lui combien il maîtrise son sujet.
Ce polar en apparence simple d'intrigue possède quelque chose d'insaisissable, de dérangeant. L'auteur est dur à suivre, exigeant. Pourtant Orphelines m'a d'abord semblé s'effilocher sans artifices, avec l'efficacité de celui qui s'en tient à sa maîtrise, jusqu'à ce que je comprenne que ce roman un peu étrange avait bien plus de profondeur qu'il n'y paraissait. Attention aux pièges. Pensez-y si vous le lisez, ne cédez pas à la facilité, c'est important.
Ce roman, c'est aussi, surtout, des coups de folie sans sommation. Un mot de travers et le récit part en vrille. Style vif. Rapide. Fourbe. Phrases courtes, longues pensées. Pulsion de mort. Poésie. Boucherie. Récit brouillé. Franck Bouysse joue les illusionnistes. Étranges perceptions. Une fois de plus, vous devez lire pour comprendre. Vous pourriez adorer, vous pourriez détester. Avec Orphelines, le sol est glissant et le grand écart est vite arrivé.
J'ai apprécié cette lecture. C'était un intense plaisir que de retrouver cet auteur si talentueux, bien qu'Orphelines me laisse indécis, perplexe. Peut-être que je n'arrive pas à accepter que ce roman est juste bof, qu'il ne laissera aucune trace. Peut-être qu'il est excellent, original. Il faudrait que je le relise pour en être certain, mais je ne le relirais pas.
C'est maintenant à votre tour.
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ArlieRose
  14 mars 2020
Tout le monde lit encore "Né d'aucune femme", enfin ceux qui ne l'ont pas encore lu, mais il serait dommage de passer à côté de cet excellent polar de Franck Bouysse qui vient de sortir.
Une histoire bien ficelée, du suspense, mais aussi l'écriture atypique de cet auteur qui monte, pleine de bon sens et de poésie, parfumée de nature.
Un très bon moment de lecture comme toujours.
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virginie-musarde
  14 mars 2020
Ceux qui ont été ébloui(e)s par "Né d'aucune femme", les "fans" qui lisent Franck Bouysse depuis "Grossir le ciel" (comme moi !), ne vous attendez pas à retrouver le même style de narration, le même genre de roman noir.
J'ai (presque) tout lu de Franck Bouysse, auteur que j'ai ajouté à mon "Panthéon" de lectrice pour tout un tas de raisons dont un sens de la narration rarement égalé, dont un usage de la langue française (quand sa prose frôle la poésie) qui en démontrerait à certains "auteurs" de tête de gondole, etc...
Là.
Comment dire ?
C'est Franck Bouysse qui n'est pas à son summum, qui livre un polar classique (mais pas si prévisible que ça !), qui semble remplir un contrat avec sa maison d'édition. C'est un peu mieux qu'"Oxymort", mais ceux et celles qui attendent beaucoup après "Né d'aucune femme" vont être déçu(e)s...
L'intrigue tient la route et tient en haleine. Personnages crédibles et tutti quanti, mais on est loin du meilleur que peut produire cet écrivain...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ArlieRoseArlieRose   14 mars 2020
Plus loin, sur la droite de la maison, un saule pleureur plongeait ses branches dans un étang situé à proximité. La vision faisait penser à une nymphe sans visage se lavant les cheveux au milieu des joncs et des nénuphars. De la poésie sur pilotis.
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ArlieRoseArlieRose   14 mars 2020
Le sang gagnait sans cesse du terrain, faisant comme une fleur immense, une rose aux pétales surnuméraires. Une fleur qui s'épanouissait encore et encore en épines de chair enfouies. Épines invisibles. Persistance des épines. Tracé éphémère de la corolle sanglante en devenir. Persistance de la couleur. Impression éternelle sur les rétines.
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ArlieRoseArlieRose   14 mars 2020
Il s'était arrêté dans un chemin, pour aller cueillir une brassée de fleurs des champs, ces mêmes fleurs qu'il venait de déposer sur le cercueil de sa femme, qui sentaient bon, un mélange indéfinissable et complexe d'odeurs familières superposées à celle de la terre à peine humide de pluies anciennes.
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ArlieRoseArlieRose   14 mars 2020
Durant un bref instant, il se sentit exclu de la foule conventionnelle massée dans le cimetière pointillé de compassion.
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ArlieRoseArlieRose   14 mars 2020
Je crois qu'on possède tous une graine de haricot magique, et plus on attend, moins elle a de chance de germer.
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Videos de Franck Bouysse (39) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Franck Bouysse
Il s'en passe de drôles de choses aux Doges, dans les Cévennes. Non pas un fait spectaculaire comme on peut en voir et entendre dans de grandes villes, mais un événement qui, à coup sûr, résonnera encore dans cette région où le temps s'égrène avec une lenteur certaine. Le temps, Gus notre protagoniste du jour n'en manque pas. Paysan depuis toujours, le fermier s'occupe de la terre et de ses bêtes avec une dévotion qui tient plus à l'habitude que de la vocation. Solitaire, il n'a de contact qu'auprès de son chien Mars et du vieil Abel, voisin le plus proche. Qualifier les deux hommes d'amis serait bien aisé. Disons plutôt qu'une tolérance cordiale anime ces deux êtres qui en profitent pour s'en jeter un dans le cornet dès que l'occasion se présente. Ce qui arrive régulièrement comme vous pouvez l'imaginer... Jusqu'au jour où Gus entend un coup de fusil inhabituel. Entre nature et solitude, Franck Bouysse crée un esthétisme froid au service de cette vie campagnarde âpre et dur. Oubliez le côté bucolique, place à la vie de la ferme, la vraie !
Dans le froid et le blanc de l'hiver, Gus détecte un rien dans le comportement d'Abel. Un changement imperceptible...
Alors que l'Abbé Pierre vient de rendre l'âme, le fil des souvenirs de Gus se déroule, mélancolie nouvelle pour cet être marqué par une vie de labeur. Une brèche dans le cœur, Gis se remémore les coups, la violence des mots, la mort, mais aussi la bonté en la personne de grand-mère. Plus sensible qu'il n'y paraît, le paysan s'inquiète, observe ce voisin taiseux jusqu'à ce qu'une incroyable révélation brise le fragile équilibre.
D'une puissance rurale sombre et complètement maîtrisée, Franck Bouysse produit un roman au réalisme évident. Huis clos à ciel ouvert, ce roman servi par des dialogues vifs et percutants exerce un drôle d'effet sur ses lecteurs : malaise, sentiment d’inquiétude, tension...
De la finesse d'observation et de retranscription du monde paysan, le romancier trouve les mots vrais, les mots justes. A la limite du poisseux, Grossir le ciel réveille les rancœurs endormies et les secrets enterrés avec les corps des provinces éloignées.
Porté par un style reconnaissable, signature d'un écrivain accompli, le roman noir a encore de beaux jours devant lui. Edité chez La Manufacture De Livres et désormais sous format poche, il faut désormais compter sur les romans sombres de Franck Bouysse dans le paysage littéraire français.
Cette chronique est également disponible sur le blog (bookncook.over-blog.com), ma chaîne YouTube (Book'n'cook) ainsi que sur le profil Babelio du livre. Enjoy ! ;-)
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