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EAN : 9782290210338
192 pages
Éditeur : J'ai Lu (14/01/2020)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Réunions interminables, séminaires sportifs, inflation des process : l'entreprise est devenue le lieu de l'absurde. Julia de Funès et Nicolas Bouzou partent en croisade contre l'absence de sens qui paralyse nos sociétés et proposent des solutions concrètes. Pourquoi le management vire-t-il souvent à la tragicomédie ? Pourquoi les entreprises s'évertuent-elles à bâtir des organisations qui font fuir les meilleurs alors que leur principal objectif devrait être d'attir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
jefdebourges
  09 janvier 2020
Oui, il faut donner du sens global au travail, fuir le taylorisme et les silos.
Oui, il faut développer la confiance et réduire le contrôle (pointeuse, télétravail...).
Oui, il faut développer l'autonomie des acteurs (leur dire quoi faire et non systématiquement comment faire).
Non, nous ne croulons pas sous les process.
Encore faut-il les outiller et les automatiser.
Pour ne pas créer les bullshits jobs et pour dégager du temps utile, donc du sens.
Réunionite ? Ah oui, les réunions de service, de 3 ou 4h qui tentent de traiter tous les sujets en regroupant tous les acteurs sont contre-productives.
Mais une réunion par sujet, avec uniquement les acteurs concernées (souvent 3 ou 4), de 15 à 20 min, celles là il faut les multiplier et ne pas les faire en salle de réunion mais en salle de repli, café, repos voire en visio ou audio.
Le stand-up meeting quotidien ? Ils ne connaissent pas.
Chaque matin, avant le café convivial, chaque personne de l'équipe à 2 min pour exposer ses blocages ou problèmes de la veille.
Et vous savez quoi ? Les solutions sont souvent trouvées pendant la pause café (ah la magie du partage et du dialogue)
La partie sur le management est très succincte.
Ok y est abordé le paternalisme (et l'infantilisation), la contrainte voire la peur... et puis ils parlent des visionnaires, des leaders charismatiques....
Rien, ou si peu, sur les managers toxiques.
Comme ceux adeptes du double parapluie : avec leur +1 "c'est à cause des branques de mon équipe" et avec leur -1, -2 "c'est à cause de ceux d'au-dessus".
Ou pire encore celui qui répond à son -1 "Ne viens pas avec des problèmes mais avec des solutions !"
Quant au manager "entraîneur", "coach" ou "capitaine", ils n'aiment pas.
Dommage, c'est pourtant le plus performant pour mobiliser son équipe, et souvent le plus apprécié.
Le manager doit être dans l'équipe sinon c'est un maton ou un contrôleur des travaux finis
La peur, tiens parlons en.
Les auteurs disent que ce n'est pas à cause du capitalisme et parlent de néo marxistes (je ne vais pas leur faire plaisir en les qualifiant de néo libéraux).
En pourtant d'où vient la peur si ce n'est des actionnaires, du Conseil d'admin et des AG ?
L'omniprésence du gain, du CA enfin surtout de la VA bref du cash, du pognon, du brouzouf... ?
Pff... ils vont même jusqu'à l'associer au "principe de précaution" (pas de vague, pas de risque...) et mettant bien sûr en exergue les fameuses start-up, qui elles osent !
Combien d'éphémères pour une licorne ?
Ajouter à cela quelques propos bien réacs.
- Les fainéants il faut les virer.
- Ta boite , tu l'aimes ou tu la quittes (bon je caricature un chouïa, disons que je grossis le trait).
- le travail n'est pas bon en soi, il faut s'y plier (Grr... je suis épanoui dans mon travail ! Oui c'est une chance mais cela existe ! Et doit être développé par sens, confiance, autonomie, ils ont du oublier entre temps...).
- La valeur courage
- Avoir et afficher des mantra dans l'entreprise (Tiens ? Un côté maoïste ou stalinien non avoué ? Non, je vais éviter le point godwin du "Arbeit mit ..." Hihi)
- Supprimer les activités ludiques (mais d'où vient leur aversion au baby-foot ? C'est pourtant le bon endroit pour régler un problème en moins de 10 minutes !)
Dois-je préciser que je n'ai pas du tout aimé ?
J'ai l'impression que vous aviez deviné ;-)
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Cynthia_56
  24 mars 2020
J'avais vraiment envie de lire ce livre et j'en ressors assez mitigé.
Je suis d'accord avec la plupart des constats que font les auteurs :
- le travail perd trop souvent de son sens. Trop de personnes vont travailler par nécessité et non parce qu'ils aiment leur travail et en perçoivent l'utilité.
- Avec l'avènement des start-up et d'un modèle de management "à l'américaine" est apparu le bonheur en entreprise. Ce qui a amené à la création de poste comme le Chief Happiness Officer, poste vide et catastrophique, selon les auteurs.
- Les process écrasent tout et limitent l'autonomie des meilleurs qui finissent par quitter l'entreprise.
Tout cela contribuent à créer un climat infantilisant qui ne permet pas d'attirer les talents et fait fuir ceux qui sont déjà là.
J'ai moi-même côtoyé des entreprises qui mettaient en place tout un tas d'activités ludiques pour les salariés, constituant un joli vernis vu de l'extérieur. Mais quand on rentrait dedans, on ne pouvait que constater les défaillances de management et le mal-être des salariés.
Donc oui, le bonheur ne doit pas être l'affaire de l'entreprise. L'entreprise doit donner du sens, créer de la valeur.
Plusieurs choses m'ont gêné dans ce livre. D'abord, les nombreuses références aux grandes entreprises américaines et à leur charismatique leader : Jeff Bezos (Amazon), Elon Musk (Tesla), Bill Gates (Microsoft), Steve Jobs (Apple)... Même si ces personnes ont un sens des affaires qui leur a permis de créer des multinationales, sont-ils des exemples de management ?
Parce que si le bonheur en entreprise est une illusion, la qualité de vie au travail ne doit pas en être une. Ca doit être une valeur cardinale qui doit se traduire en faits et en actes. Et là, on reparle d'Amazon ?
Autre chose qui m'a fortement dérangé, la description faite des "meilleurs". Les meilleurs ne voudraient pas de process, ne voudraient pas de ci ni de ça. On a parfois l'impression de lire une caricature tirant sur le ridicule.
Je cite : "Les meilleurs ne veulent pas de pointeuse". Ah... La pointeuse ne peut-elle pas aussi être un moyen de reconnaître l'énorme investissement de certains pour leur accorder des droits en plus ? L'outil pointeuse n'est pas le problème, c'est toujours l'usage qu'on en fait qui est problématique.
Les recommandations pratiques à la fin sont intéressantes mais enfoncent un peu trop souvent des portes ouvertes par d'autres.
Pour conclure, un livre intéressant mais parfois un peu abscons qui ne révolutionne pas la réflexion sur l'entreprise et le management.
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Bouldegom
  05 mars 2020
Je remercie Babelio et les éditions "J'ai lu" pour l'envoi de ce livre.
Dans cet essai de Julia de Funès (philosophe et diplômée en RH) et de Nicolas Bouzou, les auteurs font le constat d'un management absurde dans les entreprises. du vieux paternalisme aux activités de groupe imposées parfois suspectes voire dangereuses, tout est décrit comme contraignant et inefficace, parfois même pathogène.
Ils nous proposent donc leurs solutions, résumées en 15 points à la fin du livre, pratique pour ceux qui n'ont pas envie de le lire en entier. Quelques idées m'ont paru intéressantes, mais la plupart ne sont que des lapalissades comme "diminuer de 50% le temps passé en réunions" ou "prohiber les e-mails inutiles", ou encore "dire les choses directement à l'interlocuteur concerné avec des mots francs"...
Je travaille en entreprise (grande entreprise française en bonne place au CAC 40) depuis 30 ans. J'ai vu passer quantité de nouvelles théories de management et leur application, leurs limites, leur nécessaire modification sur le terrain. J'ai une bonne idée du ressenti des collaborateurs sur leur vie au travail, à bien des niveaux de la hiérarchie. Même si certaines idées sont dignes d'intérêt, beaucoup d'autres sont erronées.
Comme bien souvent, les conseils pour "mieux travailler en entreprise" sont donnés par des personnes qui n'y travaillent pas, mais qui elles, savent!...
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sophie7169
  11 mars 2020
Le monde de l'entreprise observé et analysé par une philosophe et un économiste. Ça pourrait être le sous-titre de ce document très bien construit et très clair sur le monde du travail. le point de vue complémentaire des deux auteurs permet une mise à distance, une vision globale de l'entreprise et de son fonctionnement actuel, et notamment des techniques de management souvent employées. Utilisant un langage clair et s'appuyant sur des exemples et des démonstrations précis, ils permettent de mieux percevoir les dysfonctionnements qui existent souvent aujourd'hui, dans les entreprises. Ils démontent les idées reçues et précisent le vocabulaire. Faire la différence entre autonomie et liberté, par exemple, permet d'éclairer la manière de travailler et de présenter les choses avec davantage de recul et sous un angle vraiment nouveau. Une lecture très enrichissante et un grand merci aux éditions J'ai Lu pour m'avoir permis de découvrir ces auteurs et leur vision moderne et sans concession du monde de l'entreprise.
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CelineCebulski
  08 octobre 2020
"Lors d'un séminaire organisé par une grande banque, un professeur de yoga est mobilisé pour enseigner le "lâcher-prise". Les nouvelles recrues sont alignées, chacune positionnée sur son tapis individuel. le pied d'une jeune fille fraîchement recrutée dépasse sur le parquet. le professeur le remarque et s'exclame : "Regarde ton pied. Il n'est pas sur le tapis. Cela signifie que tu as du mal à trouver ta place dans la banque."
La collaboratrice juste arrivée fond en larmes. Cette anecdote est révélatrice de ce qu'il advient quand on greffe un utilitarisme collectivisé dans un environnement de travail. L'entreprise se méfie des individualités. Elle considère en outre qu'elle doit contribuer à la détente de ses salariés, voire à leur bien-être. du coup, elle organise des cours collectifs de yoga. Or on ne peut pas forcer les gens à se détendre complètement dans un environnement de travail, de performance et de représentation sociale."
L'entreprise se gargarise des principes de bienveillance, QVT (Qualité de Vie au Travail) et autonomie, tout en assommant ses collaborateurs de processus, réunions absurdes et recadrages hiérarchiques. Au nom du bonheur, certaines mettent en place des activités infantilisantes, peignent leurs murs en rose... du coup super managers et services RH s'étonnent des burn-out, bore-out, brown-out et fuite des cerveaux !
De nombreux exemples concrets de ces dysfonctionnements mais aussi des propositions pour un réel happy management ! Histoire de travailler pour de vrai et en "bonne intelligence"...
Une bonne analyse !
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critiques presse (1)
Lexpress   18 septembre 2018
La Comédie (in)humaine a le mérite de poser le diagnostic lucide - et passionnant - du malaise d'une grande partie des salariés français. Non sans parfois un soupçon de mauvaise foi.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
CelineCebulskiCelineCebulski   14 novembre 2020
Il meurt lentement, celui qui devient l'esclave de l'habitude, celui qui ne prend pas de risques, pour réaliser ses rêves.

Pablo Neruda
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CelineCebulskiCelineCebulski   14 novembre 2020
L'incertitude radicale est l'environnement normal de ceux qui entreprennent.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   07 septembre 2018
La plupart des dirigeants perçoivent le caractère singulier de la période que nous traversons, qui exige des capacités d’adaptation extraordinaires. La convergence du numérique, de la robotique et de l’intelligence artificielle (IA) génère une destruction créatrice schumpétérienne potentiellement porteuse de progrès à condition que les institutions, publiques comme privées, soient flexibles, tournées vers l’avenir et capables de donner du sens à l’action. Les dirigeants d’entreprise sont toujours les premiers à reprocher aux États la fossilisation de l’économie due à des réglementations trop strictes, appliquées de façon bureaucratique, et à une fiscalité trop lourde. Ces critiques sont, la plupart du temps, parfaitement fondées. Le souci, c’est que les entreprises font elles-mêmes parfois partie du problème. En effet, un certain nombre de celles avec lesquelles nous travaillons sont bureaucratiques, rigides, organisées en silos. Leur management est perméable aux théories à la mode mais fait l’impasse sur des notions comme l’autonomie, le courage et le sens. Elles invoquent le bonheur mais oublient la convivialité qui naît de la volonté de participer à un projet qui fait sens. Bien souvent, ni les dirigeants ni les managers ne sont capables d’expliquer le projet de l’entreprise. C’est à croire qu’il n’en existe pas d’autres qu’augmenter les profits et satisfaire les actionnaires. Au mieux évoque-t-on parfois la nécessité de «  mieux répondre aux attentes du client  ». Le sens reste opaque, l’innovation «  définalisée  ». C’est un peu moins vrai dans les start-up, dont la raison d’être est souvent de changer le monde. Les start-up sont encore trop jeunes pour avoir fabriqué une bureaucratie sclérosante. Mais rigidités, organisation et management absurde constituent la réalité de la majorité des «  entreprises installées  » qui vantent la transformation et l’innovation, qui enragent de ramer dans des sociétés à l’arrêt, mais qui participent largement de cet engourdissement.
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jack56jack56   19 octobre 2018
Travailler beaucoup, oui ! Travailler durement, oui ! Dans la joie, souvent, sous la contrainte, parfois. Mais être capable de percevoir ce pour quoi nous travaillons, en mesurer les résultats. Être certain que cela améliore le monde. Le progrès est une possibilité, ni plus ni moins. C'est un choix, le choix du sens donné au travail humain.

page 136
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jack56jack56   19 octobre 2018
Le travail est une nécessité, un outil, le meilleur moyen pour nous, humains, de construire notre monde, de bâtir notre liberté, de nous humaniser toujours plus. c'est un outil magnifique, mais l'outil ne donne pas le sens.

page 136
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