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Carole d' Yvoire (Traducteur)
EAN : 9782264033703
288 pages
10-18 (03/10/2002)
3.14/5   18 notes
Résumé :
Gabriel Du Pré est un sang-mêlé, lointain descendant des tribus indiennes du Canada pénétrées par des " voyageurs " français (québécois), convertis au catholicisme et émigrés aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle. Héritier de cette culture riche et complexe, Gabriel est un cow-boy poète, vérificateur de bétail et virtuose du violon, mais surtout défenseur de la justice. Aussi, lorsque le shérif de la petite ville de Toussaint est confronté à des morts suspectes, ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
cmpf
  26 août 2016

Gabriel du Pré indien metissé Cree, Chippewas, Anglais et Français vit dans le Montana. Violoniste à ses heures, il gagne sa vie comme vérificateur de bétail. Bien que ce soit à ma connaissance le premier titre de la série, on apprend peu de choses sur lui. Veuf de cinquante ans avec deux grandes filles, il a pour amie Madeleine.

Il accepte à contrecoeur de participer à un festival de musique, c'est là qu'a lieu un meurtre, page 13 mais l'on n'en entend plus parler jusqu'à la page 70. Entre-temps Gabriel participe à une expédition, donne son avis sur ce qui l'entoure en pensée car il parle peu.
Ce personnage donne l'impression de traverser sa vie sans vraiment rien désirer. Il exècre d'ailleurs le XXeme siècle.
J'aime les polars ethniques en particulier ceux de Tony Hillerman, que je trouve très réussis à tout point de vue, mais là si l'on apprend un tout petit peu sur la région et les natifs, ne tournons pas autour du pot, on s'ennuie.
On peut supposer que l'auteur voulait rendre le rythme lent, près de la nature, de la vie de Gabriel du Pré par rapport au rythme effréné de la vie des blancs en ville mais en fait on est presque en arrêt sur image. Plus de deux pages pour décrire la pose de portes qui n'ont rien à voir avec l'intrigue, cela met un peu à l'épreuve l'intérêt du lecteur.
Outre Gabriel, un vieil indien, un peu ivrogne, participe à l'enquête en émettant des sentences mystérieuses, parle de visions mais je trouve que cela ne tient pas la route.
L'intrigue policière laisse également sur sa faim. Bref, cela aurait dû être prenant et instructif à la fois. Et pas du tout. Pour ma part j'en resterai là avec Peter Bowen.
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belette2911
  03 mars 2018
Je ne verrai plus les patates de la même manière, moi ! Tout cela à cause des lubies sexuelles de Madelaine, pas celle qu'attendait Jacques Brel, mais la compagne de Gabriel du Pré…
Notre Madelaine, lorsque son Gabriel n'est pas là, elle taille une grosse patate pour lui donner la forme de son pénis et elle se fait du bien.
D'après elle, c'est le deuxième jour que la patate va le mieux, le troisième, ça commence à sentir.
Cette Madelaine, elle, elle aime la grosse frite, pas celle de chez Eugène, mais celle de son Gabriel, son sang-mêlé. On est loin du tram 33. Sacrée cochonne, la Madelaine qui ne nous dit pas si elle chante, le soir ♫ Gabriel, Tu brûles mon esprit, ton amour étrangle ma vie ♪
Revenons à nos moutons ! Nouvelle découverte dans la littérature polar, parce qu'il faut varier les plaisirs de temps en temps et un polar ethnique, quand c'est bien foutu, j'adore.
Bienvenue au Montana où la neige, la boue et la poussière constituent les trois saisons. Des meurtres sauvages ont eu lieu et Gabriel du Pré va mener une enquête qui n'en est pas vraiment une, aidé par un ami sorcier et un autre blindé de pognon.
N'espérez pas voir du Pré faire des déductions ou faire marcher ses petites cellules grises ! le roman parle plus de descente de rivières, de barrages voulant être érigés par des sociétés électriques sur ces rivières, la polluant définitivement, d'indiens vivant comme leurs ancêtres et de construction d'un chalet, le tout sous l'hiver assez rude du Montana.
Une sorte de polar ethnique qui n'en est pas vraiment un, mâtiné de nature writing…
Avec un soupçon d'enquête qui n'en est pas vraiment une et des mobiles que nous ne connaîtrons pas vraiment puisque nous aurons affaire à un serial-killer psychopathe qui tue pour le plaisir.
L'écriture est rapide, saccadée, des phrases courtes, rapides, parfois j'aurais aimé qu'elles soient un peu plus longues et moins sèches, moins avares.
Je l'ai lu parce que le précédent roman avait déjà fini sa vie sous un meuble bancal et parce que j'ai apprécié les personnages, l'univers, l'atmosphère, mais je ne pense pas que je reviendrai me promener sur les terres de Gabriel du Pré.
Le roman était une jolie découverte, mais n'a pas cassé trois pattes à un canard et vu tout ce que j'ai à lire, je vais plutôt me concentrer sur d'autres romans que sur ceux de cet auteur.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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pchion
  10 février 2018
Un excellent polar ethnologique que cette "maison du coyote". L'histoire démarre lentement : il faut que l'auteur ait le temps de peindre le décor qui va s'enrichir au fur et à mesure des chapitres parcourus ; le temps aussi de faire connaissance avec les personnages importants. Et quels personnages ! Tout d'abord, le "héros", Gabriel du Pré, sang-mêlé, excellent violoniste, un brin poète, amoureux de son pays natal... Ce cow-boy devient parfois auxiliaire du shérif, lorsque le besoin s'en fait sentir. D'autres personnages originaux viennent prêter main forte à Gabriel : sa compagne Madelaine, sa fille Maria, son ami Bart, millionnaire alcoolique repenti, ou l'étrange chaman Benetsee, dont les visions sont d'une grande utilité dans bien des situations...
Tout ce petit monde est bien vivant et évolue dans le cadre bien traditionnel de la campagne profonde de l'état du Montana : la musique est au rendez-vous dans les bars chaque samedi soir. Gabriel est amoureux... Bref tout pourrait aller pour le mieux dans ce qui était le meilleur des mondes, mais commence malheureusement à chavirer...
Il suffit que du Pré se rende dans un festival de folk à Washington pour que cet environnement soit bouleversé. Il fait connaissance tout d'abord avec un ethnologue qui voudrait enregistrer sa musique : un soir de concert, une jeune fille du peuple Cree est assassinée. Gabriel n'est mêlé qu'accidentellement à cette histoire qui va peu à peu lui occuper l'esprit.
J'ai sorti ce livre de ma bibliothèque et je l'ai relu avec grand plaisir afin de le commenter sur Babelio. du coup j'ai décidé de relire, dans les semaines à venir, les autres volumes de cette série que l'éditeur a bien voulu traduire en Français (une partie de l'oeuvre originale seulement). Je pense en effet que les romans de Peter Bowen sont d'une telle richesse, d'une telle densité que l'on peut se replonger dedans, de temps à autre, comme je le fais parfois avec d'autres auteurs de la même trempe (je pense en particulier aux livres de Tony Hillerman).
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jemelire
  25 avril 2020
A conseiller aux insomniaques. Une lecture si tranquille qu'elle me donnait souvent envie de dormir. Cependant, même si l'histoire semble être en dehors du temps et contenir des invraisemblances, un certain charme opère.
Le métis Gabriel du Pré, chanteur et joueur de complaintes du temps passé, est le descendant des "voyageurs" qui faisaient le commerce de fourrures qu'ils convoyaient sur des canoës appelés "gros ventres".
Il est invité à participer à une expédition sur les traces de ses ancêtres, du lac La Ronge jusqu'à la Baie d'Hudson, l'occasion pour lui de recueillir des chants nouveaux.
L'intrigue « se hâte lentement », fait parfois du sur-place, l'histoire semble n'avoir ni queue ni tête. Malgré tout, ce que j'en retiendrai, ce sont les scènes du voyage en compagnie des Indiens sur la rivière de la Baleine, les descriptions d'une nature splendide, parfois sombre et presque malfaisante ou encore les scènes quasi ethnographiques d'un monde qui se meurt.
Le style est alerte, et même si les traits d'humour décalés donnent un air d'étrangeté, au final la lecture reste très agréable (et hypnotique).
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poussieresdetoiles
  15 décembre 2017
Gabriel du Pré est un sang-mêlé, lointain descendant des tribus indiennes du Canada pénétrées par des "voyageurs" français (québécois), convertis au catholicisme et émigrés aux États-Unis à la fin du XIXe siècle. Héritier de cette culture riche et complexe, Gabriel est un cow-boy poète, vérificateur de bétail et virtuose du violon, mais surtout défenseur de justice. Aussi, lorsque le shérif de la petite ville de Toussaint est confronté à des morts suspectes, ce veuf et père de deux filles est-il toujours prêt à lui prêter main forte. Épaulé par son amie Madelaine, Benetsee, vieux sorcier indien quelque peu alcoolique et mystique, et son riche ami Bart, Gabriel mène ses enquêtes, entre éleveurs de bétail toujours prêts à dégainer, policiers locaux dangereusement incapables et fédéraux hargneux.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Fanvin54Fanvin54   29 décembre 2013
Cette nuit là, les indiens du Québec parlèrent avec regret de leurs foyers, racontant comment ils étaient plusieurs milliers à avoir repris l'ancien mode de vie des vastes forêts loin des blancs et de l'alcool, deux fléaux tout aussi perturbants.
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jemelirejemelire   25 avril 2020
Du Pré but lentement, et quand il eut terminé la foule criait son nom. Le Norvégien prit son violon et l'accorda. Parfait. Il frotta les crins de son archet avec de la colophane. Il coinça son instrument sous le menton. Il pensa à ses origines, aux voyageurs dans la nature vert foncé, aux origines, aux canots. Aux eaux noires, aux chansons sombres. Aux longues et dures journées et au temps amer, avec pour seul salaire la mort bien souvent. Aux arbres vert-noir, aux ballots de fourrure. Il joua. Il pensa aux voyageurs et laissa ses doigts et l'archet les décrire. Il laissa la dernière note s'éteindre lentement sur cette évocation du passé. La foule ne fit pas un geste, n'applaudit pas. Ils étaient fascinés.
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pchionpchion   10 février 2018
- Si nous devons la passer [la frontière], tu laisseras ces fichues armes quelque part, dit Du Pré. Les Canadiens n'aiment pas les gens armés.
- Je sais, papa, ils s'entre-tuent rarement. Il y a plus de meurtres chaque année à Omaha que dans tout leur pays. je me demande pourquoi les Américains s'entre-tuent autant.
- La télévision.
- La télévision ?
- Chaque fois que je regarde la télé, c'est si bête que j'ai envie d'aller tuer quelqu'un.
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line70line70   05 mars 2012
« Quitte cette autoroute à quatre voies et reprends une route à deux voies. Je suis un homme de routes nationales dans un monde d'autoroutes. Qu'ils se les gardent. »
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belette2911belette2911   27 février 2018
— Du Pré, dit Michelle, vous m’inquiétez. Vous ne pouvez pas tuer ce type et le scalper. Sinon, je devrais vous arrêter. Bon sang, les mecs ! Vous regardez Le train sifflera trois fois tous les dimanches jusqu’à y croire ?
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