AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Christiane Besse (Traducteur)
ISBN : 2757807102
Éditeur : Points (07/02/2008)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 334 notes)
Résumé :
4° de couverture

Sénilité précoce, paranoïa ? Comment ne pas y penser quand, par un jour de canicule de l'été 1976, votre mère, si anglaise et si digne, vous annonce tout de go qu'elle est en réalité Eva Delectorskaya, une émigrée russe et une ex-espionne de haut vol ? Et pourtant, Ruth Gilmartin doit s'y résoudre : tout est vrai. Depuis trente et quelques années, pour tenter de retrouver la sécurité, Sally-Ev a échafaudé avec soin le plus vraisemblab... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  06 octobre 2012
En 1939, les anglais avaient bien compris que seule l'entrée en guerre des Etats-Unis feraient gagner la guerre aux Alliés : c'est leur tentative de faire basculer les Etats Unis dans la guerre que nous raconte William Boyd dans la Vie aux aguets ; une histoire d'espionnage de haut vol qui rejoint l'histoire bien sûr, une histoire palpable puisque nous savons bien l'importance qu'avait l'entrée en guerre des Etats-Unis.
En 1976, Ruth Gilmartin découvre que sa très britannique et distinguée mère, est en réalité à moitié russe et travaillait en 1939 pour le compte de l'Angleterre. Un roman d'espionnage passionnant où William Boyd dessine deux vies de femmes prises dans la toile de l'Histoire. Magistral !
Commenter  J’apprécie          320
indira95
  23 juin 2015
Enfin un roman d'espionnage digne de ce nom ! Pardi il était temps ! Après ma calamiteuse lecture d'Opération Sweet tooth (par Ian MC Ewan), ni plus ni moins qu'un fade roman à l'eau de rose, j'avais presque fait mon deuil des romans d'espionnage ayant une femme comme héroïne (à croire que les femmes espionnes soient toutes des écervelées uniquement portées sur la « chose » dans ce genre littéraire !). Et puis je suis tombée sur La vie aux aguets et j'ai comme qui dirait flairé le bon gros roman d'espionnage. Opération réussie ! J'ai tout de suite accroché au style de William Boyd, à son entrée en matière, irrémédiablement séduite par ses personnages de femmes de caractère : Sally/Eva la mère, Ruth sa fille. Tout est parfaitement huilé, les situations s'enchaînent avec une précision et un romanesque efficaces, dignes d'un horloger suisse. Rien n'est inutile, tout trouve sa place et un sens. L'alternance des récits : celui d'Eva/Sally notre jeune espionne débrouillarde au service de Sa majesté pendant la Seconde guerre mondiale, celui de Sally qui en 1976 découvre le secret de sa mère (celle-ci lui ayant caché sa véritable identité depuis sa naissance, sympa) a insufflé un vrai rythme à ma lecture. J'ai d'autant plus apprécié que j'ai découvert un pan peu reluisant de l'histoire des services secrets britanniques ou comment ceux-ci ont tenté, à coup de manipulation des médias, de forcer les USA à entrer en guerre contre l'Allemagne. En 1941 (avant Pearl Harbor), l'entrée en guerre de l'oncle Sam était loin d'être évidente et l'opinion publique penchait fortement pour un isolationnisme tranquille. Quoi de mieux que forcer un peu le destin (et la main) des Américains. C'est pour cela qu'Eva, jeune femme séduisante et intelligente a été recrutée. Mais disons que tout ne se passe pas comme prévu et les événements dérapent mettant notre jeune héroïne dans de beaux draps. Ah pauvre Eva prise au piège et qui 30 ans plus tard, n'a pas oublié (pour notre plus grand bonheur de lecteur). Aux amoureux de l'espionnage, d'histoire et de romanesque, tous ces ingrédients sont réunis dans ce roman très réussi. Idéal pour l'été.
Lien : http://livreetcompagnie.over..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          284
Iboo
  29 mars 2013
Commencer un livre c'est comme être parachuté dans un dîner où vous ne savez pas qui est qui, qui fait quoi, ni ce que l'on va vous servir. Et, pour peu que la conversation s'éternise sur la déco intérieure, le bruissement des arbres au dehors et la description détaillée des tenues de chacun... on ne tarde pas à s'ennuyer ferme.
Quand, lorsqu'il fait asseoir un de ses personnages sur un siège, un auteur considère essentiel de remplir des lignes et des lignes sur la couleur, la matière, la texture, l'usure, le confort, l'emplacement, du fauteuil en question... il perd immanquablement mon attention, si ce n'est mon intérêt.
Pourtant, par principe, je persiste... jusqu'à ce que, pour le livre qui nous occupe, l'héroïne décide de se rendre d'un point à un autre et, là, rebelote ! Description du trajet par le menu, elle tourne à droite, puis à gauche, décide de s'arrêter prendre un café, et puis, finalement, non ; passage en revue des affiches publicitaires collées au mur, style architectural des immeubles jalonnant sa route, etc... etc... etc... et, vu qu'elle se déplace à pieds, rien ne lui échappe, bien évidemment.
C'en est trop ! William Boyd m'a perdue en cours de route.
Je referme le bouquin au tiers de sa lecture, je le reprendrai un jour, peut-être...
Tant de livres attendent dans ma "PAL", tel celui de Daniel Pennac et ses fameux droits imprescriptibles du lecteur dont je viens, sans état d'âme, d'appliquer la règle N° 3.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          245
cprevost
  14 février 2010
Dans son très beau film « Laissez passer », Bertrand Tavernier, au cours d'une conversation avec Jean Aurenche, fait dire à Pierre Bost que comme il y a des faiseurs de pain, il y en a aussi d'histoires. William Boyd appartient manifestement à cette belle et utile corporation.
« La vie aux aguets » est un passionnant roman d'espionnage que l'on ne peut plus lâcher une fois les premières pages tournées. En quelques mots et sans rien divulguer naturellement, qu'elle est l'histoire ? Sally Gilmartin révèle à sa fille Ruth, dans les années 70, qu'elle n'est pas la gentille vieille dame qu'elle croit mais une émigrée russe doublée d'un redoutable agent secret. Eva Delectorskaya a été en effet, lors de la dernière guerre mondiale, recrutée par les services britanniques de désinformation. Aujourd'hui sa vie est menacée et la dame âgée dévoile, par bribes, son existence aventureuse passée.
Quel est le secret de ce roman d'espionnage ? Qu'est ce qui fait de ce livre une oeuvre littéraire à part entière ? Ici, pas d'énigmes renversantes ni même de suspense intenable ? Nous avons à faire avec « La vie aux aguets » à un roman double remarquablement maîtrisé par l'auteur. C'est en effet le récit alterné d'une mère et d'une fille. Sans cesse nous sommes obligés de quitter l'une à regret pour retrouver l'autre avec plaisir. Eva écrit son histoire et la donne à lire au compte-gouttes. Les rapports d'Eva et de Ruth, ces deux beaux personnages de femmes prises dans les toiles de l'Histoire, sont rendus avec une infinie finesse par William Boyd. On s'attache à l'une, on s'attache à l'autre, on s'amuse de leurs rencontres. On ne regrette pas, bien entendu, ces périodes de feu et de sang, mais peut-on avouer sans déchoir, qu'à la lecture de ce livre, on a un peu la nostalgie de ces temps où l'engagement pour des idées d'une Eva et d'une Ruth était tout à fait possible ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Selenne
  05 août 2012
L'auteur nous entraîne dans deux histoires parallèles qui alternent au fil des chapitres nous faisant passer des activités des services secrets britanniques dans la période précédant le début de la Deuxième Guerre mondiale, aux années 70 qui ont déjà largement digéré cet épisode du passé. Appuyé sur des faits réels, le roman développe une intrigue géniale qui tient en haleine d'un bout à l'autre. Ce fut un plaisir constant de suivre cette histoire en apparence limpide, mais où, encore une fois, les coups sont à plusieurs bandes et révèlent une stratégie psychologique de manipulation des uns par les autres, de haute volée. Ce livre fait partie de ceux qu'on ne lâche pas avant la dernière page. de plus, le rapport qualité/prix frise le BONHEUR !!
Commenter  J’apprécie          130
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   25 mai 2008
Quand, petite, je me montrais grincheuse, contrariante et dans l'ensemble insupportable, ma mère me réprimandait avec des : «Un beau jour, quelqu'un viendra me tuer et tu le regretteras», ou bien : «Ils arriveront de nulle part et ils m'emporteront - et alors tu diras quoi ?» ou encore : «Un beau matin, tu te réveilleras et je ne serai plus là. Disparue. Attends un peu de voir.»
Curieux, mais enfant on ne prend pas au sérieux ce genre de remarque. En revanche, aujourd'hui - alors que je repense aux événements de cette interminable canicule de 1976, cet été pendant lequel l'Angleterre tituba, suffoquée, terrassée par une vague de chaleur interminable -, je sais ce dont ma mère parlait : je comprends ce sombre courant d'une peur profonde qui circulait sous la calme surface de sa vie ordinaire, et qui ne l'a jamais quittée, même après des années d'une existence paisible, sans rien d'exceptionnel. Je m'en rends compte maintenant : elle a toujours redouté qu'on vienne la tuer. Et elle n'avait pas tort.
Tout a commencé, je me souviens, début juin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
andmanandman   14 avril 2014
Elle attirait bien trop d’hommes et, en revanche, n’était séduite que par très peu. C’est parfois le prix de la beauté : je te ferai très belle, décident les dieux, mais je te ferai aussi incroyablement difficile à contenter.
Commenter  J’apprécie          380
liratouva2liratouva2   28 avril 2012
Quand, petite, je me montrais grincheuse, contrariante et dans l’ensemble insupportable, ma mère me réprimandait avec des: "Un jour, quelqu’un viendra me tuer et tu le regretteras". Enfant, on ne prend pas au sérieux ce genre de remarque. Aujourd’hui - alors que je repense aux événements de cette interminable canicule de 1976, cet été pendant lequel l’Angleterre tituba, suffoquée, terrassée par une vague de chaleur interminable - je sais ce dont ma mère parlait: je comprends ce sombre courant d’une peur profonde qui circulait sous la calme surface de la vie ordinaire, et qui ne l’a jamais quittée, même après des années d’une existence paisible, sans rien d’exceptionnel. Je m’en rends compte maintenant: elle a toujours redouté qu’on vienne la tuer. Et elle n’avait pas tort.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
litolfflitolff   28 novembre 2010
- 'Ne faites confiance à personne', répliqua-t-il sans solennité mais avec une assurance et une sorte de certitude pratique, comme s'il déclarait : 'Aujourd' hui, c'est vendredi.' 'Ne faites confiance à personne, jamais', répéta-t-il en prenant une cigarette qu'il alluma, pensif, surpris lui-même de sa lucidité aurait-on dit. 'Peut-être est-ce la seule règle dont vous avez besoin. Peut-être que toutes les autres règles dont je vous parlerai ne sont-elles que les dérivés de celle-là. 'La seule et unique loi.' Ne faites confiance à personne - pas même au seul être en qui vous pensez pouvoir avoir le plus confiance au monde. Soupçonnez toujours. Méfiez-vous en permanence.' Il sourit, pas de son sourire chaleureux. 'Ca vous rendra d'excellents services.'
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
clarinetteclarinette   08 mai 2012
Mais Eva se senti étrangement déprimée après son déjeuner avec Angus, et elle continua aussi de s'inquiéter d'avoir pu donner des informations en filigrane, des indications sur elle et Romer, des nuances qu'un homme au cerveau aussi agile qu'Angus serait capable de transformer en un tableau plausible. Tandis qu'elle regagnait Transoceanic, de l'autre côté de la ville, à travers les grandes avenues, Park, Madison, la Ve, les vastes panoramas, la précipitation, le bavardage, le bruit et l'assurance de la ville, des gens, du pays, elle songea que peut-être, elle aussi, si elle avait été une jeune Américaine, une habitante de Manhattan, heureuse dans son travail, chérissant sa sécurité, des perspectives d'avenir et la vie devant elle, peut-être qu'elle aussi, quelles que fussent sa sympathie et sa compassion à l'égard de l'Angleterre et de son combat pour la survie, elle se serait dit : pourquoi sacrifier tout cela, risquer les vies de nos jeunes gens et s'impliquer dans une guerre sordide et mortelle se déroulant à cinq mille kilomètres d'ici ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de William Boyd (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Boyd
Pour ce sixième numéro de la Petite Librairie (émission produite par La Griffe Noire), Gérard Collard s'est entouré de 3 chroniqueurs... Marie, Didier Debroux et Jean-Edgar Casel...
Bon visionnage !!!

LE COUP DE COEUR DE GERARD COLLARD
Les Mille Talents d'Eurídice Gusmão de Martha Batalha et Diniz Galhos aux éditions Denoël
LE COUP DE C?UR DE DIDIER DEBROUX Les vies multiples d?Amory Clay de William Boyd aux éditions Points
LES COUPS DE C?UR DE GÉRARD COLLARD Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa et Myriam Dartois-Ako aux éditions Albin Michel
Une vie entre deux océans de Margot Stedman et Anne Wicke aux éditions Livre de Poche
Les Filles des autres de Amy Gentry et Simon Baril aux éditions Robert Laffont
RENCONTRE AVEC HAROLD COBERT? La Mésange et l'ogresse de Harold Cobert aux éditions Plon Jim d?Harold Cobert aux éditions Livre de Poche
LE COUP DE COEUR DE GERARD COLLARD Par amour de Valérie Tong Cuong aux éditions JC Lattès
LE COUP DE COEUR DE SOLVEIG DARRIGO Traité de miamologie pâtisserie de Stéphan Lagorce aux éditions 180°C
LE COUP DE GUEULE DE GERARD COLLARD Terreur de Yann Moix aux éditions Grasset
LES COUPS DE COEUR DE GERARD COLLARD Toxique de Niko Tackian aux éditions Calmann-Lévy
Le Loup peint de Jacques Saussey aux éditions Livre de Poche
Ne prononcez jamais leurs noms de Jacques Saussey aux éditions Toucan
Canicule de Jane Harper et Renaud Bombard aux éditions Kéro
CHRONIQUE JEUNESSE
Combien de bébés ? de Guido van Genechten aux éditions Albin Michel Jeunesse
Les enfants les pires du monde de Tony Ross aux éditions Albin Michel Jeunesse
Ourse & Lapin : Drôle de rencontre de Jim Field et Julian Gough aux éditions Flammarion
LE COUPS DE C?UR DE GÉRARD COLLARD Peggy Dans les Phares de Lacasse Marie-Eve aux éditions Flammarion
LE BLOC-NOTES Exposition Henri Matisse à Lyon
Henri Matisse, le laboratoire intérieur de Collectif aux éditions Hazan
Histoire du théâtre dessinée d?André Degaing aux éditions Nizet
LA CHRONIQUE DE JEAN-EDGAR CASEL Tintin au Pays des Soviets Couleur de Hergé aux éditions Casreman
SERIE TV Suspect numéro 1 - L'intégrale des saisons 1 à 7 Borgia
LA CHRONIQUE DE MARIE D'après une histoire vraie: Livre audio 1CD MP3 - Suivi dun entretien entre Delphine de Vigan et Marianne Épin aux éditions Audiolib
Vous pouvez commander cette sélection de livre sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
+ Lire la suite
autres livres classés : espionnageVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

ARMADILLO, LE PETIT SOLDAT

Le héros de ce roman est ...........

William Boyd
James White
Lorimer Black
Jonathan Roscoe
Michael Bottom
Conrad Milliband
Waldemar Strike

15 questions
7 lecteurs ont répondu
Thème : Armadillo de William BoydCréer un quiz sur ce livre
. .