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ISBN : 2226256156
Éditeur : Albin Michel (26/03/2014)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 292 notes)
Résumé :
Au XVIIe siècle, dans les espaces sauvages du Canada, les voix d’un jeune jésuite français, d’un chef de guerre huron et d’une captive iroquoise tissent l’écheveau d’une fresque où se confrontent les traditions et les cultures. Trois personnages réunis par les circonstances, divisés par leur appartenance. Car chacun mène sa propre guerre : l’un pour convertir les Indiens au christianisme, les autres, bien qu’ennemis, pour chasser ces « Corbeaux » venus prêcher sur ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  10 juin 2016
C'est une oeuvre remarquable que Dans le grand cercle du monde. J'ai acheté ce livre sans en connaître l'histoire, à cause de tous les commentaires élogieux que j'en ai entendus. Joseph Boyden nous propose une visite dans le passé, au XVIIe siècle pour être exact. À cette époque, les Français commençaient à s'installer dans la vallée du Saint-Laurent alors que les Iroquois et les Hurons-Wendats étaient perpétuellement en guerre. Une situation trouble que l'arrivée des Blancs a exacerbée… Un des intérêts de ce roman est que l'auteur donne leur voix à tous les partis impliqués. Trois narrations. Trois points de vue différents. Donc, pas de parti pris !
D'abord, il y a Christophe, le jeune Français, un missionnaire, un jésuite, envoyé auprès des « sauvages » afin d'essayer de les convertir à la foi chrétienne, aussi pour consolider des liens d'amitiés (mais surtout de maintenir des liens commerciaux, un monopole sur le commerce des fourrures). Il est surnommé Corbeau à cause de sa robe noire, peu pratique, la risée des autochtones.
Ensuite il y a Oiseau, chef d'un village huron, membre de la puissante confédération Wendat, attaché aux traditions ancestrales de son peuple. Contrairement à ce que beaucoup croient, pas tous les Amérindiens vivaient dans des tentes au milieu des bois. Les Hurons étaient sédentaires, s'établissaient dans des villages de plusieurs milliers d'âmes, subvenaient à leurs besoins d'abord via l'agriculture (les trois soeurs : maïs, courge & haricot) puis ensuite grâce au troc avec d'autres peuples. Oiseau voit d'un mauvais oeil l'arrivée du jésuite (outre le fait que les contacts avec les Blancs étaient suivis de maladies, il sent que leurs valeurs et leur religion sont bousculés) mais l'estime tout de même essentielle dans sa lutte contre les Iroquois.
Puis il y a Chute-de-Neige, de la nation iroquoise. le roman s'ouvre avec sa capture par un groupe de Hurons menés par Oiseau et auquel participe Christophe. Sa famille vient d'être exécutée sous ses yeux on la ramène pour compenser la mort de la famille de Oiseau, dont elle deviendra la fille adoptive. D'abord hostile, elle finira par accepter sa nouvelle famille. À travers ce personnage, on découvrira que les deux peuples ne sont pas si différents l'un de l'autre.
Chaque chapitre, qui met en scène alternativement ces trois personnages, est court. Et le rythme est rapide. Ainsi, malgré les 600 pages du bouquin, on en remarque à peine l'épaisseur car l'histoire ne contient pas de longueurs. Il n'y a pas de passages que je juge superflu. Un seul regret : ne pas avoir le point de vue direct de Petite Oie. Il s'agit de la guérisseuse du village, une sorte de chamane aux pouvoirs multiples. Ce n'est pas une Huronne mais plutôt une Algonquienne de la tribue nomade des Montagnais qui a décidé recemment d'unir sa destinée à celle de ce grand peuple. D'où l'intérêt de son point de vue, original mais surtout plus objectif parmi tous ces Hurons et Iroquois en guerre.
Parce que c'est de guerre qu'il s'agit. Oui, l'arrivée des Français et des Anglais a exacerbé les tensions, mais le conflit existait depuis des générations. Il y a quelque chose de très tragique dans cette histoire. La fin d'une nation, d'une civilisation, est un événement troublant. Car les personnages sont témoins de tout ça, ils le voient venir et commencer à se produire. En tant que lecteur, on ne peut que se sentir interpelé par leur frustration, leur tristesse de voir leur culture s'éteindre avec eux. Certains ont peut-être moins aimé les scènes de torture, assez explicites vers la fin, mais c'était ça, aussi, le monde amérindien. Il ne fallait pas montrer que son côté polissé, dans le genre « communions avec les esprits de la forêt ».
Donc, le ton employé par l'auteur était très juste et ses choix littéraires, judicieux. de plus, Joseph Boyden a une plume très évocatrice. Il a su faire ressortir le tragique de cette situation sans tomber dans le mélodramatique, les moments héroïques sans tomber dans le patriotique et le parti pris. En fait, il a su respecter les points de vue de tous les côtés, sans jugement. du moins, c'est ce qu'il m'a semblé. Tout est arrivé parce que cela devait arriver, c'était dans l'ordre des choses. Bref, j'ai vraiment hâte de lire les autres romans de cet auteur de talent.
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gouelan
  03 novembre 2016
Un roman qui nous plonge au cœur du XVIIe siècle parmi les Sauvages qui peuplent le Canada, à travers les voix de Christophe, le jésuite français, d'Oiseau le chef de guerre huron, et de Chute-de- Neige, la jeune fille iroquoise.
Nous découvrons le mode de vie, les croyances et les traditions des tribus indiennes, qui évoluent dans un monde à la fois ténébreux et paradisiaque.
La nature, les animaux et les hommes font partie d'un même univers. Leurs esprits sont mêlés. Un peuple libre et généreux, à l'écoute de leurs enfants. C'est le côté paradisiaque.
L'autre penchant de ces hommes est leur art de faire la guerre et de se livrer à des cérémonies de torture insoutenables, à des guerres du deuil qu'on peine à comprendre. Nous sombrons alors dans les ténèbres.
Face à eux, les hommes velus venus d'au-delà de l'Océan, s'accaparent de leurs richesses et de leurs savoirs. Ils sont accompagnés des « Corbeaux », ces prêtres qui piétinent leurs croyances pour les contraindre au christianisme. Sont-ils plus civilisés ?
Deux cultures qui s'affrontent et s'observent. Ils s'admirent parfois mais sans jamais vraiment se comprendre ou se faire confiance. Le choc des cultures et des croyances est trop intense.
Un récit riche et poétique qui nous immerge dans un monde splendide, si on met de côté la rivalité des hommes.
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palamede
  03 novembre 2017
Trois voix s'élèvent dans les immenses espaces canadiens. le XVIIe siècle est déjà entamé, quand des jésuites français essaient de convertir des Indiens. le jeune père Christophe, qui croyant bien faire en imposant ses croyances en prosélyte convaincu, trouve sur son chemin le chef Huron, Oiseau, et sa prisonnière iroquoise, Chutes-de-Neige, des ennemis de toujours.
Les Hurons ont décidé de garder le père Christophe qu'ils nomment ironiquement le Corbeau à cause de sa soutane. Oiseau est chargé de le protéger. Bien que critique et condescendant, le Corbeau en apprenant la langue des Indiens s'intègre peu à peu. il va même jusqu'à admirer les rites funéraires de ceux qu'il appelle les Sauvages, et dont il se désole d'en convertir si peu. A l'arrivée de la tribu en Nouvelle France, Oiseau rencontre le gouverneur, Samuel Champlain, qui lui propose d'unir leurs forces pour résister aux Hollandais et aux Anglais qui ont armé les Iroquois. En fait, c'est une manoeuvre pour s'allier ceux qui contrôlent le commerce dans les territoires sauvages.
Car qui gagnera la bataille du commerce gagnera la guerre. Dans cette lutte, les pères jésuites servent de lien avec les Français, ils sont tolérés dans la tribu pour cette seule raison. Après des combats épouvantables contre les Iroquois, et des tortures terribles auxquelles il assiste avec deux autres pères, le Corbeau continue son travail de conversion auprès des Hurons. Il prêche et répond à leurs questions auxquelles il n'a pas toujours de réponses. Ses convictions religieuses ne vacillent jamais, il résiste à tout, même à la sensualité des femmes de la tribu, surtout à celle de Chutes-de-Neige, maintenant résolue à rester avec les Hurons.
Un livre magnifique qui nous transporte dans le monde très codifié des Indiens. On découvre leurs us et leurs coutumes, leurs croyances et les rapports des tribus entre elles. Des rapports tendus entre les Hurons et les Iroquois, exacerbés par la présence des Européens qui sont venus pour des raisons mercantiles et pour imposer leurs croyances, et ont apporté des maladies. Un monde qui peut se révéler impitoyable (les scènes de tortures sont insoutenables) mais aussi plein d'humanité.
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Moan
  03 mai 2014
Après le chemin des âmes,Les Saisons de la Solitude et Là-haut vers le Nord que j'avais bien aimé, dès que j'ai su qu'un nouveau livre de Joseph Boyden venait de sortir, je me suis précipitée à la librairie.
Et je ne regrette pas!!
J'ai été transportée au XVIIème siècle au Canada.
Trois narrateurs Dans le grand cercle du monde: un jésuite breton le Corbeau, premier à arriver parmi les Hurons pour les évangéliser, une jeune iroquoise Chutes-de-Neige dont la famille vient d'être massacrée par le troisième narrateur Oiseau un chef Huron qui va l'adopter comme sa fille.
A travers ces trois voix, on suit le quotidien du peuple huron Wendat : le travail dans les champs pour la culture des trois soeurs ( maïs, courge, haricot), les échanges commerciaux à Québec, les affrontements terribles avec leurs ennemis iroquois, les réactions à la présence des Jésuites...
"De sa main droite, il fait ce geste auquel je me suis habitué: il se touche le front, puis la poitrine et enfin les épaules à gauche et à droite. On se demandait s'il ne nous jetait pas un sort, mais pour autant que je le sache, et bien qu'il prétende que cela soit destiné à le protéger, je crois qu'il s'agit surtout d'un tic nerveux."
J'ai bien aimé me laisser transporter par l'écriture exceptionnelle de Joseph Boyden dans ce XVIIème siècle parmi tous ces personnages attachants, courageux, extraordinaires dans ce qu'ils sont capables d'entreprendre pour vivre.
Je le recommande vivement.
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indira95
  04 novembre 2014
Il m'aura fallu quelques jours pour digérer cette lecture. Une fois encore je reste admirative face à tant de talent. Merci monsieur Boyden. Merci pour votre manière si poétique de me transporter dans un tout autre univers, au coeur des paysages enchantés de la région des grands lacs d'Amérique du Nord, au coeur de cette nature sauvage et impétueuse, encore préservée de la cruauté des colons européens. Merci de m'avoir fait côtoyer de près ce peuple d'Indiens Hurons, toucher du doigts leurs rites et coutumes, leurs codes sociaux et religieux, trembler face à la sauvagerie de leurs conflits ancestraux avec les Iroquois. Merci de m'avoir fait comprendre leur lutte spirituelle et religieuse face à l'arrivée des pères Jésuites, ces corbeaux obnubilés par une volonté farouche de convertir et sauver le sauvage impie des flammes de l'Enfer. Merci de m'avoir fait découvrir cette histoire du Québec et de ce vaste territoire, cette époque où Français comme Anglais commerçaient avec les Indiens, les jugeant encore utiles pour apprivoiser puis exploiter cette nature hostile qui se refusait à eux. Dans le cercle du grand monde a tout d'une grande épopée majestueuse et poétique, sensible et cruelle à la fois, retraçant cette confrontation entre Indiens et Européens au coeur de ce XVII siècle qui se passionne pour la propagation de la foi chrétienne à travers les colonies. Ce roman nous narre une époque révolue, avant les conversions, avant les maladies rapportées d'Europe qui déciment les Indiens, Hurons comme Iroquois, avant la fin d'une civilisation, avant que ce peuple ne prenne goût à la boisson et à l'ivresse qu'elle procure, luttant désespérément contre la fin de leur monde. le brave chef Oiseau, la farouche Chute de neige, père Christophe - le corbeau à la robe noire - tous ces personnages entrent en collision au coeur de la grande spirale de l'Histoire et de ces 600 merveilleuses pages qui m'ont tenue en apnée.
Lien : http://livreetcompagnie.over..
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critiques presse (7)
Telerama   04 novembre 2015
C'est violent, lyrique, très beau, admirablement servi par le grand traducteur qu'est Michel Lederer.
Lire la critique sur le site : Telerama
Actualitte   26 septembre 2014
Joseph BOYDEN, lui-même descendant des Nations Premières trouve les mots justes pour écrire les sentiments humains et la redoutable froideur guerrière dans un seul chant où se mêlent chant de vie et chant de mort.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Bibliobs   21 juillet 2014
Signé Joseph Boyden, l'un des maîtres du roman canadien, le livre tient de Rousseau pour l'évocation des états innocents de l'humanité autant que de Sergio Leone pour la mise en scène d'aventures sur grand écran.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Liberation   15 juillet 2014
Joseph Boyden raconte la lutte fratricide contre les Iroquois.
Lire la critique sur le site : Liberation
LaLibreBelgique   04 juillet 2014
Joseph Boyden signe une ambitieuse fresque qui confronte trois mondes. Où Jésuites, Hurons et Iroquois vont évoluer au-delà des préjugés.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaLibreBelgique   04 juillet 2014
Joseph Boyden signe une ambitieuse fresque qui confronte trois mondes. Où Jésuites, Hurons et Iroquois vont évoluer au-delà des préjugés.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LesEchos   16 avril 2014
Joseph Boyden signe une véritable descente aux enfers, une plongée au coeur des ténèbres. Impitoyable.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   03 novembre 2016
« Ces gens font preuve d’une imagination fertile dans le domaine des tortures, dis-je à Gabriel. Aussi fertile et peut-être même plus que celle de n'importe quel inquisiteur. »[…]
« Ils ne laissent rien au hasard. Tout est soigneusement réglé. C’est l’une de leurs cérémonies les plus importantes.
- Mais pourquoi ? Pourquoi tiennent-ils à infliger tant de souffrances à un être humain ?
— Pourquoi l'Inquisition espagnole a-t-elle fait ce qu'elle a fait ? je réplique. Pourquoi notre propre Église condamne-t-elle les sorcières au bûcher ? Pourquoi les croisés ont-ils punis les Maures avec tant de raffinement ? » […]
« Certes, il est facile de dire que nous punissons ceux qui sont une abomination aux yeux de Dieu, reprends-je. Or, il ne s’agit pas seulement de cela, ne pensez-vous pas ? Je crois que nous autorisons et pardonnons la torture dans la mesure où elle nous aide à exorciser la peur de la mort que nous éprouvons tous. Torturer quelqu’un, c’est dominer la mort, s’en rendre maître, ne serait-ce que pour un bref instant. »
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gouelangouelan   07 novembre 2016
- Notre monde n’est pas le même que le tien. Les animaux de la forêt ne se donnent à nous que s'ils jugent bon de le faire.
- Tu prétends donc que les animaux sont capables de raison ? Qu’ils ont une conscience ?
- Je dis que les humains sont les seuls dans ce monde à avoir besoin de tout ce qu’Il contient. Or, ce monde ne contient rien qui ait besoin de nous pour survivre.
Nous ne sommes pas les maîtres de la terre. Nous en sommes les serviteurs.
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litolfflitolff   07 mai 2014
La laine n'est pas le plus mauvais des textiles dans ce pays. Elle fascine les Sauvages qui m'interrogent tout le temps pour savoir de quel animal elle provient. J'essaie alors d'expliquer ce que sont les moutons, la domestication et l'élevage, et je réussis uniquement à dire que là d'où je viens, nous parquons pour notre consommation de grands troupeaux d'animaux qu'ils ne peuvent même pas imaginer. Dieu le veut ainsi. L'idée qu'on puisse avoir des troupeaux de gentils chevreuils ou d'orignaux qui vont gaiement au massacre quand les hommes désirent manger de la viande déclenche leur hilarité. Certains doutent franchement qu'il soit bon de mener une vie aussi facile. La question me passionne.
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Josephine2Josephine2   28 décembre 2014
Nous menons tous nos propres guerres, des guerres pour lesquelles nous serons jugés. Certaines, nous les menons dans les forêts proches de chez nous, d’autres dans des jungles lointaines ou dans de distants déserts brûlants. Nous menons tous nos propres guerres, aussi vaut-il peut-être mieux ne pas juger, car il est rare que nous sachions pourquoi nous nous battons avec autant de sauvagerie.
Voyez comment Aataenstics, assise près du feu à côté de nous, réagit à ce qu’elle voit. Nous aussi nous allons regarder. Nous ne pouvons pas détourner les yeux.
En temps de guerre, et surtout après les désastres de la guerre, la question soulevée est celle que chacun de nous doit se poser : Comment peut-on continuer alors que tout ce qu’on aime n’est plus ?
A moins que la question ne soit la suivant e : Quel rôle ai-je joué dans les troubles qui ont éclaté autour de moi ?
Ou celle-ci : Reverrai-je ceux que j’aime ?
Pour ceux qui sont animés de pus grandes ambitions, c’est peut-être : Si la victoire se mesure d’une certaine façon, comment doit-on mesurer la défaite ?
Aataentsic, les yeux pétillants, nous regarde discuter ainsi autour du feu cependant que nos propres yeux sont attirés par ce qui se déroule en bas parmi les humains.
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MoanMoan   03 mai 2014
Maintenant que le dégel a commencé, les familles de notre village s'occupent de leurs morts. J'aide Renard à plier les bras et les jambes de sa femme , de son fils et de ses deux filles pour qu'ils soient dans la position des enfants dans le ventre de leur mère, puis nous les enroulons avec amour dans leurs fourrures de castor pour qu'ils aient bien chaud. Nous les portons ensuite jusqu'à l'ossuaire que la communauté a creusé. Nous enterrons ensemble tous nos êtres aimés afin qu'ils se tiennent compagnie, et nous mettons dans la fosse nos biens les plus précieux pour qu'ils ne manquent de rien dans l'autre monde.
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Vidéo de Joseph Boyden
Joseph Boyden souhaite un bon anniversaire à Terres d'Amérique .1996-2016 : la collection Terres d'Amérique fête ses 20 ans aux éditions Albin Michel. Depuis 1996, Terres d?Amérique a pour ambition de faire découvrir aux lecteurs français la richesse et la diversité des littératures nord-américaines, de publier des écrivains aux voix et aux univers singuliers. Si des écrivains confirmés y ont été publiés tels que James Welch ou Louise Erdrich, nombre de jeunes auteurs y ont fait leurs débuts, tels que Sherman Alexie, Joseph Boyden, Dinaw Mengestu ou encore Anthony Doerr. le collection fait la part belle à la découverte et la publication de recueils de nouvelles avec des auteurs tels que Charles D?Ambrosio, David James Poissant (?Le paradis des animaux) ou encore Tom Barbash, sans oublier ?Un goût de rouille et d?os? du Canadien Craig Davidson adapté à l?écran par Jacques Audiard. A travers ces livres, c?est toute une géographie littéraire forte et sensible qui se dessine, à rebours des images toutes faites et des idées reçues sur l?Amérique. http://www.albin-michel.fr/la-collection-terres-d-amerique?=1
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