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Régis Boyer (Éditeur scientifique)
EAN : 9782213027258
685 pages
Fayard (15/01/1992)
4.42/5   60 notes
Résumé :
Nés d'une lointaine tradition orale, les textes de l'Edda poétique, traduits ici dans leur intégralité, constituent, avec les autres textes scandinaves réunis dans cet ouvrage, un pan capital de notre patrimoine indo-européen. A plus d'un millénaire de distance, ils nous permettent de découvrir la richesse de l'âme germanique ancienne. Loin d'être des Barbares, ceux qui passèrent à la postérité sous le nom de Vikings formaient une communauté d'hommes qui idéalisèren... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Bobby_The_Rasta_Lama
  06 mai 2022
"C'était au premier âge
Où il n'y avait rien,
Ni sable, ni mer,
Ni froides vagues..."
L'Edda. Un menu paquet de parchemins de taille modeste (13x19 cm) qui contient la plus précieuse mémoire du Nord.
Un cycle de chants qui nous parlent de dieux païens et de héros mythiques, transmis oralement pendant des générations.
Si les Islandais n'avaient pas consigné ces histoires sur un morceau de veau tanné vers la fin du 13ème siècle, la mythologie scandinave aurait pu suivre le même triste destin que la mythologie slave : elle aurait disparu à jamais.
L'époque qui a vu naître ces trésors poétiques (7ème -13ème siècle) était turbulente et pleine de contradictions. Les colons islandais qui ont fui la Norvège ont vécu leur temps de gloire, suivi par une désintégration totale de leur organisation politique. Mais cette crise ultime de l'état islandais libre fut paradoxalement accompagnée d'une grande effervescence littéraire, comme c'est souvent le cas quand on prend conscience qu'une culture est sur le point de disparaître.
Le parchemin, recouvert très économiquement par des lignes serrées, n'a heureusement pas disparu lors de quelque éruption volcanique, et aucun rustre ne s'en est servi pour rembourrer ses sabots. Il est passé de main en main, en inspirant sur son chemin Snorri Sturluson, et sa propre version de l'Edda, davantage "coiffée" et didactique, conçue plutôt comme un manuel de poésie scaldique. Au 17ème siècle, le manuscrit a atterri entre les mains de Brynjólfur Sveinsson, un évêque éclairé, qui a immédiatement reconnu sa valeur.
L'ancienne Edda est de la belle matière brute. Malgré l'engouement actuel pour les mythologies nordiques et leurs nombreux reflets dans la pop-culture, ces poèmes restent une fascinante énigme, voilée par des siècles de transmission orale. Un trône noir sculpté, figé dans la glace, autour duquel hurlent les loups et croassent les corbeaux.
La question qui se pose est de savoir si un lecteur moderne peut apprécier toute la beauté atypique de ces poèmes. Par exemple, monsieur Tolkien pensait que non. du moins si vous n'êtes pas déjà un peu familier avec la mentalité de la vieille poésie anglo-saxonne. Les chants de l'ancienne Edda étaient conçus pour la récitation, et ils sont basés sur les allitérations, les refrains répétitifs (je pense à ce génial : "Ne te tais pas, Voyante, je veux apprendre de toi tout ce que je te demanderai !", dans les Rêves de Baldr) et se sert abondamment de métaphores poétiques nommées kennings. Les vers sont courts, et on ne sera pas surpris si la narration s'interrompt par un long inventaire de nains, avant de reprendre comme si de rien n'était. L'autre aspect intéressant est la grande importance donnée à la sagesse et à la connaissance. Bien plus souvent que les affrontements armés, on y trouve des combats cérébraux : des concours de devinettes (souvenez-vous de Tolkien et de ses Enigmes dans le noir !), et toutes sortes d'exhibitions du savoir. D'autres poèmes contiennent des maximes simples, et souvent intemporelles (la poésie gnomique). Non, l'Edda n'est pas que colère des dieux, fierté, jalousie, trahisons et combats, même si elle a aussi ses excès (Loki et les intestins de son fils en sont un bon exemple) ; comparée aux autres mythologies, elle est presque charmante. Et parfois comique ou parodique, quand elle raconte comment Thor, déguisé en Freya, a récupéré son marteau (Le chant de Thrym), ou comment il a obtenu un énorme chaudron pour brasser la bière du géant Hymir. Certaines pages de l'Edda sont d'ailleurs littéralement imprégnées de bière, ce qui ne déplaira pas aux amateurs.
Le plus grand handicap de l'ensemble est évidemment son côté fragmentaire, certains vers manquent, mais malgré tout, cela se lit étonnamment bien, une fois qu'on se familiarise avec sa forme.
Les poèmes sont divisés en deux parties. La partie mythologique contient les histoires des divinités depuis la création du monde jusqu'à sa fin, et on y trouve le sage Odin, le coléreux Thor, Freyr et Freya, le rusé Loki et tant d'autres. La partie héroïque met en scène les humains : Fáfnir, Gudrun... ou Sigurd et Brynhild, connus des opéras de Wagner. Un peu comme dans le "Beowulf" anglo-saxon, les motifs païens et chrétiens se mélangent, certains poèmes plus tardifs sont déjà racontés d'un point de vue chrétien, de façon assez subtile. L'Islande n'a pas été christianisée de force, et dans la transition douce, les anciens dieux ont pu longtemps cohabiter avec les nouveaux dans la mémoire collective.
La version française de Régis Boyer (qui ne suit pas toujours le classement "officiel", en présentant les chants plutôt en ordre chronologique) contient des traductions, accompagnées par un minutieux et abondant texte explicatif. Bien sûr, aucune traduction ne peut reconstituer la splendeur phonétique de cette poésie en vieux norrois ; essayer de la traduire, c'est un peu comme souffler sur de magnifiques fleurs de givre sur la vitre, puis se contenter de gouttes d'eau en lesquelles elles se transforment. Mais remercions monsieur Boyer de nous avoir rendu cette vitre un peu plus transparente. 4,5/5
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finitysend
  25 octobre 2017
Ce recueil constitue le texte de l'Edda Poétique , un long ensemble de poèmes assez courts composés plusieurs siècles avant leur mise à l'écrit au treizième siècle , présentés ici selon un agencement arbitraire car les poèmes sont donnés avec d'autres textes , qui viennent tenter d'offrir une vision cohérente de la mythologie germanique . Ce n'est pas une épopée , il y a quelques sagas mais c'est vraiment un recueil poétique . Quelques verts sont superbes et occasionnellement c'est d'une grande beauté et c'est donc aussi fréquemment émouvant ( il y a des textes cosmogoniques assez grandioses ) . Que ce soit les poèmes de l'Edda poétique ou bien les Sagas ( celles qui sont jointes à cette Edition de l'Edda poétique ou d'autres Sagas ) , je ne crois pas que l'on puisse dire que c'est des textes limpides . C'est souvent difficile pour des raisons de décalage culturel et pour des raisons de phonologie comme de vocabulaire .
L'univers mental des anciens germains n'est pas recouvert par une Chappe d'oubli et de poussière . Tous ces textes qui demeurent permettent de restituer assez en profondeur la mentalité germanique dans ce qu'elle a de plus spécifique.
Il y a pas mal de documents qui rendent accessible ce monde germanique très singulier . Les divinités et leur hiérarchisation sont connues , de même les mentalités , certains des cultes , de nombreuses familles d'êtres surnaturels et des visions du monde étonnantes .
A mon humble avis , s'élancer dans l'univers germanique est assez difficile parce que il y un énorme fossé entre notre fonctionnement , nos valeurs et les fonctionnements et les valeurs de base des anciens germains .
Dans ces textes on découvre cette antique mentalité conservé de manière très pure , mais en même temps il y a véritablement des connaissances préalables qui sont nécessaires pour comprendre les logiques des textes qui résultent d'agissements de personnages souvent très individués . Des personnages qui nous étonnent et nous trompent souvent , le plus souvent ,.je dirais : sans connaissances préalables on est trop fréquemment induit en erreur et on s'égare donc désagréablement et facilement dans les méandres de logiques apparemment claires mais trompeuses finalement . C'est un sujet ardu .
Souvent aussi l'imaginaire germanique est situé dans un paysage qui est assez splendidement sordide d'un point de vue iconographique mais ce n'est pas le cas de l'Edda poétique .
Il ne faut pas perde de vue que les sources sont pratiquement exclusivement poétiques et littéraires . Elles étaient destinées à un publique assez large . de ce fait elles offrent souvent de l'extraordinaire et elles ne sauraient être en tout point , un miroir rigoureusement fidèle des auditeurs de ces textes .
Néanmoins les documents permettent d'accéder à ces mentalités collectives et à restituer des agissement cohérents avec les mentalités d'un auditoire assez exigeant car conscient des règles de vie en société . Les sociétés germaniques furent de tout temps des sociétés très juridiques et très codées en dépit de la presque absence de l'écriture dans cet univers .
Une grande partie de la religiosité scandinave tourne autour de la connaissance intime et notoire de la destinée individuelle , de la nécessité vitale et impérative de rechercher sa teneur et de se dédier à son accomplissement .Une attention obsessionnelle est donc accordée aux présages et donc à ce qui peut être un signe . Cette recherche concerne les individus en particulier , mais rejoint toujours le collectif . La collectivisation ( par le récit ) des expériences individuelles d'un sacré très dilué dans la vie , est le sel et le cadre de l'accomplissement de beaucoup des projets divins . Il n'y a pas de fatum , de destin scellé , la partie reste ouverte par le biais de l'effraction causée par la volonté . Les héros comme les dieux s'acharnent véhémentement à s'accomplir , à se réaliser , un peu comme des forcenés ( sourires ) .
L'univers des anciens scandinaves n'est pas complètement diffèrent de celui des grecs . L'imbroglio qui résulte de cette vision de l'univers , ressemble un peu à l'Iliade et aux conséquences des actes de certains agents des mythes grecs comme les Parques , mais cette ressemblance s'exprime dans les mondes germaniques avec un coté forcené et une iconographie fréquemment morbide .
Le courage germanique est par exemple légèrement décalé avec l'idée que nous nous faisons de cette notion , qui fait que pour nous , le courage est le résultat d'un processus raisonné . Chez nos chers germains , alors que certaines formes de possession , d'interventions divines et d'illusions trompeuses , peuvent surgir à tous moments , et alors que sont violement rejetés le suicide , la couardise , le doute et autres hésitations qui ne sont pas en odeur de sainteté , le courage s'il existe , n'est donc pas le courage au sens où nous l'entendons .
Dès la naissance le nouveaux né est l'objet d'un don d'aptitudes qui colorent sa destinée qui sont et qui restent de nature divine . le destin et l'accomplissement individuel relèvent du sacré . Il y a donc du sacré en l'homme . C'est une donnée qui le dépasse d'ailleurs .
Il y a quelque chose qui participe d'un culte dans l'accomplissement individuel .C'est largement plus , qu'une simple question de moralité , car l'individu participe avec ce don initial au maintien du cosmos . C'est d'ailleurs un aspect très spectaculaire dans l'économie symbolique de la royauté germanique qui a pour fonction primordiale de maintenir le cosmos . Cette destinée royale individuelle affiche une connotation collective du fait de ses retombées structurelles immanentes ( cf. le Beowulf ) . Fondamentalement pourtant le destin est individuel , ceci place l'individu , l'individualisme et l'individualité au centre des sociétés et des mentalités germaniques .
L'individu est donc doté au commencement .Il peut perdre cette dotation , la retrouver ou en acquérir une ou une autre . L'accomplissement du destin est une oeuvre ( opus ) qui justifie tout même au mépris de toutes les règles et souvent au mépris du bon sens .L‘individu se doit de d'accomplir le destin mais il n'en sera pas sacrosaint pour autant et on aura le droit de se venger de lui , car les contrecoups et les effets du destin relèvent de la responsabilité individuelle . L'accomplissement du destin est donc pour l'individu , pour le meilleur et pour le pire.
Cet élan d'accomplissement ne saurait être caché , il est nécessairement public ( même sans témoins ) et la parole est ici au centre car il n'est pas de destinée qui ne soit l'objet d'un « dit » . Cet accomplissement est une nécessite sociale et sacrée . Ce qui est bien , ce qui est mal dans ce contexte se jauge à l'aune de ce dépôt sacré qui réside dans chaque individu , et la société ne saurait empêcher ses effets de se produire ( il n'est pas interdit d'essayer ) au travers de l'empêchement des agissements de l'individu , du moins , autrement que par l'accomplissement d'une autre destinée , qui répondra au même mode fonctionnel , mais avec une finalité contraires et en opposition . La vie en somme , est un peu un combat de héros /hérauts .
La honte individuelle ou collective résulte moins d'une faute morale que d'une insulte au sacré (souillure ) . Elle est le résultat d'une véritable désacralisation de l'univers , une impureté qu'il faudra effacer pour le re-sacraliser.. L'individu et son comportement sont donc au coeur de la sacralisation et de la désacralisation du réel , le comportement individuel est avant tout une expression du sacrée .Cet état de fait place l'individu dans l'obligation de venger l'injure publique ou non publique , car elle est faite au principe divin que l'individu porte en lui et qui s'exprime éventuellement au travers de certains de ses actes .
La honte est intolérable et la vengeance est une nécessité absolue , la mort est parfois le seul prix juste et approprié pour lever la souillure sur l'âme qui est un lieu quasiment numineux . La vengeance est alors une nécessité sacrée , cependant elle est encadrée par la loi , qui vient ici moins pour proposer un moyen moins extrême de réparer un préjudice mais qui vient d'abords tenter de restaurer le sacré en l'individu et en soi .
Ne pas fréquenter la société des hommes ne saurait être une chose admissible , de ce fait l'exclusion sociale équivaut à une mort intégrale et infamante . Elle génère une souillure individuelle et incidemment une souillure collective , car elle annihile le divin qui déserte l'individu .
Le bannit n'est pas à plaindre . Il est hautement méprisable au contraire , surtout s'il accepte cette condition qui est une abomination contagieuse . Conclusion : le divin et sa célébration sont donc le fondement de la plupart des aspects de la vie en société .
PS : Il existe un Edda dit de Snorri , un texte plus cosmogonique et qui contient aussi une initiation à la métrique scandinave et qui est en prose .
Pour apprécier l'Edda poétique , je vous rassure , il n'est pas nécessaire d'être aussi marteau que Thor ( sourires) …..
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colimasson
  17 janvier 2017
Au début, j'ai rien compris à ce bouquin. Ça part dans tous les sens. Je m'attendais à lire une traduction de l'Edda poétique, éventuellement parcourue de notes, mais pas ce truc-là. Ouais, j'ai cru qu'on avait droit seulement à quelques extraits avec beaucoup de racontage autour. Comprends que dalle. Lecture épuisante.

Après être allée me promener sur Wikipédia comme on fait sa promenade du dimanche, lorsque la foutue connexion veut bien empiéter sur la bande passante des voisins, j'ai commencé à défricher la forêt vierge. L'Edda poétique est composée de quelques poèmes effectivement pas bien longs. Modestes soient-ils, ce que je pris pour des extraits composaient en fait la totalité d'un bref recueil poétique. Mes excuses.

Les chercheurs qui vivent et meurent pour l'Edda poétique ont classé les poèmes en deux catégories : mythiques, épiques. Régis Boyer, parce qu'il est au-delà de tout ça, ne se fait pas chier à reprendre la classification et nous présente le tout un peu en bordel, en essayant de faire une reconstruction linéaire de la grande mythologie nordique. Ce qui l'oblige à aller puiser dans d'autres textes (Gylfaginning, Ynglinga, des sagas diverses et variées, etc.). Ceux-ci viennent se greffer à droite à gauche des poèmes de l'Edda pour recomposer une sorte de fresque chronologique qu'on pourrait suivre selon notre bon sens logique. Ce qui échappa complètement à la mienne, de logique.

Ajoutons de plus que la traduction n'a rien de bandant. On ne sent pas le rythme épique, les coups de burin au fond de la paroi, ni rien. A l'oreille, ça flatte pas le goût du Franc français. J'ai trouvé sur Internet des traductions plus mélodieuses. Sont-elles plus justes ? Qu'en sais-je. N'est pas savant qui veut. Entre la qualité (technique) et la qualité (mélodique) il faut choisir.

Pour les bons points, disons que ce bouquin est fort utile toutefois pour toutes les informations qui enrobent le tout. A croiser avec ce que vous pourrez glaner par ailleurs.
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Lindelos
  22 février 2013
L'Edda poétique est un ensemble de poèmes en anciens islandais se divisant en deux types, distincts et en même temps complémentaires. D'une part il y a ceux se centrant principalement sur les récits mythologiques tels que la création du monde, le meurtre de Baldr, les exploits de Thorr et enfin contant ce qui se passera lors du redoutable Ragnarök où les dieux et les géants s'entre-tueront. Et d'autre part, nous avons les poèmes héroiques, narrant principalement la grande saga de Sigurd le meurtrier de Fafnir le dragon. Cette dernière est composée d'une quinzaine de poèmes de styles divers et variés, allant du combat et du dialogue entre Fafnir et Sigurd aux lamentations de la veuve de ce dernier, en passant par une joute verbale dans un style très homérien. La saga commence bien avant la naissance du héros et fini bien après sa mort. La place du destin y est primordiale.
Ces poèmes étaient rassemblés dans un manuscrit, dans un ordre assez aléatoire où certaines parties étaient manquantes. le travail de présentation du traducteur fut donc indispensable à la bonne compréhension de la trame de ces poèmes. Mais R. Boyer n'en est pas resté là et a articulé la présentation de l'oeuvre de manière à ce que le lecteur puisse appréhender au mieux, tant les principes de la poésie scaldique que la façon dont était constitué le tissu sociale et guerrier des vikings. Il nous expose donc longuement ces éléments avant de nous dévoiler le texte même des poèmes. Cependant, une connaissance préalable des légendes nordiques est nécessaire avant de lire ce livre. En effet, R. Boyer a choisit de présenter d'abord la saga de Sigurd avant les mythes fondateurs. Ce choix se révélera peut-être judicieux (j'en suis encore à la saga de Sigurd), mais l'histoire en devient plus compliquée à comprendre. Il est donc indispensable d'avoir lu auparavant l'Edda de Snorri (beaucoup plus facile à lire).
L'Edda poétique est la lecture logique pour qui veut étudier en profondeur les mythes nordiques et est resté sur sa fin avec l'Edda de Snorri. le travail de Regis Boyer est remarquable, et je pense que l'on peut difficilement ne pas le qualifier de plus grand spécialiste français de la culture viking. Il a en effet traduit et présenté de nombreux autres textes telle que la Völsunga Saga, la Gunnlaugs Saga, etc.
Lien : http://abou-marwan.over-blog..
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Guillaume72
  28 novembre 2021
Cet ouvrage est indispensable à qui veut connaître la mythologie scandinave. Regis Boyer, grand spécialiste de la mythologie nordique et des sagas scandinaves nous offre une belle traduction commentée de l'oeuvre de Snorri Turlusson. Outre la beauté poétique des textes, nous découvrons dans cet ouvrage les Dieux et les mythes des populations germaniques et scandinaves. Ce fond littéraire a constitué l'une des sources de la littérature nordique durant de nombreux siècles et a constitué l'une des bases du miracle des lettres islandaises du Moyen Age.
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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
Bobby_The_Rasta_LamaBobby_The_Rasta_Lama   04 mai 2022
Qu'on ne se cramponne pas à la corne à boire,
Qu'en outre on boive modérément l'hydromel,
Qu'on parle si c'est besoin, sinon qu'on se taise;
De manquer de bon sens
Nul ne te reprochera
Quand tu irais tôt te coucher.

Le goinfre,
A moins qu'il ne veille à son bon sens,
Mange à se rendre malade pour la vie;
Souvent par sa panse,
L'idiot provoque le rire
Quand il vient parmi les sages.

Les troupeaux savent
Quand ils doivent rentrer,
Et ils quittent alors le pâturage;
Mais l'insensé
Jamais ne connaît
La capacité de sa panse.

(Les Dits du Très Haut)
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Bobby_The_Rasta_LamaBobby_The_Rasta_Lama   12 avril 2022
Tu découvriras les runes
Et les tables interprétées,
Très importantes tables,
Très puissantes tables
Que colora le sage suprême
Et que firent les Puissances
Et que grava le Crieur des Dieux.

Ôdinn parmi les Ases les grava,
Pour les Alfes, ce fut Dainn,
Dvalinn, pour les nains,
Âsvidr pour les géants,
J'en gravai moi-même quelques-unes.

Sais-tu comment il faut tailler ?
Sais-tu comment il faut interpréter?
Sais-tu comment il faut teindre?
Sais-tu comment il faut éprouver ?
Sais-tu comment il faut demander?
Sais-tu comment il faut sacrifier ?
Sais-tu comment il faut offrir?
Sais-tu comment il faut immoler ?

("Les Dits du Très-Haut")
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finitysendfinitysend   24 octobre 2017
Toute étude de la religion germanique et scandinave qui négligerait ce trait pour se confiner à une description de mythes, à une nomenclature de divinités ou de héros, se condamnerait, par là même, à passer à côté de l’essentiel, c’est-à-dire du sacré: car le sacré chez les anciens Germains, c’est le Destin, le sens du Destin, les innombrables figurations que prend le Destin. Tacite le notait déjà: «Les auspices et les sorts n’ont pas d’observateurs plus attentifs 1.»
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Bobby_The_Rasta_LamaBobby_The_Rasta_Lama   29 mars 2022
Quatre pendent,
Quatre vont,
Deux montrent le chemin,
Deux se défendent des chiens,
Un pendille derrière,
Assez sale toujours.
Roi Heidrekr,
Réfléchis à l'énigme !
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colimassoncolimasson   08 juin 2022
En dépit de tout, la paix, c’est l’idéal germanique profond. […]
L’homme heureux est celui qui a pu faire coïncider cette vertu interne avec ses actes : il est d’accord avec lui-même, il s’accepte en ayant accepté sa propre nature. Il n’est de pire peine que de n’être pas d’accord avec soi, disent les Havamal. […]
Un vaste équilibre se réalise de la sorte, chacun faisant exactement et totalement ce qu’il doit faire, qu’il s’agisse de rénover ou de saper. La paix n’est donc pas dans la béatitude immobile ou dans l’extase, mais dans ce commerce de forces divergentes qui s’accomplissent en s’exerçant, fût-ce dans des directions inverses. […] Ce qui est inviolable, c’est cet équilibre.
[…] Le cœur de la paix, c’est l’honneur, c’est-à-dire la certitude d’un accord entre la meilleure idée que l’on peut se faire de soi-même et les actes que l’on pose. […] La paix n’est nullement un repos mais une activité librement consentie.
[…] La paix, c’est le consentement au Destin, à tous les échelons de cette curieuse hiérarchie sociale et mythique. C’est par excellence l’ouverture au sacré et sa reconnaissance. Il n’est pas d’acte d’adoration plus clair.
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Videos de Régis Boyer (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Régis Boyer
Lors de la neuvième éditions de Saint-Maur en Poche qui s'est déroulée les 24 & 25 juin 2017, Gérard Collard a reçu sur le plateau de la Griffe Noire deux auteurs françaises Peggy d'Hahier et Janine Boissard pour parler de leurs derniers ouvrages...
Les petites histoires de Mademoiselle Peggy : Brèves de vies ordinaires de Peggy d' Hahier et Régis Boyer aux éditions Digobar
Peggy est infirmière libérale. Elle exerce son activité au sein de son cabinet infirmier qu'elle a créé il y a maintenant 10 ans et se déplace également à domicile. Peggy a bien les deux pieds dans la vie. Elle n?est pas qu?infirmière, elle est aussi mère de famille et épouse. Les brèves de vie que vous allez lire viennent de l?expérience vécue au quotidien. Parfois avec bonheur, parfois avec douleur. Cette expérience dans laquelle vous allez plonger est profonde.
» La maladie frappe n?importe qui, à tous les âges, tous les milieux, l?objectif est de ratisser large. j'utilise souvent une artillerie lourde en vue d?une destruction massive, qui tue en quelques semaines, quelques mois, détruit des familles, abrège prématurément des histoires? et chacun d?entre nous est une cible potentielle. J'utilise les moyens qui me sont donnés pour aider ces victimes, au-delà de la maîtrise des gestes et de la technicité, l?empathie et l?humanité sont mes meilleures armes. »
La lanterne des morts de Janine Boissard aux éditions Fayard
Lila et Adèle sont s?urs. Belle, brillante, passionnée, Lila ne rêve que de mener la grande vie. Hélas elle est victime de bipolarité, cette terrible maladie où le meilleur côtoie le pire. Adèle est douce, tendre, responsable. Les années passant, de lourds soupçons pèsent sur Lila. Autour d?elle, plusieurs événements tragiques, toujours liés à des affaires d?argent. Mais sans jamais la moindre preuve. Voyant sa s?ur s?attaquer à celui qu?elle aime, les yeux d?Adèle s?ouvrent enfin. Menant une discrète enquête, elle découvre la vérité. Mais cela suffira-t-il à sauver Vivien ? C?est dans les beaux paysages du Périgord Noir, où flottent les arômes de truffe et de bon vin, que se passe cette histoire de famille comme Janine Boissard excelle à les raconter, mêlée d?un suspense qui ne faiblit jamais. Janine Boissard est l?une des romancières françaises les plus populaires. Elle a signé plus de quarante romans qui ont été autant de succès.
http://www.lagriffenoire.com/75247-divers-polar-la-lanterne-des-morts.html
Vous pouvez commander Les petites histoires de Mademoiselle Peggy sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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