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EAN : 9782251410142
272 pages
Éditeur : Les Belles Lettres (15/10/2002)
3.94/5   8 notes
Résumé :
Le plus beau fleuron de la prestigieuse histoire des Vikings s'appelle Islande.
C'est là, entre 874 et 1350, que s'est épanouie une culture sans aucun équivalent en Occident, qui a pu inventer une société, un type de politique, de législation, et surtout une littérature (Eddas, poésie scaldique, sagas, entre autres) qui défient l'entendement et forcent l'admiration. Tel est le " miracle islandais ".
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
5Arabella
  31 mars 2019
A la sortie du lycée, je me suis prise de passion pour l'Islande du Moyen-âge, surtout sa littérature, à l'époque pas très facile à dénicher, les traductions paraissant au compte goutte. Régis Boyer était un peu incontournable, il occupait la scène médiatique, enfin le petit espace qu'on laissait à ce genre de sujet, et la plupart de ce qui paraissait, textes et ouvrages de présentation, était de sa plume. Les traductions des textes, en particulier celles des sagas sont devenus nettement plus fournies, grâce en particulier au personnage charismatique, même si sans doute un peu controversé, qu'il était. D'autres horizons ont depuis retenu mon intérêt, m'éloignant un peu des brumes du nord ; tombant un peu par hasard sur ce volume consacré à l'Islande médiévale dans la collection des Belles Lettres, j'ai pensé qu'il s'agissait d'une bonne occasion de repartir vers cette île en compagnie d'un grand spécialiste.
Le livre se veut un panorama complet, même si forcément rapide, de l'ensemble des aspects de l'Islande médiévale. Nous commençons par la géographie et l'histoire, nous explorons l'économie, la société, la façon de vivre des anciens Islandais. Des parties importantes sont consacrées à la religion et la langue et littérature, Régis Boyer considère cette dernière comme la plus belle réalisation de cette ancienne civilisation, la plus originale et la plus riche. Il connaît parfaitement les thématiques qu'il évoque, et déroule devant nous toutes les facettes du sujet. C'est clair précis et complet. le texte est parfaitement complété par quelques photos, cartes, schémas et dessins, qui permettent de visualiser les lieux, les personnes et objets. Au-delà de l'Islande en tant que telle, le livre donne aussi une image des cultures du nord dans leur ensemble, et du phénomène viking, à l'origine de la découverte et du peuplement de l'île.
Régis Boyer a certainement été passionné par son sujet, oserais-je dire, peut-être un peu trop dans cet ouvrage particulier. le nombre de points d'exclamations est très important, les évaluations enthousiastes de la thématique traitée se rencontrent à toutes les pages, et très souvent on est confronté à des affirmations visant à détruire des idées reçues. Lorsqu'on connaît un peu la question, cela semble un peu trop démonstratif par moments. Mais c'est une réserve mineure, en vue de la qualité de l'ensemble du livre.
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Louis_LUCAS
  13 avril 2018
En lecture, mon approche a toujours été plus proche du vagabondage que du balisage. J'écoute les conseils de mon entourage, accepte volontiers les prêts de livres mais je n'en fait toujours qu'à ma tête. Je ne m'interdis aucun genre, aucun style d'écriture, aucun sujet et cette liberté convient très bien à ma curiosité naturelle. Cela engendre des passions éphémères (pléonasme ?) pour des sujets et des thèmes plus variés les uns que les autres. La dernière en date, c'est l'Islande et dès que l'occasion se présente, je fais le plein à la médiathèque la plus proche pour assouvir mon besoin d'évasion.
C'est donc en vagabondant que je suis tombé sur cet ouvrage de Régis Boyer, un spécialiste - malheureusement décédé - des langues scandinaves qui était essayiste mais également traducteur. Si mes sources sont bonnes, il a travaillé notamment sur l'adaptation en langue française de romans de Karen Blixen. En tant qu'essayiste figure en bonne tête dans ses sujets de prédilection, l'Islande dont il était - au même titre que Georges Dumézil qu'il cite d'ailleurs abondamment même si ce n'est pas forcément pour aller dans le même sens - un grand spécialiste.
Soyons clair, mes connaissances sur le pays étaient relativement minces avant cette lecture et j'ai eu quelques difficultés à réellement entrer dans le livre non pas à cause du traitement du sujet mais du fait de la multitude des entrées proposées par l'ouvrage. En préambule, l'auteur nous explique d'ailleurs que cette collection permet justement d'aborder la lecture de façon thématique et donc de ne pas forcément lire de façon linéaire. Peut-être aurais-je dû suivre ce conseil car il m'a fallu un temps d'adaptation, nécessaire pour ceux qui comme moi n'ont pas l'habitude de ce genre de lecture.
J'ai avancé lentement, me suis offert quelques récréations plus romanesque mais j'ai continué la lecture. Je n'étais pas d'humeur à procrastiner trop longtemps et j'ai donc persévéré, me suis heurté à la phonétique, à la civilisation, à l'histoire, aux moeurs médiévales de ces Islandais là et la magie de la connaissance a fini par opérer - à peu près à la moitié de l'ouvrage - grâce, notamment, à l'évocation des sagas sur lesquels Régis Boyer appuie largement ses explications.
Dans le livre photos "Islande : Terre de feu, rêve de glace", les deux auteurs/photographes s'inspirent de "L'edda" de Snorri Sturlusson, un ouvrage datant du 13ème siècle, une inspiration qui m'avait intrigué. Grâce à Régis Boyer, j'en sais maintenant plus long sur ce mythographe et sur l'importance des sagas dans l'histoire du pays. En y repensant, c'est le coeur même de cet essai car tout le savoir historique accumulé sur cette période émane de ces sagas.
Ce n'est bien évidemment pas la seule chose qui ressort de ces trois cents pages. Les chapitres sont régulièrement illustrés, ce qui aère la lecture et donne une vision plus concrète des choses. Certaines parties sont plus difficiles à appréhender que d'autres mais globalement, chacune d'entre elles s'inscrit dans un tout cohérent, ce qui donne une impression d'exhaustivité. Détail d'importance, enfin, Régis Boyer était fasciné par son sujet et cela s'en ressent à chaque page. Il passionne son lecteur, l'épate par la cohérence de sa démonstration mais a tendance parfois à s'emporter, à s'autoriser quelques pics à l'encontre d'un confrère ou à se répéter comme s'il voulait asséner certaines informations qu'il érige comme des vérités inattaquables.
Il fallait bien quelques bémols pour rendre justice à cet ouvrage passionnant si tant est que l'on ose s'aventurer dans des territoires inconnus ou trop rapidement oubliés - la phonétique - dans mon cas, des chemins parfois aussi sauvages pour le profane que peut l'être la nature islandaise.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
claireogieclaireogie   08 novembre 2011
"Il importe de bien voir que ce phénomène n'aurait en aucun cas pu voir le jour par génération spontanée, en quelque sorte : il suppose un arrière-plan culturel, au sens le plus large de l'adjectif, c'est à dire matériel, économique, politique et aussi intellectuel, sans lequel il n'eût simplement pas été possible. On a coutume de dater ce mouvement viking de 800 environ à 1050 environ, soit ! Mais en vérité, il plonge des racines bien plus avant dans le temps, disons au moins au VIe siècle de notre ère.
Il faut considérer que le "miracle islandais" dont nous sommes en train de parler relève du même type d'analyse. Lui non plus n'eût pas été pensable sans tout ce qui a précédé le débarquement des premiers colonisateurs, en 874. Si bien qu'il ne sied pas de tenir les Islandais du Moyen Age purement et simplement pour des Viking, non plus que l'inverse, Islandais et vikings sont deux manifestations d'un vaste mouvement qui dépasse amplement les uns et les autres.
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claireogieclaireogie   08 novembre 2011
Nous n'avons pas craint d'insister parce qu'il convient de battre en brèche une idée fixe et dangereusement fausse en vertu de laquelle cette civilisation aurait été une exaltation de la force virile, une affirmation orgueilleuse de la supériorité mâle et autres fadaises dont nous savons le mal qu'elles ont pu faire. En dépit du paradoxe, l'idéal de l'Islandais moyen, c'est la paix (fridr), et si nous avons mis l'accent, dans les pages qui précèdent, sur la constante recherche d'un équilibre entre forces antagonistes, qui marque l'histoire de l'Islande indépendante, c'est bien parce que cette préoccupation était la condition sine qua non de l'exercice des activités mercantiles caractéristiques de cette société. On voudra bien remarquer, d'ailleurs, que "guerre" se dit ufridr, non-paix : le terme positif, si l'on ose dire, n'existe pas !
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5Arabella5Arabella   23 mars 2019
Pays sans passé puisque né à la fin du IXe siècle, l'Islande a su mettre en place, d'emblée, une société d'une extrême originalité, puis la maintenir en paix pendant plus de trois siècles, après quoi la situation s'est dégradée jusqu'à aboutir au chaos et au passage sous la couronne norvégienne, puis danoise.
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raydelraydel   16 février 2017
On ne croit plus aujourd'hui que l'Ultima Thulé qu'aurait découverte le grand navigateur massaliote Pythéas ait été cette île : il s'est sans doute agi des Lofoten , ou des Féroé. L'archéologie, en dépit de fracassantes thèses soutenues à intervalles, n'a rien découvert de convaincant avant le VIIIème siècle. Au demeurant, sa colonisation s'inscrit admirablement dans le cadre des voyages vikings, elle se situe exactement dans la seconde phase de ce mouvement, celle des établissements et des colonisations.
En revanche, tout -et, une fois encore, l'archéologie qui a fait d'intéressantes découvertes depuis une ou deux décennies- donne à penser que ce pays n'était pas inconnu des Irlandais.
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5Arabella5Arabella   22 mars 2019
Car il importe, d'entrée de jeu, de prodiguer les affirmations que l'on pourra juger excessives, par défaut d'information : ici, en Islande médiévale, tout est exceptionnel, tout est confondant.
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Videos de Régis Boyer (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Régis Boyer
Lors de la neuvième éditions de Saint-Maur en Poche qui s'est déroulée les 24 & 25 juin 2017, Gérard Collard a reçu sur le plateau de la Griffe Noire deux auteurs françaises Peggy d'Hahier et Janine Boissard pour parler de leurs derniers ouvrages...
Les petites histoires de Mademoiselle Peggy : Brèves de vies ordinaires de Peggy d' Hahier et Régis Boyer aux éditions Digobar
Peggy est infirmière libérale. Elle exerce son activité au sein de son cabinet infirmier qu'elle a créé il y a maintenant 10 ans et se déplace également à domicile. Peggy a bien les deux pieds dans la vie. Elle n?est pas qu?infirmière, elle est aussi mère de famille et épouse. Les brèves de vie que vous allez lire viennent de l?expérience vécue au quotidien. Parfois avec bonheur, parfois avec douleur. Cette expérience dans laquelle vous allez plonger est profonde.
» La maladie frappe n?importe qui, à tous les âges, tous les milieux, l?objectif est de ratisser large. j'utilise souvent une artillerie lourde en vue d?une destruction massive, qui tue en quelques semaines, quelques mois, détruit des familles, abrège prématurément des histoires? et chacun d?entre nous est une cible potentielle. J'utilise les moyens qui me sont donnés pour aider ces victimes, au-delà de la maîtrise des gestes et de la technicité, l?empathie et l?humanité sont mes meilleures armes. »
La lanterne des morts de Janine Boissard aux éditions Fayard
Lila et Adèle sont s?urs. Belle, brillante, passionnée, Lila ne rêve que de mener la grande vie. Hélas elle est victime de bipolarité, cette terrible maladie où le meilleur côtoie le pire. Adèle est douce, tendre, responsable. Les années passant, de lourds soupçons pèsent sur Lila. Autour d?elle, plusieurs événements tragiques, toujours liés à des affaires d?argent. Mais sans jamais la moindre preuve. Voyant sa s?ur s?attaquer à celui qu?elle aime, les yeux d?Adèle s?ouvrent enfin. Menant une discrète enquête, elle découvre la vérité. Mais cela suffira-t-il à sauver Vivien ? C?est dans les beaux paysages du Périgord Noir, où flottent les arômes de truffe et de bon vin, que se passe cette histoire de famille comme Janine Boissard excelle à les raconter, mêlée d?un suspense qui ne faiblit jamais. Janine Boissard est l?une des romancières françaises les plus populaires. Elle a signé plus de quarante romans qui ont été autant de succès.
http://www.lagriffenoire.com/75247-divers-polar-la-lanterne-des-morts.html
Vous pouvez commander Les petites histoires de Mademoiselle Peggy sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Histoire de l'Europe>Histoire des Pays de l'Est (73)
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