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ISBN : 2246785820
Éditeur : Grasset (06/03/2013)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Rien n'aurait jamais dû troubler la sérénité des Channel Islands, petit chapelet d'îles au large de Santa Barbara, havre de paix pour une faune luxuriante que sont venus à peine déranger, au fil des siècles, quelques aventuriers solitaires, fermiers, hippies et autres naufragés... Mais c'était compter sans Dave LaJoy, défenseur acharné des droits des animaux, qui a déclaré une guerre sans merci à Alma Boyd Takesue, une biologiste qui s'est donné pour mission d'éradi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  29 mars 2014
Après le carnage ou les écologistes les plus bêtes du monde...
Vous préférez les sangliers ou les oiseaux, les ratons-laveurs ou les renards, les crotales ou les rats, les hommes ou les animaux… ?
Pas sûr que vous saurez quoi répondre après avoir lu « Après le carnage » dans lequel TC Boyle ironise sur les défenseurs des droits des animaux et autres écolo-centrés.
Sur les Channel Islands, parc naturel animalier au large de Santa Barbara, la biodiversité est menacée par certains prédateurs proliférants qui déséquilibrent l'écosystème : qu'à cela ne tienne, Alma Takesue, biologiste engagée propose d'éradiquer les, rats et cochons sauvages qui dévorent les oeufs des oiseaux migrateurs et anéantissent certaines espèces. Mais elle trouve face à elle un écologiste fanatique, David Lajoy, qui lui, défend TOUS les animaux envers et contre tout.
Bataille d'égo, bataille d'idées, tout oppose ces deux défenseurs de l'environnement et les emportera dans une lutte fratricide et totalement démesurée sous l'oeil goguenard et très caustique de TC Boyle.
Si le propos est amusant et pertinent, j'ai trouvé beaucoup de longueurs, principalement dans les antécédents familiaux des principaux personnages, antécédents qui déterminent leur comportement : avec 200 pages de moins, cette fable écolo-cynique serait cependant probablement plus digeste !
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Corboland78
  12 avril 2016
T.C. Boyle (Tom Coraghessan Boyle) est un écrivain et romancier américain né en 1948 à Peekskill dans l'Etat de New York. Depuis 1978, il anime des ateliers d'écriture à l'Université de Californie du Sud et vit près de Santa Barbara, dans une maison dessinée par l'architecte Frank Lloyd Wright. Il est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles ainsi que de nombreux romans dont celui-ci, Après le carnage, paru en 2013.
« Rien n'aurait jamais dû troubler la sérénité des Channel Islands, petit chapelet d'îles au large de Santa Barbara, havre de paix pour une faune luxuriante que sont venus à peine déranger, au fil des siècles, quelques aventuriers solitaires, fermiers, hippies et autres naufragés… Mais c'était compter sans Dave LaJoy, défenseur acharné des droits des animaux, qui a déclaré une guerre sans merci à Alma Boyd Takesue, une biologiste qui s'est donné pour mission d'éradiquer les bestioles les plus nuisibles à l'écosystème de l'archipel. »
Avec une féroce lucidité TC Boyle s'attaque aux protecteurs de la nature en tout genre qui à partir d'idéaux partant d'un bon sentiment, réussissent à obtenir des résultats inverses à leur cause, voire, comme ici, à engendrer des drames qui les dépasseront. Roman basé sur l'écologie et ses dérives, étoffe dans laquelle Boyle taille son réquisitoire qu'il suspend à plusieurs cintres venant enrichir l'architecture globale, comme cette lignée de femmes (toutes veuves ou abandonnées) commencée par Beverly dans les années 40, puis sa fille Katherine, elle-même mère d'Alma notre héroïne qui finira par accoucher d'une petite Beverly… Mais beaucoup d'autres thèmes contemporains, moins développés, viennent se greffer à cet ensemble déjà costaud.
Le roman est énorme dans tous les sens du terme. Techniquement éblouissant par son écriture dense et profonde, ne lésinant pas sur les digressions et la précision des descriptions, utilisant un vocabulaire parfaitement choisi. Aucune page ne semble superflue néanmoins, tant la maîtrise de l'écrivain subjugue. Quelques accélérations du rythme parfois, viennent relancer avec bonheur la machine et des scènes extrêmement belles ou dures (comme celle où des corbeaux attaquent les agneaux) captent particulièrement l'attention du lecteur. Mais si la construction déstructurée impressionne elle aussi, par ses changements d'époque ou de situation brutaux, cette avalanche de compliments n'aboutit pas pour autant à une satisfaction entièrement comblée du lecteur. Certes, il s'agit d'un bon roman – peut-être même un peu plus que cela – mais quelque chose m'a manqué ou n'a pas su me satisfaire pleinement. Je ne sais pas quoi exactement, une approche trop clinique, à moins que cela ne relève de l'intérêt réel retiré de l'histoire ou du manque d'empathie pour ses personnages ?
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Shambala
  07 juin 2013
Deux écologistes acharnés s'affrontent ici : il y a Dave LaJoy, défenseur des animaux, envers et contre tout. Il y a Alma Boyd Takesue, également biologiste, et convaincue qu'il faille éradiquer certaines espèces (notamment rats et cochons sauvages) pour sauver la biodiversité de l'archipel des Channels Islands, au large de Santa Barbara. Et c'est sur ces îles, où a vécu Alma, qu'aura lieu la guerre entre les deux personnages principaux.
Alma veut euthanasier les rats qui peuplent l'une des îles. Dave s'empresse d'y éparpiller des boulettes coagulantes, Alma paie des chasseurs pour tuer les cochons, Dave monte une équipe de bras cassés pour les sauver.
Cette histoire est menée tambour battant. Il y a cependant beaucoup de retours en arrière, et on se perd un peu au début entre les personnages, et c'est au bout de quelques chapitres qu'on arrive à différencier tous les acteurs de ce roman. C'est néanmoins pittoresque, truculent par moment, mais ce n'est pas une lecture facile.
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Apache
  11 novembre 2013
Des écolos, fervents défenseurs de la nature et autres créatures vivantes, donneurs de leçons et moralisateurs à l'occasion, croisent le fer avec des moyens bien peu naturels et dans un esprit bien peu altruiste.
Aux grands mots les grands remèdes (et au diable le respect de l'écosystème et l'argent des contribuables), deux gros egos s'affrontent pour imposer leur volonté et avoir le dernier mot.
L'histoire aurait pu être sympa mais le tout manque de charpente et de profondeur. Même la plume de TC Boyle, habituellement drôle et sarcastique, s'enlise un peu. Manque d'inspiration ?
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LZ
  10 octobre 2015
Une fable écolo de 470 pages. Ou comment les Channels Islands, petit archipel au large de Santa Barbara, va se retrouver au coeur de querelles militantes écologiques sur deux générations. Un humour noir corrosif sur les positions écologiques extrémistes des uns et des autres. de constants allers-retours entre présent et passé des divers personnages mais le fil rouge tient surtout au combat acharné entre Alma Boyd Takesue, la biologiste qui veut éradiquer les rats sur une des îles des Channels Islands où sa grand-mère avait fait naufrage une génération auparavant, et le défenseur acharné du droit des animaux, Dave LaJoy. Prise de becs, actions violentes, préméditations : rien n'échappe à leur combat !
Une lecture qui m'a rappelé O.N.G ! de Iegor Gran. Autre genre, mais même dérives entre défenseurs de tout ordre.
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critiques presse (1)
Lexpress   20 mai 2013
T. C. Boyle a réussi l'exploit de réconcilier Don Quichotte et Ravachol, le picaresque et le jeu de massacre. Ce trublion reclus près de Santa Barbara aime raconter des histoires au très long cours, truffées de rebondissements les plus fantasques, tout en pourfendant une Amérique xénophobe, parano, machiste, déjantée et moribonde.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
mariechmariech   22 septembre 2014
Il s'est arrangé pour sortir le bateau au moins une fois par mois , parce qu'à quoi ça sert sinon d'avoir un bateau , pour le garder dans la cale comme les Janov et tous les autres chauffards des cales qui apprécient d'avantage l'idée d'être propriétaires d'un bateau que de le faire naviguer .
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rkhettaouirkhettaoui   17 septembre 2014
Pour les femmes, courir les antiquités c’est comme la pêche pour les hommes, je comprends ça. Mais à une époque où on doit préserver les ressources, la plupart d’entre nous pratiquons l’art du prendre et relâcher. On jouit du fait de traquer la truite, de lancer la mouche, de sortir de l’eau cette merveilleuse bestiole, une parmi un million, aussi précieuse que l’or, mais ensuite on la relâche
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rkhettaouirkhettaoui   17 septembre 2014
Un franc sourire requiert la contribution de quelque chose comme dix-sept muscles. Mais qu’importe. Ce qui compte, c’est qu’elle sourit, parce que Tim lui sourit et parce qu’ils profitent pour une fois de passer une journée ensemble – si l’on peut dire.
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rkhettaouirkhettaoui   17 septembre 2014
Compte tenu que la planète est exsangue et que toutes ses ressources sont épuisées, c’eût été difficile à supporter pour n’importe quel enfant mais pour une écologiste qui passait sa vie d’adulte à éduquer le public, c’était paralysant et intolérable. Et vexant, profondément vexant.
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rkhettaouirkhettaoui   17 septembre 2014
Elle n’avait jamais eu aussi soif de sa vie. N’avait jamais su ce que c’était, n’avait pas vraiment compris en lisant dans les magazines que les Bédouins tombaient parfois de leur chameau, que leur chameau mourait parfois sous eux ou que, lorsque les G.I.s pourchassaient la rumeur des Panzer de Rommel dans les dunes d’Afrique du Nord, l’eau n’était jamais qu’un mirage. Elle avait toujours vécu dans une maison avec un robinet, dans un endroit où l’herbe était verte, où la rosée tapissait l’herbe le matin, où on pouvait prendre un Coca dans n’importe quel snack-bar ou à un distributeur au garage du coin. Quand elle avait soif, elle buvait. C’était simple comme bonjour.
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Les failles de l'Amérique racontées par T.C. Boyle
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