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EAN : 9782351788073
432 pages
Éditeur : Gallmeister (02/09/2021)
3.55/5   73 notes
Résumé :
Veuve d’un célèbre mafioso de Brooklyn, Rena Ruggiero n’apprécie guère les lourdes avances de son voisin octogénaire, qu’elle finit par assommer à coup de cendrier. Persuadée de l’avoir tué, elle file chez sa fille Adrienne, mais cette dernière lui claque la porte au nez. En face, une voisine compatissante lui offre l’hospitalité : la pétillante Lacey Wolfstein, ancienne star du porno, est ravie d’avoir un peu de compagnie. Mais l’ambiance se tend quand Richie, aman... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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ODP31
  26 juillet 2020
Un roman sous forme de partie de Trap Trap !
Cette lecture m'a rappelé ces cours d'écoles où des gamins passent leur récréation à se poursuivre en tournant en rond et à hurler sans trop savoir pourquoi. L'art de se défouler.
Dans cette course poursuite sans arrêt aux stands ni pause pipi, trois femmes, la veuve d'un caïd de la mafia qui a repoussé les avances d'un vieux voisin libidineux, sa petite-fille rebelle et une ex-gloire du porno à la retraite, fuient New York avec pour seul bagage, un magot. Elles sont pourchassées par des truands qui n'ont rien de sympathiques donateurs à des causes perdues.
Pas de temps mort, mais quelques morts, avec tortures et sadisme en forfaits illimités. Pas d'états d'âmes pour les âmes sensibles.
Le cocktail de personnages est détonnant. Mettez des cassées de chez Scorsese aux trousses de Thelma et Louise en conduite accompagnée avec Bullitt et vous aurez une idée assez précise du biotope de ce road trip.
Inutile donc de préciser qu'il ne faut pas se fier au titre affligeant digne du rayon « développement personnel » pour angoissés de la vie paisible, il s'agit d'un vrai roman noir, serré et sans sucre. La très belle couverture, une habitude chez Gallmesteir, est beaucoup plus révélatrice du style du roman.
Les personnages sont très bien construits, la nostalgie customise leurs souvenirs, entre âge d'or du porno des années 70 et code d'honneur mafieux pour les nuls.
Comme dans un roman précédent, j'ai senti chez l'auteur new yorkais un paradoxe qui semble animer son oeuvre : un fort attachement pour sa ville et un goût immodéré pour la fuite. Un besoin d'air moins vicié, tout en sachant que l'herbe n'est pas plus verte ailleurs, que le hamburger ne coulera pas moins sur les doigts autre part et que la violence possède le sens de l'orientation.
Cette histoire déjantée avait tout pour que j'organise une holà ridicule tout seul sur mon canapé s'il n'avait manquait pas un ingrédient majeur : l'humour. William Boyle s'y essaie mais il me semble plus doué pour obtenir des aveux que des sourires.
N'est pas Donald Westlake ou Elmore Leonard qui veut en matière de cavales comiques !
Une lecture néanmoins plaisante mais déconseillée par la prévention routière, Bison pas très futé et les ayatollahs des bonnes moeurs.
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BillDOE
  20 juin 2020
Rena habite Brooklyn. Elle est la veuve de Vic Ruggiero, un caïd de la mafia locale, assassiné quelques années auparavant. Depuis, son voisin Enzio n'a de cesse de la draguer jusqu'à ce jour où elle accepte enfin d'aller prendre un verre chez lui. Alors qu'il commence à la peloter devant un film X, elle le repousse et lui ouvre le crâne avec un cendrier. Effrayée par son geste, elle lui emprunte sa voiture et part trouver de l'aide chez sa fille, Adrienne et sa petite-fille, Lucia. Comme à l'accoutumée, Adrienne quand elle la voit arriver la rejette. Elle trouve refuge chez la voisine d'en face, Wolfstein, ancienne star du porno et arnaqueuse repentie…
Le roman de William Boyle est efficace, drôle et réunie une brochette de personnages particulièrement hauts en couleurs dont les interactions font des étincelles pour le plus grand plaisir du lecteur. C'est le roman où les hommes meurent et les femmes survivent.
Le suspense de cette « road story » est intense et nous piège jusqu'à la dernière page, impatients que nous sommes d'en connaître le dénouement. L'expression « tomber de Charybde en Scylla » est parfaitement illustrée par les multiples réactions en chaîne qui donnent un rythme haletant.
« L'amitié est un cadeau à se faire » est un très bon roman qui offre un moment de lecture à la fois excitant et divertissant et rappelle que l'amitié est le plus beau cadeau que l'on puisse faire ou recevoir.
Un très bon roman que je recommande et un William Boyle au meilleur de sa forme.
Traduction de Simon Baril.
Editions Gallmeister, 375 pages.
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Annette55
  28 septembre 2021
«  Mais l'argent , c'est la liberté .L'argent c'est une nouvelle vie.La possibilité de retrouver son père . Si besoin elle peut conduire » .
«  Quel monde! Quel milieu ! Il ne faut pas pleurer , il le sait .
Quand on commence à pleurer , c'est fini . »
Deux extraits de ce polar effréné , à l'humour noir féroce , dingue, drôle où trois femmes mènent la danse : Rena Reggiero, veuve d'un célèbre mafioso de Brooklyn, Ric, assassiné par un de ses associés , il y a neuf ans , sous ses yeux, Wolfstein, ancienne actrice porno , au passé trouble , arnaqueuse de vieux de 70 ans , leur soutirant beaucoup d'argent avant de se débarrasser d'eux , puis rejoignant un quartier du Bronx, ni vu , ni connu, animatrice d'une radio un temps , Lucia , petite fille de Rena et sa mère Adrienne , «  Lucia ressent cette haine bouillonnante que seule sa mère déclenche en elle, car elle l'a toujours traité méchamment » ….
L'action se situe entre Brooklyn,le Bronx et une petite ville du New - Jersey .
Rena ,la veuve n'apprécie guère les lourdes avances d'Enzio son voisin octogénaire, qu'elle finit par assommer à coups de cendrier .
Elle emprunte «  L'impala » noire, du séducteur éconduit et se rend chez sa fille Adrienne qui lui claque la porte au nez,…
N'en disons pas plus…
Ce roman drôle , jubilatoire ,dynamique, aux chapitres bien construits regorge de références cinématographiques, de la bande dessinée à la musique rock, y compris les jeux vidéos, au style fluide , alerte , visuel, ne laisse pas un instant de répit au lecteur , entraîné dans des courses poursuites doublées d'une galerie de personnages tissée de portraits bien amenés ,une brochette de mafieux peu recommandables hauts en couleurs ,des femmes affranchies , souvenirs du porno des années 70 et code d'honneur imbécile de la mafia : bains de sang , carnages gratuits , dont les actions cumulées réalisent des étincelles …
Les femmes survivent , l'amitié et la solidarité les lient à jamais , les hommes meurent ..
Aucun temps mort , suspense garanti , intense qui nous maintient jusqu'à la dernière page ,…
Troisième âge et adolescence se rejoignent au coeur de ce polar jouissif , aux personnages envoûtants formidablement bâtis .
Succession de péripéties mouvementées,, tueries lors de circonstances tout à fait inattendues .
Les femmes y célèbrent la liberté et l'aventure nées d'un parfait concours de circonstances !
Moment de lecture excitant et divertissant !
Emprunté par hasard à la médiathèque, je ne pensais pas m'attacher autant à ce genre d'ouvrage.
Je ne connais pas l'auteur .
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Archie
  14 juillet 2020
La maison Gallmeister est spécialisée dans la littérature américaine contemporaine et elle publie souvent des romans au souffle puissant. C'est donc en toute confiance que je me suis lancé dans L'amitié est un cadeau à se faire, d'un dénommé William Boyle, qui avait déjà écrit quelques polars.
Le livre est un thriller burlesque, imprégné de références au cinéma, à la bande dessinée, à la musique rock et aux jeux vidéo. Une source d'inspiration qui transparaît dans le déroulé des événements racontés, comme dans le style de l'écriture.
L'action se développe entre Brooklyn, le Bronx et une petite ville du New-Jersey. Les personnages principaux sont des femmes. Les unes, d'ascendance italienne, ont vécu en marge de mafieux au petit pied ; les autres sont d'anciennes actrices porno, quelques temps reconverties dans l'arnaque au mariage, et désormais à la retraite. Des personnes hautes en couleur donnant à l'auteur l'occasion d'agrémenter sa narration d'anecdotes qu'il semble trouver croustillantes.
L'ensemble du roman se présente comme une succession de péripéties mouvementées un peu loufoques, ce qui ne les empêche pas d'être parfois très violentes. Des personnages qu'on aurait pu croire essentiels sont tués brutalement, dans des circonstances tragiques et inattendues. Leurs meurtres sont racontés de façon vaguement édulcorée, comme si les victimes étaient des avatars de jeux vidéo, et qu'un simple « reset » pourrait suffire à les ressusciter.
Tout est écrit au présent, en phrases courtes, à la façon de commentaires en instantané d'images qui défilent, comme cela se pratique dans l'audiovisuel pour expliquer ce qui pourrait échapper à des personnes mal-voyantes ou mal-entendantes.
Je n'ai pas été sensible aux formes d'humour et de suspens du roman. Je ne doute pas qu'il y ait un public pour ce livre, mais personnellement, je ne l'ai pas trouvé distrayant et je n'en garderai rien en mémoire.

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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JIEMDE
  27 juin 2020
Depuis que Vic le Tendre s'est fait salement descendre, les temps ont changé et les affranchis de Brooklyn se sont effacés et calmés. Mais il suffirait d'une étincelle pour raviver les querelles et ressortir les flingues… Elle va survenir chez Rena, la veuve de Vic, qu'un cave propulsé au viagra tente un soir de violer, avant qu'elle ne l'assomme d'un coup de cendrier et se sauve le laissant pour mort…
Cherchant refuge chez sa fille qui la rejette, Rena atterrit chez la voisine, Wolfstein autrefois Luscious Lacey, star du X désormais rangée des galipettes, où elle est rejointe par sa petite fille Lucia. Quand Richie, l'ancien porte-flingue de Vic, débarque avec une mallette remplie d'un demi-million de dollars, l'occasion est belle pour Rena, Wolfstein et Lucia de l'en dépouiller avant de s'enfuir avec quelques mafieux furieux à leurs trousses.
Délaissant un temps l'exploration intimiste de Brooklyn au coeur de ses trois premiers romans, William Boyle nous entraîne avec L'amitié est un cadeau à se faire – traduit par Simon Baril – dans un road-movie léger, drôle, quasi-parodique et truffé de clin d'oeil, où les femmes ont (pour une fois) un autre rôle que celui de pépées auquel le genre les cantonne généralement.
Fan de cinéma, Boyle connaît son affaire et s'appuie sur ses solides références pour mélanger les genres : les Affranchis ou les Sopranos pour le noir ; Thelma et Louise pour le road-movie féminin ; Wilder et Capra pour le comique burlesque de situations. Les autres codes ne sont pas oubliés : Chevy Impala ou Cadillac rutilantes côté bagnoles et bande-son naviguant entre Guns n'Roses, Stones, Reed et même, Carey pour la musique.
On retrouve dans L'amitié… toute la sensibilité de l'écriture de Boyle et sa grande habileté à écrire et décrire la nostalgie, l'envie de fuite, la recherche du rebond. Mais elle prend ici une autre dimension avec ses portraits intergénérationnels de femmes fières et fortes, affranchies en quelques sorte. Si le côté moins sombre et moins mélancolique que dans ses précédents livres m'a surpris au début (tout comme l'abondance inhabituelle de dialogues qui certes, rythment le livre), j'ai fini par me laisser agréablement porter par cette virée burlesque à 100 à l'heure, qui confirme que oui, les livres de William Boyle sont définitivement des cadeaux à se faire !
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critiques presse (1)
LeSoir   27 juillet 2020
Mafia, porno, troisième âge et adolescence sont quelques-uns des ingrédients de « L’amitié est un cadeau à se faire », polar réjouissant de William Boyle multipliant les clins d’œil au cinéma américain.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
ODP31ODP31   26 juillet 2020
Dans l'herbe se dresse un monument de taille modeste en hommage aux victimes du 11-Septembre, entouré de petits drapeaux américains plantés dans le sol. Les mots N'OUBLIONS JAMAIS sont gravés dans la pierre;
Beaucoup de pompiers vivent dans le quartier, dit Wolfstein. C'étaient eux, les premiers secours. Je vais pas te débiter tout un laïus, j'étais en Floride quand c'est arrivé. Mais les gens se sont regroupés ici pour regarder le nuage de fumée.
- Quelle horreur, dit Rena.
- En effet. Tout le monde a quelque chose à raconter. Sauf que cette histoire appartient à ceux qui ont perdu un être cher. Leur vie est foutue. Mais ils ne veulent pas en parler. Tous les autres, en revanche, sont intarissables. "J'ai connu un type qui a connu un type." Putain, de nos jours, quand il y a une tragédie, tout le monde en veut sa part.
(page 90)
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JIEMDEJIEMDE   25 juin 2020
Les gros producteurs qu'elle connaissait avaient des voitures de dingue : des Lamborghini, des DeLorean. Mais elle continue à préférer les jolies Cadillac comme celle-ci. On peut passer le bras derrière la banquette et rouler peinard. Rien à voir avec les voitures d'aujourd'hui, toutes plus merdiques les unes que les autres. Du plastique. Des jouets. Censées être plus sûres... mon cul. Allez vous faire percuter par un camion à bord d'une petite Civic pour voir : vous finirez écrasée comme un accordéon.
+ Lire la suite
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Annette55Annette55   28 septembre 2021
«  Est - ce si facile de décider de ce qui est vraiment mal? .

Pourquoi serait- il plus dégoûtant d’être dans le porno que dans la mafia?

Rena a fermé les yeux sur certaines choses tout en se permettant de rendre des jugements injustes sur le monde et sur les autres .
Pendant ce temps , on l’a jugée , elle aussi .
Femme de Gangster .Sainte - Nitouche….Catho… »
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cecilitcecilit   07 novembre 2021
Wolfstein contemple ses rosiers. Ils sont beaux. Hier, elle a vu Billy Farrel, un gamin qui habite de l'autre côté du pâté de maisons, traverser la pelouse et cueillir une rose pour sa petite copine. Elle a un bec-de-lièvre, la petite copine en question. Elle va au lycée Preston. Wolfstein n'en veut pas à Billy. Pour une gentille petite amourette, elle peut bien sacrifier une putain de rose.
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JIEMDEJIEMDE   26 juin 2020
On est tous des épaves qui avons pas dit notre dernier mot. Tant que c'est pas mort, ça peut être réparé. Lucia et toi, vous n'êtes pas mortes. Vous avez été malmenées, c'est vrai. Mais vous avec encore de la vie en vous. T'es une sacrée bonne femme et je suis ton amie.
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Videos de William Boyle (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Boyle
Les Éditions Gallmeister vous présentent leur rentrée littéraire 2021. Au programme : TRUE STORY de Kate Reed Petty (traduit de l'américain par Jacques Mailhos), LES DENTS DE LAIT d'Helen Bukowski (traduit de l'allemand par Elisa Crabeil et Sarah Raquillet), LA CITÉ DES MARGES de William Boyle (traduit de l'américain par Simon Baril) et LE CERCUEIL DE JOB de Lance Weller (traduit de l'américain par François Happe).
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