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ISBN : 2351787196
Éditeur : Gallmeister (22/08/2019)

Note moyenne : 2.98/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Suivre un inconnu à travers Brooklyn parce qu'il inquiète les vieilles dames de la paroisse ? Une mauvaise idée, bien sûr, mais Amy, étrangement fascinée, ne peut s'en empêcher. Et voici qu'après quelques heures de filature, l'homme est tué sous ses yeux d'un coup de couteau dans une rue déserte. En un instant vole en éclat la vie sage et solitaire qu'Amy s'applique à mener depuis de longs mois, loin de son ancienne existence de "party-girl", des bars et des amis de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
carre
  15 octobre 2018
Ayant lu et apprécié le précédent roman de William BOYLE, "Le témoin solitaire" le nouveau roman de l'américain c'est retrouvé plus vite que prévu dans mes livres à lire grâce à Babélio et aux excellentes éditions Gallmeister que je remercie pour cette masse critique.
BOYLE continue de nous promener dans le quartier de son enfance "Gravesend" dans les pas d'Amy que sa curiosité mène bien au-delà de l'imaginable. Témoin d'un fait divers, elle doit la jouer subtile d'autant plus que son ex amour, son père reviennent dans le jeu pas forcément au meilleur moment. Polar d'ambiance, ou les lieux sont des personnages à part entière , BOYLE nous amuse avec ce qu'il faut de sympathie pour cette héroïne anonyme d'autant que les rebondissements apportent son lots de surprises. Pas le polar de l'année mais une petite musique plutôt agréable.
Commenter  J’apprécie          550
Franckync
  24 janvier 2019
Titre : le témoin solitaire
Auteur : William Boyle
Année : 2018
Editeur : Gallmeister
Résumé : Amy s'est rangée. Fini les sorties, l'alcool et la débauche. Désormais célibataire, elle vit de petits boulots et donne de son temps pour la paroisse et les vieilles personnes du quartier. Un soir, alors qu'elle suivait un homme dans la rue, la jeune fille est témoin d'un assassinat. Alors tout s'enchaîne : le retour d'un père qu'elle croyait mort, d'une maîtresse qu'elle souhaitait oublier, les ragots du quartier et son implication dans une série d'événements tragiques. Bien malgré elle, Amy se retrouve à la croisée des chemins.
Mon humble avis : Premier William Boyle, New-yorkais, jeune auteur de polars à la réputation solide. Edité chez Gallmeister - en général un gage de qualité - le bouquin est court et l'action se déroule à Brooklyn, plus exactement dans le quartier sordide de Gravesend. La précision est importante quand on connait la place donné par cet auteur aux lieux, au nom des rues. Gravesend est le quartier d'enfance de l'auteur et cela se ressent tant il tient lieu de personnage à part entière dans ce livre. Tout au long du périple de son héroïne, Boyle ne nous épargne la description d'aucun commerce, d'aucun parc, d'aucune rue. Fastidieux ? Un tantinet, mais d'un autre côté cela permet une forte immersion dans l'environnement d'Amy, cette fille perdue enchainant les mauvaises décisions et les dangereuses rencontres. Soyons franc, presque trois jours après avoir achevé cette lecture, il ne me reste pas grand chose excepté cette ambiance. le roman de Boyle sent le papier gras et les snacks minables et en y repensant, j'ai presque l'impression d'entendre le passage du métro aérien et les manèges de Coney Island. A part ça ? Pas grand chose si ce n'est une galerie de personnages déjantés extrêmement bien campés et une intrigue que je qualifierais presque de secondaire. le témoin solitaire est un roman de plus sur les bas-fonds New-Yorkais, un roman qui se lit sans déplaisir, où l'on sent l'amour de l'auteur pour Brooklyn et c'est déjà pas mal. Ni inoubliable, ni véritablement marquant, un bon petit polar, sec et nerveux, à lire de préférence, affalé à l'arrière d'une limousine roulant sur le Verrazzano bridge ou sur la plage de Brighton beach.
J'achète ? : Sans doute. Un polar serré, ancré dans une réalité new-yorkaise forte. le témoin solitaire ne révolutionne pas le genre, mais ce n'était sans doute pas son ambition.
Lien : https://francksbooks.wordpre..
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JIEMDE
  04 octobre 2018
Quand on a été emballé par Gravesend, le roman auquel l'immense Guerif a attribué le n° 1000 de la collection Rivages Noir, puis conquis par la profondeur nostalgique et mélancolique de Tout est brisé, inutile de vous dire qu'on attend avec impatience le nouveau William Boyle !
Et si vous n'avez pas le temps ou le courage de lire cette chronique jusqu'au bout, le message est simple : le témoin solitaire – traduit par Simon Baril - est de la même lignée !
L'histoire ? Elle est relativement simple et moyennement polardeuse : Amy, jeune New-Yorkaise, voit un soir un homme se faire poignarder en plein Brooklyn avant de mourir dans ses bras. Cet homme (qu'elle suivait depuis quelques temps intriguée par ses visites surprenantes et son comportement chez une vieille dame de sa paroisse) l'intrigue et la pousse à une mauvaise décision : pas d'appel à la police, mais une tentation de remonter le fil de ce fait-divers tragique. de fil en aiguille, elle se retrouve plongée dans une intrigue où le microcosme local de Gravesend, cet atypique micro-quartier de Brooklyn, semble largement impliqué.
Pas de quoi révolutionner le genre donc, mais ce n'est pas grave, car l'essentiel du Témoin solitaire est ailleurs !
D'abord dans cette nouvelle plongée dans Gravesend, quartier d'enfance, quartier de coeur de William Boyle, un endroit où « les vies des gens sont enchevêtrées », pour le meilleur et le moins bon. Un éternel lieu de déambulations à la fois nostalgiques et fascinées, pour Boyle à travers Amy. Boyle, éternel contemplateur de Gravesend, comme s'il redécouvrait ces lieux à chaque pas, à chaque regard, et où chaque phrase, chaque mot est une émouvante déclaration d'amour à ses rues, ses églises, ses commerces… Et ça marche pour le lecteur que je suis, entraîné avec Amy dans ce dilemme d'un quartier qu'il faudrait fuir pour ne pas revenir.
Partir, revenir… il y a du Lelouch chez Boyle (pas étonnant pour quelqu'un dont la culture cinématographique est inépuisable)… C'est ce qu'expérimente Alessandra (prénom déjà vu dans Gravesend), l'ancienne compagne d'Amy dont l'omniprésente absence (j'ose le barbarisme !) plane sur le livre durant toute sa première partie.
Gravesend retient les âmes pour mieux les perdre, Alessandra l'a compris en partant pour L.A. Amy a cru y échapper en s'inventant une nouvelle vie rangée. Mais elle s'y est perdue et a désormais peur de son ombre dans la rue, cultivant un sentiment paradoxal de recherche de sécurité dans sa petite chambre de location, tout en retardant le moment de s'y retrouver seule face à elle-même. Quand Alessandra revient faire un saut de puce à Gravesend, la tentation devient alors forte pour Amy de repartir avec elle. Mais rien n'est simple : « J'ai vu quelque chose que je n'aurais pas dû voir… ».

le témoin solitaire, c'est enfin l'occasion pour Boyle de reprendre les thèmes qui lui sont chers : le départ et la difficulté du retour, on l'a vu ; la réussite ; la tentation du rebond et de la 2e vie ; la religion ; la difficulté de renouer avec ses racines familiales quand elles ont été malmenées ; l'influence et l'attirance des lieux sur nos destinées. Son écriture est douce et limpide, totalement mise au service d'une atmosphère dans laquelle Boyle nous fait immédiatement rentrer et que l'on quitte à regrets.
Un dernier mot enfin : William Boyle ne cache pas son attachement à la France et à sa culture, entraperçue lors de sa visite de l'an passé, mais aussi par des clins d'oeil posés au détour d'une page de ses livres (Flaubert et Camus cités dans Tout est brisé par exemple). Dans le témoin solitaire, ils sont plus mystiques et rassemblés dans le nom complet d'Amy : Lynn Therese Falconetti. Thérèse et Lisieux qu'il évoque ; Falconetti comme l'inoubliable interprète de Joan of Arc qu'il insère au passage dans une de ses jolies pages… Nostalgique on vous dit !
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fannyvincent
  20 mars 2019
Le témoin solitaire… est-ce Amy, qui assiste au meurtre d'un jeune homme qu'elle suivait, le soupçonnant d'inquiéter une vieille femme du quartier ? Ou est-ce le lecteur, spectateur, au fil des pages, de l'enlisement inéluctable d'une histoire qui ne partait pas sur les meilleures bases ?
Généralement enthousiaste par rapport aux romans publiés chez Gallmeister, j'ai été particulièrement déçu par « le témoin solitaire ». L'histoire est plate, avec une conclusion plutôt navrante (je me suis accroché pour y arriver !). Les personnages sont relativement creux, aucun d'entre eux ne m'a semblé sympathique, certainement pas Amy et encore moins Alessandra, la relation entre elles étant assez pathétique. L'écriture est neutre, descriptive (que d'accumulations de noms de rue !). Elle est habitée d'une sorte de tristesse, plombant lieux, personnages et récit. Pas le meilleur moyen pour l'auteur de nous faire apprécier son quartier d'origine… quant à certaines phrases, comment les qualifier? J'ai fait notamment un blocage sur celle-ci : «Le vent se met à souffler, de cette manière si particulière qu'il a de souffler contre les fenêtres des chambres d'hôtel ». Euh, quelqu'un peut m'expliquer ?!

Mes mots sont plutôt durs, peut-être excessifs, j'en ai conscience… mais c'est à la hauteur de ma déception. Seule la superbe couverture (mais c'est une marque de fabrique de chez Gallmeister !) est finalement à retenir…
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Seraphita
  01 juin 2019
Amy a retrouvé la foi et le chemin des églises de son enfance. Depuis plusieurs mois, elle mène une vie solitaire et rangée dans le quartier de Gravesend, à Brooklyn, au service des gens âgés de sa paroisse. Son existence débridée d'autrefois lui semble lointaine. Et pourtant, quand elle décide de suivre un inconnu qui inquiète une paroissienne âgée, elle est loin de se douter que l'Amy d'autrefois va ressurgir. En effet, au détour d'une rue, elle assiste au meurtre de cet inconnu avec un sentiment ambigu en toile de fond. Pour la jeune femme, témoin solitaire d'un crime qu'elle va taire, commence une enquête doublée d'une plongée dans la part obscure de l'humain…
« le témoin solitaire » est un magnifique roman noir écrit par l'américain William Boyle.
A travers les yeux d'Amy, l'auteur nous emmène à la découverte d'un quartier au sud de Brooklyn – Gravesend – dans lequel il a grandi. Dans une note à l'issue de l'intrigue, il explique que ce livre est né d'une urgence, d'une peur, celle « que les voix des morts ne disparaissent petit à petit » (p. 291), d'une profonde mélancolie qu'il ne ressent qu'à Brooklyn. « le témoin solitaire » ne se veut ni panégyrique ni condamnation, mais il se fonde « sur un certain déplacement paranoïaque ». Finalement, il conclut de cette façon : « Je suis captif de mes origines, mais elles me glissent aussi entre les doigts ». Les fondements du livre explicités par son auteur a posteriori éclairent singulièrement le personnage d'Amy, en quête d'abord d'elle-même dans une existence où elle se sent prisonnière, seule et à l'étroit, dans un quartier qui l'aimante, la retient mais en même temps la pousse à chercher un ailleurs, d'autres possibles.
En cédant à la fascination qui la conduit à suivre un inconnu, elle s'engage dans une série d'événements rocambolesques, de choix peu éclairés, dont on se demande à chaque instant quel tour ils vont prendre. Autour d'Amy, gravitent des personnages déstructurés, radicalement seuls ou aiguillonnés par leurs désirs. Dans cette errance, Amy enquête et cherche une voie.
Le style de William Boyle retient et captive le lecteur : l'écriture cinématographique lui permet d'être plongé au coeur de l'action ainsi que de Brooklyn et sa noirceur, ses bruits, ses odeurs, ses couleurs, ses rues et bâtiments, son métro, …
Le roman est noir, empreint d'une nostalgie et d'une tristesse tenaces, mais reste porté par la force d'Amy dans sa quête, ses espoirs. Un roman noir bouleversant.
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critiques presse (1)
LeSoir   01 juillet 2019
Un régal… qu’on peut parfaitement savourer sur les plages, à la montagne ou lors d’un city trip.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   01 octobre 2018
Encore des passants avec leurs téléphones. Un tableau moche posé contre une poubelle. Tout d'un coup, la ville semble lourde de tristesse. Ce qu'Amy avait pris pour de l'électricité n'est qu'un cache-misère. Tout change constamment. Elle s'attendait plus ou moins à entrer dans son bar, à revoir ses habitués. Elle pensait que porter ces vêtements-là serait peut-être la clé qui lui ouvrirait les portes de son ancienne vie. Il n'en est rien.
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JIEMDEJIEMDE   27 septembre 2018
Mais toi tu n'as pas l'air d'être sur les réseaux sociaux, si ? Tu as raison. C'est de la merde, du poison. Tous ces zombies sur leur téléphone, et cette espèce de dingue de président de téléréalité qui passe son temps à twitter n'importe quoi.
Commenter  J’apprécie          180
sonfiljuliesuitsonfiljuliesuit   29 juillet 2019
Elle appréciait le pape François. À ses yeux, il incarnait tout ce qu’il y avait de bien dans le catholicisme. Alors elle a décidé de se rendre utile, elle aussi. D’aider les gens. Elle avait suffi- samment passé de temps à n’aider personne. Elle est devenue ministre extraordinaire de l’eucharistie, apportant la communion à des personnes âgées du quartier, surtout des vieilles dames telles que Mme Epifanio. Elle aimait écouter leurs histoires et les faire sourire. C’était agréable d’être vue comme quelqu’un d’aussi jeune, alors qu’elle avait franchi le cap de la trentaine depuis plusieurs années déjà et commençait à se sentir vieille.
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rkhettaouirkhettaoui   29 octobre 2018
Un jour, dans un livre, elle a lu un passage sur les saints et l’insomnie, sur les visions que produisait l’absence de sommeil combinée avec le jeûne. Est-elle en train de vivre quelque chose de semblable ? Non pas en tant que sainte – ce qu’elle n’est pas, de toute évidence –, mais en tant que personne normale sous le coup d’un traumatisme. Pas de nourriture, pas de sommeil, une terreur constante. Tout lui paraît plus aigu, plus vif, plus net. Le métro au-dessus d’elle produit un plus grand vacarme que d’habitude. Le temps s’écoule différemment, comme si Amy existait à l’intérieur d’une illusion.
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Corboland78Corboland78   29 octobre 2018
Quand elle prend enfin conscience de ce qui vient de se produire, Amy se met à trembler de peur. Avec le couteau dans sa poche, elle a l’impression que c’est elle, la meurtrière. Est-ce une bonne idée de rentrer chez elle ? Et comment imaginer retourner à l’église ? A n’en pas douter, elle y verrait Vincent étendu sur l’autel, les mains autour du cou, son sang se déversant sur les marches en marbre. L’orgue de Katrya reproduirait le bruit des derniers râles alors qu’il étouffait.
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Quais du Polar 2016 à Lyon - Présentation du livre "Gravesend"
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