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EAN : 9782351781913
304 pages
Gallmeister (04/10/2018)
3.21/5   58 notes
Résumé :
Suivre un inconnu à travers Brooklyn parce qu'il inquiète les vieilles dames de la paroisse ? Une mauvaise idée, bien sûr, mais Amy, étrangement fascinée, ne peut s'en empêcher. Et voici qu'après quelques heures de filature, l'homme est tué sous ses yeux d'un coup de couteau dans une rue déserte. En un instant vole en éclat la vie sage et solitaire qu'Amy s'applique à mener depuis de longs mois, loin de son ancienne existence de "party-girl", des bars et des amis de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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carre
  15 octobre 2018
Ayant lu et apprécié le précédent roman de William BOYLE, "Le témoin solitaire" le nouveau roman de l'américain c'est retrouvé plus vite que prévu dans mes livres à lire grâce à Babélio et aux excellentes éditions Gallmeister que je remercie pour cette masse critique.
BOYLE continue de nous promener dans le quartier de son enfance "Gravesend" dans les pas d'Amy que sa curiosité mène bien au-delà de l'imaginable. Témoin d'un fait divers, elle doit la jouer subtile d'autant plus que son ex amour, son père reviennent dans le jeu pas forcément au meilleur moment. Polar d'ambiance, ou les lieux sont des personnages à part entière , BOYLE nous amuse avec ce qu'il faut de sympathie pour cette héroïne anonyme d'autant que les rebondissements apportent son lots de surprises. Pas le polar de l'année mais une petite musique plutôt agréable.
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Franckync
  24 janvier 2019
Titre : le témoin solitaire
Auteur : William Boyle
Année : 2018
Editeur : Gallmeister
Résumé : Amy s'est rangée. Fini les sorties, l'alcool et la débauche. Désormais célibataire, elle vit de petits boulots et donne de son temps pour la paroisse et les vieilles personnes du quartier. Un soir, alors qu'elle suivait un homme dans la rue, la jeune fille est témoin d'un assassinat. Alors tout s'enchaîne : le retour d'un père qu'elle croyait mort, d'une maîtresse qu'elle souhaitait oublier, les ragots du quartier et son implication dans une série d'événements tragiques. Bien malgré elle, Amy se retrouve à la croisée des chemins.
Mon humble avis : Premier William Boyle, New-yorkais, jeune auteur de polars à la réputation solide. Edité chez Gallmeister - en général un gage de qualité - le bouquin est court et l'action se déroule à Brooklyn, plus exactement dans le quartier sordide de Gravesend. La précision est importante quand on connait la place donné par cet auteur aux lieux, au nom des rues. Gravesend est le quartier d'enfance de l'auteur et cela se ressent tant il tient lieu de personnage à part entière dans ce livre. Tout au long du périple de son héroïne, Boyle ne nous épargne la description d'aucun commerce, d'aucun parc, d'aucune rue. Fastidieux ? Un tantinet, mais d'un autre côté cela permet une forte immersion dans l'environnement d'Amy, cette fille perdue enchainant les mauvaises décisions et les dangereuses rencontres. Soyons franc, presque trois jours après avoir achevé cette lecture, il ne me reste pas grand chose excepté cette ambiance. le roman de Boyle sent le papier gras et les snacks minables et en y repensant, j'ai presque l'impression d'entendre le passage du métro aérien et les manèges de Coney Island. A part ça ? Pas grand chose si ce n'est une galerie de personnages déjantés extrêmement bien campés et une intrigue que je qualifierais presque de secondaire. le témoin solitaire est un roman de plus sur les bas-fonds New-Yorkais, un roman qui se lit sans déplaisir, où l'on sent l'amour de l'auteur pour Brooklyn et c'est déjà pas mal. Ni inoubliable, ni véritablement marquant, un bon petit polar, sec et nerveux, à lire de préférence, affalé à l'arrière d'une limousine roulant sur le Verrazzano bridge ou sur la plage de Brighton beach.
J'achète ? : Sans doute. Un polar serré, ancré dans une réalité new-yorkaise forte. le témoin solitaire ne révolutionne pas le genre, mais ce n'était sans doute pas son ambition.
Lien : https://francksbooks.wordpre..
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JIEMDE
  04 octobre 2018
Quand on a été emballé par Gravesend, le roman auquel l'immense Guerif a attribué le n° 1000 de la collection Rivages Noir, puis conquis par la profondeur nostalgique et mélancolique de Tout est brisé, inutile de vous dire qu'on attend avec impatience le nouveau William Boyle !
Et si vous n'avez pas le temps ou le courage de lire cette chronique jusqu'au bout, le message est simple : le témoin solitaire – traduit par Simon Baril - est de la même lignée !
L'histoire ? Elle est relativement simple et moyennement polardeuse : Amy, jeune New-Yorkaise, voit un soir un homme se faire poignarder en plein Brooklyn avant de mourir dans ses bras. Cet homme (qu'elle suivait depuis quelques temps intriguée par ses visites surprenantes et son comportement chez une vieille dame de sa paroisse) l'intrigue et la pousse à une mauvaise décision : pas d'appel à la police, mais une tentation de remonter le fil de ce fait-divers tragique. de fil en aiguille, elle se retrouve plongée dans une intrigue où le microcosme local de Gravesend, cet atypique micro-quartier de Brooklyn, semble largement impliqué.
Pas de quoi révolutionner le genre donc, mais ce n'est pas grave, car l'essentiel du Témoin solitaire est ailleurs !
D'abord dans cette nouvelle plongée dans Gravesend, quartier d'enfance, quartier de coeur de William Boyle, un endroit où « les vies des gens sont enchevêtrées », pour le meilleur et le moins bon. Un éternel lieu de déambulations à la fois nostalgiques et fascinées, pour Boyle à travers Amy. Boyle, éternel contemplateur de Gravesend, comme s'il redécouvrait ces lieux à chaque pas, à chaque regard, et où chaque phrase, chaque mot est une émouvante déclaration d'amour à ses rues, ses églises, ses commerces… Et ça marche pour le lecteur que je suis, entraîné avec Amy dans ce dilemme d'un quartier qu'il faudrait fuir pour ne pas revenir.
Partir, revenir… il y a du Lelouch chez Boyle (pas étonnant pour quelqu'un dont la culture cinématographique est inépuisable)… C'est ce qu'expérimente Alessandra (prénom déjà vu dans Gravesend), l'ancienne compagne d'Amy dont l'omniprésente absence (j'ose le barbarisme !) plane sur le livre durant toute sa première partie.
Gravesend retient les âmes pour mieux les perdre, Alessandra l'a compris en partant pour L.A. Amy a cru y échapper en s'inventant une nouvelle vie rangée. Mais elle s'y est perdue et a désormais peur de son ombre dans la rue, cultivant un sentiment paradoxal de recherche de sécurité dans sa petite chambre de location, tout en retardant le moment de s'y retrouver seule face à elle-même. Quand Alessandra revient faire un saut de puce à Gravesend, la tentation devient alors forte pour Amy de repartir avec elle. Mais rien n'est simple : « J'ai vu quelque chose que je n'aurais pas dû voir… ».

le témoin solitaire, c'est enfin l'occasion pour Boyle de reprendre les thèmes qui lui sont chers : le départ et la difficulté du retour, on l'a vu ; la réussite ; la tentation du rebond et de la 2e vie ; la religion ; la difficulté de renouer avec ses racines familiales quand elles ont été malmenées ; l'influence et l'attirance des lieux sur nos destinées. Son écriture est douce et limpide, totalement mise au service d'une atmosphère dans laquelle Boyle nous fait immédiatement rentrer et que l'on quitte à regrets.
Un dernier mot enfin : William Boyle ne cache pas son attachement à la France et à sa culture, entraperçue lors de sa visite de l'an passé, mais aussi par des clins d'oeil posés au détour d'une page de ses livres (Flaubert et Camus cités dans Tout est brisé par exemple). Dans le témoin solitaire, ils sont plus mystiques et rassemblés dans le nom complet d'Amy : Lynn Therese Falconetti. Thérèse et Lisieux qu'il évoque ; Falconetti comme l'inoubliable interprète de Joan of Arc qu'il insère au passage dans une de ses jolies pages… Nostalgique on vous dit !
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babel95
  01 février 2020
C'est Amy Falconetti, une jeune femme à la vie quasi monacale à Gravesend, qui va vous servir de guide, et vous faire découvrir ce quartier populaire de Brooklyn, lors de longues promenades. Ne vous méprenez pas. Vous venez d'ouvrir le roman de William Boyle, le Témoin solitaire, et il s'agit d'un roman noir : la promenade sera gâchée car tout comme Amy, vous allez bientôt assister à un crime.
Quelques années auparavant, Amy menait une tout autre vie, elle travaillait au Seven Bar, faisait la fête nuit et jour avec ses amies. A la suite d'une rupture, elle a brusquement tourné la page. Elle a renoncé à sa garde-robe et son look branchés, s'est rapprochée de l'Eglise, a choisi de vivre de petits boulots. Un appartement minimaliste, des visites quotidiennes aux personnes âgées… Amy a teint ses cheveux en brun, ses tatouages sont maintenant cachés sous un pantalon bleu et un chemisier blanc stricts.
Mais jusqu'à quel point peut-on vraiment choisir de changer de vie, de personnalité ? Que se passe-t-il lorsqu'on assiste à un crime violent – écho d'un crime de son enfance - et qu'on a reconnu l'assassin ? Lorsqu'un père absent depuis des années fait surface et demande à être pardonné ? Lorsqu'on retrouve l'objet de ses amours ? La "nouvelle" Amy va devoir reprendre l'allure de celle qu'elle était par le passé - pour se sortir d'une situation qui vire à la catastrophe et met sa vie en danger.

Parcourir les quartiers de Brooklyn en compagnie d'Amy a été une expérience originale. Gravesend, quartier populaire est décrit avec beaucoup de minutie – les personnages que nous rencontrons sont à la marge, vivotent de galères…
J'ai beaucoup aimé ce roman noir, qui fait la part belle au rock et à l'humour - William Boyle sait gérer un suspense.
La traduction de Simon Baril est particulièrement soignée. La couverture, dans les tons de rouge, jaune et noir illustre bien le texte.
Une lecture déroutante, réussie.
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Fanvin54
  20 mars 2019
Le témoin solitaire… est-ce Amy, qui assiste au meurtre d'un jeune homme qu'elle suivait, le soupçonnant d'inquiéter une vieille femme du quartier ? Ou est-ce le lecteur, spectateur, au fil des pages, de l'enlisement inéluctable d'une histoire qui ne partait pas sur les meilleures bases ?
Généralement enthousiaste par rapport aux romans publiés chez Gallmeister, j'ai été particulièrement déçu par « le témoin solitaire ». L'histoire est plate, avec une conclusion plutôt navrante (je me suis accroché pour y arriver !). Les personnages sont relativement creux, aucun d'entre eux ne m'a semblé sympathique, certainement pas Amy et encore moins Alessandra, la relation entre elles étant assez pathétique. L'écriture est neutre, descriptive (que d'accumulations de noms de rue !). Elle est habitée d'une sorte de tristesse, plombant lieux, personnages et récit. Pas le meilleur moyen pour l'auteur de nous faire apprécier son quartier d'origine… quant à certaines phrases, comment les qualifier? J'ai fait notamment un blocage sur celle-ci : «Le vent se met à souffler, de cette manière si particulière qu'il a de souffler contre les fenêtres des chambres d'hôtel ». Euh, quelqu'un peut m'expliquer ?!

Mes mots sont plutôt durs, peut-être excessifs, j'en ai conscience… mais c'est à la hauteur de ma déception. Seule la superbe couverture (mais c'est une marque de fabrique de chez Gallmeister !) est finalement à retenir…
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critiques presse (1)
LeSoir   01 juillet 2019
Un régal… qu’on peut parfaitement savourer sur les plages, à la montagne ou lors d’un city trip.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   01 octobre 2018
Encore des passants avec leurs téléphones. Un tableau moche posé contre une poubelle. Tout d'un coup, la ville semble lourde de tristesse. Ce qu'Amy avait pris pour de l'électricité n'est qu'un cache-misère. Tout change constamment. Elle s'attendait plus ou moins à entrer dans son bar, à revoir ses habitués. Elle pensait que porter ces vêtements-là serait peut-être la clé qui lui ouvrirait les portes de son ancienne vie. Il n'en est rien.
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babel95babel95   01 février 2020
Alessandra était une conductrice déplorable. Amy n'était pas particulièrement douée, elle non plus. De toute façon, pour se rendre à Manhattan, elle préférait marcher et prendre le bus ou le métro. Quand elle en avait l'occasion, elle aimait marcher pendant des heures. Il lui arrivait souvent de faire de longues promenades jusqu'à Bay Ridge, Sunset Park, Coney Island ou Brighton Beach en écoutant de la musique. Elle avait vendu tous ses disques, mais conservé le Walkman de son enfance et quelques cassettes enregistrées au lycée. Liz Phair, Tori Amos, Stone Temple Pilots, Alice in Chains, Nirvana, Hole, Sonic Youth, L7, The Breeders. Les trucs qu'elle écoutait en fumant à sa fenêtre. Elle aurait sans doute pu acheter un iPod touch ou un autre appareil du même genre pour pas cher, mais elle adore son vieux Walkman Sony, qui tient parfaitement dans sa main. Le couvercle du compartiment à piles ne ferme plus qu'avec un ruban adhésif, les écouteurs ne plient plus, ce Walkman pèse une tonne, mais elle aime le geste de sortir la cassette pour changer de face, elle aime mesurer le temps à l'aune de la durée d'une face.
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JIEMDEJIEMDE   27 septembre 2018
Mais toi tu n'as pas l'air d'être sur les réseaux sociaux, si ? Tu as raison. C'est de la merde, du poison. Tous ces zombies sur leur téléphone, et cette espèce de dingue de président de téléréalité qui passe son temps à twitter n'importe quoi.
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babel95babel95   01 février 2020
De retour dans la Chevy, elle s'installe confortablement derrière le volant, démarre le moteur, insère une cassette. Bricks are Heavy, de L7. Son portable est mort. Ca tombe bien, elle ne veut plus de téléphone. Elle veut être seule sur les routes qui la mèneront à sa destination, quelle qu'elle soit. Seule avec sa musique. Elle veut arriver dans les bras d'une nouvelle ville comme on l'aurait fait à une autre époque : épuisée, déphasée, affamée de contact humain. Peut-être se sentira-t-elle alors neuve pendant quelque temps, cette dernière catastrophe en date ne lui semblant être qu'un film qu'elle compte bien ne plus jamais revoir.
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JulitlesmotsJulitlesmots   29 juillet 2019
Elle appréciait le pape François. À ses yeux, il incarnait tout ce qu’il y avait de bien dans le catholicisme. Alors elle a décidé de se rendre utile, elle aussi. D’aider les gens. Elle avait suffi- samment passé de temps à n’aider personne. Elle est devenue ministre extraordinaire de l’eucharistie, apportant la communion à des personnes âgées du quartier, surtout des vieilles dames telles que Mme Epifanio. Elle aimait écouter leurs histoires et les faire sourire. C’était agréable d’être vue comme quelqu’un d’aussi jeune, alors qu’elle avait franchi le cap de la trentaine depuis plusieurs années déjà et commençait à se sentir vieille.
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Vidéo de William Boyle
Les Éditions Gallmeister vous présentent leur rentrée littéraire 2021. Au programme : TRUE STORY de Kate Reed Petty (traduit de l'américain par Jacques Mailhos), LES DENTS DE LAIT d'Helen Bukowski (traduit de l'allemand par Elisa Crabeil et Sarah Raquillet), LA CITÉ DES MARGES de William Boyle (traduit de l'américain par Simon Baril) et LE CERCUEIL DE JOB de Lance Weller (traduit de l'américain par François Happe).
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