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Robert Pépin (Traducteur)
ISBN : 2859405313
Éditeur : Phébus (28/05/1998)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 203 notes)
Résumé :
Le XVIIIe siècle expire, dans les convulsions que l'on sait. Tandis que Paris se fatigue de la guillotine, que Londres continue à se saouler au gin, l'explorateur écossais Mungo Park découvre le royaume de Ségou, en Afrique, où la folie humaine s'exprime encore avec une simplicité biblique. De retour au pays, il redécouvre un monde - le sien, mais il l'avait un peu oublié - où le progrès est en train de se faire les dents. Aveuglement, cruauté, extravagance sont mie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Walden-88
  21 octobre 2012
Ce roman-fleuve (plus de 700 pages) est le premier roman de l'auteur américain T.C.Boyle, publié au début des années 1980. Il retrace le parcours de plusieurs personnages dans l'Angleterre de la fin du XVIIIè siècle. Mungo Park, jeune explorateur écossais parti à la conquête du fleuve Niger, se démène pour réussir sa mission dans une Afrique encore inexplorée. le jeune homme doit faire face à bien des dangers: échapper au cruel Dassoud dans le désert, traverser le royaume des Bambaras, lutter contre la faim et la soif... Au même instant, à Londres, Ned Rise, petit malfrat, tente de survivre grâce à quelques rapines et échappe plusieurs fois à la mort. le destin se chargera de les réunir.
T.C.Boyle, dans le style, pourrait être comparé à Garcia Marquez et Dickens. Il nous entraine des sordides bas-fonds de Londres, d'une saleté repoussante, où survivent des créatures les plus misérables les unes que les autres, à l'implacabilité de l'Afrique, où d'insupportables chaleurs succèdent aux pluies torrentielles et délétères. le rythme est soutenu, les descriptions riches, particulièrement celles sur la nature, africaine et anglaise.
On y retrouve le suspense d'un roman d'aventure, le souffle d'un roman historique et la dureté d'un roman réaliste, avec l'humour en plus.
Il y a des bons livres et des chefs d'oeuvre, Water Music appartient à la deuxième catégorie.
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milan
  08 juillet 2018
Je viens à l'instant ( enfin il y a 15 minutes) de finir la lecture de Water Music et ça fait 15 minutes que- dans ma tête- défilent plus d'une façon d'aborder la revue de cette lecture.15 minutes? me direz vous, c'est trop tôt!!!! Il faut digérer un peu...ce sont quand même plus de 800 pages!!! Mais en fait, ça fait plusieurs jours que je me triture les méninges afin de pondre le meilleur compte rendu, et par meilleur je veux dire le moins traître.Parce qu'en effet, ce n'est pas seulement une histoire vraie, romancée, celle de Mungo Park qui vers la fin du 18ème siècle se lance dans l'exploration du fleuve Niger, pour vérifier de ses propres yeux, laquelle des innombrables théories qui circulent au sujet de son cours est la plus juste, puis une fois rentré chez lui, décide quelques années plus tard d y retourner, avec cette fois tout un équipage et les moyens nécessaires pour remonter le fleuve et voir où il se jette. Ce n'est pas non plus juste l'histoire de Ned Rise, l'anglais qui - il me semble à la suite de cette lecture- a la particularité d'avoir la plus grande poisse du monde, de s'attirer les plus gros problèmes de l'existence, alors que tout ce qu'il veut, c'est avoir une vie aussi digne que possible, avec la femme qu'il aime, dans une Angleterre des plus cruelles avec les gens qui n'ont pas la chance de naître propriétaire ou noble.Ce n'est pas seulement la description des autres personnages qui gravitent autour de nos deux héros, qui façonnent directement ou non leurs destins et décisions, ou des divers lieux ( tout un continent!!!!!) visités volontairement ou contre leurs grés. Ce n'est toujours pas le récit de la rencontre -inévitable- de ses deux personnages hauts en couleurs.....c'est plus que ça....mais voilà, comment le dire tant ce roman est riche, foisonnant, tourbillonnant et plein d'aventures. En Afrique c'est du Marquez et sa folie....tout est dans l'excès, la nature, le climat, les africains, les maladies, les découvertes,les joies, les bonnes et mauvaises surprises, et surtout les mots de Boyles, enchanteurs et drôles. Extrait: "Il s'en prit à Ali au milieu de la nuit, tout comme seize ans plus tôt, celui ci s'en était pris à son prédecesseur. Chasser le garde de Nubie et trancher la tête du roi fut pour lui un jeu d'enfant, l'oeuvre d'un instant- toute la difficulté avait été de découvrir où l'émir se cachait. Ayant compris que la nuit inévitablement viendrait où, un cimeterre ou un garrot à la main, le nouvel usurpateur le chercherait par tout Benoum, Ali se faisait en effet un devoir de repousser le plus tard possible l'heure à laquelle il se retirait chaque soir et de ne dévoiler à personne, absolument personne, quelle tente aurait l'honneur de l'héberger pour son auguste nuitée. C'est ainsi qu'un matin il pouvait sortir de celle de Mohammad Goumsou et, le lendemain, de celle de Mahmoud Ismaïl. Il jouait aux tentes musicales depuis si longtemps qu'à leur réveil, ses gens trouvaient cela aussi naturel que l'odeur du feu de bois." Même chose lorsqu'il aborde Londres, à la manière de Dickens cette fois, où le réalisme et le sordide se disputent la part du lion. Et le plus surprenant, c'est que malgré ce côté "aventure" qui semble écraser le livre, avec ses rappels ponctuels de la situation géopolitique de la planète ( tout en humour et en rythme), TC Boyles arrive à glisser de petits moments et des pensées intimes: les rêves et réflexions de Ned et Mungo, les relations entre Mungo et sa femme Ailie, les aspirations de cette dernière, les échanges entre Mungo et son guide Johnson. Tout en lisant, je me demandais comme allait être le final? Comment arrêter une bête lancée à une telle vitesse sans la voir se fracasser contre le mur décevant de la chute qui ne serait pas à la hauteur de 800 pages époustouflantes? Et bien, tout en douceur, en poésie même.....à la perfection. Pour finir, la prochaine fois que quelqu'un me dis : "Je ne lis pas mais j'aimerais m y mettre, tu me conseilles quoi? D'habitude cette question me fout en rogne ou au mieux m'embrasse parce que je ne sais pas quoi répondre, je dirais sans hésiter : Water Music de TC Boyles.
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MarcoPolo85
  12 septembre 2014
Fin XVIIIème, début XIXème, l'Europe change à grande vitesse. La Révolution française fait rage, les idées évoluent, la conquête du monde prend un rythme accéléré. Une nouvelle ère semble voir le jour.
Sauf que rien n'est jamais linéaire. Les envies, les ambitions de tout un chacun ne sont pas les mêmes. Si l'Europe occidentale va au galop vers le modernisme, tout le monde n'en profite pas en son sein. Et ailleurs, dans certaines contrées reculées de la planète, la préhistoire semble encore exister.
C'est, d'ailleurs, à cette période qu'en Grande Bretagne, un Écossais du nom de Mungo Park, ayant soif de découverte, va rallier le Niger après des mois de cheminement dans cette Afrique primitive. A son retour, son récit de voyage est un véritable succès. Reparti vivre chez lui, il se marie à Ailie. Mais, cette vie de sédentaire ne lui convenant guère, il va , donc, préparer en secret un nouveau voyage vers ce grand fleuve Africain.
En parallèle à cette histoire, un certain Ned Rise, survit de petits larcins à travers les bas fonds de Londres. Il s'empêtre dans des histoires sordides, en lien avec des gens fourbes.De plus, il manque de mourir à plusieurs reprises.
Et, c'est sur l'île Gorée (au large du Sénégal) où ce dernier est emprisonné, que nos deux acolytes vont se rencontrer pour un grand voyage d'exploration sur le Niger. Et, là-bas, une lente mais sérieuse spirale vers l'enfer va se dessiner. La chaleur, l'humidité, les rites africains, les guerriers Maures assoiffés de sang, les maladies, les insectes, la faim, la soif ne sont que quelques uns des ingrédients de ce périple qui vont les emmener vers des abysses sans fond.
Ce livre est extraordinaire. Il donne à voir des hommes ayant une combativité et une pugnacité à toute épreuve. Les pires événements n'entravent en rien leur optimisme. Bravo à T.C. BOYLE. Je me suis régalé.
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moravia
  14 juin 2013
Moi aussi j'étais partis avec l'intention de vivre une belle aventure au coté de T.C Boyle. Ce n'était pas ma première expédition pour les contrées lointaines.
J'avais déjà suivit Jack, Robert-Louis, Albert, Jean et même Henri sans jamais connaitre aussi vite une envie irrépressible de rentrer chez moi, et de planter là mon guide. J'avais trouvé le plus geignard des aventuriers qui était bien incapable de faire le moindre noeud marin pour arrimer notre viatique et qui confondait le chant du toucan avec le chant des sirènes.
De la musique pas du tout, et s'il y a eu de l'eau elle provient plus certainement d'une chasse que du zambèze.
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mariech
  28 mai 2012
Water Music est le premier roman de l'écrivain américain T.C. Boyle ;
Il s'agit d'un faux roman historique car il est basé sur la vie de l'explorateur écossais Mungo Park , qui a réellement existé .
Nous partons avec lui à l'aventure , à l'exploration du fleuve Niger .
Roman d'aventures loufouque ; l'écriture est foisonnante , époustouflante comme toujours chez cet auteur .
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
cecilitcecilit   16 novembre 2013
CHAMEAU AU FOUR (FARCI)
- pour 400 personnes -
se procurer :
500 dattes,
200 oeufs de pluvier,
20 carpes de deux livres,
4 outardes, plumées et vidées,
2 moutons,
1 gros chameau,
condiments divers.
Creuser une tranchée. Faire un feu d'enfer pour obtenir de la braise,sur un mètre de profondeur. Faire durcir les oeufs a part. Écailler les carpes et les farcir avec les dattes et les oeufs durs épluchés. Assaisonner les outardes et les farcir avec les carpes farcies.Farcir les moutons avec les outardes farcies ,puis farcir le chameau avec les moutons farcis. Flamber le chameau. L'envelopper de feuilles de palmier doums et l'enterrer dans la fosse. Laisser cuire pendant deux jours. Servir avec du riz.
+ Lire la suite
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cecilitcecilit   17 novembre 2013
- Je t'aiderai , fait-il d'une voix sifflante et qui manque de s'étrangler. Ah ! Dieu, oui, je t'aiderai ! Je ferai tout ce que tu veux, tout !... Je me mortifierai les chairs, je m'arracherai les yeux, je m'ouvrirai les veines, en veux-tu la preuve ? Tout de suite ? Je le fais, oui dans l'instant ! tout ce que tu veux !
Puis, aussi froid qu'une lame de couteau, il la regarde droit dans les yeux et ajoute :
-Il faut pourtant que tu comprennes... qu'il y aura nécessairement du quid pro quo.
- Qu'il y aura du quoi, Sir ?
- Qu'il y aura échange ...un prêté pour un rendu...
Fanny baisse les yeux.
- Je l'savons bien, Sir, lui répond-elle. Comme si les filles pauvres avaient autre chose à offrir. Vous n'avez pas besoin d'être vulgaire par-dessus le marché....
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cecilitcecilit   16 novembre 2013
Il convient de remarquer ici que la vie offerte aux domestiques dans l'Angleterre des Hanovre ne leur permettait guère de frayer avec le reste de la population. Avaient-ils la chance de faire l'affaire , qu'ils étaient engagés à vie.Abandonner la famille, renoncer à toute attache, à toute affection, dire adieu au sexe, chasser l'espoir de se marier un jour, voilà ce que l'on attendait d'eux. Dès l'embauche, il ne leur fallait plus exister que pour le confort et l'agrément de leurs maîtres. Très vite, ils se transformaient en abeilles besogneuses, tournicotant sans cesse autour de bourdons paresseux et de reines aussi enflées qu'impotentes.
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cecilitcecilit   20 novembre 2013
La vie lui a appris beaucoup de choses - presque toutes désagréables. Elle lui a , entre autres, appris que seul l'argent liquide est à garder sur soi. Elle lui a encore appris qu'il vaut mieux porter un gilet de sauvetage quand la mer est grosse. Il en est aussi venu à comprendre que l'homme d'affaires prudent jamais ne se déchausse, qu'il ne dort toujours que d'un oeil et que jamais,au grand jamais , il ne s'autorise à entrer dans une pièce qui ne. compte qu'une porte.
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cecilitcecilit   16 novembre 2013
La mère de Ned fut une éponge à gin de la deuxième génération. Son père, qui était tanneur, en avalait deux pintes par jour pour se donner la force de racler convenablement ses peaux. il plaça sa fille a 9 ans. A 13 ans, elle faisait le trottoir et à 14 ans était mère. Elle n'avait pas encore 20 ans lorsqu'elle mourut de cirrhose, de fièvre jaune, de consomption et de chlorose mêlées.
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