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Rafaèle Moutier (Autre)Sophie Aslanides (Traducteur)
EAN : 9791035414290
Audiolib (06/12/2023)
Édition audio (Voir tous les livres audio)
4.27/5   251 notes
Résumé :
1946. Trois ans après un événement tragique qui a fait voler leur vie en éclats, une mère et sa fille quittent la Pologne pour Paris. Honte et peur chevillées au corps, elles ne savent pas encore combien il est dur d’échapper au passé.

2022. Presque quatre-vingts années plus tard à Londres, Gretel Fernsby mène une vie bien éloignée de son enfance traumatique.
Lorsqu’elle est dérangée par un couple qui emménage dans son immeuble, elle espèr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (73) Voir plus Ajouter une critique
4,27

sur 251 notes
Je suis chanceuse en ce début d'été. Encore une lecture d'un de mes auteurs fétiches, John Boyne. Un auteur aux facettes multiples qui sait se renouveler et me surprendre à chaque nouveau livre.

Si celui-ci est la suite de "Un Garçon en pyjama rayé", il n'en est pas moins complètement différent. On se trouve ici en compagnie de Gretel, la grande soeur de Bruno, et le récit est raconté cette fois à hauteur d'adulte, pour des adultes.

L'auteur alterne la vie actuelle de Gretel, vieille dame de plus de quatre-vingt dix ans, avec différentes époques de sa vie passée, quelques mois passés à Paris juste après la fin de la guerre, puis une tentative avortée d'exil en Australie, avant l'installation à Londres où elle rencontrera son mari.
Cette alternance, faite de chapitre très courts, m'a un peu perturbée au début de ma lecture. Je trouvais trop court chacun des chapitres et regrettais de ne pas pouvoir plus m'installer dans une des époques de la vie de Gretel. Et, puis à un moment, cela a cessé de me gêner, soit parce que cela contribuait à créer la tension narrative que j'apprécie dans les romans de cet auteur, soit parce que Gretel prenant de l'age dans les épisodes au passé et étant installé en Angleterre, l'écart était moindre.

Ce roman parle de culpabilité, la culpabilité de Gretel qui va devoir mentir sur son passé toute sa vie, l'occulter, ne jamais révéler qui était son père, ni où elle a passé les derniers mois de la guerre. Elle taira aussi l'existence de son petit frère. Ce sentiment va dominer sa vie entière, et il faudra l'apparition de nouveaux voisins dans cet immeuble huppé où elle réside, pour qu'elle accepte enfin de regarder le passé.

C'est un roman qui fouille avec beaucoup de finesse la vie et les sentiments complexes que cette femme éprouve ou a éprouvé, les dilemmes auxquels elle se trouve confrontée. Et l'on ne peut s'empêcher de se poser la question: Qu'aurais-je fait à sa place ? Il n'est pas si simple d'apporter une réponse.

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La vie en fuite est un roman poignant, un uppercut direct dans la marche de L'HISTOIRE.
Un roman très fort sur la culpabilité, la complicité et le deuil.
La culpabilité est homnie présente dans la vie de cette octogénaire nommée : Gretel.
Enfant, elle a assisté de très près à l'holocauste puisque son père était le commandant d'un célèbre camp d'extermination. Sa vie va suivre les soubresauts chaotiques des évènements historiques qui détermineront sa vie.
Est-on responsable des actes abominables de son père ? Comment aimer et haïr celui qui vous a donné la vie?
Elle fuit l'Allemagne avec sa mère en 1946 pour Paris sans compter que la fureur des hommes, le désir de vengeance feront d'elles des victimes.
Elle espère toujours semer son destin tragique en tentant une nouvelle vie à Sydney, puis finalement à Londres où nous la trouvons au début du roman.
Même si sa vie est paisible, la culpabilité ronge sa vie, le fait d'avoir manqué de courage, de vivre avec tous ses démons, ses secrets, ses mensonges.
Pourtant, l'occasion va lui être donnée de racheter les crimes commis par les gens qu'elle a aimés.
Grâce à un drôle de couple et un petit garçon qui vont venir vivre au-dessous d'elle.
C'est un roman fort, qui nous interroge tous, sur ce qu'on aurait fait à sa place. Il ne nous pose pas comme juge mais comme témoin de la mémoireet de la force du Mal.
Ce livre m'a beaucoup fait penser à un autre que j'ai lu, il y a deux ans: La maison allemande d'Annette Hess.
John Boyne est un auteur que je ne connaissais pas, je vais poursuivre ma découverte avec ces autres titres.
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Ce roman est la suite du Garçon en pyjama rayé, best-seller qui était destiné à la jeunesse, tandis que celui-ci ne l'est pas. ● En 2022, Mrs Fernby est une veuve de quatre-vingt-onze ans, qui habite un grand appartement dans un somptueux immeuble de Mayfair, avec vue sur Hyde Park. Elle a un fils de soixante ans, qui enchaîne les mariages : il va bientôt se marier pour la quatrième fois. Il aimerait bien convaincre sa mère d'aller vivre dans un « village senior » afin d'accaparer le fruit de la vente de l'appartement, qui vaut une petite fortune. Après la mort de son voisin Mr Richardson, l'appartement en-dessous de celui de Mrs Fernby est à vendre, et elle s'angoisse à l'idée d'avoir de nouveaux voisins. Parallèlement, en 1946, nous suivons la jeunesse de Mrs Fernby après la guerre : allemande, à seize ans, elle se réfugie en France avec sa mère, ayant perdu son père et son frère. Les deux femmes s'efforcent de cacher leur accent et vivent dans une petite chambre meublée de l'île de la Cité. le rêve de la mère est de se remarier avec un riche Français pour pouvoir avoir de nouveau la vie aisée et même luxueuse qu'elle menait à Berlin. La jeune fille se dit : « Pour la première fois, je comprenais que si je voulais survivre, j'allais être obligée de mentir sur tout, tous les jours, jusqu'à la fin de ma vie. » ● Je suis un très grand amateur des romans de John Boyne, qui sait comme personne ficeler une intrigue et fabriquer une tension narrative qui tient en haleine du début à la fin, et dont beaucoup d'oeuvres comptent parmi mes romans préférés, comme Les Fureurs invisibles du coeur, ou L'Audacieux Monsieur Swift, par exemple. ● J'avais malheureusement été déçu par le Garçon en pyjama rayé, qui me semblait ravaler la Shoah au rang de fable anodine, étant donné que tout était vu par les yeux d'un naïf petit garçon de neuf ans, fils du commandant du camp de « Hoche-Vite ». Il me paraissait problématique d'utiliser l'Holocauste de cette manière, même si, je n'en doute pas, les intentions de l'auteur étaient bonnes. du reste – et c'est bien le pire – ce roman édulcorant est souvent proposé au collège. ● Cette suite, qui n'est pas spécifiquement destinée à la jeunesse, est bien meilleure. La Shoah y est toujours présente, mais, comme le roman est destiné aux adultes, elle n'est pas du tout utilisée de la même façon et on ne retrouve pas le processus d'euphémisation généralisée présent dans le roman précédent. Elle ne sert pas de simple ressort narratif, comme cela arrive dans les mauvais romans, mais est un trait constitutif de la culpabilité du personnage principal. ● Surtout, on retrouve ici un John Boyne au meilleur de ses talents de romancier, avec une intrigue en béton, une construction alternant deux fils narratifs parfaitement adaptée à son sujet, malgré une invraisemblance, ou du moins une coïncidence fort improbable, et une fin qui laisse quelque peu perplexe. ● Je conseille vivement, mais je pense que pour pleinement apprécier ce roman il faut avoir lu auparavant le Garçon en pyjama rayé.
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« J'ai consacré ma vie entière à essayer de me convaincre que je suis innocente de tout le mal»

A Londres, Gretel, dont l'âge oscille entre 90 et 126 ans selon son interlocuteur vit paisiblement dans un appartement d'un quartier chic, au grand dam de son fils qui voudrait bien récupérer des subsides pour compenser les cas"qu'encres de son échec professionnel. L'arrivée d'une nouvelle famille dans l'immeuble va bouleverser cet équilibre précaire.
Les confidences de la vieille dame nous ramènent en Pologne, des décennies plus tôt puis à Paris alors que l'enfant qu'elle était prend la fuite avec sa mère. Changement de patronyme, vie humble pour subsister, la mère et l'enfant parviendront-elles à cacher leur passé ?

Quelques années plus tard, c'est en Australie que Gretel émigre. Mais les kilomètres n'y font rien, là encore son enfance la rattrape, incarnée par le lieutenant Kotler, qui lui aussi a changé de nom et de vie…

Au-delà de cette vie de fuite, une question est posée en boucle : cette enfant devenue jeune fille puis femme est-elle responsable des actes de ses parents ? Aurait-elle pu malgré son jeune âge ne pas feindre d'ignorer ce qui se passait sous ses yeux ? La faute est-elle héréditaire ? Les proches du père nazi sont-ils complices ? de multiples pensées hanteront Gretel toute sa vie.

Parallèlement à cette histoire familiale tourmentée, est évoquée la question des violences conjugales, celles que semblent subir la voisine et son jeune fils. Avec encore une fois pour Gretel un choix crucial, dénoncer les choses ou se livrer en pâture aux médias si elle révèle les faits ? Se protéger ou protéger une potentielle victime ?


Si on y ajoute une surprise dans les dernières pages, l'ensemble donne un magnifique roman, peuplé de personnages superbes, et qui incite, si ce n'est déjà fait à lire le garçon en pyjama rayé afin d'en savoir plus sur ce qui est arrivé au frère de Gretel.


Roman magistral sur la transmission de la culpabilité, avec une écriture magnifique, mais tous les lecteurs fidèles de John Boyne le savent déjà.

336 pages Lattès 5 avril 2023
#Lavieenfuite #NetGalleyFrance

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Londres 2022, dans un quartier chic et paisible. Gretel, veuve de 91 ans, vit seule dans son appartement du premier étage, tout en veillant sur Heidi, sa voisine de palier, dont la mémoire flanche de plus en plus souvent.
Le quotidien de ces deux vénérables dames est perturbé lorsqu'un couple et leur petit garçon de 9 ans emménagent dans l'immeuble, juste en-dessous de chez Gretel. Bien malgré elle, qui n'aspire qu'à la tranquillité, celle-ci va se trouver mêler à la vie de famille de ses nouveaux voisins, quand elle réalise que le mari et père, célèbre producteur de cinéma, maintien sa femme et son fils sous une emprise brutale. Gretel voudrait pouvoir agir, mais son intervention risque de révéler au grand jour le secret de ses propres origines, celui qu'elle a caché à tout le monde (sauf à son mari), pendant près de 80 ans, malgré son poids : elle est la fille d'un officier nazi de haut rang.

Je n'avais pas compris en choisissant ce livre qu'il est la suite de « Le garçon en pyjama rayé » (que je n'ai pas lu, ni vu l'adaptation), Gretel étant la soeur aînée de Bruno, personnage central de ce best-seller, mais cela ne gêne pas la compréhension.
« La vie en fuite » alterne deux fils narratifs, le contemporain, qui raconte les déboires de Gretel avec ses nouveaux voisins, et celui du passé. Dans celui-ci, où l'on remonte à 1946, on suit Gretel et sa mère, réfugiées à Paris dans l'anonymat après leur fuite d'Allemagne, puis le bref exil de Gretel à Sydney, avant son retour et son installation définitive à Londres.
Ce livre me laisse une impression de malaise. Il repose tout entier sur l'immense culpabilité que ressent Gretel du fait des crimes de son père, et sur la dissimulation au fil des années de son identité, par crainte d'être poursuivie en justice. Mais cette prémisse, selon laquelle Gretel, 12 ans quand son père bénéficie de sa terrible promotion, pourrait être tenue responsable des actions de ce dernier devant un tribunal, me semble pour le moins incertaine. Juridiquement, je pense que cela ne tient pas la route, et moralement, je ne sais pas... qu'aurait-elle pu faire après la guerre, toute jeune adolescente ou plus tard, une fois majeure ? Collaborer avec les chasseurs de nazis pour les aider à identifier les bourreaux ? Peut-être, je n'ai pas de réponse. Certes, elle comprend a posteriori qu'elle est la fille d'un monstre, et ne parvient toujours pas, 80 ans plus tard, à se défaire de ce poids, de cette culpabilité héritée.
Toujours est-il que cette question de l'improbable responsabilité pénale d'une enfant dans les crimes de son père m'a taraudée pendant toute ma lecture et a entamé la crédibilité de cette histoire à mes yeux. Et ce n'est pas tout, puisque le pompon du malaise arrive à la fin, quand Gretel, qui à 91 ans (excusez du peu) n'a jamais trouvé le moyen de se débarrasser de son sentiment de culpabilité, commet un acte censé racheter une part (ô combien infime, en tout état de cause) de ladite culpabilité. C'est bancal, sans compter le fait que je n'ai pas compris ce que l'auteur essayait de faire avec cet épisode : nous rendre sympathique celle qu'il fait se considérer comme un monstre, et minimiser ses « crimes » ? quelle curieuse "morale"...
Bon, il faut reconnaître à John Boyne un très grand talent de conteur, car ce livre est un page-turner, d'une lecture agréable et captivante malgré tout (d'où les 2 étoiles).
Mais en dehors de Gretel, les personnages (surtout les nouveaux voisins) sont des caricatures. Et il y a trop de coïncidences pour que l'histoire soit vraisemblable.
Moi qui avais beaucoup apprécié « Les fureurs invisibles du coeur », me voilà fort déçue. Et au vu des critiques négatives dont « le Garçon au pyjama rayé » a fait l'objet, y compris de la part du Musée d'Auschwitz* (et de fait, à en lire le synopsis, cette histoire ne m'apparaît pas non plus très crédible), je m'interroge sur l'opportunité pour John Boyne de continuer à exploiter le thème de l'Holocauste.

*la lecture de ce livre « ...should be avoid by anyone who studies or teaches about the history of the Holocaust »

En partenariat avec les Editions J.-C. Lattès via Netgalley.
#Lavieenfuite #NetGalleyFrance
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
«  Je me trainai vers lui et criai son nom , me demandant si moi aussi j’étais morte et s’il était venu pour m’accompagner dans l’au delà .
Je lui tendis la main. Je voulais qu’il la prenne., qu’il m’emmène là où il avait été emmené et où il retournait . Mais elle était pleine de sang ..
Il se contenta de la regarder et secoua la tête comme s’il était affligé que j’aie pu me couvrir ainsi de honte devant le monde, devant lui et devant Dieu . »
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Surtout, quel étonnement de voir celui qui se trouvait à ma gauche, dans le cadre. Il est assis sur un pneu accroché par une corde aux branches solides d’un arbre. Il est en train de se balancer, les jambes tendues. Ses mains sont serrées sur la corde. Son visage rayonne de joie.
Mon petit frère.
Depuis quatre-vingts ans, je n’ai pas osé prononcer ces deux syllabes à haute voix de peur d’être submergée par l’émotion et de m’écrouler en me rappelant les expériences terribles que nous avons vécues tous les deux.
Mais aujourd’hui, son nom est le dernier mot qui passe mes lèvres chaque soir quand je m’endors, quand je prie pour qu’avant l’aube, je sois emportée loin de ce monde, que je puisse me jeter dans ses bras, que nous soyons réunis pour toujours. Pour que je puisse lui dire à quel point je regrette.
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En m’exilant à l’autre bout du monde, j’avais fait tout ce qui était en mon pouvoir pour laisser le passé derrière moi, mais je savais désormais que c’était impossible. Je pouvais être en France, en Australie, en Angleterre, et même aller sur Mars, peu importe où, ces belles cicatrices dont Kurt avait parlé me ramèneraient toujours à l’Autre Endroit. Je ne parviendrais jamais à y échapper.
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En examinant mon visage, je vis l'ombre de Père, son expression dénuée d'empathie, sa détermination à rester fidèle aux choses qu'il avait crues depuis le début de sa vie adulte. Un souvenir me revint. J'étais devant son bureau, épiant une conversation qu'il était en train d'avoir avec mon frère, qui voulait savoir qui étaient ces gens que nous apercevions depuis notre fenêtre. Ceux qui se trouvaient de l'autre côté de la clôture.

"Ces gens ? répéta Père, presque amusé par la question. En fait, ce ne sont pas des gens."

Mon frère ne trouva pas cette réponse satisfaisante et plus tard, il m'interrogea. Je lui expliquai que c'était une ferme. Un endroit où on élevait des animaux.

Je fermai les yeux et me passai de l'eau sur le visage, avant de l'essuyer avec une serviette sale. J'avais espéré poursuivre mon entreprise de séduction, mais la conversation avait pris un tour peu plaisant. Pour la première fois, je comprenais que si je voulais survivre, j'allais être obligée de mentir sur tout, tous les jours, jusqu'à la fin de ma vie.
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La certitude que la fin était proche provoquait chez moi, un sentiment étrange, libérateur. J'étais soulagée, effrayée aussi. Je ne savais pas si je croyais au paradis, mais je croyais à l'enfer. Après tout, j'y avais vécu autre fois.
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Extrait du livre audio « La Vie en fuite » de John Boyne, traduit par Sophie Aslanides, lu par Rafaèle Moutier. Parution numérique le 6 décembre 2023.
En savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre/la-vie-en-fuite-9791035414290/ Commander sa version CD : https://boutique.audiolib.fr/produit/2719/9791035414290/la-vie-en-fuite
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