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EAN : 9782709665407
416 pages
J.-C. Lattès (26/02/2020)
4.14/5   240 notes
Résumé :
Dans un hôtel berlinois, Maurice Swift rencontre par hasard le célèbre romancier Erich Ackerman qui lui confie son lourd passé, et lui permet de devenir l'auteur qu'il a toujours rêvé d'être. Quelques années plus tard, Maurice Swift s'est enfin fait un nom ; il a désormais besoin de nouvelles sources d'inspiration.
Peu importe où il trouve ses histoires, à qui elles appartiennent, tant qu'elles contribuent à son ascension vers les sommets. Des histoires qui l... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (82) Voir plus Ajouter une critique
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sebastolivre
  06 mai 2020
L'audacieux monsieur Swift, l'irrésistible manipulateur de John Boyne
Aucun talent et encore moins d'imagination pour écrire un roman, Maurice Swift n'en manque pourtant pas pour manipuler par la séduction les désirs de ceux qui l'entourent. D'une beauté affolante, son corps enflamme aussi bien les hommes que les femmes, qui ne sont pour lui rien d'autre que des proies pour assouvir son besoin irrépressible de devenir écrivain. Comment l'appropriation permet d'exister par le simple exercice de la fascination. Un sentiment troublant et communicatif à la lecture de ce roman attirant comme un aimant.
C'est au bar de l'Hôtel Savoy, à Berlin-Ouest que l'opération séduction commencera. Jeune serveur de 22 ans à la beauté éclatante de jeunesse et de vitalité, Maurice ne pouvait que reconnaître Erich Ackerman accoudé au comptoir, tant il suit les actualités littéraires. Cet homme âgé de 66 ans, auteur de six courts romans et d'un recueil de poèmes est pourtant inconnu du public. Un succès critique relatif qui a fini par se concrétiser, après trente-cinq ans de carrière, par un prix littéraire de renommée internationale pour cet écrivain de la solitude et des désirs inassouvis. Véritable ascète du plaisir, il préfère se tenir éloigné de toutes les tentations depuis déjà longtemps et n'explique sa présence dans cet hôtel luxueux que par l'obligation de son éditeur de faire une tournée mondiale.
Mais la consécration de l'effort de toute une vie est aussi l'occasion des remises en cause, et les pensées de cet homme qui s'est consacré toute sa vie à l'écriture n'auront bientôt plus d'yeux que pour « le sillon délicat au milieu de la poitrine » du jeune homme qu'il entrevoit par sa chemise entrouverte ou par ses chevilles nues qu'il aperçoit dans ses chaussures.
Maurice est-il conscient de son pouvoir de séduction ? Au départ la question n'est pas là, car le récit est tout entier tourné vers la fascination qu'il exerce : la façon dont l'écrivain mature introduit Maurice Swift dans les cercles intellectuels ou comment il se confie à ce séduisant jeune homme, jusqu'à lui avouer des secrets encore inavoués. Une séduction, il faut bien le dire, qui transpire à la lecture de ce roman habile.
Tout l'intérêt du nouveau roman de l'auteur du Garçon au pyjama rayé et plus récemment des Fureurs invisibles du coeur est dans la description de cette séduction irrésistible qui parait bien vite aussi dangereuse qu'elle est attrayante. La menace du désir quand celui-ci est utilisé dans le but d'une manipulation cynique et sans scrupule. Car Erich Ackerman ne sera bien sûr que la première victime de Maurice Swift, dont il se débarrassera dès qu'elle ne lui sera plus utile. Il s'agit d'aborder ensuite la décontamination longue et difficile de cette personne toxique qui hantera ses conquêtes capturées dans ses filets pendant de longues années et parfois même jusqu'à la mort. Mais il s'agit aussi de la question de la responsabilité, car toutes sont consentantes et le désirent, le fantasment ou l'aiment ardemment. Son attrait magnétique semble aussi indomptable que les pulsions sexuelles qui étreignent tous les membres de la famille bourgeoise milanaise dans le Théorème de Pasolini. La lutte des classes en moins. Et en lieu et place du foyer traditionnel, la grande famille de la création et de l'édition. Car au fond qu'est-ce-qu'écrire ? D'où viennent les idées ? À qui appartiennent-elles ? Comment et pourquoi deviennent-elles des livres ? Les passages mettant en scène le sulfureux Gore Vidal face aux gesticulations du jeune arriviste sont à ce sujet particulièrement réussis. Mais il manque peut-être ce petit supplément d'âme que l'on pouvait trouver dans le film de Pasolini : un sens sociologique ou politique, car au fond Maurice Swift n'est l'expression de la frustration de quelqu'un qui a « voulu quelque chose toute sa vie sans avoir été assez bon pour l'avoir. »
Un roman d'une efficacité incontestable pour apporter un plaisir de lecture au trouble délicieusement fascinant.
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Bookycooky
  27 mars 2020
Erich Ackerman, fin soixantaine, écrivain d'origine allemande, homosexuel, vivant et travaillant en Angleterre, rencontre le jeune Maurice Swift en 1988 dans un hôtel de luxe à Berlin-Est. Peu connu comme auteur, mais ayant dernièrement remporté un prix littéraire, il parcourt le monde pour la promotion de son dernier livre. Son attirance sexuel pour Maurice, écrivain en herbe, mais qui en attendant célébrité et argent, travaille comme commis à l'hôtel, va lui être fatal. Le manipulant facilement, Maurice va l'utiliser comme support, telle une plante parasite, pour se lancer dans le monde du business littéraire. Son ambition est sans limite, il veut être un grand écrivain et il est prêt à TOUT pour y parvenir. Mais il a un gros problème : bien qu'il écrit bien, il manque cruellement d'idées, idées qu'il va finir par aller piquer chez les autres ...... Nous voici, à travers l'histoire d'un imposteur, en plein dans les milieux littéraires anglo-saxon, avec un invité surprise, le fameux auteur et homme public Gore Vidal, avec des vrais détails et anecdotes de sa vie.
J'ai un avis mitigé sur ce livre. Il se lit facilement sans l'ombre d'un doute, la prose, v.o., rien à dire, mais le fond est peu original et moyennement intéressant, du moins pour moi. Quelques piques au monde de l'édition actuelle et quelques questions posées sur le processus de la création littéraire, la vraie valeur d'une oeuvre littéraire, et le plagiat, mais sans de vraies réflexions profondes. Où trouve-t-on les idées, l'inspiration ? À quoi est dû le succès d'une oeuvre littéraire et comment reconnaître sa vraie valeur ?....
Côté suspens, on devine très vite ce qui va suivre, tellement l'auteur est explicite dans les indices qu'il laisse. Reste le sexe, ici souvent dans un milieu homosexuel, toujours prédominant, souvent cru, lassant, qui semble le moteur de tant de choses, même pour voler des histoires.......
J'ai lu le livre avec un sentiment de malaise constant. Par commencer par Maurice lui-même, le beau Narcisse vampire, un homme insipide et sans scrupules, tous les personnages masculins sans exception sont peu attachants, sans profondeurs, pour lesquels je n'ai senti aucune empathie. Figures féminines idem......par contre j'ai trouvé la Fin rigolo. Et le tout est un excellent scénario pour Hollywood, peu à mon goût.

“L'ambition est comme un escalier qui monte au ciel, ("A ladder to the sky " titre de la version originale), un gaspillage inutile “.
(vieux proverbe)
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Kittiwake
  25 juin 2020
L'histoire de Mr Swift est édifiante. On ne peut que le détester, ce personnage abject. Plus il est vil et vénal, plus on le déteste et plus adore le détester!
Tout débute en Allemagne, alors que Maurice Swift, un jeune homme ambitieux qui rêve de devenir écrivain mais manque d'inspiration , rencontre Erich Ackermann. La beauté de Maurice incite Erich aux confidences : peu importe les conséquences, mais Maurice tient enfin un sujet.
Et c'est sur ce modèle que Maurice poursuivra sa carrière, glorieuse, mais gangrenée par les méthodes utilisées. rien n'arrête l'auteur à succès pour arriver à ses fins.
C'est une véritable réflexion sur le métier d'écrivain, qui jongle entre les pannes d'inspiration, la course aux prix littéraires et les injonctions des éditeurs. Pour notre « héros », pas trop de problème, tant il maitrise l'art de la manipulation, à l'égard de l'ensemble de ses relations qu'elles soient intimes ou professionnelles.
Il agit avec un tel aplomb qu'on en reste sidéré. La beauté du diable, et on pense bien sûr à Faust, dans cette recherche de la gloire tout prix, y compris celui de la vente de son âme.

Un roman noir , certes, mais non dépourvu d'humour. superbement écrit, difficile à lâcher, d'autant que l'auteur maintient la pression et les surprises jusqu'à la fin.

Une belle réussite, et une oeuvre de plus à explorer.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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La_Bibliotheque_de_Juju
  09 juin 2020
Mais qui est donc ce Monsieur Swift ?
Est-ce lui sur cette couverture ou le clone d'un Jean Dujardin en goguette ?
Trêve de balivernes. Je ne suis pas là pour donner mon avis sur cette couverture. Même si …
Maurice Swift est un gentleman cambrioleur. Il dérobe, pille la vie des autres, leurs histoires, puis s'en va. Vers d'autres victimes, vers d'autres livres à écrire, vers cette ambition qui ne connaît pas de limite. Maurice Swift ne cache pas des ambitions démesurées et va se donner les (pires) moyens pour arriver à ses fins.
Maurice Swift est un ingrat, un beau parleur, un manipulateur. Maurice Swift est un piège, un poison entêtant dont les effets nocifs peuvent détruire toute une vie.
John Boyne nous offre, une nouvelle fois sa plume talentueuse et pose sa prose addictive sur l'imposture d'un homme et des hommes en général. Allant crescendo et d'une manière terriblement habile, il prend le lecteur dans ses filets de chapitre en chapitre, de destination en destination …
Qu'est-ce qu'un romancier ? Où trouve-t-il les histoires qu'il raconte ?
 
A travers ce personnage cynique et à la morale plus que douteuse, John Boyne offre une réflexion sur le milieu de l'édition, sur ses travers et sa vérité.
 
Il offre alors ce roman addictif et cruel, furieux et passionnant. John Boyne arrive à nous passionner à travers la destinée d'un être abominable de cruauté. Preuve en est, une nouvelle fois de son talent, de la vérité de son regard sur ce monde étrange.
 
John Boyne est dorénavant, pour moi, une valeur sûre tant il semble savoir se renouveler tout en gardant cette impertinence, cette faculté de peindre les hommes qui font de moi un inconditionnel de sa plume.
Lien : https://labibliothequedejuju..
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Nastie92
  25 avril 2021
« II nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la France sera sauvée ! » : qui ne connaît pas ces célèbres paroles prononcées en 1792 par Danton devant l'Assemblée ?
Un architecte audacieux peut concevoir un bâtiment de génie.
Un général audacieux peut mener ses troupes à la victoire.
Un politicien audacieux peut oser une réforme difficile qui sera bénéfique pour son pays.
L'audace, lorsqu'elle mène au succès est généralement louée ; les audacieux sont admirés lorsque leur stratégie s'avère gagnante.
L'audace est une qualité.
Alors, qu'en est-il de monsieur Swift ?
Il n'hésite pas à prendre des risques, et réussit, professionnellement et socialement, c'est indéniable. Mais peut-on vraiment le qualifier d'audacieux ?
Plus la lecture avance, et moins le lecteur le pense. Parce que si Maurice Swift peut sembler audacieux dans un premier temps, sa véritable personnalité se dévoile au fur et à mesure.
Et elle n'est pas belle !
C'est un être froid et sans scrupules. Mû par une ambition démesurée, il est prêt à tout pour arriver à ses fins. Absolument tout. Quitte à tout piétiner sur son passage. À tout écraser.
Sans l'ombre d'un remord.
Plus on tourne les pages, et plus le titre apparaît trompeur et ironique.
Grand séducteur, Swift utilise ses charmes pour manipuler son entourage et obtenir ce qu'il veut, n'hésitant pas à user de tous les moyens imaginables, honnêtes ou pas, moraux ou pas, légaux ou pas.
John Boyne a créé là un magnifique salaud !
Jusqu'à peu, je n'avais lu de cet auteur que le garçon en pyjama rayé, excellent ouvrage qui permet d'introduire auprès des jeunes l'histoire de la Shoah.
Et là, après Les fureurs invisibles du coeur, voilà un second roman que j'ai dévoré et qui m'a régalée. Un livre qui illustre parfaitement ce qu'est le plaisir de lire.
Tous les ingrédients sont réunis : une construction impeccable, un héros original, des personnages secondaires fort intéressants et une intrigue prenante de bout en bout.
Avec en prime une présentation réjouissante du métier d'écrivain et une réflexion très intéressante sur l'inspiration, la concurrence dans le milieu littéraire, la course aux honneurs et aux prix.
Enfin, je tiens à nouveau à féliciter la traductrice, Sophie Aslanides, que j'avais déjà mentionnée pour Les fureurs invisibles du coeurs. Parce que si le roman est si bien écrit, si agréable à lire, c'est qu'il a été à la fois très bien rédigé en anglais ET formidablement bien traduit.
Donc, une fois de plus, merci !
Maurice Swift est un homme abject, qui suscite le mépris le plus profond, mais je vous recommande pourtant de venir faire sa connaissance dans ce livre.
Vous allez adorer le détester !
Plus vous en apprendrez sur lui, plus il vous dégoûtera.
Mais plus il vous fascinera aussi, car il incarne à la perfection le cynisme le plus absolu.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
sebastolivresebastolivre   30 avril 2020
A la seconde où il arriva sur la terrasse, Gore remarqua que le jeune homme avait beaucoup travaillé son apparence. Il donnait l'impression de sortir à peine du lit, Ses cheveux bruns étaient soigneusement coupés, tombant assez sur son front pour qu'il soit forcé de les repousser de temps en temps. Il portait une chemise blanche très chère, minutieusement froissée, et un short bleu marine qui lui arrivait juste en dessous du genou, dévoilant des mollets galbés à la pilosité agréable. Une paire d'espadrilles et le genre de lunettes de soleil que portait Marcello Mastroianni dans La Dolce Vita complétaient la panoplie tandis qu'une brise légère soufflait jusqu'au nez
de Gore un parfum agréable mêlant savon bon marché, shampoing, draps frais et sueur adolescente.

Pages 119-120, JC Lattès, 2020.
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sebastolivresebastolivre   04 mai 2020
« C'est ridicule, je sais, j'ai cinquante-huit ans après tout.
— Et lui ?
— Vingt-quatre.
— Est-ce qu'il est homo? C'est difficile à dire. Il est resté tellement énigmatique sur ce sujet pendant le dîner hier soir.
— Je crois que Maurice est ce qu'il a besoin d'être, quand il en a besoin. C'est un manipulateur, c'est certain, Et je ne l'aime pas beaucoup, Gore, pour être honnête, Parfois je crois même que je le déteste. Il est grossier et désagréable, totalement égocentrique et il me traite comme un chien, Mais je n'arrive pas à me libérer de son emprise. Quand nous sommes ensemble, je souffre, et quand nous sommes séparés, il occupe toutes mes pensées. Je me demande avec qui il est, ce qu'il fait, s'il lui arrive de penser à moi. Ce n'était pas comme ça quand nous nous sommes rencontrés, bien entendu. J'avais le dessus. Je suis... eh bien, je suis ce que je suis.

Page 140, JC Lattès, 2020.
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sebastolivresebastolivre   27 avril 2020
« Allez au bout de votre pensée », insistai-je en me penchant vers lui. Si j'avais été plus courageux, j'aurais pu lui prendre la main. « Vous voulez quoi ?
— Je veux devenir un écrivain reconnu, répondit-il et peut-être aurais-je dû percevoir l'intensité de la détermination dans sa voix, et m'en effrayer. C'est tout ce qui m'importe. Je ferai tout ce qu'il faudra pour réussir.
— Bien entendu, lui dis-je en reprenant ma place. Les jeunes hommes veulent toujours conquérir le monde. Suivre le mythe d'Alexandre le Grand.

Page 28, JC Lattès, 2020.
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Nastie92Nastie92   23 juillet 2021
Désormais, assis dans le pub, fatigué de lire, il ne me restait plus rien à faire d'autre que créer un document Word sur mon ordinateur et contempler son vide accusateur pendant que je m'enivrais de plus en plus. À ma grande frustration, pas une fois mes doigts ne touchèrent le clavier pour écrire autre chose que « Chapitre 1 » en haut de la page. L'expression la plus simple du monde, mais la plus intimidante.
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BazartBazart   04 août 2020
Impossible toutefois de ne pas être submergé par la multitude de livres qu il recevait sans qu il les demande jour après jour, semaine après semaine mois après mois, un poids invraisemblable.
Ampelio, leur facteur depuis de nombreuses années avait écrit une lettre indignée ou il se plaignait de maux de dos à force de devoir monter l'escalier charge de tant de paquets.
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