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ISBN : 207065883X
Éditeur : Gallimard (02/04/2014)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 96 notes)
Résumé :
28 juillet 1914. Le jour ou la guerre éclate, le père d'Alfie promet qu'il ne s'engagera pas. Et rompt sa promesse le lendemain. Quatre ans plus tard, Alfie ignore ou il se trouve. Est-il en mission secrète comme le prétend sa mère ? Alfie veut retrouver son père.

La première guerre mondiale vue a travers le regard d'un jeune héros qui nous transporte dans sa bouleversante aventure.
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
orbe
  19 avril 2014
Alfie a cinq ans lorsque la première Guerre Mondiale éclate et qu'il voit son père partir comme volontaire sur le front. Quatre ans après, la guerre qui devait se terminer avant Noël, dure toujours. Maggie, la mère d'Elfie enchaine les petits travaux pour tenter de survivre et le jeune garçon s'improvise cireur de chaussures après la déportation de ses voisins et amis de toujours, originaires de Prague. Mais rapidement les lettres du soldat changent de ton puis s'arrêtent. D'après Maggie, son père est en mission secrète pour le gouvernement. Mais Alfie a de sérieux doutes, alors que les annonces de soldats morts se succèdent...
Un roman fort qui propose de voir les conséquences de la guerre par les yeux d'un enfant tout à la fois lucide et volontaire. La quête du père absent n'est pas la seule trame de l'histoire qui se plait à les multiplier. L'auteur semble rendre hommage à tous les oubliés : les anglais d'origine étrangères envoyés dans des camps pour la durée de la guerre, les objecteurs de conscience maltraités par leurs voisins, les soldats revenus de guerre sans handicap physique mais avec des traumatismes psychologiques bien souvent irréversibles.... Encore un très beau livre de l'auteur du livre "Le garon en pyjama rayé".

Lien : http://cdilumiere.over-blog...
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murielan
  22 août 2014
Le 28 juillet 1914 est un jour particulier : c'est l'anniversaire d'Alfie qui a cinq ans mais c'est surtout le jour où l'Angleterre entre en guerre. Dès le lendemain, son père décide de s'engager en tant que volontaire. Alfie et sa mère se débrouillent comme ils peuvent pour survivre. Mais au bout d'un moment, sans nouvelles de son père, Alfie s'interroge ...
Un roman qui, certes, parle de la guerre de 14-18, mais qui aborde des thèmes peu développés en littérature jeunesse.
A travers les yeux de ce jeune garçon, on découvre le quotidien d'anglais qui ont subit les conséquences de ce conflit, la déportation sur l'île de Man des familles originaires de pays de la triple alliance, le sort réservé aux objecteurs de conscience mais surtout les traumatismes psychologiques de soldats rentrés du front.
Mon père est parti à la guerre : un témoignage poignant à ne pas rater !
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missmolko1
  23 mars 2014
Je commence cette critique en remerciant chaleureusement les éditions Gallimard Jeunesse (on lit plus fort) pour l'envoi de ces épreuves non corrigées qui m'ont permise de découvrir cette pépite en avant première. C'est un énorme coup de coeur et un première rencontre avec John Boyne, cet auteur irlandais connu pour "le garçon en pyjama rayé".
Alfie a cinq and quand la guerre éclate et que son père s'engage pour aller faire la guerre. Quatre ans plus tard, il n'a plus de nouvelle de son père, sa mère lui répond constamment qu'il est en mission secrète mais il n'y croit pas. Par un concours de circonstance, il va découvrir la vérité sur son père.
Ce roman traite de la première guerre mondiale, encore un vous allez me dire, mais il le fait très habilement. Il est destinait au jeune public mais le adulte l'apprécieront aussi. Il traite d'un sujet dont on parle peu : les traumatismes dont souffre les soldats au retour des tranchées. A l'époque on les traité de fous, on disait qu"ils avaient une araignée au plafond", les maladies et souffrances mentales n'étaient que peu connues.
L'écriture est vraiment très belle, John Boyne se met très bien dans la peau de ce narrateur, naïf comme un petit garçon qui découvre du jour au lendemain les ravages de cette horrible guerre. Cent ans après, il est bon de découvrir des livres qui traite de la première guerre mondiale pour ne pas oublier tous ces hommes qui se sont battus, qu'ils en soient revenus ou non.
Évidement le sujet me touche particulièrement puisque je suis originaire de la Somme, lieu chargé d'histoire de cette guerre.
Ce roman est une belle leçon de vie et de courage et l'auteur choisit aussi d'évoquer d'autres points que je ne connaissais pas comme les hommes qui refusaient de se battre : les objecteurs de conscience que l'on qualifiait de lâche ou encore comment les civils étrangers des puissances ennemies étaient internés sur l'ile de Man.
Je vous recommande fortement cette magnifique lecture et je compte vite me procurer les autres livres de John Boyne.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Analire
  14 avril 2014
Après un succès monumental connu grâce au célèbre best-seller le garçon en pyjama rayé parlant de la Seconde Guerre mondiale, John Boyne revient au devant de la scène avec une histoire historique qui reste dans ses codes : celle d'un enfant vivant pleinement les monstruosités de la Guerre des tranchés. Tant de douceur lancé dans un monde dévasté, où l'atmosphère morbide et sordide de la Grande guerre fait rage. Un contraste saisissant, qui rend d'autant plus touchant le récit.
L'histoire se déroule à travers les yeux d'un jeune enfant, Alfie, qui assiste au lancement de la Première Guerre mondiale, la guerre dans les tranchées. Un beau jour, jour mémorable et ineffaçable pour ce petit ange fêtant ces cinq ans, le père d'Alfie s'enrôle dans l'armée, laissant coi non seulement son fils, sa femme, mais aussi sa mère et ses nombreux voisins. Cet acte de bravoure, empli de courage et de dévouement pour sa patrie est un coup dur pour sa famille, hébétée et terrassée par cette nouvelle. Quatre ans plus tard, alors que la guerre fait toujours rage, le père d'Alfie a cessait d'émettre des nouvelles. le jeune garçon de neuf ans découvrira bientôt que son père se trouve dans l'hôpital d'East Suffolk & Ipswich, parmi les hommes souffrants, traumatisés par la violence de la guerre.
Les auteurs prennent un malin plaisir à dérouler les grandes scènes de la guerre avec pour pivot principal de l'histoire un jeune enfant. Précédemment, La chambre d'Hannah traitant de la Seconde Guerre mondiale, racontait ses grandes lignes avec des enfants pour témoins principaux. Ce côté enfantin et naïf dont ils usent permet de donner de la légèreté, un grain de sentimentalisme et une once de pitié, pour les nombreuses enfances que la guerre a détruite.
Dans Mon père est parti à la guerre, l'auteur ne dévoile pas les atrocités de la guerre des tranchés, mais préfère rester dans les rangs civilisées, en déployant les conséquences que subissent indirectement les personnes restées en fond. de sorte que les familles des courageux sont mises en avant : la mère d'Alfie travaillant jour et nuit pour garder son toit, le jeune Alfie, travailler clandestinement pour aider sa mère, tout en évinçant l'école, peu utile à la survie humaine. Dans un autre registre, le portrait de Joe Patience, objecteur de conscience, refusant de s'aligner et de s'engager dans cette sauvage guerre est vu et traité tel un lâche, manquant à l'appel de sa nation, refusant de coopérer et de se battre pour son pays. Une oppressante atmosphère régnait dans le paysage désertique du quartier d'Alfie. A chaque apparition de soldats venus annoncés un nouveau mort, les femmes se pressaient sur leur parvis, à l'affût d'une mauvaise nouvelle, marchant sur des oeufs, la peur au ventre, prêtes à s'écrouler à tout instant.
Une écriture à la portée de tous, qui se laisse facilement déchiffrer, et emporte dans son sillage l'esprit sensible du lecteur. Cent ans après ces avènements, difficile de croire que de telles choses se sont réellement déroulées. le chagrin et la tristesse des populations, la peur de la mort, guettant à chaque coin de rue les uns et les autres. Les précaires conditions de (sur)vie, l'ignorance, la souffrance, les pénuries... des désastres attristants, qui prouvent le courage et la volonté des hommes de cette époque. Si près mais pourtant séparée d'une décennie, cette période de l'histoire ressemble à un monde parallèle, complètement différent du XXIème siècle, égoïste et nihiliste.
Ce roman, accessible à tout type de personne, est un uppercut en pleine face, un coup de poing brutal, entouré d'un gant de velours. La Première Guerre mondiale, une guerre totale, où la condition de vie des civils était égale à celle des belligérants. Je recommande !
Lien : http://addictbooks.skyrock.c..
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Loucy
  23 avril 2014
Tout d'abord, merci aux éditions Gallimard jeunesse pour leur nouvel envoi.
Quand j'ai reçu Mon père est parti à la guerre, je dois avouer que ma première réaction a été « oh encore la première guerre mondiale ! ». Pourtant j'aime beaucoup cette époque, mais à force de préparer un mois évènement dessus, j'avoue que je sature un peu. Ma réaction s'est un peu apaisée en découvrant l'auteur. J'avais beaucoup aimé le Garçon au pyjama rayé et j'étais donc curieuse de découvrir un autre livre de lui, d'autant que je n'avais pas trop accroché avec Noé Nectar et son voyage étrange.
En lisant la lettre et la 4e de couv', j'étais encore un peu sceptique par l'idée de voir un enfant de 5 ans au début puis 9 ans me raconter une histoire aussi dure … Et pourtant … ! Je l'ai dévoré.
Le personnage d'Alfie est vraiment touchant, c'est un petit garçon très courageux. Il explique très simplement la déclaration de la guerre, le jour de son 5e anniversaire et l'engagement de son père. Georgie, le père donc, s'engage dans l'armée dès le premier jour de l'appel aux volontaires, pensant que ça lui sera favorable par la suite, malgré le serment fait à sa femme et à sa mère de ne pas y aller. On voit tout ça avec les yeux du petit garçon qui ne comprend pas forcément la gravité de ce qu'il se passe et reste un peu perplexe. Tout le monde est cependant persuadé que la guerre sera courte, et que tout sera terminé à Noël. Une scène très forte a déjà lieu, avec Kalena la jeune voisine d'Alfie, qui souhaite devenir premier ministre et son père, qui est originaire de Prague. Et les étrangers ne sont pas les bienvenues … On assiste alors à leur « enlèvement » programmé.
On retrouve alors Alfie, qui a désormais 9 ans. Petit homme débrouillard, il comprend très bien la situation et tente d'aider sa mère qui est pour le moins désemparée. L'argent est difficile à trouver et Margie enchaîne un travail d'infirmière avec des gardes de nuit et des lessives. Mais l'argent reste un problème. Pour tenter d'aider discrètement sa mère, Alfie devient cireur de chaussures à King's Cross mais seulement les mardis, mercredis et vendredis, car le lundi c'est histoire et le jeudi c'est lecture, ses deux matières préférées. Il dépose ensuite discrètement une partie de l'argent dans le portemonnaie de sa mère, sans lui révéler ce qu'il fait.
J'ai trouvé ce personnage très touchant, attendrissant, il m'a à plusieurs reprises émue. On voit qu'il fait tout ce qu'il peut pour aider sa famille, pour tenter de découvrir ce qui est arrivé à son père. Alors que sa mère lui répond sans arrêt que son père est « en mission secrète pour le gouvernement » et que c'est pour cela qu'il ne reçoit plus de lettres, Alfie n'est pas dupe mais voit bien que la situation est difficile pour sa mère. On voit également à plusieurs reprises que si l'enfant est très débrouillard, il n'en reste pas moins un petit garçon qui peut être dépassé par les évènements (je pense notamment aux scènes avec le train), ce qui redonne de la réalité et de la cohérence au récit.
Le fait que tout soit vu par les yeux d'un enfant permet également d'aborder la première guerre mondiale sous un autre angle, de réexpliquer certains aspects de l'époque, notamment les Objecteurs de conscience. Une partie leur est consacrée et on découvre ce qui leur était réservé, et même si on en a déjà entendu parler, lire le récit est vraiment émouvant. Certaines phrases choc restent en tête et on ne peut qu'acquiescer.
J'ai également beaucoup apprécié les parties sur les maladies de l'esprit des soldats des tranchées. En effet, si désormais on a pris totalement conscience de l'horreur des tranchés et de la dureté de la guerre en général, les soldats qui revenaient en ayant plus ou moins perdu l'esprit était pris pour des faibles à l'époque, pour des lâches ne voulant pas retourner au combat. Et j'ai trouvé que John Boynes abordait la chose de façon très sensible, très juste.
J'ai donc été finalement captivée par ce roman, qui loin de me lasser de la première Guerre mondiale, m'a donné envie de relire quelques documentaires sur d'autres thématiques lors de cette époque. J'ai été à plusieurs reprises émue, j'ai failli essuyer quelques larmes dans le bus pour tout vous dire !
Bref, John Boynes a regagné mon enthousiasme et je ne saurais trop vous recommander cette lecture !
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critiques presse (1)
Ricochet   08 juillet 2014
L'auteur aborde aussi avec justesse et émotion les dégâts psychiques - très peu reconnus à l'époque - des soldats souffrant d'un syndrome post-traumatique. Un roman remarquable sur le courage et la volonté d'un enfant qui, par amour, déplace des montagnes.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   22 mars 2014
Georgie et Margie s'étaient mariés très vieux, Alfie le savait. Son père avait presque vingt et un ans et sa mère un an de moins. Alfie avait un mal fou a se projeter a vingt et un ans. Il supposait qu'a cet age avancé on entendait et voyait mal. Il pensait que l'on ne pouvait pas s'extirper du fauteuil bancal devant l’âtre sans pousser un gémissement en soupirant : "Il est temps d'aller au lit". A vingt et un ans, ce qui comptait par dessus tout, c’était une bonne tasse de thé, une paire de pantoufles confortables et un gilet douillet. Parfois, en y réfléchissant, Alfie reconnaissait qu'un jour il aurait lui aussi vingt et un ans, mais cette échéance était trop éloignée pour qu'il puisse la concevoir. Il avait dressé la liste des années au crayon sur un feuille de papier et s’était rendu compte qu'il aurait vingt et un an en 1930. 1930 ! C’était dans des siècles. Bon d'accord, peut-être pas dans des siècles, mais pour Alfie, si.
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AnalireAnalire   11 avril 2014
Ma conviction est qu'un homme devrait toujours se présenter au monde avec grâce et élégance, disait-il à Alfie. C'est ce qui nous différencie des animaux.
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bookloveusebookloveuse   12 avril 2016
_Vous êtes vraiment Premier Ministre? demanda t-il l'instant d'après.
_J le suis mon gars. Si icroyable que cela puisse paraître. e n'ai donc pas la tête d'un Premier Ministre?
Alfie réflécit.
_Je ne sais pas à quoi ressemblent les Premiers Ministres.
(....)
_Je connais quelqu'un qui veut devenir premier ministre, dit-il.
_Ah oui? Comment s'appelle t-il?
_Kalena Janacek. et e n'est pas un garçon, c'est une fille.
_M. Lloyd George éclata de rire.
_Tu ne te trompes pas? ne veut - elle pas plutôt épouser un premier ministre?
Alfie se rembrunit.
_Non, elle veut devenir premier Ministre elle même.
_C'est une idée extrémiste, commenta Lloyd George en tirant sur sa pipe. Mais nous vivons une époque extrémiste. aussi, je n'éliminerais aucune possibilité. Tu peux lui dire cela de ma part."
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bookloveusebookloveuse   12 avril 2016
"_Oui, s'exclama Joe en se penchant en avant, les yeux plantés dans les yeux d'Alfie. Bien sûr que javais peur . seul un imbécile n'aurait pas eu peur de partir dans un paysage étranger creuser des tranchées et tuer autant d'inconnues que possible pour ne pas être tué à son tour; Il fallait être fou pour ne pas être mort de trouille. Mais e 'es pas la mort qui m'a empêcher d'y aller, Alfie,. Ce nétait pas par crainte d'être blessé ou tué. Plutôt le contraire. je ne voulais pas tuer quelqu'un. je n'ai pas été mis au monde pour supprimer mon prochain."
(....) Et la prison, c'était comment ? demada Alfie.
_A ton avis? répondit Joe. J'ai été jeté en prison parce que je ne voulais pas me battre et je ne me suis jamais autant battu que là-bas."
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AnalireAnalire   12 avril 2014
D'ordinaire, les garçons de neuf ans ont un jour dix ans. Ce sont les garçons de dix-neuf ans qui ont des difficultés à avoir vingt ans.
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