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EAN : 9782081240490
367 pages
Éditeur : Flammarion (06/04/2011)

Note moyenne : 3.02/5 (sur 33 notes)
Résumé :

1643, A la mort de son père, la jeune Emilie Le Guilvinec quitte sa Bretagne natale pour devenir préceptrice dans le Marais, à Paris, chez la comtesse Arsinoé de La Tour.

Sa culture, son esprit et sa fraîcheur lui ouvrent la porte des salons littéraires. Emilie rencontre les fameuses précieuses qui se piquent de lettres et d'érudition. L'ambitieuse suscite vite des jalousies.

Dans les tourments du royaume déchiré par la Fr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
tousleslivres
  24 juillet 2012
Je me suis régalée d'un Paris du XVIIème siècle. J'ai adoré les rencontres avec les grands de cette époque, les auteur et autres mondains. J'ai adoré les description de Paris, des intérieurs et de la façon de vivre de cette époque.
On découvre Émilie, jeune Bretonne de condition très modeste, mais qui a été élevée par un père qui lui a appris à lire et à écrire. Son père possède de très grande bibliothèque et elle a pu se cultiver à souhait. Dans cette bibliothèque on y retrouve des hauteurs très influant de l'époque et des livres très rares.
Au moment du décès de son père, Émilie est forcée d'aller de quitter sa Bretagne pour aller à Paris et rentrer au service de Mme de la Tour à Paris. Elle va y découvrir les salons littéraires où il faut être vu.
Mme de la Tour, va présenter Émilie à un vieux comte. Sans amour, elle se marie, de ce mariage naîtra un garçon. Ce mariage permettre à Émilie de pouvoir recevoir chez elle, elle aura une aisance qu'elle n'a jamais eu, elle va pouvoir dépense sans compter. Émilie rencontre Roman qui deviendra son grand amour, mais il n'est pas de son rang, il est artiste et sans le sous. de cette liaison naîtra Blanche (qui va donner le litre du second tome). Émilie va mettre toute son énergie à retrouver son amour, mais le temps passe et Roman ne revient pas.
Émilie, pour passer le temps va écrire ses mémoires sous le forme d'un roman. L'intrigue de se roman d'amour est le miroir de sa vie de son amour et de ses visites dans les salons parisiens. Elle est éditée sous un nom d'emprunt et la critique de ses soeur de salon est très bonne, elle touche presque la gloire et la reconnaissance, elle petite fille venue de Bretagne...
Mais son parlementaire de mari va être pris dans la tourmente politique de l'époque, car nous sommes au coeur des intrigues entre la Reine Anne d'Autriche et Mazarin vont bon train, Louis XIV n'a pas encore l'âge de régner.
Un roman d'amour historique, ça faisait bien longtemps que j'en avais lu un... ce n'est pas mes lectures de prédilection, mais l'auteur Emmanuelle de Boysson a su me réconcilier avec, car j'ai vraiment adoré !!!
Le XVIIème siècle n'est pas mon époque de lecture, je préfère la fin du XIXème et l'époque victorienne, mais ici j'ai vraiment adoré !!! Il y a un tome 2 qui est sorti « La revanche de Blanche » chez Flammarion le 4 avril 2012... alors pourquoi pas poursuivre...
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melusine1701
  04 novembre 2012
J'attendais beaucoup de ce roman à la couverture élégante et au synopsis prometteur. Au final, c'est une belle déception. Certes, l'histoire d'Emilie est pleine de rebondissements, depuis son introduction dans les salons parisiens jusqu'à son amour passionnel avec son amant de poète, en passant par son mariage arrangé avec un vieux magistrat qui lui permet d'ouvrir son propre salon (celui du titre, qui ne dure qu'à peu près un quart du roman). La question des luttes sociales sur fond d'affirmation de la plus solide monarchie de France est tout à fait intéressante et met en lumière un moment-clé de l'émancipation féminine. Emilie est une jeune femme courageuse contre qui sa condition féminine et provinciale s'acharnent. Partie de rien, elle rêve de tout: amour, poésie, reconnaissance littéraire, elle en vient même à s'engager en politique mais plus dure sera la chute...
Néanmoins, j'ai trouvé trop de défauts à ce roman, à commencer par toutes les promesses qu'il ne tient pas, à savoir d'être un roman sur les précieuses, ces femmes lettrées et pleine d'esprit. Car à aucun moment du livre, elles ne font étalage de cet esprit, de cette belle langue, de cette culture. On passe son temps à parler de leurs jeux intellectuels sans jamais savoir en quoi il consiste, un seul de leurs textes nous est vraiment retranscrit. Leurs bons mots ou même leurs lectures sont soigneusement passés sous silence. A peine passe-t-on une demi-page à montrer qu'elles tentent de rendre la langue française plus belle et plus simple avec quelques mineurs exemples qui nous laissent très vite sur notre faim. le portrait des précieuses est bâclé. Tout comme la construction du roman d'ailleurs: certes, l'auteure semble être particulièrement érudite sur le sujet, comme elle ne manque pas de le rappeler en signalant par des notes de bas de pages les points historiques authentiques de son roman ainsi que leur source. Cela me semble lourd et maladroit: les sources sont tout sauf parlantes pour moi, elles donnent juste l'impression d'un cours d'histoire déguisé en roman. Un roman, même historique, est une fiction avec toute sa légitimité et n'a pas à se justifier en permanence, une bonne bibliographie à la fin du livre aurait largement suffi. de même, on retrouve volontiers des personnages réels, tels Voiture ou La Rochefoucauld, mais ils sont trop souvent traités comme des citations et non comme des personnages de roman. Ainsi on trouve même un “[…]” au milieu d'une lettre de Voiture (avec sa note de bas de page qui certifie l'authenticité bien sûr). Bref, on ne fait que parler superficiellement de la Fronde (par les récits des personnages et non parce qu'on y est plongé) et des précieuses sans les mettre en scène, sans rien en faire de vraiment dramatique ou romanesque. le langage lui-même est inégal, de sorte que si des efforts sont faits pour utiliser un langage classique, une seule des précieuses s'exprime vraiment comme telle et on retrouve beaucoup de formules contemporaines, sans parler d'une narration au présent bien étonnante quand on considère que le passé simple est le symbole du récit d'époque. de quoi abaisser le niveau alors que les personnages proclament qu'il faut le remonter.
Heureusement, j'ai fini par me prendre au jeu, intriguée que j'étais par le destin d'Emilie, désireuse de savoir si elle rencontrerait quelqu'un qui lui ferait oublier sa condition modeste et son vieux mari, mais sans franchement m'attacher aux personnages ni à une intrigue la plupart du temps survolée et sous-exploitée. On n'ira au bout ni du secret de famille d'Emilie, ni de son aventure amoureuse, ni de son salon qui n'existe que brièvement. Quel dommage…Curieusement, j'ai été plus sensible au personnage de George de la Motte, son mari, décrit comme un vieil homme sans coeur, mais qui a depuis longtemps passé l'âge des badinages amoureux, qui cède à tous ses caprices, qui ferme les yeux sur sa liaison tant qu'elle ne déshonore pas son nom et qui va au bout de ses idées politiques. Une complexité toute à son honneur.
Un potentiel énorme mais un traitement et un style qui ne m'ont pas du tout conquise.
Lien : http://mabouquinerie.canalbl..
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soleil23
  17 février 2014
Il faut dire que la couverture de ce roman laisse présager un récit plein de romantisme car il s'agit, encore une fois, d'une histoire de femme et j'imagine, mes chères amies lectrices, que je ne suis pas la seule à vouloir dénouer ce ruban rouge !!! Allez, je commence la lecture et je trépigne d'impatience et de curiosité car je n'ai jamais lu à Emmanuelle de Boysson. La découverte étant l'un des plaisirs recherchés par la lecture, j'essaie de choisir de nouveaux horizons et des noms inconnus (de moi) et même de prendre des risques.
L'Auteure raconte la Bretagne et Emilie : de la première, elle dépeint la nature sauvage, le petit village de «Locronan» et les gens qui survivent au jour le jour et de la seconde, elle décrit l'esprit vif et la passion pour les livres. L'une et l'autre sont indomptables !
Emilie découvre la vie à Paris et sera même conviée, grâce à sa plume, à des salons de dames lettrées. Dans le cercle fermée de la « Chambre bleue », les commérages côtoient les poésies et les mesquineries égalent les jeux de séduction, Emilie fait son apprentissage dans ces boudoirs littéraires. J'étais ravie de la suivre pas à pas mais j'ai trouvé la fin injuste pour cette femme, pas vous ?
Zut je viens de voir que ce n'est plus ma couverture qui s'affiche !
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fee-tish
  16 août 2012
Une très belle couverture, un titre et des couleurs qui annoncent une histoire féminine et historique : il ne m'en fallait pas plus pour me laisser tenter par cette lecture.
Émilie le Guilvinec, comme son nom l'indique, est une jeune bretonne. Provinciale, elle n'en est pas moins amoureuse des livres et des belles phrases, initiée par Paul, son père adoré. A la mort de celui-ci, sa mère décide de l'envoyer à Paris, où elle devient préceptrice chez la comtesse Arsinoé de la Tour. Celle-ci reçoit souvent chez elle ses amies au cours de ce qui se nomme couramment les salons littéraires.
Lorsque l'on rencontre Émilie au début du roman, nous sommes en 1643, sous le règne de Louis XIII. La fin du roman se situe onze ans plus tard. Entre ce laps de temps, l'Histoire n'est en reste : « le roi est mort, vive le roi ! ». En effet, Louis XIII meurt, la régence se met en place avec Anne d'Autriche, Louis XIV n'étant qu'un garçonnet de quatre ans et demi ; mais c'est avant tout la période de la Fronde : cinq années de troubles importants contre l'autorité monarchique qui devient toujours plus pesante.
Ce contexte historique est passionnant et particulièrement bien expliqué et intégré dans le roman. Les personnages qui entourent celui d'Émilie ont presque tous une réalité historique (le lecteur en est averti soit par des notes de bas de page, soit par un nom célèbre que l'on a retenu jusqu'à notre époque).
Outre cette facette orientée « Histoire de France », l'auteur nous conte avant tout la vie d'une femme. Découverte d'un monde fastueux, de la politique des hommes, de la force des femmes, de l'amour, de la maternité, de la jalousie et des coups bas. Tout cela très savamment mis en mots grâce à une écriture féminine qui sied tout à fait au récit, avec des descriptions très précises des lieux mais aussi des toilettes de l'époque.
J'ai été happée par cette saga de femmes, qui promet une suite tout aussi passionnante (Le temps des femmes, t.2 : La revanche de Blanche) qu'il me tarde de découvrir. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire un succès : bien écrit, poétique, féminin, historique, avec du suspense sur le devenir des personnages.
Des questions restent sans réponses lorsque l'on referme le livre, je ne vous le cache pas. C'est pourquoi cela va être très difficile de ne pas acheter le tome 2 rapidement !
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Jall
  20 mai 2017
Un roman historique qui se situe au milieu du XVIIe siècle. L'héroïne, la bretonne Emilie, instruite par son père pourtant marchand de vin, devient gouvernante dans une noble famille parisienne. Admirative des femmes cultivées qui tiennent salon, elle n'a de cesse d'être à leur hauteur.
Cet ouvrage est intéressant et bien documenté sur les salons féminins du XVIIe siècle, la période de la Fronde et la préciosité.
Les lectrices (pourquoi n'écris-je pas "lecteur" spontanément ?) désireuses de roman à l'eau de rose n'y trouveront pas leur compte, car ce n'en est pas un, celles qui auront une exigence littéraire et historique seront peut-être également déçues.
Reste un roman historique honnête mais pas inoubliable. J'apprends grâce à Babelio qu'il s'agit d'un tome 1, ceci explique une fin assez ouverte. Je lirai donc peut-être la suite.
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critiques presse (1)
LeFigaro   28 juin 2011
À la fois précis historiquement et léger dans son style, l'auteur restitue de façon très évocatrice le Paris à l'époque de la Fronde.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
soleil23soleil23   17 février 2014
- Ne vous leurrez pas. Vous ne faites pas partie de ce petit nombre. Elles se suffisent à elles-mêmes, se flattent, s’encensent, s’enivrent de leurs trouvailles, se séduisent, se trahissent et n’ont que faire ni des petites parvenues ni des hommes. Comme dit ma servante : « Les hommes, il faut les faire courir pour tout ce qu’ils nous font marcher ».
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sld09sld09   04 septembre 2017
Une corne de brume. Des pierres sèches se lamentent. Le cri des mouettes affamées perce l'air. Sur le chemin creusé d'ornières qui serpente entre les champs couverts d'une mousse couleur vert râpé, Gros Grain, le cheval de trait du père Louis, peine à tirer la charrette. Emilie et son amie Guénolé se cramponnent aux bourriches du vieux paysan. Elles ont faim, sont gelées, leurs pieds sont gourds. Leur ventre gargouille. Emmitouflées dans leurs pèlerine noire, elles se tiennent par la main. Sur leurs genoux, des petits couteaux et des tranches de pain noir, enveloppés dans un torchon.
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soleil23soleil23   17 février 2014

- . . . parmi nos nombreux amusements, nous avons pour habitudes de lire nos lettres en public et parfois de les décliner dans des genres différents. .Vous voyez ?
- Tout à fait, Madame. Un exercice de style qui suppose de se glisser dans des tonalités diverses, de passer de la sincérité à la malice, du sérieux à la légèreté . . . se grise Emilie.
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soleil23soleil23   17 février 2014
Le besoin des femmes de se faire remarquer est peut-être un signe de leur fragilité, suggère Emilie. Les critiques qu’elles provoquent dérangent. Jusqu’à présent, elles n’avaient droit ni à la parole ni à l’écriture. N’est-ce pas un progrès que de voir une poignée d’entre elles ouvrir la voie ?
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kaoutarkkaoutark   25 juin 2013
Je préfère être une aimable précieuse qu'une mondaine dispendieuse. La première pense, la seconde dépense.
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