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EAN : 9782207158708
320 pages
Éditeur : Denoël (03/10/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.98/5 (sur 2508 notes)
Résumé :
"J'ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p'pa ? Tu avais promis.
- Les voilà", dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas.
Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner.
Les Martiens étaient là - dans le canal - réfléchis dans l'eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman.
Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l'eau... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (167) Voir plus Ajouter une critique
latina
  30 août 2014
Les petits hommes verts ? Non ! Une belle peau bronzée et des yeux comme des pièces d'or.
Des villes aux maisons de cristal, et puis des villes mortes, des canaux, des mers vides...
Pour un peu, je passerais bien mes vacances sur Mars imaginé par Ray Bradbury. Quoique.
Mars avant l'arrivée des hommes, c'était un paradis. Mars à partir des hommes, ce n'est pas loin d'être un enfer. Quoique.
C'est ce balancement continuel entre l'enfer et le paradis qui m'a bercée. Cette valse d'hésitation entre l'homme qui respecte et l'autre, l'insensé qui veut reproduire sur la planète inviolée ce qu'il a connu sur Terre. Et aussi cette oscillation entre le Martien fort et inhospitalier et le Martien fragile et disponible.
Tout se joue en quelques années, finalement. Entre l'arrivée des premiers colons, ou colonisateurs, comme vous voudrez, et la solitude, il n'y a qu'un pas, vite franchi par l'inconscience, des Martiens ou des Terriens.
J'ai été éblouie par l'univers de Ray Bradbury. Par son écriture poétique, qui tend des fils de dentelle entre les civilisations. Par les thèmes abordés, qui vont de la folie à la solitude, en passant par la famille, le racisme, le deuil, le respect...
Je quitte avec une grande nostalgie cet univers où l'homme est capable du meilleur comme du pire, où l'Autre, le Martien, nous renvoie à nos plus profondes interrogations.
J'ai adoré.
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Sachenka
  27 janvier 2018
Depuis le temps que j'entends parler de ces fameuses Chroniques martiennes, sa lecture devenait de plus en plus pressante alors je m'y suis mis finalement. J'ai été surpris de découvrir un recueil de nouvelles. Mais ça pourrait passer pour un roman, puisque toutes les histoires qui s'enchainent forment un tout, une suite logique. de la première expédition sur la planète rouge, dont les équipages auront connu des fins inattendues et un peu drôlasses, aux arrivages massifs de colons « comme des sauterelles, par nuages entiers […] » (p. 130) puis éventuellement de touristes, le tout projeté dans les années 2030 essentiellement.
L'auteur de science-fiction Ray Bradbury était un visionnaire car il a imaginé à quoi pourrait ressembler ces différentes expéditions sur Mars dans les années 1940, donc avant les missions habitées dans l'espace et sur la Lune, avant l'exploration de Mars par des sondes. Ainsi, il faut saluer son effort créatif. Pourquoi n'y aurait-il pas des êtres humanoïdes télépathiques, qui vivraient dans des maisons au confort semblable aux nôtres, préoccupés par leur propre existence, amateurs d'art et de religion ? On est loin des petits hommes verts. Toutefois, là où le génie de Bradbury m'a un peu déçu, c'est que la planète la planète rouge ressemble énormément à la Terre.
Mais Bradbury semblait avoir comme souci la crédibilité aussi. Les premières missions habitées vers Mars sont dirigées par quelques poignées d'astronautes, des militaires. Ces individus sont accueillis étrangement par les Martiens (un mari jaloux, puis un psychiâtre dans un asile de fous) ou bien se perdent dans des boucles spatio-temporelles. Très original ! Puis, un peu plus tard, les expéditions connaissent plus de succès mais les habitants de Mars sont presque tous disparus… victimes de la varicelle. Ça vous rappelle quelque chose ? L'arrivée des Européens en Amériques ? Dès lors, plus rien n'empêche la venue de colons en grands nombres. Il faut dire que, dans cette vision futuriste, la Terre souffre encore de multiples maux, comme la guerre ou une catastrophe nucléaire imminente, alors pourquoi ne pas tout recommencer à neuf sur une nouvelle planète ? Il me semble que ce cours des événements aurait pu se produire si notre planète voisine avait une atmosphère respirable…
Contrairement à plusieurs ouvrages de science-fiction que j'ai lus, hermétiques et compliqués, ici, dans les Chroniques martiennes, le style est limpide. Je l'ai lu rapidement, sans difficultés. le ton de plusieurs des nouvelles qui le composent assez varié, oscillant entre l'humoristique, le dramatique et même le poétique. Aussi, il aborde des thèmes sérieux comme l'environnement et la religion. Par exemple, ce Spender qui se rend compte que Mars est un endroit spécial, unique et qui essaie d'éviter que les Terriens ne viennent en grand nombre la saccager. Et que dire de ce père Peregrine qui vit une expérience spirituelle. Ce respect de la planète est touchant et fait écho aux groupes environnementaux ici sur Terre qui militent pour la protection de la nature. Par moment, l'auteur se fait également le critique de plusieurs enjeux sociaux comme le racisme. Ainsi donc, j'ai l'impression que l'auteur explore davantage l'humanité que sa planète voisine. Conséquemment, si certains pourraient penser que ce recueil a mal vieilli, il demeure un classique pour toutes ces raisons.
Dans tous les cas, Mars ne sera plus. Ou, du moins, la planète rouge comme on la concevait n'est plus dès lors où les Terriens se l'approprient et la transforment au gré de leurs besoins, « empoisonnée par la civilisation terrienne » (p. 318). Mais, en même temps, elle sera toujours. J'apprécie beaucoup les derniers mots du recueil, quand un garçonnet dit à son père qu'il a toujours voulu voir des Martiens. « Les voilà, dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas. » Les deux colons fixent leurs reflets dans un lac.
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ericlesapiens
  09 septembre 2018
Je retiens cette idée terrible d'une nouvelle colonisation. A l'image de toutes celles où les colonisateurs ont tout détruit sur leur passage, envahissant et pillant tout ce qui leur tombait sous la main. Faire de cette nouvelle colonie un monde à leur image. Bradbury a tout compris de l'Homme. Je suis sûr que si on envahissait une nouvelle planète, habitée par des gens accueillants comme ceux des Caraïbes au XVe siècle, le même carnage se répéterait.
Sur la forme, c'est parfait, efficace. Et même une certaine poésie se dégage de la description de ce monde de cristal qui tombe sous les coups des envahisseurs humains.
A méditer, pour essayer de changer quelque chose.
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Kalgan
  01 mai 2018
Dans ce classique de la science-fiction qui laisse déjà transparaître le génie d'un jeune auteur, Bradbury met toute son inspiration à profit de la littérature en entreprenant de retracer la colonisation de Mars dans un style décalé, à travers des nouvelles fantastiques qui forment les Chroniques Martiennes. Dans ce tourbillon de créativité, d'émotions et de critiques à l'encontre de la stupidité humaine, on retrouve notamment les prémisses de l'histoire qui inspirera le chef-d'oeuvre Farenheit 451, écrit trois ans plus tard.
La force du livre vient d'abord de son excentricité dans le style d'écriture qui le différencie des récits habituels de science-fiction. Bradbury le dit lui-même en début d'ouvrage: il ne considère pas les Chroniques Martiennes comme appartenant au genre de la science-fiction mais comme un livre regroupant des « fables » et des « mythes ». Cela illustre bien mieux le ton décalé et parfois absurde de ses nouvelles. Elles n'ont rien d'ordinaire et cela offre au lecteur de nouveaux horizons de lecture, lui faisant presque découvrir un tout nouveau style de nouvelles.
Le style unique de Bradbury illustre la diversité des formes que peut prendre la science-fiction et témoigne de la richesse de ses sous-genres. Dans le cas de Chroniques Martiennes, la fiction prend une place prépondérante dans le récit laissant de côté la science. Bradbury use d’une écriture très poétique, très subtile, très peu descriptive, avec plus d’implicites et des dialogues rigoureusement dosés, évoquant plus la dimension fantastique d’une fable que d’une véritable nouvelle de science-fiction. Il ne s'attarde pas sur des enjeux politiques, économiques, scientifiques ou sociaux, et préfère l’émotion que l’on peut tirer du récit au prix de quelques incohérences narratives dues à des imprécisions ou plus à la volonté de ne pas s’attarder sur des détails superflus.
Bradbury décrit la colonisation future de Mars à travers plusieurs histoires indépendantes mais qui se rejoignent, mettant en scène un florilège de personnages, et s'étalant sur plusieurs années voir décennies. Il offre au lecteur la vision d'un décor tout à fait exceptionnel et lui fait découvrir le visage de Mars et de ses habitants d'un angle tout à fait peu ordinaire. Malgré le peu de crédibilité scientifique du récit, et quelques passages peu compréhensibles, Bradbury fait jouer tout son talent et se montre parfois poète. On se plait à lire les descriptions qu'ils nous fait de la vie paisible qui règne sur Mars, mais cela jusqu'au jour où l'homme intervient.
C'est là que transparaît la dimension critique de l'oeuvre, une dénonciation sous-jacente à l'histoire principale, qui se fait à l'encontre de l'homme, qui partout où il passe ne sème que son ignorance, laissant derrière lui les traces de ses pires vices. Seuls quelques individus tentent de s'opposer à la décadence mais ils sont pris pour des fous par les autres. Les Martiens sont anéantis, dépouillés de leur planète, que les Terriens s'approprient mais qui n'est pas la leur. Même la Terre finit par sombrer dans la guerre, une guerre nucléaire annihilatrice, car, tendit qu'il s'enlise dans les abysses d'une société entièrement formatée, sans livre, sans fantaisie, sans imagination, l'homme semble n'être porteur que de destruction partout où il passe.
Mars qui était vue comme une terre d'espoir, une nouvelle Amérique, où les hommes pouvait fuir la décadence de la Terre, se révèle n'être qu'un mince échappatoire, car rien n'échappe aux griffes de la décadence. En effet la créativité des individus est menacée partout où elle est, même lorsqu'elle pense être en sécurité. Les hommes croyaient assurer la pérennité de l'humanité en colonisant Mars, mais la stupidité leur a fait tout perdre: La Terre et Mars. Il s'en est fallut de peu pour que la civilisation humaine s'éteigne, mais une fois encore elle est sauvée par un mince groupe de personnes sensées qui se font les gardiens de l'humanité, et qui à eux seuls font avancer le progrès.
Mais les hommes sont incorrigibles car c'est ce même progrès qui se veut être le garant de l'humanité, qui aux mains de l'homme, irresponsable, le fait courir à sa propre perte.
Les nouvelles restent néanmoins très divertissantes, caractérisées par leur ton humoristique, décalé et parfois absurde, donnant du rythme à la narration. le livre est très agréable à lire grâce à un style remarquable et Bradbury réussit à ne pas rendre le récit trop sérieux, malgré tout les messages qu'il souhaite faire passer. On y retrouve un certain coté émotionnel même, le récit étant parfois dominé par les sentiments. Et Bradbury réussit à nous attacher à ses personnages et surtout à ses Martiens, si fascinants et si tendres, qui par-dessus tout autres raisons, nous font aimer Chroniques Martiennes.
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Luniver
  27 novembre 2012
J'ai longtemps boudé ces chroniques martiennes pour deux très mauvaises raisons : la couverture qui ne me plaît pas du tout, et le terme « Mars » qui m'évoque directement de la science-fiction vieillotte et totalement démodée. Il aura fallu l'insistance d'Amazon à me le conseiller en première page pendant de nombreux mois, et les commentaires souvent très élogieux pour me décider enfin à l'ouvrir.
Plutôt que de se focaliser sur les martiens, ce sont en fait les Hommes les vrais sujets d'étude de ce livre. En une trentaine de nouvelles, Bradbury expose une possible histoire de la colonisation de la planète rouge. Les thèmes les plus sérieux (les hommes vont-ils détruire le patrimoine martien pour en faire une copie conforme de la Terre ? Comment apporter le christianisme aux martiens ? Ou encore la grande fuite des Noirs d'Amérique qui préfèrent tout quitter pour tenter l'aventure martienne) côtoient des sujets plus légers (citons par exemple les premiers astronautes qui finissent dans un asile : se prétendre être un extra-martien en visite est en effet une maladie mentale très répandue sur la planète rouge).
Ces aventures martiennes sont très réussies et nous font passer par tous les sentiments : on s'amuse, on réfléchit sur quelques périodes troubles de notre histoire, on se laisse emporter par la poésie du récit. Un seul petit regret, la volonté de « faire un roman » a poussé l'auteur à écrire des transitions entre les nouvelles pour assurer un semblant de continuité : transitions qui sont loin d'être nécessaires, et qui n'apportent rien au texte.
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Citations et extraits (115) Voir plus Ajouter une citation
oliviersavignatoliviersavignat   25 mai 2020
Spender vit les nuages de poussière fine qui s'élevaient de plusieurs points de la vallée et sut que la chasse avait commencé. Il posa le mince livre d'argent qu'il était en train de lire, assis sur un rocher plat. Les pages du livre étaient d'argent pur, de la minceur d'un tissu et les caractères peints à la main en noir et or. C'était un ouvrage philosophique vieux d'au moins dix mille ans qu'il avait trouvé dans l'une des grandes demeures d'une cité, au fond d'une vallée martienne. Il ne l'abandonna qu'à contrecoeur.
Un long moment, il s'était dit : "A quoi bon ? Je vais rester ici à lire jusqu'à ce qu'ils arrivent et m'abattent."
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TwilightZoneTwilightZone   20 mai 2020
Le spectacle que nous avons sous les yeux n'est pas si exaltant ; nous sommes des gamins en culottes courtes ; nous poussons de grands cris avec nos jouets nouveaux, atomes et fusées, nous somme si contents de vivre. Mais un jour la Terre sera comme Mars aujourd'hui. Ça nous calmera. C'est une leçon sur la civilisation. Mars a beaucoup à nous apprendre.
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TwilightZoneTwilightZone   20 mai 2020
Et si ces deux personnes endormies dans la pièce voisine n'étaient pas mon père et ma mère, mais deux Martiens, incroyablement ingénieux, avec le pouvoir de me maintenir dans cet état d’hypnose. Et cet orchestre ? Quel admirable plan ! D'abord, tromper Lustig, puis Hinkston, ensuite rassembler la foule ; et tout l'équipage reconnaissant mères, tantes, oncles, fiancées, morts dix ou vingt ans plus tôt, bien entendu passe outre aux ordres, se précipite et abandonne l'appareil. Quoi de plus naturel, de moins suspect ? Un homme ne songe guère à poser des questions quand il voit sa mère ressuscitée. Et nous voilà tous, ce soir, dans des maisons variées, dans des lits isolés, sans armes pour nous protéger et la fusée reste vide au clair de lune. Ne serait-ce pas terrifiant de découvrir que tout ceci rentre dans un vaste plan édifié par les Martiens pour nous diviser, nous conquérir et nous tuer ?
En pleine nuit, mon frère couché dans ce lit, à côté, va peut-être changer de forme, devenir un être terrible, un Martien. Il serait si simple pour lui de se tourner dans son lit et de me planter un couteau dans le cœur. Et dans toutes ces autres maisons, le long de la rue, une douzaine d'autres pères ou frères se métamorphosant soudain s'armant de couteaux et massacrant tous mes hommes endormis, sans méfiance...
Ses mains tremblaient sous les couvertures. Il se sentait glacé. Soudain, ce ne fut plus une hypothèse. Soudain, il fut saisi de terreur. Il se souleva sur les coudes et écouta. La nuit était très calme. La musique s'était tue. le vent était tombé. Son frère dormait à côté de lui.
Circonspect, il souleva les draps, les rabattit et se glissa hors du lit. Il traversai la pièce à pas de loup quand la voix de son frère s'éleva.
- Ou vas-tu ?
- Quoi ?
- Je te demande, dit son frère d'une voix très sèche, où tu crois aller ?
- Je vais boire un verre d'eau.
- Mais tu n'as pas soif.
- Si, si, très soif.
- Tu mens.
Le capitaine John Black se rua brusquement à travers la pièce et se mit à crier.
Il cria deux fois mais n'atteignit jamais la porte.
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ArnoTArnoT   17 mai 2020
— Si tu travaillais un peu plus, tu ne ferais pas de ces rêves idiots.

— C’est loin de m’avoir déplu, répliqua-t-elle en se renversant dans son siège. Je ne me serais jamais cru autant d’imagination. Des cheveux noirs, des yeux bleus et une peau blanche ! Quel homme étrange, et pourtant... fort bien de sa personne.

— C’est prendre tes désirs pour la réalité.

— Tu es méchant. Je ne l’ai pas inventé exprès ; il s’est simplement introduit dans mon esprit pendant que je somnolais.
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ArnoTArnoT   17 mai 2020
Ils posèrent le pied sur la terrasse. Le plancher résonna sous leurs pas quand ils se dirigèrent vers la contre-porte treillissée. A l’intérieur ils aperçurent un rideau de perles suspendu en travers du vestibule, un lustre de cristal et un tableau de Maxfield Parrish dans son cadre au-dessus d’un confortable fauteuil Morris. La maison sentait l’ancien, le grenier, et respirait un confort infini. On pouvait entendre un tintement de glaçons dans un pichet de citronnade. Dans une cuisine invisible, en raison de la chaleur du jour, quelqu’un préparait un repas froid. Une femme fredonnait d’une douce voix de tête.
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Vidéo de Ray Bradbury
Présentation du livre Anthologie des dystopies. Les mondes indésirables de la littérature et du cinéma de Jean-Pierre Andrevon
Dictatures totalitaires, règne des écrans, apocalypses nucléaires, rébellion des machines, catastrophes climatiques, famines poussant à l'anthropophagie, abrutissement des masses par le consumérisme ou par le jeu, eugénisme, clonage… Depuis plus de cent ans, la dystopie s'est montrée d'une inventivité fascinante dans l'imagination de futurs malheureux. Grimaçante antinomie de l'utopie, le genre a obtenu ses lettres de noblesse avec des classiques reconnus comme le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley ou Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, avant de conquérir l'espace littéraire, cinématographique et télévisuel. Car nul mieux que lui n'a su dévoiler et exacerber les angoisses de notre présent face aux bouleversements de la modernité. Tous les dilemmes que pose l'intelligence artificielle n'ont-ils pas déjà été anticipés par Philip K. Dick et Blade Runner (Ridley Scott) ? Ceux soulevés par la vidéosurveillance et le fichage des citoyens par 1984 de George Orwell et Black Mirror ? Quant à la série des Mad Max de George Miller, n'annonce-t-elle pas les risques que fait courir à notre société une pénurie des énergies fossiles ? Cette anthologie sans équivalent s'attache à couvrir toutes les facettes de ce genre protéiforme et omniprésent. Sous la plume alerte de l'écrivain de science-fiction qu'est Jean-Pierre Andrevon, ce sont des centaines de futurs potentiels qui se révèlent, au travers d'oeuvres incontournables ou méconnues. Autant de récits qui interrogent les frontières morales et politiques de l'humanité et son rapport aux limites environnementales de notre planète.
https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/anthologie-des-dystopies-jean-pierre-andrevon/?preview=true&preview_id=3468&preview_nonce=a626edbd73
26 €, 348 pages
En librairie le 20 février
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