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Emmanuel Jouanne (Traducteur)
EAN : 9782070383948
371 pages
Éditeur : Flammarion (13/06/1991)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Venice, Californie. Nous sommes en octobre 1949, par une nuit d'orage, dans un gros tramway rouge, vieux, grinçant. Le narrateur y est seul avec un homme ivre qui se met à geindre, lui soufflant son haleine avinée dans le cou : « Oh ! la solitude est un cercueil de verre. » Puis l'inconnu disparaît. En contrebas, dans le canal, un vieillard se balance, mort, dans une ancienne cage à lion.

L'inspecteur Crumley mettra bien du temps à se laisser c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Cronos
  25 février 2020
D'abord intrigué par la signification du titre, les premières pages ont soulevé encore plus de mystère, avec cet inconnu dans le tram du vieux Venice beach des années 50, à Miami. Puis vient un meurtre, il ne m'en a pas fallu plus pour passer une nuit blanche en compagnie de Ray Bradbury. Je commence à avoir l'habitude avec lui, il ne m'a encore jamais déçu.
Une ambiance de film noir, une enquête à l'ancienne sans technologie, ça m'avait manqué ! L'intrigue est, pour le coup, encore moderne, il y a la vérité derrière le meurtre et ce qu'on veut y voir, à la limite du fantasmer pour se choquer. Un écrivain persuader d'avoir entendu le tueur, d'être le seul à détenir la Vérité, enquête et en tant que lecteur je suis sa vision, ses « je ».
Comme dans tous les livres que j'ai lu de cet auteur, il prend le temps de poser son monde avant de partir dans le sujet sans le lâcher, donc le début peut paraître long mais c'est ce que j'aime. Je préfère avoir toutes les clés dès le départ puis suivre le personnage principal en ayant les mêmes connaissances que lui, je m'immerge entièrement dans l'histoire.
Roman réussi, sans surprise car je sais que le style de Bradbury me plaît, plaisir aussi de retrouver l'ambiance noir et un roman profond, un brin mélancolique.
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idevrieze
  11 juillet 2017
Je sais ce que vous allez me dire ….

Koko, ça sent l'été tes chroniques, c'est rempli de policiers ? Ah bon ? Dis je d'un air totalement innocent. (et encore, vous n'avez pas vu mon programme Science Fiction). Bref, quand ma maison d'édition chouchoute m'a proposé des titres pour le mois de Juin, j'ai vu un Ray Bradbury, j'ai pas réfléchi et hop j'ai cliqué. Je sais, je suis faible, mais que voulez vous, quand je l'ai reçu, j'ai fait aussi ma fan girl. Pour moi, des couvertures toutes simples sur fond noir, c'est le must pour un policier. Jusqu'à l'ouverture du roman, ils avaient déjà tout bon !

Et puis j'ai ouvert, sans lire la quatrième, comme une petite fofolle. Et je peux vous dire que lire du Ray Bradbury, sans compter le célèbrissime Farenheit 451, c'est comme suscoter son petit carré de chocolat en buvant son café un jour où franchement, c'était la mouise du début à la fin ! Et je l'ai lu toute la semaine pendant ma pause déjeuner et cela a été un véritable bonheur de retrouver cette plume, de se lire un policier un peu plus classique et dans un style qui ne vieillit absolument pas. C'est complètement fou !


Un récit hors genre

Car on ne sait pas en fin de compte si on est dans du fantastique ou du policier. Pour se la faire courte, le narrateur entend un homme qui lui chuchote à l'oreille : La solitude est un cercueil de verre (ce qui déjà pour moi m'a fait approcher du plaisir littéraire juste pour la formulation.) de là, on se retrouve dans une enquête, à découvrir la vie du narrateur qui est écrivain. Il va se lier à un policier et tenter de retrouver cette personne car bizarrement, quand il est là, il y a un mort un peu bizarre mais pas trop suspecte à chaque fois.

C'est cette course contre la montre car dès qu'on aperçoit le suspect, quelqu'un va mourir qui va nous permettre de nous perdre totalement. L'auteur ne nous laisse aucun instant de répit. Vous serez constamment obligés de vous remettre en question, de soupçonner des gens sympas en plus. Bref, vous ne verrez pas passer ces 300 petites pages et j'ai envie de vous dire que c'est en prime l'occasion de redécouvrir un superbe roman atypique et pourtant qui pourrait être lui aussi une référence.

Merci comme toujours les Editions Denoël pour ce fabuleux moment de lecture. Au mois prochain !
Lien : https://labibliodekoko.com/2..
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LeaTouchBook
  27 juillet 2017
L'auteur de Fahrenheit 451 et Chroniques martiennes s'est lancé dans le genre du roman noir : une réussite !
Ray Bradbury nous offre un roman original avec un mélange entre le polar et une pointe de fantastique du fait de l'ambiance. Cette lecture fût un vrai plaisir pour moi et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord j'ai aimé le fait que le héros soit un écrivain, cela instaure tout de suite un lien avec le monde littéraire et j'aime toujours ce type de référence. de plus ce personnage est vraiment intéressant, la narration interne est immédiatement addictive.
L'intrigue prend place dans un cadre spatial atypique et sombre : Venice en Californie, un lieu qui tombe en ruine, mettant en place dès lors une atmosphère angoissante. Dès lors l'auteur réussit à distiller une pointe de roman gothique au point d'engendrer une forme d'anxiété permanente auprès du lecteur.
En plus de cela l'enquête est vraiment passionnante, elle amène ce caractère page turner très efficace et on tourne rapidement les pages pour découvrir le fin mot de l'histoire. Enfin, le romancier n'hésite pas à mettre en lumière des thématiques essentielles, des sujets sous-jacents au cours de son récit.
En définitive, Ray Bradbury apporte un renouveau surprenant et original au genre du roman noir !
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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ioionette
  22 janvier 2014
Plusieurs personnes m'ont demandé la raison du sous-titre que j'ai donné à ce blog. "Pour lutter contre le cercueil de verre" est une référence directe au roman de Ray Bradbury, La solitude est un cercueil de verre, paru en 1986. C'est un de mes livre préféré et, si j'ai tardé à le présenter ici, c'est que je voulais le faire après une relecture récente.
Voici l'histoire : le narrateur, un jeune écrivain, trouve le cadavre d'un homme à l'intérieur d'une cage aux lions engloutie dans un canal de Venice. Il est persuadé que c'est un meurtre et tentera de trouver le meurtrier.
L'histoire n'est en fait qu'un prétexte. le vrai intérêt du roman se situe ailleurs.
"On a si vite fait de résumer la vie de certains que ça n'est rien de plus qu'une porte qui claque ou quelqu'un qui tousse dans une rue obscure à une heure avancée de la nuit.
On jette un coup d'oeil par la fenêtre ; la rue est vide. Celui qui a toussé est parti."
C'est à ces "certains"-la que l'on s'intéresse. La ville en elle-même est déjà un de ces "certains"-la. En décrépitude, en démolition, dans un brouillard poisseux qui semble ne jamais s'absenter, il y a la fin d'un monde qui se joue à Venice. Tous les personnages que l'on croise, aussi haut en couleurs soient-ils, participent à la fin de ce monde. Lui suivivront-ils ? Ont-ils ne serai-ce que l'envie de lui survivre ? Toute la question est là.
Oui ce n'est pas un livre très joyeux dont je vous parle, j'en ai bien conscience. Seulement, au delà de la tristesse poisseuse qu'il dégage, de cette torsion du coeur qu'il crée en nous faisant aimer tous ses personnages vaincus d'avance, il y a cet effet tout particulier que l'écriture de Ray Bradbury a sur moi.
C'est ici un des rares livres qui me provoque des "images".
Je m'explique.
Je n'ai aucune imagination, ni mémoire visuelle. Oui je sais c'est étrange mais dites-vous que j'ai mis 18 ans à me rendre compte que ce n'était pas le cas de tout le monde. le Gros avantage, c'est que je ne serai jamais perturbée par une description, aussi gore soit-elle. le gros inconvénient c'est qu'il m'est très difficile de me faire une idée précise des personnages ou des décors de roman même s'ils sont décrits de façon précise.
Ça ne m'empêche pas d'aimer lire mais j'imagine que je rate une partie du plaisir.
Ce roman-ci est différent. Je ne sais pas pourquoi exactement, ma seule hypothèse c'est que l'ambiance qui se dégage de ses pages est suffisamment forte et correspond suffisamment à mon univers personnel pour créer une alchimie particulière. du coup je suis obligée de lire beaucoup plus lentement qu'a mon habitude, pour permettre aux images de surgir, de prendre leurs places puis de se fondre en de nouvelles images apportées par de nouvelles phrases.
Lien : http://ioionette.blogspot.fr..
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Poljack
  17 juillet 2018
Mon avis :
Pour moi, et sans doute pour un certain nombre d'autres lecteurs, Ray Bradbury est un auteur de science-fiction… À une époque où j'en lisais beaucoup, je m'étais régalé de ses nouvelles, ses Chroniques martiennes, et enflammé pour Fahrenheit 451. Je dois l'avouer, j'ai été assez surpris de trouver le nom de cet auteur dans les rayons « Polars » de la médiathèque départementale…
C'est donc mû par une curiosité tout à fait littéraire que j'ai ouvert les pages de ce roman dont la dédicace est : « À la mémoire de Raymond Chandler, Dashiel Hammett, James M. Cain et Ross MacDonald. » Avec un tel hommage, je m'attendais à trouver un polar assez classique, peut-être une histoire de privé reprenant les stéréotypes du genre…
Si Bradbury joue avec les thèmes les plus conventionnels du roman noir, impossible de douter de la paternité de ce livre : c'est bien la même encre que celle des Chroniques qui baigne d'une lueur poético-fantastique cette histoire « d'assassinés par mort naturelle… » En faisant de son enquêteur un jeune romancier désargenté, l'auteur offre à son oeuvre toute la démesure d'un esprit imaginatif, capable de transformer le moindre souffle de vent en présence fantomatique, le plus petit fait du hasard en mystérieuse coïncidence. Et surtout, en faisant de ce dernier le narrateur, il libère toute la fantaisie qu'on retrouve dans ses autres textes et se permet une liberté d'écriture qui donne un ton très différent de ce que l'on connaît dans ce genre de bouquin.
Mais au-delà de l'ambiance tout à fait particulière, presque gothique, de ce polar, c'est l'excellence de la plume qu'il faut saluer. Et quand on pense que lorsque Ray Bradbury a commencé à écrire, les romans de genre (SF, policier…) étaient considérés comme de la sous-littérature, et qu'aujourd'hui encore, aussi bien chez les lecteurs que chez les auteurs, certains confondent élitisme et exigence, il devient urgent de lire celui-ci, de relire les auteurs mis en exergue dans la dédicace pour se rappeler qu'il n'y a pas de petite littérature, et que des grands auteurs se cachent derrière ce que d'autres pensent être de petites oeuvres.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
oliviersavignatoliviersavignat   25 mai 2020
C'est au milieu de la nuit que cela se produisit.
Un petit orage arriva devant chez moi vers deux heures du matin.
Idiot! me dis-je, dans mon lit, l'oreille tendue. Un petit orages ? Petit comment ? Un mètre de large, deux mètres de long, et concentré en un seul endroit ? Une averse venue mouiller mon perron, ne tombant nulle part ailleurs et s'arrêtant comme ça, d'un moment à l'autre ?
Et merde!
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ioionetteioionette   22 janvier 2014
On a si vite fait de résumer la vie de certains que ça n'est rien de plus qu'une porte qui claque ou quelqu'un qui tousse dans une rue obscure à une heure avancée de la nuit.
On jette un coup d'oeil par la fenêtre ; la rue est vide. Celui qui a toussé est parti.
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EggEgg   19 avril 2011
"Faites fondre les fusils, brisez les couteaux, brûlez les guillotines - et les esprits malins continueront d'écrire des lettres qui tuent."

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oliviersavignatoliviersavignat   25 mai 2020
Car fantômes il y avait -- grands spectres d'antan, pâles, l'oeil noir, tordus comme de la guimauve à cause de l'angle sous lequel je les voyais, et qui gesticulaient et remuaient silencieusement le lèvres en attendant la musique de l'orgue, qui n'avait pas encore commencé.
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EggEgg   19 avril 2011
"Faites fondre les fusils, brisez les couteaux, brûlez les guillotines - et les esprits malins continueront d'écrire des lettres qui tuent."

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Vidéo de Ray Bradbury
Présentation du livre Anthologie des dystopies. Les mondes indésirables de la littérature et du cinéma de Jean-Pierre Andrevon
Dictatures totalitaires, règne des écrans, apocalypses nucléaires, rébellion des machines, catastrophes climatiques, famines poussant à l'anthropophagie, abrutissement des masses par le consumérisme ou par le jeu, eugénisme, clonage… Depuis plus de cent ans, la dystopie s'est montrée d'une inventivité fascinante dans l'imagination de futurs malheureux. Grimaçante antinomie de l'utopie, le genre a obtenu ses lettres de noblesse avec des classiques reconnus comme le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley ou Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, avant de conquérir l'espace littéraire, cinématographique et télévisuel. Car nul mieux que lui n'a su dévoiler et exacerber les angoisses de notre présent face aux bouleversements de la modernité. Tous les dilemmes que pose l'intelligence artificielle n'ont-ils pas déjà été anticipés par Philip K. Dick et Blade Runner (Ridley Scott) ? Ceux soulevés par la vidéosurveillance et le fichage des citoyens par 1984 de George Orwell et Black Mirror ? Quant à la série des Mad Max de George Miller, n'annonce-t-elle pas les risques que fait courir à notre société une pénurie des énergies fossiles ? Cette anthologie sans équivalent s'attache à couvrir toutes les facettes de ce genre protéiforme et omniprésent. Sous la plume alerte de l'écrivain de science-fiction qu'est Jean-Pierre Andrevon, ce sont des centaines de futurs potentiels qui se révèlent, au travers d'oeuvres incontournables ou méconnues. Autant de récits qui interrogent les frontières morales et politiques de l'humanité et son rapport aux limites environnementales de notre planète.
https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/anthologie-des-dystopies-jean-pierre-andrevon/?preview=true&preview_id=3468&preview_nonce=a626edbd73
26 €, 348 pages
En librairie le 20 février
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