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EAN : 9782207248546
238 pages
Éditeur : Denoël (12/03/1999)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Que Ray Bradbury évoque un monstre surgi de l'abîme, un promeneur qui s'égare dans une ville terrifiée, des voyageurs en route pour le Soleil dans leur vaisseau réfrigéré ou un enfant qui devient invisible, il parvient toujours à nous atteindre et à nous émouvoir.
Son humanisme et sa poésie sans frontières brillent au fil des vingt-deux nouvelles de ce recueil.

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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  09 juillet 2014
Une chose est sûre, Ray Bradbury n'a pas usurpé sa réputation d'écrivain poétique. S'il existe un invariant dans ce gros paquet bigarré de nouvelles qui constitue « Les pommes d'or du Soleil », c'est bien ce choix de mots qui accrochés les uns aux autres forment toujours un ruisseau de poésie, tantôt mélancolique, tantôt comique.
Avec cette plume constante, Bradbury tire tout azimut dans tous les styles et toutes les catégories de récits. Croire que vous avez entre les mains un recueil de nouvelles du genre SF est une erreur ; le fantastique, l'humour, la satire, le conte sont balayés. Un grand pan du recueil, plutôt sur la 2eme partie, appartient à la littérature générale prise, dans le sens littérature qui ne relève pas de l'imaginaire. de fait cette grande diversité de textes entraîne une grande diversité de réactions, du moins chez moi. La note moyenne que j'ai donnée n'a de sens qu'en considérant le grand écart-type qui l'accompagne.
Parmi mes textes préférés :
* « la corne de brume » qui ouvre le recueil, dans lequel un monstre marin solitaire croit pouvoir communiquer avec un phare qui brame comme lui.
* « la sorcière d'avril », fantastique et drôle, où un petit être féérique cherche à ressentir des émotions amoureuses et pour atteindre ce but contrôle le corps d'un jeune homme et le pousse à draguer une jeune fille.
* « les fruits de la coupe », un récit amusant où un assassin est pris d'un vrai toc d'effacement des empreintes digitales sur le lieu de son crime.
* « la machine volante » et « le cerf-volant doré et le vent argenté », deux histoires ayant pour cadre la Chine. La première focalise sur la possibilité d'utiliser pour le mal une découverte pourtant merveilleuse, la deuxième et un conte moral qui glorifie la coopération et condamne la compétition
* « un coup de tonnerre » une application classique du chaos déterministe : une variation ridiculement ténue d'un évènement du passé lointain entraîne un changement monstrueux dans le présent.
Parmi les textes qui ne m'ont pas marqué :
* « les noirs contre les blancs » qui raconte un match de base-ball entre les Noirs serviteurs les patrons Blancs : c'est une condamnation du racisme au 1er degré qui était peut-être audacieuse à l'époque où elle a été écrite.
* « coté ombre, coté soleil » où un homme veut empêcher un photographe de mode d'utiliser le mur de sa maison comme décor.
* « l'éboueur » où un éboueur démissionne car il refuse l'idée de devoir ramasser les cadavres en cas d'attaque nucléaire.
Dans l'ensemble, j'ai préféré les récits tenant de l'imaginaire, tout simplement parce que c'est cela que j'étais venu chercher. Elles sont magnifiques et poétiques ou parfois comiques. Elles n'assomment jamais le lecteur avec un jargon scientifique. Mais je me suis senti comme un peu trahi quand une nouvelle n'offrait rien que du conventionnel. Mais j'ai quand même parfois accroché.
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bilodoh
  01 août 2020
Des nouvelles du futur avec un arrière-goût de présent…

Les oeuvres de Bradbury sont classées science-fiction, mais dans cette série de courts textes, on trouve bien autre chose que la science. Par exemple, une histoire parle d'un voyage dans le temps, c'est pour réfléchir sur les conséquences sur le présent de changer le passé : il suffit parfois d'une aile de papillon…

Des nouvelles du futur mais publiées dans les années 50, on le sent lorsque l'auteur parle du téléphone, les formats des appareils d'aujourd'hui ne sont pas nécessairement ceux imaginés, mais l'ironie de la description d'une société où tous sont rivés à leur téléphone n'en est pas moins pertinente.

À travers des descriptions poétiques, l'auteur donne dans la critique sociale, porte un regard sur la technologie, mais surtout sur l'humain, la psychologie et la réflexion morale ou philosophique.

Mais pas d'explications complexes, pas de sermons, juste des personnages et des histoires. le format des nouvelles sert bien le propos, certains textes amènent un sourire et d'autres juste une agréable titillation de l'esprit.
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chroniqueslivresques
  19 novembre 2020
J'ai déjà lu quelques livres de Ray Bradbury, qui ont (plus ou moins) tous été des claques, des excellents moments de lecture. Cet auteur est pour moi la plus importante découverte livresque de cette année 2020, et je ne suis que joie à chaque fois que je décide de me lancer dans un de ses romans ou recueils de nouvelles.
"Les Pommes d'or du soleil" avaient donc une sérieuse attente de ma part, et je plaçais la barre très haut en entamant ce recueil de 22 nouvelles. Et si, au final, je trouve que ce livre est le "moins excellent" des 4 que j'ai lu, c'est parce que je suis très exigeant avec cet auteur, vu que je connais sa capacité à me transcender et à m'éblouir.
Ici, et contrairement à "L'Homme Illustré" et aux "Chroniques Martiennes", les nouvelles n'ont aucuns liens entre elles. Si je peux donner un conseil, c'est de ne pas engloutir le recueil ; je pense qu'il est mieux de digérer chaque nouvelle afin d'en apprécier pleinement la saveur, car les tableaux que nous décrit Bradbury sont très différents à chaque fois.
L'auteur aborde énormément de thèmes et de genres dans son livre, encore plus que dans ses précédents. On retrouve du fantastique ("la Corne du brume", "La Sorcière d'avril"), de la dystopie/sf ("Le Promeneur", "Un coup de tonnerre"), et des petites pastiches pleines d'humour ("Côté ombre, côté soleil", "Le Grand Incendie").
Mais il innove aussi, avec notamment une nouvelle policière, "Les fruits du fond de la coupe", qui s'est révélé hyper original et psychologique. Bradbury a exploré le genre du polar dans sa carriere, et j'ai hâte de lire plus de nouvelles de ce style chez lui.
Pour moi, ce qui a fait que ce recueil n'était pas un coup de coeur, c'est deux choses.
La première, et la plus futile, c'est que pas une seule intrigue ne se déroule dans l'espace (à part pour "Les Pommes d'or du Soleil"), ou sur une autre planète que la Terre, ce que l'auteur abordait à foison dans ses deux précédents recueils. Ça m'a un peu perturbé, mais au fond ce n'est pas très important si vous ne les avez pas lu.
La deuxième, la plus importante, c'est que certaines nouvelles m'ont simplement diverti, ou alors m'ont paru anecdotiques. C'était légèrement le cas dans "L'Homme Illustré", mais ici ce sentiment est venu à plusieurs reprises, assez pour que ce soit gênant (notamment dans "Le garçon qui était invisible", "La sorcière d'avril", "Je vous vois jamais", "En la noche" et quelques autres..). Ce sont des nouvelles souvent réalistes, ou alors qui n'ont pas vraiment de fins, et qui sont moins intéressantes (comparés à ce que Bradbury a déjà pu faire, évidemment).
Néanmoins, cela n'empêche que j'ai eu des gros coups de coeur, car tout ce qui fait le charme de la prose de Bradbury se trouve dans ce recueil. La poésie de son écriture se retrouve dans tout les textes, mais plus particulièrement dans certains, délivrant des messages touchants ("Le cerf-volant doré et le vent argenté", "La prairie"), ou alors poignants et actuels ("Les Noirs contre les Blancs"). D'autres sont originaux et fascinants ("La Corne de brume", "L'Assassin", "Broderie", ou encore "Un coup de tonnerre").
Bref, il s'agit là d'une très bonne lecture, comme à chaque fois avec Bradbury, mais j'avoue que certains récits ont eu plus de mal à me captiver, et que dans l'ensemble il s'agit du recueil de nouvelles le moins égal que j'ai lu de l'auteur. En revanche cela n'altère pas mon intérêt pour celui-ci, et j'ai encore une fois hâte de lire ses autres textes.
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RMaldonado
  13 octobre 2019
Ce recueil de vingt-deux nouvelles témoigne de la large palette de styles et de thèmes propre à Ray Bradbury. Nous y retrouvons des histoires à la fois belles et tristes - là où l'auteur excelle - tel que "La corne de brume", "le promeneur", "le garçon qui était invisible", "Broderie" et "le vaste monde par-delà les collines", voire "la centrale électrique" et "Adieu et bon voyage". Cette liste est évidement subjective, pouvant changer en fonction des sensibilités. Ces nouvelles représentent pour moi le coeur du recueil.
Un autre thème récurent est celui où la "science-fiction", l'anticipation et l'imaginaire prend toute sa place : "le promeneur", "l'assassin", "un coup de tonnerre", "l'éboueur", "les pommes d'or du soleil". Intéressantes, voire captivantes et emplies d'espoir, ces petites histoires sont celles qui classent l'ouvrage dans la catégorie de science-fiction, et mériteraient chacune d'être développées dans un roman.
Troisième thème, celui marquant un engagement véritable de l'auteur : "Les Noirs contre les Blancs", "Côté ombre, côté soleil" et "la prairie". C'est dans celle-là que la notion d'espérance est la plus présente, rendant le texte doux et touchant.
Le thème de l'amour revient dans plusieurs nouvelles, où certaines, poétiques - "la Corne de brume", "Les grands espaces", "La sorcière d'avril" - s'accompagnent d'autres plus anecdotiques : "Je vous vois jamais", "En la noche" et "Le grand incendie". Hormis les trois premières, plutôt sympathiques, les trois autres nouvelles sont trop peu accrocheuses pour être retenues.
Dans "La machine volante" et "Le cerf-volant doré et le vent argenté", l'auteur nous fait voyager dans la chine antique et lointaine. Ces nouvelles sont rafraichissantes, belles et tellement cruel pour la première, pleine d'espoir et d'une belle morale pour la seconde.
Enfin, "Les fruits dans le fond de la coupe" est une nouvelle psychédélique digne d'apparaitre dans un roman policier. Néanmoins, je ne la retient pas particulièrement, car peu attiré par le genre.
Pour conclure, si je devais faire un "top 3" de mes nouvelles préférées dans ce recueil, je dirais : "Le vaste monde par-delà les collines" (1), "Le garçon qui était invisible" (2) et "La Corne de brume" (3). Mention honorable pour "Un coup de tonnerre", "La prairie" et "Les Noirs contre les Blancs".
Enfin, la note de 4/5 peut paraître presque sévère pour un indulgent comme moi, mais je l'explique pour les quelques nouvelles qui, je pense, n'ont pas leur place dans ce recueil.

Lien : https://www.facebook.com/les..
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purplevelvet
  29 janvier 2011
Il est difficile de parler d'un recueil de nouvelles dans sa globalité, ou de détailler chaque récit sans en éventer trop le sujet, tant la nouvelle en soit est un art délicat de la concision, surtout lorsqu'il s'agit d'un ensemble assez hétéroclite. Mais voila, le fait est que hormis la partie entre noirs et blancs un peu ardue à suivre lorsqu'on ne connait rien comme moi, au base-ball, j'ai adoré le reste. Que ce soit dans la SF, dans le fantastique ou dans la chronique du quotidien, Ray Bradbury est un grand, quelqu'un qui maîtrise tout à fait justement cette concision. Un qui sait happer le lecteur en trois phrases, qui sait dire en 5 pages ce que d'autres prendraient 5 volumes à expliquer. Et ça, j'aime! Et ne serait-ce que pour le très jouissif Criminel, qui est sans conteste ma nouvelle favorite du recueil, un tout petit cran au dessus des autres ( aussi jouissif que Usher II des Chroniques, c'est dire!), moi je dis merci pour ce moment d'humour cynique et chapeau bas M. Bradbury!
cliquez sur le lien pour voir la critique complète!

Lien : http://chezpurple.blogspot.c..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Anis0206Anis0206   13 janvier 2021
- Qu'est ce qu'un cerf-volant à terre? Ce n'est rien. Que lui faut-il pour s'élever, pour trouver la beauté, pour trouver toute sa spiritualité?
- Du vent, bien sûr !
- Et que faut-il au ciel et au vent pour trouver la beauté à leur tour?
- Un cerf-volant, bien sûr : beaucoup de cerfs-volants pour rompre la monotonie.
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Anis0206Anis0206   13 janvier 2021
Quand vous rendez quelqu'un heureux, vous finissez par être vous-même presque heureux
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Anis0206Anis0206   13 janvier 2021
- L'amour est le cousin germain de la stupidité.
- Les jeunes filles paraissent stupides, parce que lorsqu'elles sont amoureuses elles deviennent sourdes.
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BazaRBazaR   07 juillet 2014
On dirait que les filles n'ont pas une once de bon sens quand ça les prend. C'est ça qui tourne la tête des hommes. Ils se disent: "Oh, quelle ravissante fille. Elle n'a pas du tout de cervelle, elle m'aime, je pense que je ne ferais pas mal de l'épouser." Ils l'épousent, se réveillent un bon matin, et s'aperçoivent qu'elle est descendue de ses nuages, que le bon sens lui est revenu et qu'il s'est déjà mis à suspendre son linge un peu partout. L'homme commence à ruer dans les brancards. Il a l'impression d'être sur une petite île déserte, dans une petite pièce isolée, avec un rayon de miel qui se serait transformé en un piège à ours, avec un papillon métamorphosé en guêpe.

nouvelle: "Le grand incendie"
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BazaRBazaR   13 juin 2014
Il gardait ses soucis enfouis en lui-même, profondément, mais il les entourait de sa foi, les tempérait d'un fatalisme qui acceptait, qui ne luttait pas. Quelque chose en lui prenait conscience de la douleur, s'en accommodait, la sondait dans les moindres recoins avant de passer le message à son être en attente. La foi se dressait devant son être comme un labyrinthe, où la douleur se perdait, se diluait avant de toucher le point sensible.

Nouvelle "La centrale électrique"
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Videos de Ray Bradbury (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ray Bradbury
Présentation du livre Anthologie des dystopies. Les mondes indésirables de la littérature et du cinéma de Jean-Pierre Andrevon
Dictatures totalitaires, règne des écrans, apocalypses nucléaires, rébellion des machines, catastrophes climatiques, famines poussant à l'anthropophagie, abrutissement des masses par le consumérisme ou par le jeu, eugénisme, clonage… Depuis plus de cent ans, la dystopie s'est montrée d'une inventivité fascinante dans l'imagination de futurs malheureux. Grimaçante antinomie de l'utopie, le genre a obtenu ses lettres de noblesse avec des classiques reconnus comme le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley ou Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, avant de conquérir l'espace littéraire, cinématographique et télévisuel. Car nul mieux que lui n'a su dévoiler et exacerber les angoisses de notre présent face aux bouleversements de la modernité. Tous les dilemmes que pose l'intelligence artificielle n'ont-ils pas déjà été anticipés par Philip K. Dick et Blade Runner (Ridley Scott) ? Ceux soulevés par la vidéosurveillance et le fichage des citoyens par 1984 de George Orwell et Black Mirror ? Quant à la série des Mad Max de George Miller, n'annonce-t-elle pas les risques que fait courir à notre société une pénurie des énergies fossiles ? Cette anthologie sans équivalent s'attache à couvrir toutes les facettes de ce genre protéiforme et omniprésent. Sous la plume alerte de l'écrivain de science-fiction qu'est Jean-Pierre Andrevon, ce sont des centaines de futurs potentiels qui se révèlent, au travers d'oeuvres incontournables ou méconnues. Autant de récits qui interrogent les frontières morales et politiques de l'humanité et son rapport aux limites environnementales de notre planète.
https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/anthologie-des-dystopies-jean-pierre-andrevon/?preview=true&preview_id=3468&preview_nonce=a626edbd73
26 €, 348 pages
En librairie le 20 février
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