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EAN : 9791036605116
Éditeur : Lizzie (22/08/2019)
  Existe en édition audio
3.86/5   553 notes
Résumé :
À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l'écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l'Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : «ne jamais perdre la maison de vue», «ne jamais rentrer avec les mains sales» et surtout «ne jamais faire saigner un humain». Jusqu'au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy repre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (171) Voir plus Ajouter une critique
3,86

sur 553 notes

Kirzy
  31 mars 2019
Alerte tornade coup de coeur !
Et une nouvelle fois, ce sont les éditions Gallmeister qui nous offre un premier roman fascinant mettant en scène une jeune héroïne, après les soeurs Nell et Eva de Dans la forêt , après Turtle de My Absolute darling. Je suis béate d'admiration face à la capacité de cette maison d'éditions à dénicher des trésors qui sortent des sentiers battus et rebattus de la littérature américaine.
Fin fond de l'Alaska, Tracy, donc, 17 ans, en colère, rebelle, renvoyée de son établissement scolaire pour s'être battue avec un camarade, mère décédée, un père qui tente de la canaliser en lui interdisant ce pour quoi elle vit : prendre soin de ses chiens de traineau, faire du mushing, sortir dans les bois, chasser. Ce n'est pas seulement une envie d'être à l'extérieur, elle en a organiquement besoin.
«  J'ai senti quelque chose de sauvage monter en moi. Un puissant désir de courir aussi loin que je pouvais, jusqu'à ce que la tête se vide intégralement et que ma peau s'arrête de bourdonner que que je sois capable de me concentrer suffisamment longtemps pour poser un collet et attendre qu'une petite bête se pointe, et alors là je pourrais m'abandonner complètement quelques instants, mes yeux et mes oreilles cesseraient de m'appartenir, ce seraient ceux d'une marte ou bien d'un écureuil. »
J'ai rarement rencontré une héroïne aussi marquante. Car Tracy - comme souvent les jeunes personnages de Stephen King - a un « don », un don surnaturel ( que je tairai absolument, quelques billets de retour le dévoilent, fuyez pour avoir le privilège d'être surpris, horrifié, esbaudi, mal à l'aise. Un don qui est surtout une façon pour elle de faire vivre la mémoire de sa mère décédée dans des circonstances mystérieuses, de comprendre ce legs, de grandir avec et d'accepter sa nature profonde.
Que signifie être sauvage ? Jusqu'où va aller Tracy avec ce « Wild inside » ( titre original ). L'auteur sème des péripéties sur la route de Tracy : une agression dans la forêt, un agresseur en liberté, un jeune homme mystérieux qui s'installe chez elle et son père, une compétition de mushers ... J'ai vibré à mesure que la tension s'installe, monte, se tord jusqu'à la paranoïa, jusqu'à cette fin imprévisible et pourtant si cohérente et superbe. J'ai aimé que Jamey Bradbury laisse beaucoup de place à l'imagination du lecteur. Jamais ou quasi elle ne décrit ces personnages mais son écriture dense et riche sonde au plus près les émotions de Tracy. On est viscéralement avec elle dans les paysages grandioses de l'Alaska.
Entre thriller psychologique, conte initiatique avec une pointe de fantastique. Un incroyable roman , original, intense et hypnotique qui palpite encore une fois ses pages refermées. Une bombe !

Lu dans le cadre de l'US Book Challenge
Lire un livre avec une couverture rendant hommage aux paysages américains.
https://www.facebook.com/groups/294204934564565/
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Cannetille
  18 juin 2019
Tracy a dix-sept ans et, depuis la mort de sa mère, vit avec son père et son plus jeune frère dans leur maison isolée en plein coeur de l'Alaska. La jeune fille, dotée d'instincts étrangement sauvages, ne vit que pour les grands espaces enneigés, la chasse, et ses chiens de traîneaux qu'elle entraîne pour la grande course annuelle de l'Iditarod. Sa vie bascule lorsqu'elle est victime d'une agression dans la forêt, suivie de l'arrivée chez eux d'un jeune employé qui cache sa vraie identité et ne leur sert que mensonges quant à son passé.

Doutes et suspicion s'installent alors dans l'esprit de Tracy, qui va en secret se préparer à défendre sa famille et son territoire. Les péripéties s'enchaîneront dans un lourd climat d'angoisse, la jeune fille affrontant à sa manière les menaces diffuses qui semblent peu à peu se préciser, dans un crescendo plein de surprises qui la mènera à une issue imprévue et inéluctable.

Le récit entretient l'angoisse et la curiosité dans un suspense réussi : impossible de lâcher cette histoire à l'atmosphère très particulière, où les instincts sauvages de Tracy prennent vite une dimension fantastique, dépassant la simple proximité avec la nature et les capacités de survie dans les conditions extrêmes du Grand Nord. Si j'ai parfois eu un peu de mal avec certains de ses aspects sanglants et peu ragoûtants, je me suis au final laissée emporter avec plaisir par ce roman palpitant, à l'écriture efficace et rythmée, qui plonge le lecteur dans la tête de Tracy et dans un univers bicolore de neige et de sang. le tout est paradoxalement plutôt crédible, en dehors des capacités particulières de Tracy, qui font par ailleurs penser à certaines croyances chez quelques peuples et tribus aux origines anciennes.

Le roman fait la part belle à la nature, au travers des paysages, de la faune et des conditions climatiques de l'Alaska, dans une évocation très dynamique de ses beautés et de ses dangers. On en entend presque le silence, entrecoupé des aboiements des chiens de traîneaux…

Thriller teinté de fantastique et d'horreur, Sauvage est un roman addictif à l'atmosphère étrangement prégnante, qui pourra parfois dérouter, mais qui ne laissera personne indifférent. Coup de coeur.

Prolongement sur l'Iditarod, la plus célèbre course de traîneaux à chiens, dans la rubrique le coin des curieux, à la fin de ma chronique sur ce livre sur mon blog :
https://leslecturesdecannetille.blogspot.com/2019/06/bradbury-jamey-sauvage.html

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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marina53
  09 septembre 2019
Tracy Petrikoff, à 17 ans, vit au fin fond de l'Alaska avec son père, Bill, et son jeune frère, Scott, sa maman ayant été renversée par une voiture deux ans auparavant. Entourée d'immensités sauvages, de forêts la plupart du temps recouvertes de neige, la jeune fille se passionne depuis toute petite pour les chiens de traîneau, que la famille a toujours eu en nombre conséquent, et pour la chasse. Elle a presque un don pour cette activité qui l'emmène bien souvent loin de la maison. Mais depuis qu'elle s'est fait virer de l'école, son père lui interdit d'entraîner les chiens et de s'éloigner, lui imposant des tâches domestiques. Malgré cette interdiction, Tracy s'enfonce dans la forêt pour lever ses collets. Soudainement, elle se fait attaquer par un homme. Lorsqu'elle reprend connaissance, une vive douleur à la tête, elle se rend compte que son couteau est taché de sang séché. Aurait-elle blessé ou pire tué son adversaire ? Un événement que l'adolescente ne peut raconter à son père, d'autant que, peu après, elle découvre, par hasard, un sac à dos avec une grosse liasse de billets...
Sauvage, animale, solitaire, vive, un don inné pour les chiens et la chasse et un autre don transmis par sa mère, la jeune Tracy s'épanouit pleinement au coeur des forêts de l'Alaska et au coeur de ces immenses étendues enneigées. Son quotidien auprès de son père musher dont elle suit les traces et de son frère va quelque peu se trouver bouleversé suite à son agression et à l'arrivée d'un jeune homme, Jesse, un nouveau locataire du cabanon. Roman initiatique, oscillant entre le nature writing, le polar et le fantastique, Sauvage est avant tout un magnifique portrait d'une adolescente terriblement attachante qui cherche à comprendre aussi bien les choses qui la dépassent que ce qu'elle est véritablement au fond d'elle-même. Un portrait fouillé, complexe, inattendu. Autour d'elle, son petit frère, son père qu'elle vénère, sa maman toujours présente dans son coeur et un hôte empli de mensonges. Une galerie de personnages dépeinte au coeur d'une contrée rude et grandiose. Jamey Bradbury, de par son écriture sensible et dense, nous fait voyager au pays des mushers et nous plonge dans une atmosphère envoûtante et saisissante.
Un premier roman surprenant et remarquable !
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michfred
  20 septembre 2019
Grand.
Grand  espaces, grands bois, grand Nord, grand froid.
Chiens.
Chiens de traîneaux, chiens de meute, chiens courants, chiens de tête, chiens de garde, chiens de chasse. 
Sang.
Hérédité,  filiation, legs, ADN. Féminité, menstruation. Chasse, prédateur, crime.  Scarification, estafilade, blessure, hémorragie. Vampire.  
Adolescence.
Désir, trouble,  identité, genre , sexe.
Sauvage,  c'est un peu tout cela. 
C'est un premier roman, et on se dépêche de lui trouver des parrains et des marraines , à cet enfant trouvé,  pour essayer de lui coller une étiquette rassurante. ...
Bien sûr,  Into the wild,   à  cause du titre -The Wild Inside  est le titre anglais de Sauvage-  , pour le" wild" incontestable du décor et des personnages. La ville est loin, la forêt dicte sa loi, et c'est la loi du sang.
Peut-être un zeste de  Dans la forêt?  mais dans Sauvage on est plus dans une sorte de fantastique poétique, métaphorique  et discret  que dans un roman post apocalypyique plus ou moins lourdingue. 
Une pointe de My absolute Darling , alors, pour l'adolescente en pleine déréliction? Tracy,  petite soeur nordique de Turtle, la californienne?  Sauf que le prédateur ici tarde à  montrer son visage..
Richard  Wagamese, donc,  à cause de la neige, de la forêt giboyeuse et des lacs gelés ?  Mais le musher a remplacé  le trappeur ou le hockeyeur. Et point de culture ni de légendes indiennes, juste le souvenir de Curwood, le chasseur de loups ou de grizzly.
Sauvage...avant tout,  un livre  inclassable.
Et bourré de qualités !
Formidablement écrit ,  grâce au pouvoir magique du sang, du sang "bu" -ah ce verbe "boire" employé absolument comme pour une grande addiction alcoolique !- qui permet mieux qu'une focalisation interne de "voir" et de "sentir" avec les yeux , la sensibilité d'un autre.
Il suffit de boire le sang et Je est un autre...Rimbaud n'est pas loin,  et ses Voyelles en couleurs!
Fascinant par les images qu'il fixe sur notre rétine.
Maman au bout de l'allée, immobile dans son manteau rouge qui vole au vent du soir.
Jesse , rat androgyne, discret, fureteur, l'oeil et l'oreille aux aguets, rompu à toutes les ruses, tous les mensonges.
Papa, sévère et tendre. Rassurant et naïf.  Papa si fort et si fragile.
Scott le casanier, petit garçon d'intérieur, tendre et solidaire qui dessine sa vie plus qu'il ne la vit. Scott l'imagier, le chasseur d'images.
Et Tracy, surtout - dite Trace-  comme ces traces qu'elle suit pour relever ses pièges. Trace-Hécate, Trace-chasseresse, Trace la louve, la trappeuse, la musher, la surineuse, Tracy-messer sans gants blancs. Tracy la Sauvage.
Et les chiens, les chiens partout, dans le chenil, la cour, le traîneau, le panier, le canapé,le lac..
Je ne vous raconterai pas Sauvage.
Je voulais juste vous le faire humer un peu, comme on flaire une piste fraîche et qu'on part au petit trot derrière son fumet encore accroché aux brins d'herbe, aux cailloux, aux branches basses, et qu'insensiblement on accélère,  avec le coeur qui bat plus vite, qu'on couche les oreilles et qu'on devient aveugle et sourd à tout ce qui n'est pas cette odeur, cette tension, cet appel impérieux.
Laissez-vous happer, envoûter, entraîner par ce premier roman coup de maître, puissamment original et dérangeant; laissez-vous imprégner par ce livre chaud  au goût  de fer, comme le sang.

Sauvage? Attention, chef d'oeuvre!
 
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berni_29
  15 septembre 2019
Sauvage a été pour moi un gros coup de coeur, dans cette double rencontre, avec l'auteure Jamey Bradbury pour son premier roman, et avec le personnage principal Tracy adolescente de dix-sept ans. C'est un roman publié aux éditions Gallmeister, qui savent si souvent nous révéler de belles pépites.
Nous sommes en Alaska, nous découvrons ici le milieu du mushing, c'est-à-dire les courses en traîneau avec plusieurs chiens et parfois se déroulant sur plusieurs jours.
La narratrice, Tracy, nous fait découvrir son univers insolite, parfois onirique. Tracy vit avec son père Bill et son frère Scott, ce dernier est solitaire, silencieux et taciturne, son univers est fait de livres et d'une passion pour la photographie. Il s'entend peu avec Tracy. Le père est musher et transmet peu à peu son amour des courses en traîneau à sa fille unique. D'ailleurs, une quarantaine de chiens de traîneau peuple leur habitat en pleine campagne de l'Alaska, la famille se préparant pour la grande course annuelle de l'Iditarod.
Lorsque j'ai fait la rencontre de cette fameuse Tracy, je me suis dit, dès les premières pages, que je la connaissais déjà. Elle ressemblait étrangement à d'autres jeunes filles du même âge que j'avais déjà côtoyées en d'autres livres, ne serait-ce que Dans la forêt ou My Absolute Darling. Ainsi je me suis souvenu de ces personnages Nell et Eva, et aussi de Turtle... Il y avait comme un air de famille...
Ce sont toujours des jeunes filles secrètes et tourmentées, bousculées, parfois de manière violente, mais qui survivent dans une nature sauvage et hostile...
Comment vous parler de l'histoire ? Elle est singulière et inquiétante, présentant à certains moments une once de fantastique. La nature très présente y est un personnage à part entière.
La narratrice nous invite à découvrir l'intimité troublante de sa personne, au fil des pages elle se penche et questionne comme des respirations sa nature secrète et profonde. Dans ce voyage intérieur, elle convoque souvent sa mère. Celle-ci est décédée accidentellement il y a deux ans, fauchée par une voiture, elle était partie un soir comme tant d'autres fois marcher dans la nuit noire au bord de la route.
Tracy a une obsession pour le sang et les couteaux. Peut-être que cela lui vient de sa mère.
Le souvenir de sa mère, qui la nuit partait avec son manteau rouge flottant dans le noir, lui revient sans arrêt comme un écho insatiable.
La nature est presque un personnage à part entière de ce livre. J'ai aimé ces pages qui évoquent des paysages grandioses et magnifiques.
Des arbres emmitouflés de givre, les bois silencieux écrasés de silence. La terre brusquement tangue, craque, s'effondre sous le blizzard qui arrive sans prévenir. Il y a l'émerveillement devant ces espaces sauvages faits de montagnes, de rivières, de forêts et de vallées., façonnée par la neige à perte de vue qui recouvre l'espace infini. Ce sont des kilomètres de terres impossibles à connaître. C'est comme un vertige brutal.
Et brusquement il y a le sentiment que l'on peut arpenter ce territoire de part en part toute une vie sans jamais en voir le bout, comme seuls les élans et les ours savent peut-être le faire.
Alors il y a quelque chose d'animal et de sauvage qui s'éveille dans le récit et ce ne sont plus les bêtes ni la forêt qui y sont pour quelque chose.
Un esprit de liberté souffle sur ce livre et j'ai trouvé cela merveilleux, puissant.
Tracy joue avec cette nature comme dans une complicité farouche et brutale. Elle relève des pièges, capture des écureuils, des hermines, des martes qu'elle achève en les égorgeant, non pas par plaisir, mais comme s'il fallait survivre. Elle a le couteau facile et une obsession du sang qui revient comme quelque chose de vital.
Son côté chasseuse, elle l'a hérité de sa mère.
Elle a aussi un rapport incroyable avec les chiens comme si elle savait lire dans leurs pensées.
Mais brusquement des événements insolites vont venir bousculer ce voyage intérieur. Des rencontres fortuites, violentes...
Les personnages ressemblent parfois à des animaux, se mouvant comme des oiseaux, ou comme des proies traquées.
C'est un livre empli de secrets et sans doute que la mère en a emporté plus d'un lorsqu'elle est partie ce soir-là marcher le long de la route.
Des secrets et des mensonges. C'est comme si Tracy ne savait pas vivre autrement, ou qu'on ne lui avait pas appris à vivre autrement...
Parfois elle reconnaît que les secrets permettent aussi de ne pas faire de mal aux personnes que l'on aime.
Un secret plus fort qu'un autre va alors porter le livre. La forêt devient peu à peu un lieu de résignation.
On se demande où va l'histoire, on est pris à la gorge, on retient son souffle dans le silence blanc et étouffant qui nous entoure. Le climat est lourd, oppressant d'angoisse. Et brusquement tout finit par s'emboîter.
J'ai trouvé le personnage de Tracy fascinant, déroutant, quelque chose de chamanique la fait se dresser au milieu des pages, on pourrait en être presque révulsé à certains moments, mais elle m'a pris par la main et je l'ai suivie dans le dédale de son histoire, comme si j'étais entré dans son champ magnétique, emporté dans ce vertige et ne pouvant plus faire marche arrière.
+ Lire la suite
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critiques presse (2)
LeSoir   01 juillet 2019
Dans l’excellent Sauvage, Jamey Bradbury met en scène une jeune fille, Tracy, qui entre dans l’intimité des bêtes en buvant leur sang et qui cherche son identité dans la nature de l’Alaska.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeJournaldeQuebec   06 mai 2019
Si on aime les histoires déroutantes qui se déroulent en pleine nature, on adorera ce premier roman de l’auteure américaine Jamey Bradbury.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (143) Voir plus Ajouter une citation
ReadLookHearReadLookHear   08 juillet 2021
Le lendemain de ma rencontre avec l’inconnu dans la forêt, je me suis réveillée avec sa voix dans ma tête. Je me suis habillée, je me suis lavé le visage, et j’avais des fils de ce souvenir qui s’accrochait moi. Ma tête me faisait mal à l’endroit où j’avais heurté la racine qui m’avait assommée la veille, j’avais une ecchymose violette veinée de bleu, mais mes cheveux la cachaient, et puis j’ai mis mon bonnet par-dessus pour être sûre.
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BibliorozBiblioroz   17 juin 2019
C'est comme ça, la vie n'est qu'un vautour avide. J'ai lu des choses sur les vautours, ils mangent et mangent et mangent encore, même quand ils sont repus ils continuent, ils dévorent tout ce qu'ils ont devant eux. La vie avale un truc et ça ne fait que la rendre plus avide, alors elle se met à en avaler d'autres. Ça commence par Maman. Elle marche dans la nuit et ne revient jamais. Ensuite ce sont les chiens, cédés les uns après les autres. Puis notre mode de vie. Puis Papa, la façon dont les choses se passaient entre nous deux. Et si vous croyez qu'il est possible de s'habituer à ce genre de deuils, c'est que vous n'avez pas encore assez vécu. Rien de reste.
+ Lire la suite
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CannetilleCannetille   18 juin 2019
L’eau ne suit pas un cours rectiligne, elle contourne les arbres et les rochers, se faufile par les cols des montagnes, sans jamais cesser de descendre jusqu’à son but. À observer Jesse, j’ai commencé à apprendre que, pour obtenir ce que l’on veut, il est parfois plus simple de prendre son temps et de contourner les obstacles au lieu de tenter de passer en force.
Commenter  J’apprécie          300
marina53marina53   11 septembre 2019
La vie avale un truc et ça ne fait que la rendre plus avide, alors elle se met à en avaler d'autres. Ça commence par Maman. Elle marche dans la nuit et ne revient jamais. Ensuite ce sont les chiens, cédés les uns après les autres. Puis notre mode de vie. Puis Papa, la façon dont les choses se passaient entre nous deux. Et si vous croyez qu'il est possible de s'habituer à ce genre de deuils, c'est que vous n'avez pas encore assez vécu. Rien ne reste.
+ Lire la suite
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michfredmichfred   20 septembre 2019
Puis je me suis tenue dehors avec le vent qui se drapait autour de moi, envoyant des bouts de glace et de neige me mordre le visage. Je me suis retournée. J'ai laissé l'instinct et la mémoire me guider vers la maison, invisible dans les tourbillons de neige. Tout était invisible.
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