AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Alexandre Du Terrail (Traducteur)
ISBN : 2070787524
Éditeur : Joëlle Losfeld (05/06/2008)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Le jeune Richard Marwood est injustement accusé du meurtre de son oncle et se retrouve condamné à un enfermement à vie dans l'asile d'aliénés du comté. Au bout de huit ans, il s'échappe afin de retrouver les vrais coupables.Son chemin va croiser celui de Jabez North, orphelin et manipulateur voué au crime, que rien ne semble pouvoir arrêter ; Valerie de Cevennes, une riche héritière tombé dans son piège diabolique ; et Mr Peters, un détective muet qui traduit ses br... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Titine75
  02 mars 2009
Slopperton est une petite ville d'Angleterre où de bien sombres évènements vont se dérouler sous la plume de Mary Elizsabeth Braddon (1835-1915). le bien et le mal vont s'affronter et s'incarner en deux personnages.
Le premier à nous être présenté est Jabez North. Il est orphelin et a été recueilli dans les eaux de la Sloshy par les habitants de Slopperton, il travaille beaucoup et au début de notre roman Jabez North est maître d'études à l'académie de Dr Tappenden. La population accorde amitié et respect à cet homme : “Ainsi chacun à Slopperton louait ce jeune homme modèle et l'on prophétisait souvent que l'enfant trouvé serait à l'avenir l'un des plus grands hommes de la plus grande des villes - Slopperton.” Ce personnage n'est pourtant pas si parfait, un professeur de phrénologie a déclaré à son propos qu'il était singulièrement dépourvu de morale. le lecteur comprend rapidement que le mal arrivera par la main de Jabez North.
Le deuxième personnage est Richard Marwood qui revient auprès de sa mère après 7 ans d'absence. il a profité avec excès des plaisirs qu'offre la vie. Mais il est de retour avec la ferme intention de reprendre sa vie en main. Son oncle, Montague Harding, veut l'aider grâce à la grande fortune qu'il a acquise aux Indes. Il lui propose de partir à l'aube dès le lendemain matin avec de l'argent et une lettre de recommandation dans une ville voisine. Malheureusement ce départ hâtif est le début des ennuis pour Richard puisque ensuite son oncle est retrouvé la gorge tranchée. Tout porte à croire à la culpabilité de Richard : il quitte le domicile à l'aube avec l'argent de son oncle et il est pris à la gare. Bien entendu le narrateur omniscient n'a pas laissé son lecteur dans le doute. On sait que Richard est innocent et que Jabez North est l'auteur de ce crime infâme. On le découvre dans toute sa noirceur : il laisse mourir un de ses élèves qui l'avait vu sortir par la fenêtre la nuit du meurtre ; il se rit d'une jeune femme qu'il a mise enceinte et la pauvre se jette dans la Sloshy ; il ira même jusqu'à tuer son frère jumeau pour faire croire à son propre décès et disparaître de Slopperton.
Pendant ce temps, Richard Marwood est jugé et plaidant la folie il est interné. Fort heureusement Richard a de nombreux amis qui ne le laisseront pas dépérir dans son asile. Ils feront tout pour retrouver les traces du serpent Jabez North.
L'intrigue du roman de Mary Elizabeth Braddon est d'une grande inventivité. Les fils de l'histoire nous entrainent à Paris, à Londres ; les surprises et les retournements de situation sont légion mais jamais le lecteur n'est perdu grâce à une solide construction. “Sur les traces du serpent” mélange une detective story, genre qui naît à cette époque, et le roman gothique où les morts ressuscitent. Ce type d'oeuvre s'est beaucoup développé au XIXème en Angleterre avec E.A. Poe comme géniteur, on pense notamment à Wilkie Collins dont on a redécouvert les livres il y a peu.
S'ajoute à cette poursuite du démon un narrateur omniscient qui commente avec une grande ironie l'histoire que nous sommes en train de lire. Il nous parle par exemple de la société philanthropique de Slopperton et précise que “(…) le fondateur était un un excellent citoyen, qui battait sa femme et avait chassé du foyer leur fils aîné.” Plus loin dans le roman, un personnage a recueilli un enfant dont la mère s'est suicidée et voici ce que cela donne : “Bébé est fortement attaché à Kuppins, et manifeste son affection par des démonstrations aimables, comme celles de donner des coups de poing dans sa gorge, de se suspendre à son nez, d'enfoncer une pipe dans ses narines, et autres preuves également charmantes de tendresse enfantine.”
Mary Elizabeth Braddon a écrit “Sur les traces du serpent” à l'âge de 25 ans et son exceptionnel talent narratif lui offrit une très grande popularité. Inconnue en France de nos jours, Mary Elizabeth Braddon était admirée par de grands auteurs comme Robert Louis Stevenson ou Henry James. On ne peut que se féliciter de l'initiative des éditions Joëlle Losfeld de remettre à jour ce grand talent de l'époque victorienne.
Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
IdeesLivresMandarine
  28 novembre 2012
Ce livre est asse formidable pour ceux qui aiment l'époque victorienne, la littérature anglaise, un soupçon de Dickens, les intrigues familiales... et les enquêtes policières !
Ce livre a été écrit en 1860 par une femme assez exceptionnelle qui a une facilité certaine pour construire des intrigues dans les intrigues : morts suspectes, personne injustement condamnée, vengeance ... sans pour autant nous perdre. Tout est pensé, tout est construit, tout est minutieusement planifié, tout s'imbrique à la perfection. Tout à fait digne d'un Wilkie Collins par exemple dans "Mari et Femme".
Je me suis très vite laissée prendre par l'histoire, et j'ai passé un très bon moment. CE livre est un policier écrit à l'époque victorienne et il est de ce fait assez dense, travaillé et le vocabulaire est très recherché (J'ai d'ailleurs été étonné par tous les mots français qui ont été utilisée !). Les personnages sont incroyables, très bien construits comme ce Comte de Marolles diabolique, mais aussi ce Monsieur Peters, policier muet, qui est un personnage assez improbable et qui pourtant reste un des fil conducteurs de ce livre (notons, d'ailleurs que c'est l'une des premières fois que l'on voit apparaître un détective - policier dans les livres. Sherlock Holmes n'apparaît qu'en 1887).
C'est mon premier livre de Mary Elizabeth Braddon et ne sera pas le dernier !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          82
jfponge
  24 mai 2015
Injustement accusé du meurtre de son oncle, alors qu'il venait de rentrer dans le giron familial après une fugue de sept années, le jeune Richard Marwood échappe de justesse à la peine de mort mais est condamné à un enfermement à vie dans l'asile d'aliénés du comté. Cependant, ses amis ne l'ont pas oublié, ainsi qu'un policier, muet mais pas sourd pour autant, qui reste fermement convaincu de son innocence et de sa santé d'esprit. S'étant échappé de l'asile au bout de huit ans, notre héros va devoir prouver son innocence, rechercher et punir les vrais coupables. de nombreux personnages, masculins et féminins, émaillent ce roman policier étonnamment moderne, datant pourtant du début de l'ère victorienne (1860). Coups de théâtre, scènes d'action, secrets et mensonges stimulent l'imagination du lecteur tout au long de ce récit aux entrées multiples, écrit dans un style qui rappelle bien des "polars" modernes. L'humour "so British" de cette jeune romancière anglaise ajoute également du piquant au récit. Un hourra également pour le traducteur, qui a su rendre tout à fait actuelle cette tragédie d'un autre siècle...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
faeli
  13 mars 2018
J'ai longtemps tourné autour de Sur les traces du serpent...jusqu'au moment où j'ai franchi le pas! Bien m'en a pris, car malgré quelques ficelles un peu grosses, c'est une lecture dès plus sympathiques. Une Angleterre victorienne égale à elle même, une autrice à la plume charmante et acérée (qui fait preuve d'une délicieuse ironie), une habile construction et moult péripéties pour nos nombreux personnages, il ne m'en fallait pas plus pour me séduite. Il faut admettre que les longues phrases et les nombreuses digressions peuvent en rebuter certains. Pour ma part je n'ai pas du tout trouver que c'est le cas, au contraire je me suis étonnée de la rapidité avec laquelle je l'ai finalement lu. Aux amateurs de Dickens & co, n'hésitez pas.
Commenter  J’apprécie          10
Clio_Circe
  10 août 2008
Sur le thème un peu équivalent du Comte de Monte Cristo, un roman policier dans l'Angleterre victorienne avec moultes rebondissements jusqu'à la moitié du livre. Ensuite, il est facile de comprendre qui est qui dans tous ces personnages qui changent d'identités, l'intérêt du livre résidant alors dans la façon que le détective prouvera l'innocence de celui condamné à tort pour meurtre; un peu à la manière d'un inspecteur Colombo!
Un effet de style de ce roman réside aussi dans l'interpellation régulière de l'auteur à son lecteur sur le déroulé de l'histoire ou sur les moeurs de l'époque.
Un livre sympathique à lire donc!
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
ElidoreElidore   08 septembre 2017
Pour les esprits ardents des jeunes citoyens du bord de l'eau, la rivière en crue est une source de délices pures et sans mélange. Faire un tout de navigation dans la cuisine inondée dans un cuvier à lessive avec un plumeau pour mât est peut-être, à l'âge de six ans, une sorte de plaisir plus grand que celui que nous éprouvons, dans un âge plus avancé, quand nous pouvons errer sur les splendides hauteurs ou dans les magnifiques paysages d’Écosse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   31 mars 2018
La joie de la mère est trop sacrée pour être décrite. Et les larmes abondantes du fils prodigue!… Qui peut décrire les larmes d’un homme dont la vie n’a été qu’une longue carrière d’indifférence et qui voit ses fautes écrites sur le visage de sa mère?
La mère et le fils demeurent ensemble, s’écoutent parler avec avidité pendant deux longues heures. Il ne lui dit pas toutes ses folies, mais tous ses regrets, son châtiment, son angoisse, sa pénitence et ses résolutions pour l’avenir. Assurément, c’est pour le bien et pour le bien seulement qu’il est revenu, qu’il a fait cette terrible et longue route malgré les peines et les souffrances pour venir s’agenouiller aux pieds de sa mère et décider de ses projets pour l’avenir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   31 mars 2018
Que Dieu nous garde de mauvaises pensées aujourd’hui et qu’il nous épargne aussi les enquêtes de police la semaine prochaine. Qu’on nous serve un verre de liquide bien chaud et bien fort, et qu’on nous prépare quelque chose de bon pour souper ; enfin, tout ce qui peut nous aider à supporter un jour comme celui-ci; car si les cordes du piano qu’on entend là-bas, cet instrument construit d’après des principes mécaniques et par des mains mortelles, éprouvent par ce temps humide une dépression, un ramollissement, comment savons-nous si l’esprit humain, cet autre instrument plus délicat et qui n’est pas construit d’après les principes de la mécanique, ne se trouve pas un peu dérangé par ce vilain jour de novembre ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   31 mars 2018
La tyrannie le trouve doux, mais le laisse plus souple encore ; l’insulte le trouve patient, mais le rend comme un agneau ; les paroles de mépris glissent sur lui ; les expressions dures sont comme des gouttes d’eau sur le marbre, tant elles sont impuissantes à l’atteindre et à le blesser. Il supporte l’insulte d’un enfant, que de sa main puissante il pourrait étrangler ou jeter par la fenêtre, comme il le fait d’une plume usée. Mais c’est un bon jeune homme, bienveillant, donnant en secret et recevant presque toujours ouvertement sa récompense. Sa main gauche sait à peine ce que fait la droite, que Slopperton le sait depuis longtemps.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
OwlyOwly   28 mars 2013
La Sloshy n'est pas un beau fleuve - à moins que ne soit belle la boue, car la Sloshy est boueuse. La Sloshy est un compromis désagréable entre le fleuve et le canal. Ou plutôt, c'est un canal qui (comme la grenouille de la fable), ayant vu un fleuve, veut se faire aussi gros, aussi furieux que lui
Commenter  J’apprécie          10
Video de Mary Elizabeth Braddon (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mary Elizabeth Braddon

La chronique de Gérard Collard - La Trace du serpent
La Trace du serpent de Isabelle Viéville-Degeorges, Mary Elizabeth Braddon et Charles Bernard-Derosne aux éditions de l'Archipel le jeune Richard Marwood est injustement accusé du meurtre...
autres livres classés : époque victorienneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Londres et la littérature

Dans quelle rue de Londres vit Sherlock Holmes, le célèbre détective ?

Oxford Street
Baker Street
Margaret Street
Glasshouse Street

10 questions
659 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature anglaise , londresCréer un quiz sur ce livre