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ISBN : 2715232454
Éditeur : Mercure de France (02/02/2012)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 23 notes)
Résumé :
"La jeune mère voulait que Charlotte incarne l'inverse de tout ce qu'on avait pu lui marteler sans répit, dans son école en uniforme. Sa fille ne serait pas réduite à donner l'illusion d'être subtile sans l'être, à avoir les ongles peints et la peau veloutée, à rire en silence sans dévoiler ses dents parce que c'est plus raffiné. Charlotte serait une femme que l'on écoute pour autres choses que pour ses problèmes de cheveux et de dîner trop cuit, une femme respectée... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
c.brijs
  08 février 2012
L'histoire:
Lili est une jeune fille mère, "une Marie Curie sans Pierre" comme elle se surnomme. Issue d'une milieu conservateur, elle est mise au ban de la famille lorsqu'elle décide de garder malgré tout l'enfant qu'elle attend. Si ses parents l'aident financièrement, il ne faudrait surtout pas qu'elle corrompe sa petite soeur, aussi l'installent-ils dans un appartement, loin d'eux et de leur vie bien réglée. La jeune femme ne se laisse pas abattre pour autant et décide de procurer à sa fille une éducation qui prend le contre-pied de celle qu'elle a reçue. Elle ne rêve que d'une chose: "que sa fille ne puisse jamais avoir de reproches à son égard, plus tard, à l'adolescence." Réussira-t-elle ce pari?
Mon avis:
C'est pour ton bien... Combien de fois, en tant que parents, nous sommes-nous retranchés derrière ce prétexte pour éviter à nos enfants qu'ils ne chutent, grandissent trop vite, s'éloignent de nous et nous quittent... En pensant agir pour leur bien, on finit pas leur couper les ailes.
C'est le cas pour Lili qui a "l'impression d'avoir grandi dans une boîte de fer, une boîte comme celle des grands-mères où l'on cache des biscuits secs, dont personne ne veut. Une boîte cercueil, sans lumière, sans bruit, où rien n'est dramatique, mais rien n'est vraiment drôle non plus." Elle se promet d'apprendre à sa fille "à essayer, à inventer, à se tromper". Pourtant, Charlotte, élevée dans un cocon d'amour, plein de rires, de chants, de câlins et de bons petits plats a peur de TOUT lorsqu'elle se retrouve, pour la première fois, à onze ans, dans la jungle de la vie.

"C'est pour ton bien", c'est l'histoire d'une maman qui fait son possible et croit bien faire. D'une maman qui traine derrière elle les casseroles de son enfance et qui, en pensant protéger son enfant, laisse des non-dits faire leur sale travail de sape... D'une maman qui oublie de vivre pour elle-même... qui oublie qu'elle est aussi Femme, que le bonheur ne peut être feint indéfiniment et qu'elle ne peut rendre son enfant heureux qu'en se laissant le droit de l'être elle-même...

Nous sommes toutes un peu, beaucoup, énormément... des LILI!

Comme vous l'aurez compris, ce titre a un effet miroir et nous renvoie en premier lieu à nos propres questionnements quant à notre rôle de parents. Autant dire que l'objectif est atteint, en plein centre de la cible, au COEUR!

Quant à la forme, ce petit roman de 196 pages se lit d'une traite. le style est agréable et le ton incisif. J'ai particulièrement adhéré aux remises en question d'une l'éducation ultra-religieuse reçue par l'héroïne. Ses réflexions sur Dieu sont particulièrement parlantes.

"Lili n'avait jamais supporté le rapport à Dieu des autres. Suppliant, priant pour qu'on les épargne, qu'on leur pardonne, priant pour des miracles. (...)
Elle les trouvait minables, tenaillés par leur peur. Acquiescer sans broncher, sans critiquer, sans réflexion. Toutes les interprétations semblaient se donner la main pour jalonner l'existence de contraintes permanentes.
"Respecter Dieu, c'est lui offrir ce qu'Il attend..."
Comme s'Il attendait ça, franchement! Lui, le Maître du monde, capable de créer animaux, arbres, soleil, se contenterait d'êtres humains aussi rampants que des larves."

La fin est volontairement ouverte. Que se passe-t-il après? Tout n'est pas résolu, loin de là. Les personnages vont continuer à vivre leur vie... et c'est très bien ainsi.
Cette histoire est foncièrement optimiste. Même si les personnages sont englués dans leurs histoires personnelles, ils grandissent et évoluent. L'auteure permet à l'héroïne de vivre un peu plus légère à la fin qu'au début. Et, par ricochet, nous le sommes un peu nous aussi!
Rien n'est perdu, tant qu'il y a de l'amour! Telle pourrait être la morale de l'histoire... Une histoire que je conseille de glisser dans les mains de toutes les mamans...

Et de terminer par ce poème de Khalil Gibran auquel j'ai pensé tout au long de la lecture:

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit :
"Parlez-nous des Enfants".
Et il dit :
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, niais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini,
et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie ;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.
(Extrait de le Prophète de Khalil Gibran)

Lien : http://lacoupeetleslevres.bl..
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johaylex
  29 février 2012
« C'est pour ton bien », Alma Brami entre lignes de fuite et liberté
Donner de la profondeur à un tableau sans recourir à l'illusion de la perspective demeure la singularité des peintres chinois classiques. C'est l'usage de pinceaux raffinés qui permet ces lignes épurées créant des paysages complexes malgré l'économie de moyens : « less is more », dirait le poète anglais Browning.
Indéniablement, l'écriture d'Alma Brami évoque leur geste, précis et contenu, qui participe autant de la peinture que de la poésie.
À seulement vingt-six ans, son quatrième roman, « C'est pour ton bien », édité au Mercure de France, poursuit l'exploration bienveillante de la famille. C'est qu'Alma Brami est une auteure-mère, c'est-à-dire qu'elle protège ses personnages puis les accompagne jusqu'à leur indépendance vis-à-vis d'elle-même.
Lili, fille-mère de seize ans, a été élevée dans un environnement religieux où la contrainte et le non-dit façonnent des êtres indifférenciés. Sa grossesse provoquant son expulsion de la matrice familiale, elle vivra seule avec sa fille Charlotte. Charlotte grandit. S'instaure alors une relation mimétique mère-fille au sein de laquelle la mère est dépendante. Car les années ont beau passer, Lili reste l'adolescente de seize ans qui n'a connu qu'un seul émoi, en conserve le souvenir précieux, mais à cessé de grandir.
Dès lors, à la révolte qu'elle a opposée à ses parents, vient se substituer un concurrence avec l'univers affectif de sa fille Charlotte. Mais à la différence d'une mère envieuse de la jeunesse de sa fille, Lili est jalouse de son affection, elle ne désire la conserver que pour elle seule.
Le texte interroge ainsi la liberté en ce qu'elle suppose, non pas la libre-décision, mais l'autonomie. En corollaire, la douceur des phrases tempère la cruauté de l'asservissement tapi dans nos réflexes familiaux acquis.
C'est dire si s'en libérer peut s'avérer problématique.
Cette tension, entre velléités d'indépendance et désir d'appropriation exclusive, ne manque de troubler tant elle rappelle le mécanisme de la grossesse jusqu'à ce que soit tranché le cordon ombilical.
Le propos parachève sa pertinence à mesure que la narration initiale commune, la famille, ce fleuve uniforme, vient à progressivement se diviser en méandres, qui eux-mêmes deviendront des fleuves.
En sage mère nourricière, Alma Brami laisse ses personnages s'émanciper de sa propre écriture, et l'on ne peut qu'être bouleversé puisqu'en parallèle, son écriture s'écarte du pathos et révèle la compassion de l'auteur pour les personnages de son propre roman.
Les petites touches impressionnistes de « C'est pour ton bien », si elles ne changeront pas forcément la vie des lecteurs, leur laisseront un goût sucré en bouche, pas celui qui alourdit le palais et dont on souhaite se débarrasser, mais celui qui fait naître le sourire dans les visages d'enfants protégés.
On pourra toutefois espérer que cette jeune auteure laisse à l'avenir plus de place à la violence des émotions, car la douceur naturelle de son style en serait le contrepoint idéal, comme un baume apaisant sur nous, êtres nostalgiques d'une famille rêvée et perdue.

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Litterature_et_Chocolat
  18 février 2012
L'enfer est pavé de bonnes intentions…
.
.Alma Brami chouchoute ses personnages. Tous ont droit au même traitement, l'auteur s'interdit le manichéisme simpliste et confortable du gentil héros affrontant ses méchants ennemis. Il en résulte un roman d'une troublante acuité sociologique et psychologique. Rares sont les livres dans lesquels tous les personnages, malgré leurs défauts criants, dégagent une telle authenticité. [...] Dans l'univers d'Alma Brami comme dans la vie, rien n'est tout blanc ou tout noir, tout n'est que nuances d'un gris teinté d‘un optimisme et d'une joie de vie redoutablement efficaces qui font de C'est pour ton bien une lecture réjouissante et rafraîchissante.
.
C'est pour ton bien est une histoire atemporelle, qui n'appartient à aucune culture, à aucun lieu, à aucune religion : il y est question de la transmission de valeurs familiales, et de la façon dont chaque parent souhaite faire le bonheur de ses enfants. D'un côté, les parents de Lili, rigides et sévères, pour qui le respect des principes religieux et la peur du qu'en dira-t-on constituent les gages d'une vie paisible et sereine. de l'autre côté, la profonde croyance de Lili que le bonheur de sa fille passera par un amour maternel inconditionnel, au risque de tomber dans une totale abnégation de son propre bonheur, pour faire de la vie de son enfant un plaisir de chaque instant. Pour autant, Charlotte sera-t-elle plus heureuse que sa mère?
.
[...] Dans ce qui ressemble à un huit-clos entre des personnages dont on ne sait finalement pas grand chose se dessine une interrogation : et si le bonheur des enfants passait d'abord par celui des parents?
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Gr3nouille2010
  27 février 2012
J'ai toujours aimé les livres qui parlent, de près ou de loin, de la famille, aux relations parents/enfants, etc.. Donc je remercie beaucoup Newsbook & les éditions Mercure de France pour m'avoir permis de découvrir ce livre ! J'ai beaucoup aimé ce livre, il est surprenant & relate bien des choses dont on n'ose pas parler encore aujourd'hui..
Lili est une jeune fille tout juste adulte lorsqu'elle croise le chemin de ce garçon.. Ce garçon qu'elle ne reverra plus jamais mais qui lui a laissé une partie de lui.. Les parents de Lili n'acceptent pas qu'elle soit enceinte, ils ne l'ont pas élevé comme ça. Elle aurait dû se marier avant & surtout, ne pas avoir d'enfants avec le premier venu.. Alors il la laisse se débrouiller toute seule. Bien sûr, ils lui donnent assez d'argent pour vivre & subvenir au besoin de sa fille mais il ne faut surtout pas qu'elle montre cet exemple à sa petite soeur, Zaza. Petite soeur qui restera toujours petite dans sa tête, parce que ses parents veulent la garder le plus longtemps possible auprès d'eux & surtout, ils ne supporteraient pas qu'elle prenne le même chemin que Lili.. Cette dernière va donc apprendre à élever son enfant seule, sans aide, sans conseils, puisque tout sujet est tabou dans cette famille.. Elle va essayer de ne pas faire les mêmes erreurs que ses parents, envers sa fille, mais l'égoïsme de son propre bonheur peut bien l'aveugler & lui faire perdre toute envie qu'elle a eu au départ dans l'éducation de sa fille.. le dialogue peut être un problème entre mère & fille, ce roman n'en est qu'un exemple..
C'est un sujet qui me touche, je ne sais pas bien pourquoi, en tout cas il m'intéresse beaucoup. Dans ce roman, l'auteur soulève bien les problèmes du dialogue entre parents & enfants.. Lili a beaucoup de mal à vivre sans sa fille, Charlotte, même lorsque cette dernière à l'âge d'avoir des copines, d'aller chez elles de temps en temps, d'aller à l'école sans elle.. Elle veut tellement la garder près d'elle, tout le temps, pour son propre bonheur, qu'elle en oublie les sentiments de Charlotte. Elle devient une ado avec ses problèmes & ses interrogations d'ados mais Lili se voile la face, elle aimerait la voir petite pour toujours.. Juste pour ne pas être seule. D'un autre côté, ç'aurait pu être différent si ses parents ne l'avaient pas mise à la porte, s'ils ne l'avaient pas laissé tomber au moment où elle avait le plus besoin d'eux, le plus besoin de sa mère.. Il n'y a jamais eu de réels dialogues & Lili finit par tracer le même chemin que ses parents.. À presque trente ans, elle a toujours la mentalité d'une ado & ne sait pas trop quoi faire pour combler le manque que lui impose l'absence de sa fille.. Bien sûr, ses parents l'aiment, ça ne fait aucun doute (j'en doutais au début mais on se rend bien compte que si finalement), ils ne la laissent pas entièrement tomber mais ils pensent trop à ce que pourrait penser leur voisinage de cette situation.. & j'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre ce raisonnement..
D'un certain côté, ce livre est dur à lire parce que c'est un sujet bien actuel même si on n'en entend pas forcément parler, ça arrive à beaucoup de famille & c'est bien dommage.. L'auteur a bien su montrer l'importance du dialogue & de l'éducation que l'on a ou que l'on donne.. Ce roman a des passages émouvants parce que certains sont incompréhensibles tellement ils sont inhumains, mais aussi parce qu'on peut se mettre à la place de Lili & se rendre compte, finalement, qu'elle veut vraiment le bien de son enfant mais qu'elle ne peut pas faire autre chose que ce que ses parents ont fait.. Elle n'a eu qu'eux pour modèle & puis, plus personne.
Lili est resté à l'âge de l'adolescence, même avec ce bébé, son bébé qu'on suit pendant ses onze premières années. Elle va se chercher pendant tout ce temps, se construire à travers sa fille qu'elle aime tant. Les rôles sont parfois inversés, Lili se repère par rapport à sa fille, elle en va jusqu'à recopier ses gestes, ses petites manies.. C'est assez triste dans le fond, parce qu'elle n'a pas vraiment vécu son adolescence à cause de son éducation plutôt stricte & même si elle veut le meilleur pour sa fille, elle fait parfois des erreurs qui lui font faire l'opposer de ce qu'elle souhaite pour elle..
Cette histoire est bouleversante mais aussi révoltante. Certaines choses ne seraient pas ce qu'elles sont si les parents avaient été présents.. Quoi que là, j'en doute, vu que Zaza vivait à peu près la même vie que Charlotte.. Maternée au maximum & surtout éviter les sujets qui parlent de garçons, de sexe, d'intimité.. Pas avant le mariage.. Il n'y a pas grand chose à savoir.. Bref, je ne comprends pas que les parents ne laissent pas leurs enfants grandir & se développer à leur rythme.. L'auteur a su choisir les bons mots pour expliquer tout cela. Les miens me manquent.. Mais si vous aimez ce type de roman aussi, alors "C'est pour ton bien" ne vous décevra pas.
Lien : http://laviedeslivres.cowblo..
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AmandineMM
  22 juillet 2012
Dans ce quatrième roman, Alma Brami met en scène une fille-mère qui, par réaction à l'éducation très stricte reçue de ses parents, élèvera sa fille selon des principes inverses : elle se veut une mère proche de son enfant, sa meilleure amie même, toute dévouée à elle, riante, excellente cuisinière de pâtisseries et de gourmandises en tous genres. Elle remplit si bien cet idéal personnel qu'elle ne construit sa nouvelle vie qu'autour de sa Charlotte : son désarroi lorsque celle-ci est en âge d'entrer au collège et commence à se construire sans sa mère se comprend donc aisément. Apparaissent les failles de cette éducation, tant du point de vue de Lili que de celui de Charlotte qui se pose un certain nombre de questions légitimes : qui est son père ? Pourquoi n'en a-t-elle pas ? Pourquoi les gens pensent-ils que sa mère est sa grande-soeur ? de plus, en léger surpoids et au début de son adolescence, elle se sent mal dans sa peau.
Face à ce duo familial, est placé celui des parents de Lili : si on peut les croire tout à fait « noirs » au début du récit, des nuances sont ensuite apportées lorsque la narration se place selon leur point de vue. Eux aussi ont voulu agir pour le bien de leur fille en lui donnant une éducation stricte et en voulant la faire entrer dans le « moule » social. Après leur échec, ils ont reporté tout cet idéal sur leur seconde enfant, surnommée Zaza : de même, si celle-ci apparaît futile et un peu niaise sous le regard des autres personnages, elle se révèle toute autre une fois son intériorité dévoilée au lecteur. Bref, comme vous l'aurez compris, aucun personnage n'est tout à fait manichéen dans ce texte d'Alma Brami, qui y déploie l'art des nuances et des sentiments humains. de cette façon, elle parvient à interpeler, à interroger, sans vraiment donner une réponse toute faite : au contraire, tous les clichés idéaux tombent les uns après les autres, victimes de leurs failles.
Outre cette intrigue très bien menée, j'ai également apprécié le style d'écriture de cette jeune auteure : il se lit facilement et rapidement, tout en gardant une touche élégante qui le rend très agréable. Je compte bien me tourner à nouveau vers cette écriture dans ses autres romans, lorsque l'occasion s'en présentera.
Lien : http://minoualu.blogspot.be/..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Litterature_et_ChocolatLitterature_et_Chocolat   18 février 2012
Sans jamais tomber dans la critique stérile et méchante, Lili analyse avec une perspicacité savoureuse les travers du genre humain!

Lili n’avait jamais supporté le rapport à Dieu des autres. Suppliant, priant pour qu’on les épargne, qu’on leur pardonne, priant pour des miracles.
Des mots adressés vers Lui, pour ne parler que d’eux, seulement d’eux, d’eux, d’eux. [...]
On L’abreuvait de prières pré-écrites, de rituels au lever, au coucher, avant et après les repas, tout était fonction de Lui et de la crainte perpétuelle de Le froisser.
C’était se donner beaucoup d’importance de croire que de si petits actes auraient une incidence sur Son humeur. La prétention des hommes, quel fléau!
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c.brijsc.brijs   07 février 2012
Lili avait l'impression d'avoir grandi dans une boîte de fer, une boîte comme celle des grands-mères où l'on cache des biscuits secs, dont personne ne veut. Une boîte cercueil, sans lumière, sans bruit, où rien n'est dramatique, mais rien n'est vraiment drôle non plus.
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Gr3nouille2010Gr3nouille2010   27 février 2012
Lili lui avait beaucoup manqué. Mots crus d'une grande soeur, qui a vécu la même chose juste avant, pour servir de guide. La mère parlait si doucement qu'elle créait de l'angoisse. Tout devenait secret. Comment poser des questions, si la parole est un péché.
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myriampelemyriampele   23 novembre 2017
Il fallait qu'elle se rende à l'évidence et cesse d'espérer, bêtement, son corps n'en faisait qu'à sa tête, s'amusait d'elle, goguenard.
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Videos de Alma Brami (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alma Brami
Alma Brami .Gérault tente d?offrir une image idéale de lui-même, mais quand on est seul, au chômage à cinquante ans, ce n?est pas chose facile. Homme empêché, il s?interdit de dire ce qu?il pense et retient en lui sa colère, sa violence. Sa voix intérieure prendra-t-elle peu à peu le dessus ? Ironique et tendre, Alma Brami révèle un personnage lucide, terriblement humain, reflet des travers de notre société tout entière. Avec "J?aurais dû apporter des fleurs", son sixième roman, Alma Brami confirme son talent d?écrivain.
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