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EAN : 9782715233829
160 pages
Éditeur : Mercure de France (21/08/2014)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 33 notes)
Résumé :
«N'apporte rien, Gérault, on a tout !» Toujours cette générosité qui écrase. Ben tiens, c'est vrai, qu'est-ce que je pourrais bien leur apporter, moi, dans leur foyer parfait ! Une pauvre bouteille de pinard ? Qui sera bu le nez bouché avant d'entamer les grands crus de leur cave à vin personnelle. Des fleurs ? Qui se retrouveront dans l'évier, humiliées par tous les bouquets qui, eux, auront eu le privilège de trôner dans des vases. Mieux vaut des mains vides et l'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  02 octobre 2014
Gérault quiquagénaire célibataire venant d'être licencié rencontre un vieil ami qui l'invite a diner. Son ancien camarade d'école, lui décroche un emploi d'épicier chez son très jeune neveu.
Ce livre retrace les pensées et les états d'âmes de Gérault à travers la vie de tous les jours. C'est un homme plein de rancoeur et à la critique acide et facile. Mais seulement intérieurement, parce que en fait ses actes et ses paroles sont à l'opposé de ce qu'il pense réellement. c'est ce que l'on peut appeler un hypocrite notoire.
On se demande si il se voile la face par lacheté, par peur de blesser les autres ou....
Mais en plus d'une vie banale et qui ne lui plaît pas, il a une mère autoritaire et accariatre, qui lui repreche à chacune de ses visites, d'avoir du mettre sa carrière de côté pour l'élever.
un livre court qui se lit très vite avec une écriture agréable et pleine d'humour. j'ai passé un bon moment de lecture.
Je tiens à remercier les éditions Mercure de France et babelio de m'avoir permis de lire une auteure que je ne connaissais pas.
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Sando
  08 septembre 2014
Pas facile à cinquante ans de garder la face quand on se retrouve au chômage, qu'on vit seul et que les quelques copains qui nous restent pour nous remonter le moral ne savent rien faire de mieux qu'exhiber sous notre nez leur bonheur sans nuages. Alors forcément, avec tout ça, le pauvre Gérault a de quoi être un peu aigri… D'autant plus qu'il doit se contenter d'un petit travail minable d'épicier au service d'un « jeune con » qui pourrait être son fils. Sans parler de sa mère et de « Gros Yeux » qui ne ratent pas une occasion de le faire culpabiliser sur le manque de régularité de ses visites… Alors, pour se consoler, il y a Françoise. Bon, c'est sûr, « Françoise c'est pas le paradis », mais ça dépanne en attendant des jours meilleurs…

C'est avec un cynisme particulièrement mordant qu'Alma Brami nous dresse le portrait d'un homme aigri et égoïste, qui se complait à vivre dans une situation qu'il méprise. Loin de se remettre en question, Charles Gérault préfère s'en prendre aux autres, au risque de passer à côté du bonheur... Bien que sans surprises, « J'aurai dû apporter des fleurs » est un roman frais et plaisant à lire, à la fois tendre et grinçant, qui pointe du doigt certains travers de notre société, comme la difficulté à se reconstruire passé un certain âge.
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Bazart
  12 septembre 2017
Avec J'aurais du lui apporter des fleurs, la romancière Alma Brami nous plonge dans un univers particulier, monologue jouissif et détonnant d'un personnage qui touchait par son cynisme mais par sa petite étincelle d'humanité.
Commenter  J’apprécie          150
Florel
  19 septembre 2014
Ce n'est pas un livre qui rend très bavard, du coup ça va être un peu difficile pour moi de vous faire un avis même si j'ai beaucoup apprécié ce roman.
Alors je préviens de suite ce n'est pas un coup de coeur pour autant parce que faut bien dire que c'est un peu répétitif, mais comme c'est terriblement humain et vrai, c'est un livre qui se lit très bien malgré sa simplicité, voire même sa banalité. Parce que oui voilà, ce livre est banal ; puisqu'il raconte juste la vie d'un mec mangé par la vie, sa famille (sa mère plus précisément), ses peurs, ses doutes, ses lâchetés…. Enfin bref, rien de très nouveau et de folichon comme vous le voyez.
Néanmoins au-delà de ça, et c'est la première chose qui m'a plu dans ce livre, c'est que le personnage Mr. Gérault est très sarcastique. Mais pas moqueur pour être moqueur, mais plutôt moqueur pour montrer son dégoût de la médiocrité du quotidien, de la normalité, alors que chose étrange, d'un côté il n'aspire qu'à ça.
Personnage un peu girouette, et même si parfois ses envies et ses attentes me restaient incomprises, j'ai apprécié suivre cet individu terriblement humain fait de paradoxe, de colère, de dégoût, d'envie… pour voir son évolution dans le temps et la finalité qu'il donnera à cette histoire, car cette dernière n'est pas vraiment prévisible. Et d'ailleurs la finalité est sûrement ce qui a de meilleure dans ce livre.
Alors j'avoue, sur le coup je l'ai trouvé un peu rapide. Mais après coup je m'aperçois que cette fin violente, ce changement de position brutal, se révèle parfait. Ça claque comme une porte que l'on ferme d'un geste décisif. La promesse au personnage d'une vie meilleure…
Maintenant beaucoup pourront penser que c'est peut-être un peu salaud de la part de l'auteure de critiquer cette situation via son personnage, car vu de l'autre on possède tous des défauts de la société - et beaucoup pourraient se sentir viser -, mais personnellement je ne l'ai pas mal pris, et c'est vrai qu'on ne peut pas non plus nier qu'il existe des quotidiens tristes à mourir, qui finalement n'appellent pas autre chose que la moquerie. le seul petit hic à ce roman finalement, c'est qu'Alma Brami bascule un peu beaucoup dans les clichés pour faire ressortir ces traits, mais l'écriture tantôt imagée tantôt drôle arrive à atténuer ce côté.
En résumé ce livre possède d'innombrables atouts ; un personnage terriblement humain agréable à suivre, une écriture fluide et agréable, un ton « tragi-comique »... Heureusement cependant qu'il ne soit pas plus long car on tournerait vite en rond.
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Floyd2408
  08 août 2014
C'est le tout premier livre des six romans écrit par Alma Brami que je lis de cette auteure française. Cette jeune comédienne, sera remarquée comme écrivaine avec son roman publié en 2008 avec Sans elle, obtenant de nombreux prix. Depuis de nombreux romans seront publiés comme Ils l'ont laissée là en 2009, Tant que tu es heureuse en 2010 et trois autres.
Malgré un début assez fastidieux pour pénétrer cette l'intrigue et s’identifier surtout dans la peau de ce quinquagénaire mal dans sa peau, en désaccord avec ses pensées, nous nous prenons d'amitié petit à petit pour cet homme perdu dans cette société de clivage, toujours en conflit avec lui-même et son entourage, s’enfermant dans une bulle hermétique.
L’écriture est simple, joyeuse, fluide où la pensée de Charles se mêle au dialogue et à l'histoire. Cet écho rend le texte plus drôle pour un héros encore plus touchant. Chaque personne rencontrée à selon notre Géroult son surnom pour les rendre plus caricatural, plus amusant, plus ironique. Toutes ses rencontres avec les acteurs de sa vie nouvelle bouleversent lentement ses codes établis. Les relations avec les autres sont assez misanthropiques, à la base par manque de confiance en soi, par lâcheté ou par manque de volonté. Cet homme s’enferme dans un mutisme environnemental, évitant le contact, se cloitrant dans une dépression corrosive, il a peur de parler à son chef qui a l’âge de son fils, à son ami d'enfance, il n'ose pas dire à Françoise ses sentiments véritable. Il s'invente une idylle avec la femme d'un ancien ami de collège rencontrée par hasard, il évite de rentrer en conflit avec sa mère vivant dans un foyer lui reprochant son célibat, son ancien compagne, et de l'avoir conçus au dépend de sa carrière.
C'est un livre plaisant, de ce larsen du roman, La tête de l'emploi de David Foenkinos, avec cet homme perdu dans cette société changeante. La fin est me fais écho à l'humeur vagabonde de Blondin Antoine de cet homme dans un train en mouvement qui pars …"Un jour nous prendrons des trains qui partent "il vogue vers sa destinée comme Charles qui rêve de la vie des autres qui pourrait être la sienne.
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critiques presse (1)
Lexpress   17 septembre 2014
Tout en considérant son narrateur, antihéros falot et maladroit, avec autant d'âpreté que d'empathie, Alma Brami n'épargne pas les les soi-disant vainqueurs de notre société.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
trust_metrust_me   15 septembre 2014
Je vous passe votre mère, elle sera contente de vous entendre, vous devriez l'appeler plus souvent quand même. » Gros yeux autoritaires à l'autre bout du fil. La garde-malade donne des ordres, c'est nouveau ça. Mme Gros-Yeux ferait bien de se tenir à carreau si elle ne veut pas être remerciée. « Oui vous avez raison, j'essaierai. » Elle peut parler tant qu'elle veut, je n'essayerai rien du tout, je suis un fils à la hauteur de sa mère. Point final. On n'a que ce qu'on mérite il paraît.
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nathavhnathavh   19 janvier 2020
"Prends un dessert, Poussin, que tu n'aies pas le ventre vide pour dormir ", le môme se ruera sur une mousse chocolat-chantilly.
"Un fruit ce serait mieux, Poussin, une banane par exemple, tu aimes les bananes après la piscine", les bananes bruniront, à l'abandon dans le frigo, le môme est déjà loin, empreintes de doigts gras partout sur les murs.
"Ah, les enfants" répètera Etienne ou Jeannine sur le même ton admiratif, un ah les enfants de délectation, de fierté.
"Il mange un peu trop de sucre en ce moment, faut faire gaffe, Chat !" dira Jeannine à Etienne ou Etienne à Jeannine pour se donner bonne conscience, mais ils continueront inlassablement de remplir leur Caddie de mousses au chocolat, de Kinder Surprise, de Nutella et de brioches. "Les enfants en raffolent, pourquoi les priver d'un tel bonheur?"
Et malgré cette enfance princière de même gâté, Tache-de-rousseur trouvera quand même le moyen de les assaillir de reproches en grandissant.
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nathavhnathavh   19 janvier 2020
Françoise est un cadeau. Elle a semé des graines en moi, des graines de confiance, des graines d'amour. La récolte sera pour une autre, une autre aux cuisses qui me réclament et au nectar sucré. Françoise a été parfaite pour me réparer.
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nathavhnathavh   19 janvier 2020
"Ah si seulement, tu étais aussi impliqué pour tes devoirs que pour t'abrutir devant des âneries", m'aurait asséné Mémé à son âge, et ma ferveur aurait été hachée menue comme mes testicules.
Si tu étais autant impliqué pour faire ta toilette que pour caresser le cocker de la voisine, si tu étais aussi doué en sport que pour ronger tes ongles, si tu étais autant réactif quand ton père te demande quelque chose, que quand c'est moi.
Mon premier compare l'incomparable, mon deuxième inocule la honte et mon troisième réduit mon fils au désespoir, mon tout est un fléau. Qui suis-je ?
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fgatzfgatz   10 avril 2016
Il m'a fallu du temps avant de rentrer dans ce roman.
Je fus tres decontenancee car le debut de ce livre ne ressemble en rien a mes yeux aux livres habituels.
Mais quel livre choc.
Quel realisme...
Gerault pense ce que nous pensons tous.
Tous ces on dits, toutes ces paroles refoulees, nous les avons tous deja eus en pensee.
Quelle claque ce roman...
Quelle auteure ingenieuse d'avoir pu tourner un roman sur cette trame. Chapeau bas!
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Videos de Alma Brami (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alma Brami
Alma Brami .Gérault tente d?offrir une image idéale de lui-même, mais quand on est seul, au chômage à cinquante ans, ce n?est pas chose facile. Homme empêché, il s?interdit de dire ce qu?il pense et retient en lui sa colère, sa violence. Sa voix intérieure prendra-t-elle peu à peu le dessus ? Ironique et tendre, Alma Brami révèle un personnage lucide, terriblement humain, reflet des travers de notre société tout entière. Avec "J?aurais dû apporter des fleurs", son sixième roman, Alma Brami confirme son talent d?écrivain.
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