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ISBN : 2375530020
Éditeur : éditions du Poutan (01/09/2016)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 9 notes)
Résumé :
« Il est blanc comme un linge, attaché à son fauteuil de bureau, il serre les dents, bien décidé à ne rien lâcher. Tout à l’heure, Margaret Thatcher l’a fait tournoyer sur lui-même à deux ou trois reprises, par pur sadisme. À ses côtés, l’autre, cachée derrière son masque de Kim Jong-un, pianote nonchalamment sur son I-phone. "Tu sais, Simon, lâche-t-elle d’une voix douce, on n’est pas comme tes copains les flics, nous. Contrairement à eux, on veut la vérité e... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Adel89
01 octobre 2016
Tout d'abord je remercie Babelio et les éditions du poutan pour m'avoir permis de lire ce livre en avant première afin d'en faire la critique.
#jenaipasportéplainte fait état de faits d'actualité tels que le mariage pour tous et de ce fait l'homosexualité, mais aussi de l'homophobie et de ce qu'elle peut engendrer.
Le sujet est abordé sous forme d'une enquête pour viols dont les faits se sont déroulés 15 ans auparavant, mais dont l'une des victimes préparera sa vengeance pendant tout ce temps, cachée à l'étranger sous l'identité d'une DJ mystérieuse et secrète puisqu'elle n'apparaît que sous des déguisements.
Zorra et Fanette, ont 16 ans, elles sont amoureuses, mais leur homosexualité dérange. Un soir André et Marco débarquent dans leur chambre pour les violer. Mais ce qu'ils ne savent pas c'est qu'ils ont été filmés dans leur crime. Zorra récupère bien précieusement toutes les preuves et s'enfuie en Angleterre. Fanette quant à elle referra sa vie en Espagne, mais elles garderont contact toutes ces années.
L'heure de la vengeance ayant sonnée, Zorra commence à envoyer des messages implicites à ses violeurs, qui vont très vite se mettre à sa recherche et celle de Fanette.
Zorra doit se rendre à Paris pour un concert auquel elle invite Fanette qu'elle n'a pas revu pendant toutes ces années, mais c'est l'imprudence de trop... Les 2 jeunes femmes sont kidnappées au court d'une manifestation pour le mariage pour tous et une jeune journaliste, Daria, qui les accompagnait est grièvement blessée d'une balle dans la tête.
Tous les amis de Daria vont tenter de mener l'enquête, mais ils devront vite se rendre à l'évidence, la police est mieux placée pour ce genre de choses, mais difficile de faire confiance aux autorités quand on sait que les violeurs, auteurs du kidnapping, sont protégés par des ripoux....
Alors les méchants seront ils enfin punis après tant d'années?
Une enquête bien menée, des personnages attachants, intrigants, marrant, un phénomène de société très intéressant, bref, tous les éléments sont réunis pour passer un bon moment. Je mettrai toutefois un bémol sur l'introduction des personnages au début du livre.
En effet, il y a beaucoup de personnes à introduire, l'auteure le fait par le biais d'une succession de petits récits impliquant les différents personnages, mais compte tenu du nombre important de personnages, cela m'a parut très confus au départ. Je n'arrivais pas à savoir où j'allais, ni le lien qu'il y avait entre chaque protagoniste.
C'est après une cinquantaine de pages je pense que tous les éléments se sont imbriqués et que ça été plus clair dans ma tête.
Bref je vous recommande vivement cette lecture car j'ai passé un bon moment, malgré la gravité du sujet, quelques pointes d'humour sont à noter et m'ont fait sourire.
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Yuyine
29 septembre 2016
Trépidant, foisonnant mais parfois un peu trop brouillon. #jenaipasportéplainte fait référence au hashtag « anti-viol » grandement diffusé il y a quelque temps sur Twitter par les victimes de viol qui n'ont pas porté plainte. Très ancré dans la réalité et la modernité ce polar parle de viol certes, mais aussi d'homosexualité, de solitude, de vengeance, de vie numérique, de rencontres, d'art, …etc. J'avoue avoir eu une grande difficulté à rédiger cette critique parce que j'ai eu beaucoup de mal à arrêter mon opinion à la fin de ma lecture. J'ai dévoré ce livre dont le rythme ne nous laisse aucun répit (spécialement la seconde partie plus haletante) mais j'ai aussi été sacrément frustré par instants rendant mon opinion sur le livre très changeante.
Au tout départ, j'étais sceptique car complètement perdue. Les 50 premières pages enchaînent les personnages avec des liens qui apparaissent progressivement entre eux, nécessitant pour ma part une prise de notes afin de me rappeler du rôle du chacun, et en l'occurence, plutôt de chacune. Car hormis un personnage masculin « gentil » le reste est tout féminin. Ce livre est surtout une histoire de femmes, de lesbiennes mais surtout de femmes modernes et fortes. C'est très « girl power » un peu à la l'world. Les références à la pop culture sont d'ailleurs ultra nombreuses et renforcent l'ancrage dans notre société sans entrer pour autant (du moins pas trop) dans les clichés de la culture LGBT. C'est aussi un brillant panel d'artistes engagés tous plus intéressants les uns que les autres mais qui, par leur grand nombre, empêche un travail approfondi sur leurs personnalités, les rendant un peu lisses.
Une fois ce foisonnement de personnages dépassé, j'ai beaucoup plus apprécié ma lecture, rentrant dans l'histoire et ayant grandement plaisir à suivre certains personnages comme Mafalda la charismatique, Alice et Solün (dont j'aurai aimé plus d'info) ou encore Sid. L'écriture est grandement agréable, particulièrement les passages du blog de Daria qui sont soignés et captivants. Mais alors, me direz-vous, pourquoi as-tu été frustré si tu as aimé ta lecture? Eh bien le gros soucis c'est que le foisonnement ne s'arrête pas aux personnages mais concerne aussi les thèmes abordés. Ceux-ci sont (trop?) nombreux et donc souvent mal exploités, trop vite traités, pas assez approfondis. Les idées sont toutes bonnes, mais je pense sincèrement qu'un choix aurait du être fait afin de privilégier l'histoire principale dont les enchaînements sont parfois flous, comme si certaines scènes manquaient au bon déroulement de l'histoire centrale.
Alors oui, de fait, l'ensemble à un rythme endiablé, mais c'est aussi dû au manque de transitions, comme si les actions se succédaient, parfois sans que le lien entre elle soit tout à fait clair. J'ai même eu parfois le sentiment que les évènements se succédaient à la manière d'un texte à trou dont nous devons combler les « scène coupées » nous-mêmes, alors que d'autres scènes sont inutiles… Je pense par exemple que l'histoire sur les tags du début est un peu trop décrite alors que son impact sur la suite est quasi-nul. de même, autre exemple, l'histoire De Claire avec le petit Etienne n'est pas « achevée » et me semble du coup arriver comme un cheveu sur le soupe, tout comme la « dépression » de son mari, complètement oubliée et juste citée comme un élément de décor. Enfin, j'ai aussi regretté que l'aspect déjanté promis ne soit pas aussi intense que je l'aurai souhaité. (A noter aussi une erreur p.211 où le personnage de Marco devient soudain André.)
En bref, #Jenaiportéplainte est un polar moderne haletant qui a le mérite d'être riche et ultra rythmé, abordant de nombreux thèmes intéressants mais qui auraient mérité plus d'approfondissement pour mieux en saisir toute la saveur.
Lien : http://yuyine.be/review/book..
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Stonerandmore
15 octobre 2016
La vengeance est un plat qui se mange froid . C'est bien connu . Zorra aura attendu 15 ans avant de mettre en oeuvre ses représailles . Elle qui s'est faite violée avec sa compagne Fanette par une bande d'hommes sans scrupules et de plus récidivistes pendant des vendanges . Mais elle ne pouvait savoir qu'ils remontraient jusqu'à elle si facilement et qu'ils feraient tout pour éliminer les honteuses traces du passé .
Heureusement elle peut compter sur la perspicacité et la persévérance d'une équipe de choc : la journaliste Dorün , la blogueuse Daria , la hackeuse Mafalda , leurs amis JP et Claire qui trouveront une alliée de poids en la personne de la commandante de police Carole Jourdan pour sortir leur amie des griffes de leurs geôliers .
Ce roman est bien un polar qu'on ne s'y trompe pas . Mais Marie - Hélène Branciard en nous faisant pénétrer le milieu LGBT souhaite également y évoquer avec force la liberté sexuelle de tous et de chacun alors que la loi sur le mariage pour tous votée en 2013 a fait remonter les vieilles haines homophobes . Un beau polar original . Un beau manifeste pour la liberté,
Merci à Babelio et aux ėditions du poutan pour cet envoi.
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Norlane
10 avril 2017
Certes, je ne suis pas une grande lectrice de romans noirs mais j'ai le sentiment très agréable d'avoir lu un livre jamais lu auparavant avec ce polar féministe (l'enquêtrice est une "commandante") sur le thème du viol et dans le contexte moderne du web et ses réseaux sociaux.
Les dialogues sont très vivants, les descriptions précises en peu de mots, et comme dans Les loups du remords, le 1er roman de Marie-Hélène Branciard, une sorte de bande-son musicale accompagne l'histoire qui se déroule morceau par morceau jusqu'à former le puzzle entier.
A aucun moment je n'ai eu la sensation dérangeante d'une complaisance malsaine dans les scènes de violence et l'autrice a ménagé des respirations bienvenues : le livre parle tout autant de solidarité et d'amour et a un côté "club des cinq" pour adultes malgré la dure réalité du propos. de même, alors que plusieurs personnages sont lesbiens, je n'ai jamais eu le sentiment d'un livre communautaire.
Bref, un livre qui vaut le détour (et de fermer les yeux sur quelques erreurs oubliées lors de la correction...).
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Poutan
25 septembre 2016
Le polar de Marie-Hélène Branciard : #Jenaipasportéplainte.
Pas sans importance ce titre en hashtag. Il vient dire en préambule la teneur et la tonalité du livre. Nous sommes immergés dans l’ère du Numérique, dans cette époque où les ordinateurs et autres smart-phones tournent à plein régime avec leurs codes d’entrée, leurs aficionados, leurs réseaux sociaux (Twitter, Facebook) visibles/ invisibles et leurs… dangers.
Avec ce livre qui intègre les écritures numériques, on va à toute vitesse… SMS, posts, bloups Facebook… Marie-Hélène Branciard traduit les échanges entre personnages dans une écriture originale (ou plutôt dans un essaim d’écritures). (…) Dans l’armature de la fiction, le suivi des personnages se fait via de courts paragraphes, on passe de l’un des protagonistes à l’autre après lecture d’une, deux ou trois pages maximum, lecture entrecoupée aussi d’inserts de pages de blog ou/et de Facebook. Tout cela permet de voir les avancées punchy de l’intrigue…
Pas polar pour rien, #Jenaipasporteplainte joue avec les limites de la loi, avec les obstructions à l’enquête, avec les idées de vengeance, avec les bons, les border-line et les méchants. Marie-Hélène Branciard s’arrêtera aussi sur le trajet social difficile de ses personnages et résumera le Monde d’aujourd’hui dans ce qu’il a de plus sordide (le viol, les tortures) et de plus lumineux (la solidarité entre ami(e)s, l’amour naissant entre Claire et Solün).
Le rythme est alerte, efficace, jamais ennuyeux, avec une touche très frenchy (on est à Paris/ on part pour Dijon).
Blog Pensez BiBi
Lien : http://www.pensezbibi.com/ca..
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
MarieFaustMarieFaust06 août 2016
Mafalda ignore superbement la bande de morveux qui ricane sur son passage. Avec ses cent kilos, elle a appris à gérer les moqueries au quotidien. Quoi qu’il arrive, où qu’elle se trouve, on la remarque… Son perfecto rose et sa perruque peroxydée n’arrangent rien à l’affaire mais la font se sentir bien, calée dans son armure délirante. Elle ne résiste pourtant pas longtemps à coller une trouille bleu à ces merdeux qui la suivent en la sifflant. Elle se retourne d’un bloc en imitant le Haka des All Blacks :
— Ka mate ! Ka mate ! Ka ora ! Ka ora ! Tenei te tangata puhuruhuru !
Plus un mot. Maf enchaîne ses postures menaçantes du haut de son mètre quatre-vingt. Calmés les mômes !
Elle s’arrête aussi vite qu’elle a commencé. Pas que ça à foutre non plus. Elle s’engouffre dans sa Smart en lançant aux gosses tétanisés :
— Eh ouais, j’ai une Smart ! Ça vous fait marrer aussi les p’tits cons ?
Alors que sa bagnole renâcle à démarrer, elle lance un regard vers l’armée de lutins, prête à en découdre. Plus un chat : son Haka a encore fait ses preuves.
— Non mais ! lance-t-elle en démarrant.
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mhb_numerikmhb_numerik28 juin 2016
« Bâtardes … Hermaphrodites… Dégénérées… »
La DJ arrache son casque, lâche la manette et se fige. Après tous ses efforts pour pondre un texte qui dirait enfin ce qu’elle ressent, les mots se sont posés. On dirait qu’ils attendaient qu’elle lâche l’affaire, qu’elle se plonge dans ses jeux vidéo pour émerger. Elle ne sait pas trop pourquoi, mais cette fois la musique ne suffit plus. Elle a envie de dire, d’hurler… et ces trois petits mots vont lui ouvrir la voie.
Sur son Home cinéma, Arya Stark traverse péniblement un territoire dévasté. Accrochée à son épée, La Belette attend comme un bête avatar en panne qu’elle veuille bien l’aider. DJ Amy s’en détourne pourtant : Game of Thrones attendra...
Posé sur son lit, un petit ordi somnole en ronronnant. Elle le réveille sans scrupule en posant ses deux mains sur le clavier encore chaud… Les paroles coulent sans effort :

Casquées de bruits et de fureur
Elles traversent le temps
Le soleil est en deuil
Il neige sur les écrans fêlés
De leurs vies blanches…

Elle ferme les yeux, s’étire, secoue la tête et lance un SOS à la nuit qui colle aux immenses baies vitrées… Dehors Londres bouillonne. Il faut faire le vide, revenir à ces trois mots qui ont surgi comme par magie…

Bâtardes… Hermaphrodites… Dégénérées…
Perchées sur leurs clouds
Casquées de bruits et de fureur
Dans leurs armures 3D
Elles ont tout oublié…
La clé des mots clés
Le tag des hashtags…
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PoutanPoutan28 juin 2016
Ils sont cinq, alignés devant l’immense mur. Ils ont préparé les panneaux numérotés qu’ils encollent avant de les passer à Fifi. Daria est impressionnée par l’organisation. Excepté le froissement du papier et les seaux de colle qui heurtent parfois le sol ou le mur, les street-artistes œuvrent dans un silence parfait. Derrière elle, Zabou enregistre la scène. Elle se déplace avec agilité le regard bloqué sur son écran de contrôle. Sous leurs yeux, la fresque prend forme à toute allure. La journaliste la découvre pour la première fois. Elle sait que d’autres équipes d’artistes sévissent au même moment dans plusieurs quartiers de Paris et dans toutes les grandes villes d’Europe. A Porto, Berlin, Édimbourg… des artistes de tous horizons dénoncent le silence et l’hypocrisie de l’Église face à la pédophilie de ses prêtres.
Tout a été minutieusement préparé depuis des mois. Daria n’est qu’un minuscule rouage dans la machine à dénoncer mais elle prend son rôle très au sérieux. Elle a été recrutée par Zabou qui connaît son travail et les articles qu’elle écrit, principalement pour Têtu. La jeune journaliste est chargée de rédiger un texte qui sera lu en voix off. Elle balance quelques phrases dans son dictaphone mais elle sait qu’il ne sera pas nécessaire de les réécouter. Ce qui se passe sous ses yeux est tellement fort qu’elle n’aura qu’à s’installer devant son clavier pour que tout se mette en place…
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Charybde2Charybde206 novembre 2016
La photographe attend les amis de Daria. Ils ne devraient pas tarder mais elle ne supporte plus de rester là, dans ce couloir de la mort. Solün sort fumer. Epuisée, elle se laisse tomber sur les marches de l’immense escalier et tire de longues bouffées sur sa clope. Comme à chaque fois, cela semble l’apaiser… Elle a envie de pleurer mais rien ne sort, aucune larme ne coule. Il y a juste cette douleur sourde au fond de sa gorge, ce chagrin tapi là, depuis longtemps. Elle ravale ses larmes et observe attentivement la foule qui l’entoure. Des homos, filles et garçons, qui sont venus manifester leur colère et leur soutien. Avec les SMS et Twitter, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre. Solün n’a pas pris ses appareils photo mais elle cadre machinalement le cliché qui semble résumer au mieux l’instant : un groupe de très jeunes filles, là-bas, rassemblées autour de quelques scooters clinquants. On dirait qu’elles s’habillent toutes au même endroit, qu’elles ont toutes le même tatouage dans le cou, le même piercing au nombril sur leur ventre plat découvert, le même laptop bag, le même jean slim et les mêmes bracelets cloutés. Peut-être qu’elles se fournissent sur ce site Internet spécialisé sur lequel Solün commande parfois des DVD ou des bouquins ? Elle a découvert depuis peu cette industrie de la culture gay et lesbienne et elle a un peu de mal à digérer les codes et symboles répétés à l’envi : les plans marketing plutôt grossiers, les scénarios de film écrits sur mesure, les romans calibrés, les sites de rencontre… Tout cela lui laisse un drôle de goût. Pourtant, lorsqu’elle observe ces gamines qui se sont rassemblées pour défendre l’une d’entre elles et qui lancent infatigablement leurs slogans anti-homophobie, elle ne peut s’empêcher de les admirer. Les victimes de la mode font preuve d’un courage qu’elle n’a jamais eu.
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Charybde2Charybde206 novembre 2016
« Ton avatar caché entre deux touches de mon clavier
Aucune trace du mal que tu m’as fait… en vrai
Mais tout est brisé au fond de moi… en moi
Mais #jenaipasportéplainte
But #Ididntreport
Aber #ichhabenichtangezeigt »
Tout a commencé quand j’ai lu ce poème glauque sur le Facebook d’une M@rylin aussi victime que la vraie… Et puis il y a eu cette série de tweets avec le hashtag #jenaipasportéplainte. Des femmes du monde entier qui ont expliqué en 140 caractères pourquoi elles n’ont pas porté plainte après un viol ou une agression sexuelle :
– Parce que c’est lui qu’on a cru
– Parce que j’étais saoule
– Parce qu’un psy m’a dit que ce n’était pas un viol s’il n’avait pas d’arme
– Parce que je n’ai ni crié, ni mordu, ni frappé
– Parce que c’était le mec avec qui je vivais…
Il y des tas de raisons pour ne pas porter plainte après un viol. Mais moi, j’ai porté plainte et j’ai perdu… Le salopard qui m’a violée a nié et je n’ai pas pu prouver sa culpabilité. Alors, quand j’ai lu tous ces messages je me suis dit : « Mais putain de bordel de merde pourquoi pleurer partout qu’on n’a pas porté plainte ?!! Ca leur fait une belle jambe aux violeurs… CA peut même les conforter dans leurs certitudes d’être intouchables ce type de message. »
Alors, les filles, je vais vous raconter ce que j’ai fait…
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