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ISBN : 291860786X
Éditeur : éditions du Poutan (01/12/2015)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Fin des années quatre-vingt, cinq étudiants en arts plastiques partagent un appartement à Paris. La vie est belle… Après trois années d’études, d’insouciance et l’obtention de leur diplôme, elle l’est un peu moins : ils décident d’aller tenter leur chance ailleurs…
Les années passent, chacun refait sa vie à New York, San Francisco, Paris, Lyon ou Berlin. Ils s’écrivent, se téléphonent, jusqu’au jour ou Vanda, la photographe, disparaît…

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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
MarieFaust
03 mars 2017
"Les loups du remords" est construit sur l'alternance de deux formes, qui se succèdent à chaque nouveau chapitre. Sous une forme romanesque d'une part où l'on suit principalement le périple d'Antoine lancé, dans sa vieille Lada, à la recherche de son amie disparue. Écrit à la deuxième personne, l'autre récit est le journal de Vanda qui raconte en mots simples et phrases courtes comment ce gros cahier dans lequel elle écrit chaque soir, lui donne la force de continuer…
"Traversé de motifs poétiques et littéraires, d'extraits des chansons de Barbara, Bashung, Patti Smith, ou Johnny Cash… Les loups du remords se lit comme on écoute un double album. Les musiques surgissent qui viennent aider les personnages à aller plus loin, à creuser leurs émotions et les nôtres."
Même si elle les bouscule un peu, on sent la tendresse qu'éprouve l'auteure envers ses personnages. Ces trentenaires blagueurs mais fragiles, qui se soutiennent mine de rien et qui s'interrogent sur leur avenir… On apprécie l'humour taquin avec lequel elle les décrit. Édouard le Golden Boy en prend pour son grade, tout comme Vanda en Mère Theresa ou Antoine, dans ce passage à la fois drôle et pathétique où il se lamente sur son sort de beau brun ténébreux : « C'est vrai qu'il avait tendance à se cacher derrière pas mal d'excuses plus ou moins bidon : ses parents qui ne l'avaient jamais aimé, sa beauté qui faussait ses rapports avec les autres… Il entendait encore Édouard, cinglant : « Ben voyons ! C'est vrai que t'as pas de chance mon pauvre garçon. Ça doit être dur d'être si beau, hein ?! Ça doit être horrible d'être dévoré du regard par toutes les filles dès qu'on arrive quelque part. Je me mets à ta place et j'en frémis d'horreur ! »
Plus que les thèmes (le temps qui passe, l'art, l'amour impossible, l'amitié…) ce sont les personnages qui rendent ce roman attachant et cette façon qu'a Marie-Hélène Branciard de vous emmener avec elle là où elle veut. Dans cette Lada par exemple, qui traverse Lyon : « Antoine vient de passer le tunnel de Fourvière... Il aime bien ça les tunnels : le côté train fantôme, les lumières rouges sur le carrelage blanc et ce bout de ciel qui saute au visage à la sortie. Il prend in extremis la direction de Marseille, manque se planter dans le brusque virage de la bretelle d'autoroute et gicle enfin, comme une boule de flipper vers sa partie gratuite… »
La couverture aux airs de chromo donne bien le ton de cette « histoire d'amitié truffée de flashbacks, qui fait prendre au temps des minutes de traverse, qui les lui vole parfois » comme le dit si bien Olivier Martinelli dans la préface.
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ladyoga
05 février 2017
Merci aux éditions du Poutan et à Babelio pour la découverte de ce livre. J'ai passé quelques soirées bien agréables en compagnie de cette bande de copains à la recherche de leur amie Vanda. Les deux personnages principaux, Antoine et Wanda , sont très attachants, j'ai bien aimé leur personnalité . L'histoire est gentiment menée jusqu'à la fin. Bref, une lecture détente fort sympathique.
Je ne suis pas certaine de garder longtemps un souvenir de cette lecture cependant. Je regrette notamment la lourdeur de certains dialogues entre la bande, mais peut-être est-ce juste pour faire ressentir l'alcool absorbé ? .... Je me suis même demandée si les e-mails étaient si répandus en 1999, mais dans ce milieu d'artistes peut-être ...
Bref, un roman frais et agréable avec amitié et secrets de famille au menu !
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mosaique92
03 mars 2017
Roman lu dans le cadre de l'opération ''Masse critique'' ; merci aux Editions Poutan et à Babélio.
Cinq étudiants d'horizons différents et colocataires mènent une vie post soixante-huitarde d'étudiants parisiens. Il existe une cohésion certaine dans ce groupe hétéroclite. A la fin des études la bande se disperse mais ils restent plus ou moins en contact malgré l'éloignement et des choix de vie différents. Et lorsque l'un d'eux, Antoine, se met, quinze ans plus tard, à la recherche d'un des membres qui vient de disparaître, Vanda, tous viennent l'aider… retrouvailles provisoires, bien évidemment.
Le roman relate en parallèle les recherches d'Antoine and co et la vie de Vanda après sa ‘'disparition'', alors qu'elle s'est réfugiée auprès de hippies ; ces recherches sont émaillées de multiples flash-backs permettant de reconstituer la formation du groupe et la personnalité de chacun des membres.
Hippies + post soixante-huitards, n'est-ce pas un peu too much ? Mais le roman se lit sans déplaisir, même s'il n'y a rien de très original (‘'Le roman d'une bande, le roman de toutes les bandes'' dit le préfacier). Il est rythmé par nombre de références musicales des artistes ou groupes des années 80' (une playlist très fournie qui a, pour certains d'entre nous, le goût d'une madeleine de Proust !!)
Marie-Hélène Branciard a écrit une chronique douce-amère du difficile passage à l'âge adulte de jeunes gens dont certains ont été traumatisés par des parents négligents ou de lourds secrets de famille.
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Norlane
06 janvier 2016
Antoine revient dans l'appartement parisien qu'il habitait avec ses amis étudiants en art, Claire, Édouard, Julia et Vanda, afin de retrouver cette dernière qui a disparu.
Vanda, qui a fui, écrit dans un journal intime, à la 2e personne du singulier.
Page après page, entre flashbacks et recherche de vérité, sur fond de citations musicales et livresques, le passé rejoint le présent - ou l'inverse - pour ces adultes qui peinent à l'être : une bande de fêtards fragiles dans un roman à la forme originale sur le poids familial et des non-dits.
Une sorte de regard sociologique nostalgique avec un mystère qu'on a envie de connaitre.
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ValerieStangret
22 avril 2017
J'ai d'abord découvert une personne, ma première auteure en chair et en os, dans un après midi café litteraire. une grande première pour une grande lectrice. Ainsi les auteures existaient......J'ai donc naturellement acheté son livre. Et je l'ai adoré. C'est rare les livres qui parlent de l'amitié. de cette période de notre vie ou notre famille est volontairement remplacé par nos amis. C'est rare de lire un roman, sur ce que l'on devient ensuite. Il fallait bien une intrigue. Ce n'est pas un coup de coeur, mais une belle rencontre avec l'auteure, et ses personnages. Depuis je retourne des que je peux rencontrer d'autres auteurs.
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
MarieFaustMarieFaust03 mars 2017
"Ça faisait tout drôle de se retrouver dans le métro parisien. (...) Antoine observa brièvement son reflet dans la vitre, s’attendant presque à découvrir son personnage d’autrefois : perfecto râpé, boots pointues et iroquois. Mais non, la silhouette s’était assagie. Trouble et démultipliée, elle se reflétait sans agressivité sur la nuit qui défilait. À l’arrière plan, insaisissable et louvoyant, un alignement d’hommes et de femmes sans visages. Il se retourna vers les regards fermés et sentit cette hostilité latente qui planait dans tout le wagon. En face de lui, ballottée par les déhanchements incessants du convoi d’acier, se blottissait une femme plus très jeune. Les yeux fermés, elle tressautait et sa tête heurtait doucement les cloisons fortifiées. New Balance orange, longue jupe kaki et vernis assorti sur ses mains blanches, elle semblait s’être évanouie. On aurait dit une princesse slave échappée d’un album d’Enki Bilal. Des larmes bleues allaient bientôt couler sur ses joues creuses et il saurait alors que tout est possible.
À l’approche de la station, la rame se laissait envahir par les rayons glacés des néons déglingués. Il n’y avait rien à faire, même en changeant la couleur des tickets, le métro aurait toujours cette odeur et cette lumière des années quatre-vingt. À République, le contraste était frappant : une lumière riche s’écrasait sur un sol noir et râpeux. Les portes claquaient. Tout s’accordait à ce tableau usé, aux parois laminées, aux plis des jeans et à cette affiche jaune et noire qui aspirait les regards. Assis au bord du quai, un clodo cuvait dangereusement son vin. Antoine l’aida à se relever et à s’asseoir sur l’un des sièges alignés contre les carrelages blancs. Il lui donna un peu de fric, une vague tape sur l’épaule et prit sa place dans la longue file qui piétinait vers la sortie."
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mosaique92mosaique9203 mars 2017
Tu parles à Psylvia de ce que Storm t’a confié à propos de leur jeunesse. Cette révolution qu’ils voulaient faire. Tu lui dis à quel point ça t’avait impressionnée… Elle soupire, te lance son regard si intelligent et te dit qu’ils ont souvent été très cons, manipulés par de tout petits livres rouges qu’elle n’aurait même pas la force de relire. Elle t’explique le bourrage de crâne, l’intégrisme, la méfiance face à tout ce qui était beau et léger et la dureté des rapports entre les gens. La douceur, l’amour… tout ça c’était bourgeois. Et une fois qu’on avait dit ça, on avait tout dit. Il y a peut-être une chose qu’elle regrette : la recherche d’un absolu, le fait d’être prêt à tout pour défendre une cause qu’on croit juste. Mais sinon…
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mhb_numerikmhb_numerik07 janvier 2016
Tu n’arrives pas à t’endormir. Tu fais un truc que tu aimes bien : t’imaginer dans chacun des autres lits où tu as dormi depuis ton enfance. Tu fermes les yeux, tu oublies la disposition de la pièce et tu voyages de lit en lit. Les portes et les fenêtres changent de place ainsi que l’orientation des meubles. Si tu te concentres bien, tu arrives parfois à entendre le souffle de ceux qui étaient avec toi. Tu aimes bien faire ça. C’est peut-être la seule façon d’avoir une impression de continuité dans ta vie…
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MarieFaustMarieFaust03 mars 2017
Storm et Psylvia parlent de l’An 2000… Dans six mois ce sera le vingt et unième siècle… Les jeunes parleront du vingtième comme on parlait du dix-neuvième : comme d’un vieux temps, poussiéreux, vers lequel on ne retournerait pour rien au monde. Tu ne sais pas ce qui t’attend, mais ce siècle plein de promesses ne t’attire pas plus que ça. Psylvia a dit un truc qui t’a fait comprendre pourquoi. Elle a parlé des technologies qui allaient tout accélérer. Elle a dit qu’il serait sans doute de plus en plus difficile d’échapper au mouvement, de se garder un endroit à soi dans lequel aucun écran, ni téléphone ne vienne vous distraire. C’est cet endroit-là que tu regretteras, cette pièce en dehors du temps, ta chambre noire dans laquelle tu cuisines tes photos, le ciel vide à contempler ou à peindre, le silence. Un temps qui n’existe pas pour les autres mais qu’on peut leur faire visiter par œuvre interposée…
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denisarnouddenisarnoud14 février 2016
Il était là, entre deux eaux… Ça faisait bien cinq ans qu’il était venu s’échouer à Berlin, un peu par hasard… mais il ne le regrettait pas. La gigantesque friche lui avait permis de se fondre dans l’air du temps, comme un vieux sucre qui prend les couleurs des mains qui le tripotent. Ici, tout semblait inachevé… rien que des instants cabossés, qu’il fallait lire au jour le jour, entre les grues, leurs cris vers le ciel et le bruit des bulldozers…
Il s’était décidé brusquement, content soudain à l ‘idée de revoir Paris. Antoine comptait bien y rester quelques mois , se doucher de souvenirs et remettre la main sur Vanda, qui ne donnait plus aucune nouvelle…
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