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Critique de Arthemyce


Autant le dire : dans sa publication première – gratuite sur le net – le texte est assez lourd par son style, à la limite du pompeux ; agrémenté de surcroît de nombre de fautes, d'oublis de mots, etc… Il s'agissait bien d'une ébauche, d'un brouillon, dont le fond rend toutefois insipide toute remarque sur la forme.

Le mycélium oligarchique décortiqué par Branco dans cette enquête, c'est celui de la « Macronie » faite cas d'école pour une leçon en immersion au coeur de la corruption généralisée – façon Billentête*. D'ailleurs, les écoles, c'est bien souvent là que commence le « réseautage » élitiste propre à l'entre-soi ; pas n'importe quelle école évidemment. Et dès le plus jeune âge autant que faire se peut. Mais je m'avance en commençant par la fin ; celle-ci n'a vocation qu'à contextualiser et appuyer la démonstration première de ramifications collusoires quasi-institutionnalisées.

Sur quelques années, bien avant 2017 et sa campagne clownesque, Juan BRANCO remonte le fil des relations tissés par les Macrons (Manu et Gigi) avec l'oligarchie du Petit Paris notamment. Gigi, professant dans un classieux établissement privé – Manu, flirtant entre argent privé et argent public, les deux socialisant et capitalisant sans fin à dessein.
Du prophétique Xavier NIEL et endogames Lagardère, Arnaud, Dassault… entourés de leur harem de journalistes – vassalisés par l'ambition, la précarité, ou les deux – sans bien sûr oublier « Mimi » ; Séduisant la branche politicienne – Jouyet et Attali notamment – et fidélisant un vivier de jeunes conquérants comme Emelien, Attal, Chaker ou encore l'inénarrable Benalla (pour ne citer qu'eux) … C'est toute l'olympe Jupitérienne qui prend forme, se structure et étend ses galléries obscures sous nos yeux.

Cet ouvrage est – évidemment ! – d'utilité publique. Si son apport conceptuel, théorique, sur les déterminations sociologiques qui engendrent un esprit de classe tel que dépeint est quasi-inexistant ; tout le poids de l'argumentaire prend consistance dans l'exposé de la « praxis », dans cette avalanche articulée de noms et de faits.

La déception, pour ma part, fût l'absence de tout sentiment d'indignation devant l'évidence. Indigné je le suis depuis lontemps ; révolté à ce point, c'est moins certain !


* Mme. Billentête : figure tutélaire de l'excellent dessin-animé de vulgarisation « le Bus Magique »


P.S. : Après lecture de l’opus publié, voici quelques petits commentaires.

Premièrement, on passe d’un manuscrit de 110 p. à un livre de 310 p. : il y’a beaucoup moins de fautes, mais beaucoup plus de pages ; Côté contenu en revanche, je n’ai pas le sentiment d’en avoir beaucoup plus appris. A mon sens, en ne considérant que le « fond », le manuscrit suffit et fait office de « résumé » très complet.

Deuxièmement, la structure a été modifiée : on commence par le début – autrement dit par la fin du manuscrit – avec Attal, l’Alasacienne et autres étables de l’entre-soi, avant qu’une fois les prémisses exposées, on s’enfonce dans la logique collusoire sur fond de Macronie.

A mon sens, ce qui ne veulent/peuvent se permettre les 19€ de l’opuscule peuvent, sans craindre de manquer l’indispensable, trouver toute satisfaction dans le manuscrit.
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