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EAN : 9782253061465
447 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/1992)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 22 notes)
Résumé :
1925 est devenu le symbole des « années folles », période d'entre-deux-guerres tourbillonnante et ivre de liberté. Cette année-là, Robert Brasillach, âgé de seize ans et demi, arrive à Paris pour préparer le concours d'entrée à l’École normale supérieure, mais la Bourgogne d'où il vient et son Midi natal restent longtemps les pôles réels de son existence.
L'accoutumance s'établit, bien sûr. Le lycée, l'école ensuite sont les ports d'attache d'où il part explo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
LesLecturesDeRudy
  08 mai 2021
Dans ce récit autobiographique Brasillach au contraire de Rebatet ne met pas nécessairement le fascisme et son antisémitisme en avant . Il y fait quelques allusions mais cela ne suinte pas la haine que l'on retrouvera plus tard dans ses articles de presse écrits sous l'occupation.
On le suit donc de la fin de son adolescence jusqu'au début de sa vie d'homme . Il y est beaucoup question d'art , de littérature et de cinéma . On découvre le Paris bourgeois de l'entre-deux guerres . Brasillach avait comme Rebatet dont il parle un peu dans son récit un énorme talent d'écrivain qu'un idéal dévoyé a envoyé au tapis .
Certes le style est parfois grandiloquent et un peu démodé mais on ne s'ennuie guère à la lecture de ce récit.
Une lecture nécessaire pour mieux appréhender l'esprit de l'époque et essayer de comprendre les motivations de ces gens qui ont vu dans le fascisme un avenir pour leur pays .
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Vellave43
  14 janvier 2020
Un témoignage particulièrement intéressant de cette période où, finalement, se sont construit intellectuellement et politiquement tous ceux qui ont participé à la collaboration. Et c'est avec ce genre de livre qu'on s'aperçoit que cette construction est ce qu'il y a de plus ordinaire, même chez les gens les mieux éduqués, les plus intelligents et les plus érudits.
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VRossignol
  10 août 2016
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Nostradamus27Nostradamus27   10 janvier 2021
La mémoire extraordinaire de Jacques Talagrand lui permettait de répliquer aux interrogations les plus baroques. Il connaissait la couleur de la robe d’un président à mortier sous Louis XV, et si on lui demandait: “Qui a éteint quoi?”, il savait qu’il s’agissait de l’extinction du feu sacré par Théodose en 496. On prétendait qu’il était même capable de répondre à la question “Qu’arriva-t-il ensuite?

(il s'agit de l'écrivain Thierry Maulnier)
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SepoSepo   22 avril 2014
Au mois de juin, lorsqu'il m'arrive de traverser le Luxembourg, je regarde toujours les jeunes gens et les jeunes filles assis sur sur les chaises de fer, sous les statues des reines de pierre. Nous avons été pareils à eux, nous avons traîné, par les journées tièdes, nos cahiers d'histoire sous les arbres, nous avons travaillés en plein air, amollis soudain par une bouffée d'air parfumé, deviant les enfants autour du bassin, les voiliers, les marchands de coco. Il nous fallait trois , quatre chaises. Nous nous ruinions.Il nous nos arrivait même d'y dormir à poings fermés, au scandale des gardes municipaux, écrasés par le travail plus que par la chaleur. Mais c'était la jeunesse, la jeunesse irréparable, et les visages ronds et purs, et la buée de la jeunesse autour de nos traits, et toutes les querelles du temps, toutes les curiosités du passé, qui se dissolvaient sous les arbres verts et les statues grises. Je ne passais jamais en ces lieux enchantés, au long des grosses baluepstrades, sans me rappeler ces rares après-midi où nous fuyions la classe pour un peu d'air, de liberté et d'étude.p.24
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moraviamoravia   27 septembre 2020
Ainsi était définitivement ruiné, autour de nous, cet univers de papier et de nuages auxquels nos aînés avaient cru. Cela aurait été un autre songe, sans doute, que d'applaudir bruyamment à l'intrusion têtue de la réalité dans les apparences : elle n'avait rien d'aimable, certes, mais elle était la réalité, voilà tout. Elle surgissait, comme le gros globe allongé du soleil qui jaillit de la mer, brusque et furieux. Et tout était oublié des brumes de l'aube, et devant l'astre naissant, il fallait bien admettre que beaucoup de peuples, beaucoup d'hommes à travers la planète, le reconnaissaient comme lumineux et brûlant, et ne voulaient plus entendre parler de ce qui avait précédé.
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Mon pays m'a fait mal - Robert Brasillach, dit par Pierre Fresnais
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