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EAN : 9782710304753
80 pages
La Table ronde (22/03/1991)
3.83/5   15 notes
Résumé :
En 1944, Robert Brasillach, arrêté et emprisonné à Fresnes, est condamné à mort pour ses écrits dans Je suis partout. Ne se faisant aucune illusion sur le résultat des recours déposés par son avocat ou de la demande en grâce signée par les plus grands écrivains français et adressée au général De Gaulle, il attendait son exécution dans sa cellule. Les Poèmes de Fresnes ont été écrits dans cette prison alors que l'auteur n'avait ni stylo ni papier. Il avait réussi à s... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Fleitour
  12 septembre 2017
Les Poèmes de Fresnes, de Robert Brasillach, sont entre mes mains depuis mon adolescence, j'y reviens de temps en temps.
C'est un exemplaire de l'édition de 1949, édité par les Sept Couleurs une maison qui a sans doute fermé depuis. À Fresnes j'y passais souvent, à une encablure du Parc de sceaux, que j'ai sillonné fréquemment, à en reconnaître les 1000 recoins. La prison de Fresnes est aussi célèbre que le café, situé en face, au nom, qui fait sourire ou frémir,« ici mieux qu'en face ».

Impressionné par ce destin cruel, bouleversé par sa qualité littéraire, j'ai lu ce recueil de textes sans connaître les raisons de son internement.

Aujourd'hui je me demande, quel doit être notre sentiment, face à la décision prise d'avoir mis un terme à un remarquable écrivain de notre langue.
Je connais les textes de Victor Hugo et les positions de Badinter sur la peine de mort, je me pose encore cette question, comment une personne, si imbibée de littérature a pu désapprouver le recours en grâce. Comment aussi Charles de Gaulle a pu gracier Pétain, et condamner Brasillach.
Je me souviens des positions de l'église si ambiguës à l'égard de la religion juive, j'ai lu les réflexions de Mgr Lustiger le converti. L'église catholique a enfin choisi une position humaniste.

Dans ses textes Brasillach apparaît avec une foi inébranlable,et une espérance dans l'avenir surprenante : "oh ma jeunesse au fond de ce brouillard, reviendras-tu avant qu'il soit trop tard", "vous avez le ciel pour vous-même seigneur il était ici pour les enfants des hommes et nous ne savons pas de plus réels bonheurs."

L'ensemble de ce recueil lu par Pierre Fresnay et d'une beauté éblouissante, l'écriture limpide se joue des rimes, bascule d'une strophe à l'autre, et la pensée posée avec des mots simples, dresse des émotions glaçantes: "dans ces bruits de gare étouffés l'heure où partira le bateau, quand la passerelle est ôtée et qu'on tire sur l'ancre de l'eau."
Je ne peux en écoutant cette voix grave si charnelle, lisant ces textes, vivant les émotions de Robert Brasillach, qu'approuver Albert Camus, il a eu raison de demander sa grâce."
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aleatoire
  01 avril 2012
Dussé-je encourir l'opprobre grégaire, toujours je citerai Brasillach.
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Kambro
  02 juin 2017
On peut retrouver dès à présent le disque de ces poèmes ici :
https://librairiedamase.com/produit/robert-brasillach-poemes-de-fresnes/609
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
aleatoirealeatoire   10 mars 2012
Et ceux que l'on mène au poteau,
Dans le petit matin glacé,
Au front la pâleur des cachots,
Au coeur le dernier chant d'Orphée.
Tu leur tends la main sans un mot,
O mon frère au col dégrafé...

Chant pour André Chénier
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moraviamoravia   30 avril 2020
Fresnes

Le parc de Sceaux à l'horizon
La route des pèlerinages,
Les peupliers et les maisons
Nous offrent les libres images
Avec lesquelles nos prisons
Essayent de nous tenir sages.

Les quatre murs de la cellule
Sont peuplés quand tombe le soir
Des feux où notre cœur se brûle,
Des spectres que nul ne peut voir,
Dont la foule pourtant circule
Et nous tend les mains dans le noir.

Un sifflet dans les corridors,
Un œil qui s'ouvre à notre porte,
Un chariot qui repart encor,
Un chaudron que l'on nous apporte,
Semblent bruits qui montent d'un port,
Signaux d'un train ou d'une escorte.

Je pense à ceux qui, des années,
Ont attendu, près des barreaux,
Dans ces bruits de gare étouffée,
L'heure où partira le bateau,
Quand la passerelle est ôtée,
Et qu'on tire l'ancre de l'eau.

21 Octobre 1944.
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Videos de Robert Brasillach (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Brasillach
Gilles ANTONOWICZ, Isorni, les procès historiques. Déjà en librairie. Pour en savoir plus : https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251452333/isorni
Jacques Isorni incarne la Défense dans son expression la plus noble : la défense politique. Avocat des communistes sous l'Occupation, de Brasillach et de Pétain à la Libération, des nationalistes tunisiens avant de devenir celui des soldats perdus de l'Algérie Française, sa place est en toutes circonstances « du côté des prisonniers ». Témoin privilégié des chocs et des tragédies qui ont traversé la France, il nous invite à jeter un regard nuancé sur notre histoire contemporaine, avec l'oeil de la défense, une place où l'on cherche à comprendre les mobiles qui font agir les hommes…
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