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ISBN : 275785772X
Éditeur : Points (16/02/2017)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Il est parti, il a enfilé son caban avant de mettre son bonnet. Pourquoi n'ai-je pas essayé de le retenir ? Quand il s'est levé, j'ai gardé les mains dans les poches de mon manteau. J'hésitais à lui proposer d'aller chez moi pour faire l'amour une dernière fois. Un à un, il fermait les boutons de son caban que, d'habitude, il ne ferme pas. Celui du milieu, frappé d'une ancre de bateau, était tombé depuis longtemps. « Je vais rester un peu. » J'ai commandé une coupe ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Sando
  15 septembre 2015
« Je ne veux pas d'une passion ». La phrase frappe la narratrice comme un coup de massue, la laissant sonnée, hagarde. Est-ce ainsi que l'on met fin à sept mois de relation, de souvenirs et d'un amour total ? Dorénavant seule sur la banquette du café, la jeune femme revient sur cette histoire enflammée, dans laquelle elle s'est jetée corps et âme, sans retenue. Les souvenirs de cet homme qui pour elle était « le bon », s'entremêlent à ceux de son père, un homme excentrique mais profondément doux et aimant qui lui a transmis sa part de folie et de passion… Commence alors un voyage intérieur qui lui permettra peut-être, à travers sa relation aux hommes, de se découvrir et d'apprendre à mieux se connaître …

Après « Les fidélités », Diane Brasseur nous offre un nouveau roman axé sur un triangle amoureux fusionnel et dévorant, dans lequel Freud se serait fait une joie d'analyser le complexe oedipien ! Construit sur le mode de chapitres alternés, la narratrice évoque sa relation à l'amant puis celle au père, liant les deux dans un perpétuel entrelacement. Certaines phrases sont répétées et se font écho au fil du texte, rappelant cette boucle dont la jeune femme est prisonnière, une bulle rassurante et oppressante à la fois dont elle prend doucement conscience.
Les phrases sont courtes, percutantes, de même que les chapitres, ce qui donne un roman rapide à lire, à la fois fluide et agréable. Les sentiments et états d'âme de la narratrice nous sont livrés sans fioritures et reflètent la sincérité d'un amour enflammé et entier. En conclusion, un joli texte sur la passion, porté par une écriture plaisante et directe.
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Bazart
  07 septembre 2015
"Les Fidélités", le premier roman de Diane Brasseur, qui racontait l'histoire d'amour autour d'un homme, la cinquantaine bien sonnée, qui trompait sa femme avec une jeunette de presque 25 ans de moins que lui m'avait énormément plu lorsque je l'ai lu à sa sortie en janvier 2014, tant la plume sensible et très juste de cette jeune romancière arrivait à transcender une histoire d'adultère a priori d'une confondante banalité.
Après ce premier roman –qui a connu par ailleurs un beau succès critique et public, Diane Brasseur revient pour cette rentrée littéraire avec un deuxième roman, "Je ne veux pas d'une passion", tout aussi réussi. Après le triangle amoureux mari/femme/maitresse, c'est désormais un autre triangle plus singulier qui s'y retrouve, à travers le questionnement que se pose une fille délaissé par l'homme qu'elle aime et qui cherche une connexion dans ses souvenirs dans les rapports passionnés qu'elle entretenait jeune avec son père.
"Je ne veux pas d'une passion"- la toute première phrase qui lance le livre, et sans doute celle autour de laquelle l'auteur est partie pour la rédaction du livre tisse avec justesse et intelligence un lien de causalité évident entre une passion amoureuse d'un homme et une femme et la passion que cette dernière a éprouvé pour son père et l'on peut se demander à la lecture du livre si ce schéma est fréquent ou pas, si une jeune femme construit forcément ses amours à venir en fonction de son rapport paternel.
Le paradoxe – et la force- du roman de Diane Brasseur résident sans doute également dans la dichotomie entre le sujet- l'étude des relations passionnelles- et le style, distancié presque détaché, de la narratrice.
Si les deux livres de Diane Brasseur proposent des problématiques et des points de vue divergents, l'auteur conserve un même – double- fil conducteur, à savoir le monologue intérieur et une étude, presque clinique, des affres de la passion, par le bais d'instantanés, de souvenirs passés.
"Je ne veux pas d'une passion", comme « les fidélités » d'ailleurs- s'impose aussi par son écriture très cinématographique, à savoir une écriture par fragments, courte, précise, extrêmement visuelle. Par ailleurs, les personnages masculins, très virils mais vulnérables en même temps de vos deux romans renvoient, à des archétypes évident d'un certain cinéma français, notamment celui de Claude Sautet.
On peut légitiment penser que que le fait que Diane Brasseur soit, en parrallèle avec son métier d'écrivain, scripte pour le cinéma- détail qui ne me laisse évidemment pas indifférent- influence forcément- consciemment ou pas- sa plume et la personnalité de ses personnages.
Et il se pourrait bien que vous ayez rapidement les réponses à ces questions, car j'ai tellement aimé le livre que je me suis parmis d'aller récemment poser ces questions- et d'autres- à l'auteur, qui devrait normalement rapidement y répondre sur baz'art.
En attendant, n'hésitez pas à vous procurer ce très beau "Je ne veux pas d'une passion", assurément l'une des belles confirmations de cette rentrée littéraire.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Odlag
  06 juillet 2015
Peut-être n'étais-je tout simplement pas dans une bonne période pour apprécier ce livre, mais je n'ai malheureusement pas vraiment accroché.
Assise dans un café, une jeune femme (qui n'est à aucun moment nommée dans ce livre) raconte sa vie avant de se faire quitter par son amant (il n'est pas nommé non plus). Elle alterne ainsi les souvenirs liés à son enfance auprès de son père, le premier homme de sa vie, et ceux vécus avec son amant, qui a pris une place de plus en plus importante dans sa vie.
J'ai eu du mal à bien suivre l'histoire de cette jeune femme. L'alternance des souvenirs ne m'a pas spécialement posé de problème, l'un de mes livres préférés (Enfance, de Nathalie Sarraute) est composé de la même manière : une succession de souvenirs, pas forcément classés selon leur chronologie. le problème dans ce livre-ci, c'est que la plupart des souvenirs sont beaucoup trop courts, ou manquent parfois de cohérence. On peut ainsi avoir du mal à suivre, ou bien à comprendre ce qu'elle veut dire, où elle veut en venir.
J'ai trouvé le style d'écriture de l'auteur un peu trop... nu. Etant donné le sujet (l'exploration des souvenirs suite à une rupture), j'ai été plutôt surprise par le côté purement descriptif des phrases : trop simples, sans émotion, j'ai eu l'impression que la narratrice se contentait de décrire ses souvenirs, comme si elle en était totalement détachée. Et la brièveté des souvenirs (et des paragraphes) n'a fait qu'accentuer cette impression.
Je ne doute pas que ce livre puisse être apprécié par d'autres lecteurs (et ces éléments que j'ai pris pour des défauts puissent être considérés comme des qualités par d'autres). Ce n'est malheureusement pas mon cas, mais que cela ne vous empêche pas de le lire s'il vous tente.
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val-m-les-livres
  04 juillet 2015
Lorsque ce roman commence, l'amant de notre narratrice la quitte. Elle revient sur sa relation amoureuse, qui ne fut pas pas un adultère puisqu' aucun des deux n'était marié. La titre est la phrase clé du roman, elle le commence et le finit. Et j'ai eu du mal à en comprendre le sens. Ce n'est que lorsque je l'ai compris que j'ai pu apprécier un peu ce roman qui, il faut l'avouer, n'est pas une totale réussite. L'ensemble reste superficielle et si l'alternance des chapitres entre la relation amoureuse et la relation fille/père est originale, elle n'est pas totalement réussie et c'est bien dommage.
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ComiteromansPoissy
  07 novembre 2015
Deuxième roman de Diane Brasseur après "Les infidélités" qui parlait d'adultère entre un couple de 50 ans et une jeune femme de 25. Ici, c'est une histoire d'amour comme il y en a tant, et qui aura duré sept mois. Mais c'est aussi l'histoire d'amour de la narratrice avec son père... Au début du roman elle se retrouve seul dans un café juste après que son compagnon l'est quitté au sens propre comme au sens figuré. Elle se remémore... le roman est une alternance de chapitre entre le portrait et les souvenirs de son compagnon d'un côté et de son père de l'autre. (Souvenirs qui se croisent très rarement). Il en ressort de belles choses, surtout concernant la relation père-fille. L'alternance des chapitres met bien en relief la comparaison que doit faire inconsciemment la narratrice entre ces deux amours. le style d'écriture est léger et fluide (aidé par des chapitre court). L'écriture est de telle manière qu'elle renvoi au lecteur des images cinématographique (Diane Brasseur est aussi scénariste pour le ciné, ce n'est donc pas très étonnant...). Une belle lecture, dommage que Diane Brasseur se soit cantonné aux souvenirs, sans essayer de creuser l'aspect psychologique de sa relation très forte d'avec son père et comment elle influe forcément dans ses relations amoureuses et ses attirances.
Yassir (Poissy)
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   15 septembre 2015
Tout se répète.

Enfant, j’écoutais mon père, adolescente, je voulais lui désobéir, devenue adulte, je lui ressemble.

J’emprunte les mêmes chemins, je caresse les mêmes rêves, je partage les mêmes craintes, je tombe dans les mêmes excès. »
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BazartBazart   03 septembre 2015
« Tous les hommes dont je tombe amoureuse portent la barbe pour que mon désir s’y accroche comme à la bande Velcro d’une fermeture à scratch. "
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BazartBazart   03 septembre 2015
« Au cinéma, je change de rang dans la pénombre en pleine séance, mais les décisions importantes je les prends vite et sans regrets. »
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BazartBazart   03 septembre 2015
« Le risque quand il y a tant d’amour, c’est de se rater. »
Commenter  J’apprécie          110
BazartBazart   03 septembre 2015
« Alors je sors de la salle de bains blanche comme je voudrais sortir de l’enfance, en claquant la porte. »
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