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ISBN : 2253064556
Éditeur : Le Livre de Poche (01/11/1993)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 13 notes)
Résumé :
XVe - XVIIIe siècle
1. Les Structures du quotidien.
2. Les Jeux de l'échange.
3. Le Temps du monde.

Ces trois volumes sont une introduction à l'histoire du monde du XVe au XVIIIe siècle, un voyage à travers le temps et l'espace des civilisations qu'a bousculées alors - en Asie, en Amérique, en Afrique - la violente expansion de l'Europe. C'est aussi une réflexion peu orthodoxe sur la nature et le rôle d'un acteur important : le ca... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Bigmammy
  09 octobre 2011
Je tombe de l'armoire ce matin en découvrant qu'aucune critique n'existe sur ce monument de l'histoire, oeuvre fondatrice absolument indispensable à qui veut tenter de comprendre le monde dans lequel nous vivons.
Il s'agit du premier tome d'une trilogie qui nous met en main le fil de l'évolution des économies, en particulier à partir des Grandes découvertes et en fonction des innovations technologiques. Il suffit ensuite de le tirer à vous !
Effectivement, je ne peux moi non plus me permettre critiquer le travail magistral de Fernand Braudel, fondateur de l'école des Annales, inventeur de la notion d'"économie-monde", qui nous enseigne l'histoire dans sa totalité et non pas par une succession de dates. J'ai dévoré ce livre il y a plus de trente ans, la plus grande partie de mes notions d'économie politique et de l'évolution des grandes puissances au cours des siècles en est issue. C'est clair, facile à lire pour les non initiés..... Un monument incontournable.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   29 avril 2014
La vie matérielle, ce sont des hommes et des choses, des choses et des hommes. Étudier les choses — les nourritures, les logements, les vêtements, le luxe, les outils, les instruments monétaires, les cadres du village ou de la ville —, en somme tout ce dont l'homme se sert, n'est pas la seule façon de prendre la mesure de son existence quotidienne. Le nombre de ceux qui se partagent les richesses de la terre a lui aussi son sens. Et le signe extérieur qui différencie au premier coup d'œil l'univers d'aujourd'hui des humanités d'avant 1800, c'est bien la récente et extraordinaire montée des hommes : ils pullulent.
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Videos de Fernand Braudel (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fernand Braudel
Leçon inaugurale de Fernand Braudel Les hommes font-ils l’histoire ? "Non" répond Fernand Braudel dans sa leçon inaugurale, "l’histoire fait aussi les hommes et façonne leur destin – l’histoire anonyme profonde et souvent silencieuse, dont il faut maintenant aborder l’incertain mais immense domaine"...
A côté du "temps rapide des événements, du temps allongé des épisodes", Fernand Braudel marque son intérêt pour le "temps ralenti, paresseux des civilisations".
Depuis le collège de France, dans sa leçon inaugurale, il explique ainsi :
« Certes, les civilisations sont mortelles, dans leurs floraisons les plus précieuses ; certes, elles brillent, puis elles s'éteignent, pour refleurirent sous d'autres formes. Mais ces rupture sont plus rares, plus espacées qu'on ne le pense. Et surtout, elles ne détruisent pas tout également. Je veux dire que, dans telle ou telle aire de civilisation, le contenu social peut se renouveler deux ou trois fois presque entièrement sans atteindre certains traits profonds de structure qui continueront à la distinguer fortement des civilisations voisines. Il y a, si l'on veut, plus lente encore que l'histoire des civilisations, presque immobile, une histoire des hommes dans leurs rapports serrés avec la terre qui les porte et les nourrit ; c'est un dialogue qui ne cesse de se répéter, qui se répète pour durer, qui peut changer et change en surface, mais se poursuit, tenace, comme s'il était hors de l'atteinte et de la morsure du temps. Si je ne me trompe, les historiens commencent à prendre conscience, aujourd'hui, d'une histoire nouvelle, une histoire lourde dont le temps ne s'accorde plus à nos anciennes mesures. »
Historien, novateur, du " temps quasi immobile", de "l’histoire qui bouge lentement", selon sa propre formule, "et de l’aventure capitaliste" (entretien avec Pierre Desgraupes), il peut souligner, dans sa leçon inaugurale, le 1er décembre 1950, l’apport immense des "sciences de l’homme" de cette "révolution intellectuelle et scientifique prodigieuse" dont l’histoire bénéficie à la croisée de la géographie, de l’économie et de la climatologie, pour ne citer que les disciplines emblématiques liées à son œuvre. Gérard Courtois proposant en 2008 pour le journal Le monde une rétro-lecture de la célèbre thèse de Fernand Braudel, publiée en 1949, « La Méditerranée et le monde méditerranéen à l’époque de Philipe II », loue cet "Ulysse moderne, qui a fondé un empire en quelques années".
Quand il interroge son héritage, l’historien Jacques Le Goff, met en avant les recherches de Fernand Braudel autour de la notion de « temps monde », forgée sur un concept allemand, la notion d’économie monde.
A la disparition du grand historien, le médiéviste, Georges Duby lui rend hommage depuis le Collège de France. Il rappelle que Fernand Braudel a été aussi "un lutteur, redoutable" et "un constructeur". Il "consolida les institutions qu'il reprit des mains de Lucien Febvre" et "il en fonda de nouvelles".
Ainsi "En 1949, il fut appelé à prendre au Collège de France la succession de Lucien Febvre". "En 1956, Braudel prit la direction de la VIe Section de l'École des Hautes Études que Lucien Febvre avait fondée une dizaine d'années auparavant, un outil qu'il s'appliqua à rendre toujours plus efficace et plus prestigieux". "Il créa, dans le même esprit, la Maison des sciences de l'homme en 1963".
C’est Clémence Azincourt qui prête aujourd’hui sa voix à Fernand Braudel, titulaire de la chaire de la civilisation moderne, le 1er décembre 1950.
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