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ISBN : 2081223007
Éditeur : Flammarion (12/01/2009)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 11 notes)
Résumé :

Les deux volumes formant le second volet de L'Identité de la France - Les hommes et les choses - s'organisent autour de deux thèmes, étudiés dans la longue durée : la démographie et l'économie.
Le second volume s'intéresse à la longue primauté de l'" économie paysanne " en France - forme d'économie globale où la vie rurale est encore dominante par rapport à d'autres activités, industrielles et commerciales. Tous les pays d'Europe ont vécu, des si... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
candlemas
  07 mars 2018
(suite du commentaire tome 2 : L'identité de de la France - Les Hommes et les Choses 1)
Dans Les Hommes et les Choses (tomes 2 et 3), F. Braudel insiste sur l'évolution démographique, montrant comment elle rythme les périodes historiques, expliquant bien souvent les événements, heureux ou malheureux de cette France rurale, qui s'urbanise peu à peu. Les migrations aussi apparaissent comme fil conducteur, depuis la préhistoire jusqu'à l'époque contemporaine, où le sujet est d'une brûlante actualité, étroitement corrélé à la question de l'identité nationale.
Dans le tome 3, on ressent tout l'attachement que F. Braudel porte à la France paysanne, montrant le rôle de moteur endogène –diesel…- qu'elle a longtemps joué pour l'industrie émergente et l'activité commerciale dans les villes. Moins vite quand dans tous les autre pays européens, le capitalisme, les réseaux de transports, l'industrialisation, sont venus modifier ces équilibres ancestraux… il n'est pas sûr que l'étude du temps long chère à F. Braudel ne révèle finalement, demain, que parier sur l'avenir, c'est aussi parier sur cette force du passé, sur les racines ancestrales terriennes du pays.
Pour finir, il est certain que d'autres grands historiens ont poursuivi l'oeuvre, allant dans une étude plus fine, corrigeant certaines vues ; mais, mieux que d'autres, par sa vision globalisante, son éloquence, son verbe, F. Braudel nous fait réellement sentir les chemins de traverse sous les pieds, le vieil outil, le feutre du galurin sous les doigts, nous fait entendre les heures passées au vieux clocher du village… son livre n'est pas un livre d'Histoire, c'est une épopée des hommes et des choses, à travers l'espace et le temps.
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JCLDLGR
  14 février 2019
C'est à travers ce tome, que j'ai véritablement perçu l'ancrage de l'histoire dans les paysages, et même les gens, les métiers (j'ai des cousins qui sont restés dans le perche, et qui ont vécu jusque dans les années 70), dans leurs déplacements, leurs habitudes de vie etc...
Cette oeuvre est fondamentale pour faire ce lien avec l'histoire populaire, (que j'ai pu vivre un peu à l'époque où je passais toutes mes vacances scolaires chez mes cousins) alors que le délitement progressif des campagnes (la disparition des services, des transports, des commerces, la transformation des bâtiments d'activité en résidences secondaires…) a abouti à la désertification et à l'appauvrissement des zones rurales actuels.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
JCLDLGRJCLDLGR   19 octobre 2018
Quatre grands chapitres s'imposent : l'élevage, la vigne, le blé, la forêt. Ils dominent, divisent, écartèlent la France ; n'y a-t-il pas quatre France diverses, mal séparées, selon qu'elles valorisent ou l'herbe et l'élevage, ou la vigne et le vin, ou le blé et le pain, ou les arbres ? […] Et ses France diverses s'opposent, comme les électricités de signe contraire, elles s'attirent aussi, s'inscrivent dans un même et vaste encadrement économique. Aussi bien, présenter pèle mêle céréales, élevages, vignobles, forêts s'annonce comme une entreprise logique, nécessaire, bien qu'immense et difficile.
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Videos de Fernand Braudel (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fernand Braudel
Leçon inaugurale de Fernand Braudel Les hommes font-ils l’histoire ? "Non" répond Fernand Braudel dans sa leçon inaugurale, "l’histoire fait aussi les hommes et façonne leur destin – l’histoire anonyme profonde et souvent silencieuse, dont il faut maintenant aborder l’incertain mais immense domaine"...
A côté du "temps rapide des événements, du temps allongé des épisodes", Fernand Braudel marque son intérêt pour le "temps ralenti, paresseux des civilisations".
Depuis le collège de France, dans sa leçon inaugurale, il explique ainsi :
« Certes, les civilisations sont mortelles, dans leurs floraisons les plus précieuses ; certes, elles brillent, puis elles s'éteignent, pour refleurirent sous d'autres formes. Mais ces rupture sont plus rares, plus espacées qu'on ne le pense. Et surtout, elles ne détruisent pas tout également. Je veux dire que, dans telle ou telle aire de civilisation, le contenu social peut se renouveler deux ou trois fois presque entièrement sans atteindre certains traits profonds de structure qui continueront à la distinguer fortement des civilisations voisines. Il y a, si l'on veut, plus lente encore que l'histoire des civilisations, presque immobile, une histoire des hommes dans leurs rapports serrés avec la terre qui les porte et les nourrit ; c'est un dialogue qui ne cesse de se répéter, qui se répète pour durer, qui peut changer et change en surface, mais se poursuit, tenace, comme s'il était hors de l'atteinte et de la morsure du temps. Si je ne me trompe, les historiens commencent à prendre conscience, aujourd'hui, d'une histoire nouvelle, une histoire lourde dont le temps ne s'accorde plus à nos anciennes mesures. »
Historien, novateur, du " temps quasi immobile", de "l’histoire qui bouge lentement", selon sa propre formule, "et de l’aventure capitaliste" (entretien avec Pierre Desgraupes), il peut souligner, dans sa leçon inaugurale, le 1er décembre 1950, l’apport immense des "sciences de l’homme" de cette "révolution intellectuelle et scientifique prodigieuse" dont l’histoire bénéficie à la croisée de la géographie, de l’économie et de la climatologie, pour ne citer que les disciplines emblématiques liées à son œuvre. Gérard Courtois proposant en 2008 pour le journal Le monde une rétro-lecture de la célèbre thèse de Fernand Braudel, publiée en 1949, « La Méditerranée et le monde méditerranéen à l’époque de Philipe II », loue cet "Ulysse moderne, qui a fondé un empire en quelques années".
Quand il interroge son héritage, l’historien Jacques Le Goff, met en avant les recherches de Fernand Braudel autour de la notion de « temps monde », forgée sur un concept allemand, la notion d’économie monde.
A la disparition du grand historien, le médiéviste, Georges Duby lui rend hommage depuis le Collège de France. Il rappelle que Fernand Braudel a été aussi "un lutteur, redoutable" et "un constructeur". Il "consolida les institutions qu'il reprit des mains de Lucien Febvre" et "il en fonda de nouvelles".
Ainsi "En 1949, il fut appelé à prendre au Collège de France la succession de Lucien Febvre". "En 1956, Braudel prit la direction de la VIe Section de l'École des Hautes Études que Lucien Febvre avait fondée une dizaine d'années auparavant, un outil qu'il s'appliqua à rendre toujours plus efficace et plus prestigieux". "Il créa, dans le même esprit, la Maison des sciences de l'homme en 1963".
C’est Clémence Azincourt qui prête aujourd’hui sa voix à Fernand Braudel, titulaire de la chaire de la civilisation moderne, le 1er décembre 1950.
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