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ISBN : 2246813131
Éditeur : Grasset (30/08/2017)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 38 notes)
Résumé :
«  Ce matin, je sors, plutôt pressé, et j'ai pas fait trente mètres, que paf? une rouge avec sa marmaille me rentre dedans au coin de la rue. Elle se casse la figure et me gueule dessus. Elle me dit que je l'ai fait exprès, que c'est une agression. En temps normal, on se serait excusés, j'aurais fait mon sourire de faux cul et tout serait rentré dans l'ordre. Mais non, je trouve rien de mieux que de lui cracher  : ?fais pas chier sale rougeaude? et manque de pot, un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Alexein
  10 octobre 2017
Je remercie Babélio et les éditions Grasset pour ce livre reçu dans le cadre de l'opération Masse critique.
Ce livre se démarque, dans cette rentrée littéraire, en attaquant presque de front, grâce aux ressorts de la fiction, le thème du racisme.
Amédée Gourd est un manutentionnaire menant une existence monotone et paisible en compagnie de sa grand-mère. le récit est entièrement conté à la première personne. D'entrée de jeu, le ton est donné : il se trouve accusé, jugé et condamné pour insultes racistes envers une Rouge. Tout le long du livre, le lecteur évolue du point de vue d'Amédée avec son flux de pensées : il écorche les expressions d'une façon comique et montre bien son niveau culturel bas.
Il est traîné sous le feu des projecteurs et livré au défoulement de la meute. On peut facilement voir un parallèle établi avec notre société, sauf que quelques points sont très différents. Ces peaux rouges sont une population d'un pays voisin victime de génocide ; ils ont fui massivement, ça se comprend. Leur nombre augmente donc considérablement dans le pays où se déroule cette histoire.
Je n'ai pas pu m'empêcher de m'attarder sur le nom attribué au protagoniste :
Amédée : un nom pas très jeune ;
Gourd : comme pas très doué, pas dégourdi, maladroit, voire inadapté.
Que dire de cette thérapie de groupe, sorte de cure de désintox au racisme par laquelle la société entreprend de le rééduquer ? Tout doit y être sympa. On doit s'extasier de tout, ambiance bisounours et négation des différences. La question est même soulevée que, derrière tout conflit avec un Rouge, il y aurait du racisme déguisé.
Emmanuel Brault exprime bien à travers les réflexions de son anti-héros le comportement des Blancs qui fait penser à de la repentance à l'égard des Rouges, une sorte d'admiration d'eux-mêmes (les Blancs) dans leur attitude de bienveillance et de commisération. Parmi les remarques intéressantes à relever, p.70 : « […] société de dégénérés qu'ose plus se regarder en face alors elle regarde les autres et elle fait semblant de les aimer. » Je rapproche cette réflexion d'une phrase qu'avait prononcée Alain Finkielkraut dans ONPC en 2013 (en parlant de l'affaire Léonarda) lorsqu'il y était venu présenter « L'identité malheureuse » : « Ils aiment leur amour de l'Autre ». C'est comme un moyen de se donner bonne conscience en payant son tribut au sacro-saint « vivre-ensemble ».
Ce livre est étrange, loufoque, assez baroque et la lecture en devient pénible à force. Une sorte de malaise s'installe. On sent qu'il touche un point névralgique. Il montre cette crispation hystérique d'une société lancée dans une chasse aux sorcières. Et plus elle traque le racisme, plus elle le nourrit.
Dans ce livre, la société traite le symptôme plutôt que sa cause. A.G. se présente comme raciste et explique pourquoi : l'État privilégie les Rouges au détriment des autochtones. Il soulève des questions très sensibles. Au stade où en est la société dans ce livre, ceux qui sont définis comme racistes sont considérés comme des malades mentaux. La question n'est même pas sujette à débat. Il y a d'une part ceux qui se conforment au dogme pour ne pas se retrouver exclus du groupe et pointés du doigt ; et les autres sur lesquels la horde déverse toute sa fureur. On voit bien comment l'antiracisme, dans sa dérive, devient un fanatisme en tendant vers l'absolutisme et une « pureté » intolérante envers toute opinion n'entrant pas exactement dans le moule simpliste de son dogme essentialisé. La réflexion et le doute mêmes sont dangereux pour l'antiracisme.
Comment en vient-on à pervertir une chose aussi noble que l'antiracisme ? Cette question dépasse le sujet du livre qui nous immerge simplement dans cette situation très concrète et un peu exiguë. Je trouve qu'elle ne permet pas de prendre du recul. Il manque une partie du décor : qui a commis le génocide en question ? L'État dont A.G. est citoyen ? Ce sont ces petits détails auxquels il est régulièrement (mais très brièvement, en passant) fait allusion, qui à la fois éclairent un peu le propos tout en le brouillant et créent ainsi une impression de flottement et engendrent un malaise. La mise en perspective est intéressante mais elle est très bancale.
Une citation d'un de ces moments ambigus, p.167 : « Histoire de se regarder en face et de se dire les choses. T'as pas d'amis rouges, tu fais comme tout le monde, tu les fréquentes pour être la bonne fifille bien ouverte qui fréquente les rouges. Histoire d'arrêter de les sucer sous prétexte qu'on se sent coupable de quoi je vous le demande. J'ai rien à voir avec nos voisins moi, sauf que je suis blanc. S'ils sont assez cons pour s'être laissé faire à l'époque, qu'est-ce que j'y peux. C'est pas moi ou toi qu'ils doivent bassiner c'était à l'époque. Là, tout le monde est clamsé, fallait se réveiller avant les rouges. Histoire d'arrêter de traiter tout le monde comme des gosses sous prétexte que tu as la science infusée. Tu me fais chier, c'est quoi ton monde de cons où on se dit tout, un monde de merde avec des rideaux mauves et des culs rouges, vous vous chiez tous dessus, vous avez peur de tout, vous dites il faut parler mais vous parlez pas, vous blablatez, vous faites semblant comme les acteurs, vous jouez un rôle, mais toi et tous les autres vous en avez rien à foutre des rouges […] »
Il vide son sac en étant totalement emporté par sa rage, excédé par cette façon binaire de traiter la question. C'est une réaction fréquente à quoi mène cette réduction au racisme (et la marginalisation qui s'ensuit) de bien des gens : ils sont poussés à la faute verbale et tombent dans le piège. Pour la liberté d'expression, l'espace public est devenu un terrain miné avec dévoiement du sens des mots, amalgame, procès d'intention et autres stratégies sournoises visant à salir le discours, à jeter le soupçon. Si l'expression par l'échange raisonné et respectueux n'est plus possible, c'est par la violence verbale (dépourvue de nuances et catégorique) puis physique que les gens se défendent car ils n'ont pas l'intention de se laisser écraser. Évidemment, il est difficile de distinguer les vrais racistes des gens simplement exaspérés et à bout de nerfs. Et il suffit bien souvent de tenir une seule fois un propos raciste devant témoin pour être étiqueté « raciste » à vie. Avec l'appauvrissement du vocabulaire et de l'expression qui caractérise notre époque, la tendance est à la simplification de toutes les idées, à l'élimination des nuances, à l'empêchement de développer une pensée critique permettant de saisir la complexité des situations et leurs subtilités. Cela renforce une conception binaire de la vie, alimente la superstition et la bêtise.
Face à cette incompréhension qu'il entretient, A.G. se retrouve acculé et semble basculer dans la paranoïa et la détestation totale. Cependant il réclame le débat, il veut maintenir le dialogue et déplore l'unilatéralisme des politiques et des médias qui ne cherchent même pas à le comprendre. Pour eux, il n'est qu'un malade mental.
C'est étrange d'avoir présenté ce personnage comme un raciste. Un vrai raciste propose-t-il le débat et la discussion ? Pour lui, tout est clair et tranché : la couleur de peau veut tout dire. A.G. est un personnage étrange parce qu'il semble hybride. Il paraît se soumettre de son plein gré à ce jeu d'étiquetage tout en entretenant des réflexions sur le conditionnement de la société vis-à-vis des questions sur le racisme. C'est un personnage contradictoire qui ne me semble pas crédible.
C'est un livre étonnant qui suscite beaucoup d'interrogations mais qui, par l'étrangeté de la composition de ce personnage d'Amédée Gourd et le flou du contexte, me fait penser à un mélange d'idées pas franchement vraisemblable. L'auteur a peut-être été dépassé par son histoire et son sujet. Ce livre a le mérite de susciter des réflexions. Je le trouve bancal et cependant intéressant.
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Annette55
  17 décembre 2017
Drôle de titre et drôle de livre!
L'histoire d' Amédée Gourd, un ouvrier d'usine qui vit avec sa mémé qu'il chérit .
Un matin, il sort, plutôt pressé, insulte et bouscule " une rougeaude ".
Alors sa vie prend un autre tour et se complique sérieusement ....
Les "peaux rouges " ne sont pas des indiens dans cet ouvrage, juste des personnes arrivées en nombre dans le pays imaginaire (, non cité ), suite à des massacres chez eux .
Amedée Gourd est un raciste assumé .
Il pense comme il parle, mal, très mal.....
La société entreprend de le rééduquer ....
Dans ce premier roman, au sein d'une société factice, à l'écriture orale, inventive: (bouc eviscére) au langage familier, à la cohorte de gros mots qui dénaturent le début, ( à dessein) , on se demande si la violence verbale, l'appauvrissement du vocabulaire jusqu'à l'absurde ne nuisent pas au développement d'une pensée complexe ? Non caricaturale, ne la banalisent pas?
Cette narration déjantée, une sorte de fable étrange, à l'humour un peu désespéré , noir, parfois loufoque dégage un certain malaise .....
Je n'ai pas compris la fin mais ce livre posséde le grand mérite de nous faire réfléchir intensément. .
Traiter ce sujet explosif, délicat il fallait oser tout de même !
Rappelons nous que c'est une Fiction !
Emprunté à cause du titre .....
Attendons le deuxième ouvrage de cet auteur .....
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coquinnette1974
  23 août 2017
Encore un roman lu grâce à Net Galley et aux éditions Grasset, que je remercie énormément pour leur confiance :)
Nous sommes dans une société imaginaire, il existe les peaux rouges, une race persécutée qui a été massacrée. Depuis les événements, les racistes n'existent plus, et ceux qui le sont sont très mal vus !
Etre raciste est presque aussi grave qu'être accusé de crime sexuel !
Amédée Gourd a un bon travail, une vie correcte, il vit avec sa Mémé, dont il s'occupe et qu'il aime profondément. Mais il est raciste, même s'il est le seul à le savoir.
Malheureusement pour lui, un jour il bouscule une rouge dans la rue et il l'insulte. La femme est enceinte, elle a ses deux enfants avec elle, plusieurs personnes ont entendu Amédée l'insultait et la dame, traumatisée, porte plainte.
Commence alors les ennuis car évidemment il va se retrouver en prison pendant un an pour ce délit.
Il reste peu en prison car il va ensuite aller dans un centre, pour être rééduquer et ne plus être raciste.
Cela va t'il marcher sur Amédée ?
Quand j'ai compris que le personnage principal était un raciste pur et dur, j'ai eu un peu peur. Comment m'attacher à un mec pareil ? J'ai du mal avec les racistes, mon père l'était (et pas qu'un peu), en grandissant j'avais beaucoup de difficultés à supporter son comportement. D'ailleurs, j'ai vite cessé de cautionner ses agissements.
Alors, comment m'intéresser à ce genre de anti-héros quand j'ai cessé de voir mon père pour ses idées racistes ?
Curieusement, par moment, j'ai bien aimé Amédée. Pas son comportement, même si on peut comprendre qu'il ai péter un plomb, aucun de nous n'est à l'abri de péter un câble un jour !
Mais son attachement pour sa Mémé est touchant, on sent qu'il l'aime, et il s'inquiète de s'avoir ce qu'elle va devenir quand il sera emprisonner.
Les peaux rouges est un bon roman, sur une société anti-raciste assez caricaturale, tellement "trop" par rapport à notre société actuelle !
C'est pas mal, ça fait réfléchir, et j'ai apprécié ce livre.
J'ai aimé les passages se déroulant au centre, avec le groupe qui fonctionne un peu sur le principe des alcooliques anonymes, mais pour les racistes.
Il y a de bonnes choses dans ce roman, qui est une découverte très intéressante de la rentrée littéraire.
Mais j'enlève une demi-étoile pour le langage, trop familier à mon goût. Un peu moins de gros mots aurait été appréciable :)
Et j'enlève une demi-étoile pour le fin, qui ne m'a pas plu, j'ai du mal à comprendre cette fin, c'est dommage.
4 étoiles donc pour Les peaux rouges que je vous invite à découvrir à votre tour :)
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Juin
  04 octobre 2017
Les Peaux rouges ce ne sont pas des indiens. Juste des gens qui sont arrivés dans ce pays, suite à des massacres chez eux..Dans ce pays, non cité on est viscéralement anti-raciste alors lorsque Amédée Gourd, raciste assumé insulte une "rougeaude", sa vie va se compliquer très sérieusement.
Un sujet étonnant, pris à contre-pied et traité avec un sorte d'humour désespéré.
Histoire qui veut dénoncer le racisme mais qui met mal à l'aise. Je n'ai pas vraiment compris où l'auteur voulait en venir. Amédée est borné et certainement antipathique mais il arrive à nous toucher.
L'histoire est intéressante, je me suis amusée des expressions détournées, j'ai attendu un retournement de situation et surtout je n'ai pas compris la fin mais l'auteur nous le dit " je m'en fous de ce que vous pensez" ...
Dommage l'idée était intéressante mais la fable est sans doute énorme, alors on n'y croit plus à un moment.
Un premier roman maitrisé malgré tout, original, nauséeux et sans vraiment d'espoir.
Malgré les thérapies ( ou la prison) le racisme a des racines profondes.
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garrytopper9
  10 octobre 2017
Je suis tombé sur ce livre par hasard et j'ai tout de suite été séduit par le concept. Un homme raciste, dans un société antiraciste. L'idée est vraiment forte car l'auteur aborde un sujet hélas trop actuel avec beaucoup d'humour mais également avec beaucoup de justesse.
Amédée Gourd (le personnage du livre) est raciste et pour ne pas avoir de soucis, il le cache. Il n'aime pas la société dans laquelle il évolue, il ne supporté pas les rougeauds comme il les appelle. Mais surtout, il ne supporte pas l'hypocrisie et le manque de liberté. Pourquoi n'aurait-il pas le droit d'être raciste ? Après tout, chacun peut penser ce qu'il veut, avoir ses propres opinions, tant qu'il n'enfreint pas les règles. Pour Amédée Gourd, être raciste ne veut pas dire qu'il va aller casser du rouge ou même les persécuter. Il ne les aime pas, essaie de les fréquenter le moins possible et tout va bien. Mais voilà qu'un jour, un accident malheureux, des mots trop durs et une situation qui va vite dégénérer vont le conduire devant la justice pour crime racial.
Je vous avouerais que le personnage d'Amédée Gourd a une façon de penser un peu particulière, mais sur certains points il n'a pas toujours toujours tort. Disputez-vous avec un homme blanc et il n'y aura pas de conséquences. Disputez-vous avec un homme de couleur et l'on vous traitera de raciste. Pourtant on devrait avoir le droit de se disputer avec qui on veut sans se soucier de ses origines ou de la couleur de sa peau. C'est ce qu'essaie de démontrer Emmanuel Brault dans son roman, mais il pousse les situations à l'extrême en plaçant son récit dans un monde historiquement antiraciste.
Au delà du discours sur le racisme, il y a tout un tas de choses qui peuvent expliquer pourquoi Amédée est devenu raciste. On découvre son enfance difficile, comment il a grandi avec sa grand-mère et peu à peu on apprend l'origine de son mal-être qui vont le conduire à devenir raciste. J'ai vraiment bien aimé la relation qu'il a avec sa mamie, le personnage est très touchant, cela montre qu'Amédée n'a pas un mauvais fond.
Le livre est divisé en quatre parties, et j'ai préféré les deux premières. La toute dernière y va un peu trop fort à mon gout, même si je comprends ce qu'a voulu dire l'auteur.
Avec son tout premier roman, Emmanuel Brault frappe fort en osant écrire sur le sujet du racisme. Ce fut pour moi une agréable découverte, même si je n'ai pas été d'accord avec lui sur de nombreux points. Cependant, il extrapole notre société actuelle et c'est intéressant d'avoir une fiction qui traite d'un sujet aussi dur et délicat. Ce livre ne plaira pas à tout le monde car il faut se départir du coté réaliste de la chose et le lire pour ce qu'il est : une fiction.
Je remercie Babelio et les éditions Grasset pour l'envoi de ce roman qui était vraiment passionnant !

Lien : https://chezxander.wordpress..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Martin1972Martin1972   27 juillet 2017
- J'observe les oiseaux le matin, il dit en me regardant cette fois. Je regarde leur vol à l'aube. À chaque fois il est différent. J'avais jamais remarqué ça avant.
- On a pas le temps.
- Et après je vais boire. Mais quand je regarde les oiseaux, je suis clair. C'est le meilleur moment de ma journée.
- Regarder les oiseaux toute la journée, forcément c'est pas possible. Sauf si t'es oiseaulogue.
- Ornithologue.
- Voilà.
- J'ai pas eu la bonne vie.
- Tu devais être ornithologue et tes étoiles se sont rentrées dedans.
- Les connes.
- On peut rien y faire.
- Non.
+ Lire la suite
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Annette55Annette55   17 décembre 2017
"Je suis fier,,j'ai su rester debout.Ils reviennent. Ils ne m'atteindront pas. J'ai la tête à l'envers dans ma poche de kangourou .Aussi profonde qu'un con.Bourrrée de maladies qui leur fileront la chtouille de babouin. Vous pensiez que ça finirait bien ?
Je me fous de ce que vous pensez. Je disparais, vous me verrez plus..... "
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ProfesseurDanProfesseurDan   11 octobre 2017
J'ai pas vu un seul rouge intelligent, non, pas un seul, je suis sûr que si on fait les tests, ils seront classés plus cons que nous les doigts dans le nez. Je pense qu'ils sont inférieurs, ils ont toujours perdu contre nous à la guerre et puis ils ont tous les métiers de merde, au bas de l'escabeau, ils font rien pour monter les barreaux, aucune ambition, par contre la bibine ça y va, pour ça, y en a des statistiques, un tiers des hommes alcooliques, alors ils les plaignent, c'est pas de leur faute, bla-bla-bla, mais si, c'est de leur faute, pourquoi ils seraient pas responsables, moi je deviens alcoolique, c'est de ma faute parce que j'ai pas leur face merdique, non merde, faut pas pousser Mémé dans les orties, il y a des limites, et moi la limite c'est eux, avec ou sans orties, qu'ils se cassent, je peux plus les voir en peinture, du vent, du balais, hasta la vista baby. (p. 12)
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SPQRSPQR   09 septembre 2017
... et ils parlent, ils parlent, c'est une grosse différence avec les soirées René, qu'est-ce qu'ils parlent je vous raconte pas, sur tout ils ont des mots c'est incroyable, il y a des débats et ils s'échauffent, des beaux mots, des blagues, j'ai l'impression qu'ils utilisent tout le dictionnaire rien qu'en une soirée alors que nous la première demi-heure, ça peut se limiter à un ça va, oui ça va, et on fume et on fait aller à son rythme la soirée, parfois on parle bien sûr je dis pas, même beaucoup, mais c'est nerveux, comme un tic, nous, on parle comme on chie, eux c'est réfléchi, chaque mot est pesé sur la balance, un kilo de politique, cinq cents grammes de blagues, cent grammes de questions.
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SPQRSPQR   09 septembre 2017
J'ai l'impression qu'ils veulent que je devienne une gonzesse, qui pleure, qui se confie et tout. Ils font pareil à la télé. J'ai moins de public heureusement. Mais je me tiens de moins en moins. Si on dit tout, il va rien rester à l'intérieur. Qu'est-ce que c'est que cette mentalité de film de cul. Tout montrer, tout le temps
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Videos de Emmanuel Brault (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emmanuel Brault
Emmanuel Brault - On n'est pas couché 2 septembre 2017 #ONPC
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