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EAN : 9782354088088
Éditeur : Mnémos (20/03/2020)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Avancer, toujours.

Une vie de poussière et d’asphalte où seules les routes demeurent. Une civilisation où la voiture est l’unique instrument de citoyenneté.
Dany et Sarah sont des Roues, des enfants du goudron et de l’essence. Avec leur père, ils vivent au jour le jour dans leur Peugeot 203 de couleur blanc-albatros.
D’une station à l’autre, en nomades modernes, ils roulent, ils aiment, ils rêvent, jusqu’à l’accident… et les Pieds.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
JustAWord
  05 février 2020
Premier roman à paraître du tout nouveau Label Mu chez les éditions Mnémos, Walter Kurtz était à pied est l'occasion pour l'écrivain français Emmanuel Brault de passer de l'autre côté du miroir pour rejoindre le petit monde de l'imaginaire.
Un univers qu'il connait pourtant puisque son premier roman, Les Peaux Rouges, paru chez Grasset, s'amusait déjà avec le racisme dans une anticipation mordante couronnée par le prix Transfuge.
Lâché dans le grand bain de la science-fiction mais bien déterminé à imprimer sa propre voix, Emmanuel Brault vous invite à prendre le volant…
L'ère motorisée
Pour commencer cette critique, parlons d'Henry Ford.
Légendaire industriel américain du XXème siècle, Ford crée non seulement une marque de voitures à son nom mais invente un système économique et logistique que l'on nommera plus tard le fordisme. Certainement l'un des premiers exemples de consommation de masse et l'une des entreprises-clé lorsque l'on parle de la naissance du système capitaliste moderne, le fordisme popularise le travail à la chaîne et l'exploitation humaine à grande échelle. Ce sera d'ailleurs la Ford T et sa production titanesque pour l'époque qui fera de lui l'un des hommes les plus riches au monde. Convaincu que la consommation était un moyen durable de conserver la paix, Ford combat syndicalistes et grévistes jusqu'à la fin de son existence.
Mais pourquoi vous parler d'Henry Ford au juste ?
Tout simplement parce que dans le monde science-fictif inventé par Emmanuel Brault, l'homme se définit par sa voiture.
Nous y suivons Dany, un jeune homme dont le père sillonne les routes à bord d'une Peugeot 203. Sur la banquette arrière, sa petite soeur, Sarah, douze ans, et devant eux, des kilomètres de bitume. Pour survivre, les hommes et les femmes de cette société surréaliste et étrange doivent engranger des k-plats (c'est-à-dire des kilomètres sur plats) qui sont convertis en points leur permettant de louer des emplacements de parking aux station-services, de manger dans un restaurant, d'acheter des vêtements, de prendre un verre ou encore de réparer leur véhicule. Désormais, l'univers entier tourne autour des Roues, ces personnes qui vivent littéralement de la route et qui doivent rouler encore et encore pour être de véritables citoyens. Si la chose semble grotesque, Emmanuel Brault nous la dépeint d'une façon si réaliste et sérieuse que l'on tombe immédiatement dans cette dystopie automobile qui couronne la voiture comme le symbole de la modernité. Et cela même si, comme votre serviteur, vous n'en avez à peu près rien à faire des voitures dans le monde véritable. La société de Dany et Sarah pourrait donc se résumer à une utopie Fordienne où l'on consomme, consomme, consomme…et où l'on roule !
Sauf que les Roues ne sont pas seuls et qu'en face… il y a les Pieds !
Sédentarité vs Nomadisme
En effet, tous n'ont pas accepté de prendre le volant et de devenir esclaves d'un système de consommation en vase clos n'offrant en réalité quasiment aucune véritable liberté…si ce n'est celle de rouler à longueur de journée !
Ces gens, surnommés les Pieds, sont donc naturellement considérés comme des sauvages formant une société archaïque et effrayante pour le brave citoyen à roues. Ravalés au rang de primitifs voire même d'animaux, ces gens-là finissent fatalement écrasés et démembrés par les bolides devenus de véritables incarnation d'une société moderne écrasant littéralement ceux qui la rejettent.
Emmanuel Brault illustre avec une grande intelligence les différences qui existent entre notre sédentarité à peine voilée par nos déplacements en voitures et la nomadisme fantasmé que nous vendrait cette possibilité de bouger comme bon nous semble. En face, le sauvage est condamné à marcher, mis au ban de la société, de la culture et de l'économie. Une polarisation d'autant plus d'actualité qu'elle se transforme peu à peu en haine de l'autre.
Dans les stations-services devenus centres commerciaux, les Roues colportent des rumeurs sur ces sauvages devenus violents, cannibales et dangereux. La peur fera le reste, comme toujours.
Comme le migrant à l'heure actuelle, le Pied concentre la haine d'une société repliée sur elle-même et qui croit pourtant incarner le summum de l'évolution grâce à une démocratie participative finalement terrifiante.
En effet, pour relier les conducteurs, les autorités ont inventé le port-vie, sorte d'outil informatique/smartphone qui fonctionne peu ou prou sur le même modèle que Twitter. Non seulement le port-vie vous permet de parler et de regarder des vidéos mais il permet également de voter des lois et des actions militaires en faisant participer les membres du réseau. le problème ? C'est que la majorité du peuple, manipulé par les fake news et les rumeurs, devient un oppresseur qui n'a rien à envier aux dictatures fascistes de jadis.
C'est d'ailleurs après le passage de Dany dans une communauté de Pieds et à la décision de sa soeur que Walter Kurtz était à pied prend un virage à 180° pour embrasser joyeusement son côté dystopique.
Conduire une guerre
Dans cette ultime partie, Emmanuel Brault utilise le monde fantaisiste qu'il a dresser pour tordre le cou de la théorie Fordienne : la consommation n'évite pas la guerre, surtout quand elle incite à rejeter l'autre.
Devenant un bon petit soldat, Dany décrit alors un microcosme, celui des guerriers motorisés, qui s'enfonce petit à petit dans l'inhumanité. Les corps humains sont fauchés par les automobiles, la chair rencontre le métal et les sentiments humains s'effondrent petit à petit.
Avec cette touche Ballardienne assumée, l'écrivain achève de mettre son lecteur mal à l'aise qui oublie ainsi le côté farfelu de cette dystopie pour se concentrer sur la dérive des esprits, broyés entre les mâchoires du port-vie et la cruauté d'une guerre raciste.
Tous les moyens sont bons pour préserver le capitalisme.
Même les plus écoeurants.
Ceux qui réjouit par contre, c'est qu'Emmanuel Brault garde une certaine lucidité qui ne transforme pas de facto les Pieds en gentils et les Roues en méchants. Car si les Roues sont obsédés par la consommation et rongés par la peur, les Pieds ont une fâcheuse tendance à l'obscurantisme, la religion automobile se voyant alors remplacée par d'autres pratiques obscures et terribles. Autant pour le mythe du bon sauvage…
De là, peut-on vraiment croire que la victoire des Pieds permettra une nouvelle ère de liberté totale pour l'homme ? Rien n'est moins sûr.
Doit-on pour autant rester dans l'immobilisme d'une société fuyant inlassablement vers l'avant ? Certainement pas…
Roman extravagant et surprenant, Walter Kurtz était à pied imagine une dystopie automobile qui érige la voiture en totem ultime du capitalisme moderne. Sortie de route inattendue qui entraîne son lecteur dans des territoires à la fois grotesques et terrifiants, le roman d'Emmanuel Brault passionne et (d)étonne. Un démarrage sur les chapeaux de roues.
Lien : https://justaword.fr/walter-..
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EvlyneLeraut
  03 juillet 2020
Agissant, magnétique, « Walter Kurtz était à pied » est prodigieux. Landes d'une Science-Fiction en apogée, ce récit dévorant ne laisse pas indemne. Nous sommes en plongée dans un monde éloigné d'un lunaire olympien d'une certitude avérée de calme. Accrochez-vous aux branches ! Deux mondes opposés, dualité, vivent dos à dos sur une terre futuriste, ravageuse et étrange. On a l'impression vive de côtoyer « Mad Max ». La littérature anticipatrice rentre en action. Nous sommes dans ces degrés où les tiroirs s'entrechoquent. La trame aboie, belle et souple, avance sans compromission. Forte comme une liqueur, elle arrache toute idéologie, tendresse et romance. Emmanuel Brault est doué, très. Il ne cède rien et ce récit tient son majeur aussi dans cette constance de ton. Deux peuples : des Roues et les Pieds. Les des Roues vivent dans leur voiture, brûlent les kilomètres : les K-plat. L'argent : des points. Nomades, l'espace de vie sont les routes. Les arrêts se font dans les stations. Conditionnés, stéréotypés, tels des robots, ils sont en proie à une dictature sournoise. Rouler, avaler les kilomètres. Leur voiture est l'emblème manichéen d'une liberté floutée. Dany, Sarah et leur père sillonnent les routes. « Les rochers semblaient nous escorter vers un monde meilleur. Là où il n'y aurait que la route, sans les contraintes. » Leur Peugeot est le symbole d'une puissance cartésienne. Rien ne peut déraper. Dans cette sphère de métal et de fer, de rivalités entre les modèles des voitures, ils ne peuvent trouver de point de chute. Leur monde est vaste. Les routes sont l'habitus, criblé de dangers. le monde d'en face est celui des les Pieds. Attention ! Ces hommes et femmes et enfants, nomades affamés, étranglés de haine et d'un nihilisme aux abois sont des hordes sauvages. Et pourtant, il aurait peut-être fallu rassembler l'épars avant de condamner. On pressent le cru d'une âpreté, ces survivants immensément libres malgré les torpeurs. Abreuvés aux rites, aux passages initiatiques, au langage des tombes, aux attitudes ancestrales éloignées de tout entendement. Leur langage est perte de sens, de raison et d'estime. Et pourtant les symboles percent et abreuvent ce peuple d'une philosophie à bâtir. Ce peuple des les Pieds est sans doute le frère ou la soeur d'hier. Echappés d'un enclos mental, leur prison est le rejet. L'écriture est le lever de la lune. Apaisante et superbe elle colore cette histoire d'asphalte, d'êtres en prise avec le néant, la perte de tout. Lisez juste ce morceau d'écrin : « D'un côté, dit-il, s'échauffant de plus en plus, le visage rouge vif ; les Roues, leurs K-Plat, leurs galeries et leur désir d'acheter, de l'autre, les Pieds, silencieux, fanatiques, poètes. Il faudrait écrire quelque chose à ce propos, quelque chose d'unique, qui n'aurait jamais été fait. La description objective… Je dis bien objective, des Roues et des Pieds, de l'archaïsme et du modernisme, de l'homme avant et de l'homme après, le passé et le futur dans un mouchoir de poche, avec la panse au milieu. » Cette histoire méritante interpelle et alerte. Bien après la lecture, on reste sensible à l'avancée d'une voiture au creux de la nuit. Emue par cette violence des les Pieds qui est un signal. Ce récit est riche de signaux et sa portée reste bien après le point final. On regarde par la fenêtre, on imagine ce monde si bien décrit dans « Walter Kurtz était à pied. » Serait-ce nous dans l'aube d'un demain ? A méditer. En lice pour le Prix Hors Concours 2020. Publié par les majeures Editions MU.
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yogo
  27 mai 2020
Walter Kurtz était à pied, en voilà un énigmatique titre pour le premier roman publié sous le Label Mu des Editions Mnémos. La superbe couverture quant à elle nous montre la dualité de l'univers proposé par Emmanuel Brault : La Route versus Les Marcheurs.
Dans ce court roman, Emmanuel Brault nous propose une dystopie autour de la voiture comme mode de vie. La voiture est devenue l'habitat, et les kilomètres parcourus pardon les k-plats sont transformés en points permettant d'accéder aux besoins de première nécessité, se nourrir, s'habiller, louer des emplacements de parking et faire réviser sa voiture... bref la consommation pour et par la voiture via les kilomètres parcourus. Un monde ubuesque ! Dans la première partie, les kilomètres se font en compagnie de Dany, sa petite soeur Sarah et leur père. L'auteur nous dépeint un monde idyllique où le modernisme se résume à engranger les kilomètres... absurde, surréaliste mais incroyablement crédible. Rien ne semble mettre en péril ce monde merveilleux des Roues. Si ce n'est les Pieds...
Les Pieds, eux ont choisi (ou ont subi) leur mode de vie. Loin du tumulte des routes, ils se sont regroupés en petites communautés auto-suffisantes, vivant de trocs et de petits larcins. Loin de toute technologie, ils sont aux yeux des Roues au mieux des laissés pour compte, au pire de dangereux criminels sans aucune retenue. La rencontre entre les Roues que sont Dany et sa soeur et la civilisation des Pieds aura un impact sur les deux modes de vie.
Avec Walter Kurtz était à pied, Emmanuel Brault nous dépeint une société capitaliste poussée à son extrême. La consommation coûte que coûte au mépris de l'individu. Rouler pour consommer, le shopping comme seule activité puis reprendre la route, le plus souvent seul. Il met aussi en avant les possibles excès de la démocratie participative via le port-vie, smartphone qui permet de communiquer et de voter/proposer les lois. Mais c'est l'opposition des deux styles de vie qui fait mouche, chacun étant enfermé dans ses propres dogmes, dans sa vision étriquée. La confrontation est inéluctable et le résultat impitoyable !
Emmanuel Brault refuse ici tout manichéisme, constate simplement les dérives de la société. Difficile de ne pas faire le parallèle entre cet univers et la civilisation actuelle. le propos est clair et intelligent, il nous amène à réfléchir sur notre société de consommation.
Pour conclure, Walter Kurtz était à pied est un roman percutant et déroutant. Hypnotique et cruel dans ses deux premières parties, il devient violent et réel dans sa conclusion.

Lien : https://les-lectures-du-maki..
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Taylor
  05 mai 2020
Emmanuel Brault nous emmène dans un monde où les hommes vivent dans deux mondes : les premiers sont en voiture et ils roulent roulent roulent pour vivre et les seconds sont à pied et vivent un peu en marge.
Dany et Sarah sont des roues, ils vivent avec leur père dans leur voiture, ils cumulent des points pour pouvoir acheter de quoi vivre mais leur quotidien est quand même limité à l'habitacle de leur voiture, jusqu'à l'accident. Ils sont recueillis par une tribu de Pieds et c'est là que tout bascule. Dany va perdre ses repères, il n'arrive pas à comprendre ces gens et surtout il ne comprend que Sarah s'acclimate mieux et plus vite que lui. La question qui se pose est comment vivre ensemble, se comprendre sans se hair ?
Les rancoeurs et la violence vont crescendo dans ce roman, et la fin explique tout et surtout le titre du roman et je trouve que c'est très bien vu par l'auteur. Je me suis attachée à Gary et Sarah, la plume de l'auteur est fluide et pour ma part c'est une très bonne découverte qui m'a donné envie de lire le premier roman de l'auteur : "les peaux rouges" paru aux éditions Grasset.
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MilleetunepagesLM
  10 février 2020
Le commentaire de Cathy :
Dany, Sarah, sa petite soeur, et son père sillonnent les routes à bord de leur Peugeot 203.
Une seule façon pour survivre, rouler et accumuler les k-Plats, ces derniers sont convertis en points permettant de manger, se vêtir, entretenir son véhicule.
De station en station, leurs vies sont rythmées jusqu'à l'accident qui va tout changer.
Le roman d'Emmanuel Brault est surprenant, intriguant, bluffant même.
Après avoir lu le résumé, je ne savais pas à quoi m'attendre, c'est donc avec curiosité que j'ai commencé ma lecture.
Assez virent, je me suis senti embarquée, sur la banquette arrière, au côté de Dany et Sarah dans cet univers des Roues.
Le monde que nous présente l'auteur, d'une façon très réaliste, m'a fait peur, ce monde où l'automobiliste est roi.
Lorsque les Pieds apparaissent dans l'histoire, j'ai compris les différents messages qu'Emmanuel Brault voulait nous faire passer.
Une plume très agréable, une imagination incroyable m'ont permis de passer un bon moment de lecture.
Choisirez-vous le groupe des Roues ou des Pieds, moi, j'ai choisi mon clan.
Lien : http://lesmilleetunlivreslm...
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   24 février 2020
Roman proche du post-apo, conte étrange et déroutant au début, l’histoire de Dany nous prend très vite aux tripes. Le personnage principal est un garçon comme les autres dans un monde différent du nôtre sans l’être, une version poussée à l’extrême de la société capitaliste de consommation.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
JustAWordJustAWord   05 février 2020
Une guerre n’est ni juste ni injuste : elle se gagne, peu importent les moyens utilisés. C’est pour cela qu’elle est horrible. Il n’y a plus de règles, sauf celle de gagner.
Commenter  J’apprécie          130
JustAWordJustAWord   05 février 2020
Nos vies brillaient puis s’éteignaient dans le sillage de nos routes. Nous étions libres, d’autres voies étaient possibles. Mais, une fois la route prise, nous ne pouvions plus la quitter. La ligne blanche nous happait, l’horizon nous appelait, nous étions redevenus des nomades, incapables de dormir sous un vrai toit.
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JustAWordJustAWord   05 février 2020
Les voitures nous survivent, elles sont les témoins silencieux et omniprésents de nos courtes vies, elles savent nos secrets et les emportent sur les routes.
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Vidéo de Emmanuel Brault
Avancer, toujours. Une vie de poussière et d'asphalte où seules les routes demeurent. Une civilisation où la voiture est l'unique instrument de citoyenneté. Dany et Sarah sont des Roues, des enfants du goudron et de l'essence. Emmanuel Brault – Walter Kurtz était à pied – Mu/Mnémos – 9782354088088 – 20 € musique générique : "Clear Day" https://www.bensound.com/
Dossier : Retrouver Les Chroniques du Confiné : www.actualitte.com/recherche?q=chroniques+confin%C3%A9+coronavirus+couette
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