AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Marc Chénetier (Traducteur)
ISBN : 2264039019
Éditeur : 10-18 (07/10/2004)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 153 notes)
Résumé :
Dans l'univers de Richard Brautigan, on croise des tigres excellents en arithmétique, des truites chaleureuses et toujours de bon conseil, tandis que les carottes et les rutabagas ont leurs statues en place publique... Si la cocasserie de celui qui traversa la littérature américaine tel un météore est sans limites le plus fabuleux ici est cette écriture, un véritable monument de douceur qui, sous une enveloppe sauvage et naïve, ne déroule rien qu'une profonde métaph... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
michemuche
  21 août 2016
Deuxième livre que je découvre et deuxième coup de coeur.
Après "retombées de sombrero" et la découverte Richard Brautigan, voici son livre le plus connu " la pêche à la truite en Amérique" suivi de sucre de pastèque". Encensé par la génération Woodstock "la pêche à la truite en Amérique" va permettre à Richard Brautigan une certaine aisance financière.
" La pêche à la truite en Amérique" est une suite de voyage à travers les Etats Unis, suivre le cours des rivières, un vagabondage au fil de l'eau, une découverte de la truite arc en-ciel à travers des récits complètements déjantés.
Le deuxième récit " le sucre de pastèque" est l'histoire d'une communauté de femmes et d'hommes dans la ville de penseMort. On y retrouve des histoires toutes aussi délirantes, des tigres mangeurs d'hommes et excellents en arithmétique, ou ces statues géantes de légume qui jalonnent la ville, ou encore ces cercueils transparents fabriqués avec du sucre de pastèque et qui gisent au fond de la rivière.
Voila l'univers de Richard Brautigan, si vous avez un peu de folie en vous, une âme d'enfant, ou simplement envie de poésie venez découvrir ce clown triste qu'était Richard Brautigan.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          512
colimasson
  06 décembre 2016
Certains sont forts qui utilisent les mots de tous les jours pour rendre hommage à la vie de tous les jours dans ce qu'elle a de pas banal. On dirait du Boris Vian, mais un Boris qui aimerait un peu plus la vie que dans L'Ecume des jours.

Comment tout s'enchaîne : les salades de pommes de terre et de carottes, l'amour, la pêche, les voyous mi-figue mi-raisin, les modes politiques, le rythme du sommeil et de l'éveil, se fixer comme une plante dans la bonne terre.

La poésie fait parfois peur parce qu'elle éloigne avec ses mots farcis. On évite ce malheur dans ces deux histoires. On évite aussi le malheur des romans qui nous donnent trop de détails, comme s'ils croyaient que le véritable but du lecteur était de rentrer dans la tête de l'écrivain et non pas de rentrer dans sa propre tête en lisant l'histoire. Parfois, il n'y a que trois phrases pour décrire tout un événement. Cela suffit.

Ça donne l'impression de retrouver la vie des ancêtres.

« J'aimais bien le corps de Pauline. Elle m'a dit qu'elle aimait bien le mien aussi. Nous ne trouvions rien d'autre à nous dire.
Le vent s'est arrêté soudain. Pauline m'a demandé :
« Qu'est-ce que c'est ?
-C'est le vent. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          222
Beatrice64
  09 mars 2011
Envie de poésie et d'un peu de magie dans ce monde de brutes ?
Envie d'un humour léger comme une bulle d'air ?
Envie d'une écriture fraîche comme l'eau d'un torrent, d'histoires douces comme le ventre d'un poisson ?
Alors ouvrez un livre de Richard Brautigan.
Moi, il me réconforte et me console, il me fait rire et m'émerveille. Trois lignes suffisent, en général, pour vous faire voir la vie d'un autre oeil.
Dans l'univers, toujours surprenant, de Richard Brautigan, on peut acheter des ruisseaux à truite au mètre chez le droguiste. Il y a plein de gens sympas, et les truites sont toujours de bon conseil. On part à la pêche (à la truite évidemment), à l'aube, pour passer la journée au bord d'un ruisseau. Beaucoup de choses sont faites en sucre de pastèque (l'encre avec laquelle il écrit, les murs de la maison, l'amour). Attention cependant aux tigres à dents de sabres, qui excellent en arithmétique, mais dévorent les gens aussi. Vous pourrez également trouver des réponses à des questions existentielles telle que : « Pourquoi les poètes inconnus restent inconnus » (titre d'un recueil de poésies).
Son écriture est simple et naïve, cependant proche du surréalisme, ses histoires très souvent parodiques (du western, du roman policier, du guide de pêche).
Farfelu, loufoque, joliment absurde, mais aussi clair et profond que la rivière.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
Kickou
  14 avril 2017
Ce bouquin pue l'humanité, ce n'est ni un roman, ni un recueil de nouvelles, ce n'est pas non plus un conte, c'est de la littérature à l'état brut, et la littérature c'est la meilleure façon pour un être humain de laisser une trace (ailleurs que dans les chiottes) dans ce monde de brutes. Il parait que Flaubert à dit « Mme Bovary c'est moi » Hé ho Gustave tu te moques de nous ! Il se trouve que tu as vécu à l'aube de la photographie et que j'ai vu ta tête ; tu n'aurais pas pu jouer dans Désespérantes Housewives avec Emma ! Tandis que Brautigan : La pêche à la truite en Amérique ; C'est Lui, et Sucre de pastèque aussi ! Mais ça on n'est pas prêt de le voir à la téloche vu que c'est de la LITTERATURE ! Comme il est presque impossible de résumer ou d'expliquer l'écriture de Brautigan, voici quelques mots pour la définir et la qualifier : Naïve, poétique, intime, fantaisiste, triste, paresseuse, parodique, farfelue, allumée, facile et donc humaine. Il y a aussi l'humour de Brautigan qui n'est ni l'humour anglais, ni l'esprit français, ni l'humour juif ou l'humour absurde, non c'est un humour d'Idaho ou d'Oregon, peut-être est-il universel ? de l'humour Mayonnaise (mais ça il faut le lire pour comprendre). Voilà, donc Brautigan n'est pas un génie, d'ailleurs il n'y a pas de génie en Littérature, le génie c'est un truc pour la Musique (y'en a quelques-uns) et pour les peinturlureurs, les menteurs, ceux qui maîtrisent un peu l'Image. Je suis conscient que Brautigan ne peut pas plaire à une majorité de lecteurs, je pense même que c'est un petit miracle qu'on puisse le lire encore aujourd'hui (merci aux éditeurs) mais toi, lecteur curieux : Essaye. Ho mais attendez ! A part le chapeau, ... Flaubert et Brautigan ... Ils ne se ressemblent pas un peu ?... Hein ? Là ... La moustache, sans blague, non ? ... Bon, alors après ça vous vous dites 5* facile, et bien non ; ce sera 3*, pourquoi ? Parce que : 1/ Je n'ai pas tout compris et même si il n'y a rien à comprendre, ça me gêne un peu aux entournures. 2/ de Brautigan j'ai préféré Un privé à Babylone et Mémoires sauvés du vent (4*). 3/ Je suis contre le dopage dans toutes les disciplines (pêche à la truite & littérature incluses), or, là quand même on sent bien que Richard, il en a pris. Allez salut.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Petit-Nuage
  03 février 2013
La pêche à la truite est un des livres les plus connu de Brautigan et qui a bouleversé toute une génération de lecteurs. On pourrait mesurer son impact au "Sur la route de Kerouac". Mais sur le plan stylistique, on est bien loin du "road-movie". Il reste cependant intéressant de comparer les deux hommes, contemporains (une dizaine d'année d'écart). Tous deux réagissent aux valeurs établies et tranchent avec les codes de la littérature traditionnelle. L'écriture de Brautigan surprend avant tout par son approche surréaliste, avec des phrases très concises. A noter que par la suite, il écrira surtout de courtes nouvelles mises bout à bout, sorte de réflexions ou de courts poèmes libres.
Brautigan est un peu à Boris Vian ce que Kerouac est à Céline: l'un décrit un monde décalé où les êtres évoluent en dehors de nos repères habituels, l'autre travaille d'avantage la phrase et son élan, accompagnant celui des personnages en perpétuelle progression.
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   13 mai 2016
Forte, solitaire, éternelle, c'est l'odeur des moutons dans la vallée qui leur a fait ça. Tour l'après-midi, sous la pluie, sous la pluie, j'avais écouté les coyotes là-haut près de Salt Creek.
C'est l'odeur des moutons dans la vallée qui leur a fait ça. Leurs hurlements coulent comme l'eau le long du canyon, devant les résidences d'été. Leurs hurlements sont comme un torrent qui dégringole le flanc de la montagne, sur les os des moutons, morts ou vifs.
O, IL Y A DES COYOTES A SALT CREEK, dit une pancarte sur le bord de la piste. ATTENTION AUX PILULES DE CYANURE MISES LE LONG DU TORRENT POUR TUER LES COYOTES. NE LES RAMASSEZ PAS POUR LES MANGER. SAUF SI VOUS ETES UN COYOTE. CA VOUS FERAIT MOURIR. LAISSEZ-CA TRANQUILLE.
Et la pancarte répétait le tout en espagnol. i AH! HAY COYOTES EN SALT CREEK, TAMBIEN, CUIDADA CON LAS CAPSULAS DE CIANURO: MATAN. NO LAS COMA; A MENOS QUE SEA VD. UN COYOTE. MATAN. NO LAS TOQUE.
Pas de traduction en russe.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Charybde2Charybde2   17 novembre 2016
Je me suis arrêté sur le pont sur le chemin de ma cabane. Il était agréable sous les pieds, d’être fait de toutes les choses que j’aime, des choses qui me vont bien. j’ai longuement regardé ma mère. Elle n’était plus qu’une ombre à présent, dessinée sur la nuit, mais elle avait naguère été une brave femme.
Je suis entré dans la cabane et j’ai allumé ma lanterne avec une allumette de quinze centimètres. L’huile de truite à la pastèque brûlait avec une jolie lumière. c’est une bonne huile.
On mélange du sucre de pastèque à du jus de truite et à des herbes spéciales et au bout d’un temps donné, ça donne cette bonne huile qu’on utilise pour éclairer notre monde.
J’avais grand sommeil mais je n’avais pas envie de dormir. Plus j’avais sommeil, moins j’avais envie de dormir. Je me suis allongé sur mon lit un long moment sans me déshabiller, et j’ai laissé la lanterne allumée pour regarder les ombres danser dans la pièce.
C’étaient des ombres plutôt chouettes pour un moment si menaçant, si proche, si oppressant. J’avais tellement sommeil à présent que mes yeux refusaient de se fermer. mes paupières ne voulaient pas se baisser. C’étaient des statues d’yeux.
(Sucre de pastèque)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
yannjouetyannjouet   27 novembre 2018
C'est contraire à la nature des choses, pour une truite, de mourir d'avoir bu un coup de porto.
Il est dans l'ordre des choses qu'une truite ait le cou brisé par un pêcheur et qu'on la balance dans un panier, ou qu'une truite meure parce que des champignons lui couvrent peu à peu le corps comme des fourmis couleur de sucre jusqu'à ce que la truite se retrouve dans le sucrier de la mort.
Il est dans l'ordre des choses qu'une truite se retrouve prisonnière d'une mare qui s'assèche aux derniers jours de l'été ou qu'elle soit prise dans les serres d'un oiseau ou les griffes d'un animal.
Oui, et il est même dans l'ordre des choses qu'une truite soit tuée par la pollution, qu'elle meure dans une rivière d'excréments humains qui l'étouffent.
Il y a des truites qui meurent de vieillesse et leurs barbes blanches descendent vers la mer.
Toutes ces choses sont dans l'ordre des choses de la mort, mais qu'une truite meure d'avoir bu un coup de porto, c'est tout à fait autre chose.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
michemuchemichemuche   15 août 2016
J'ai acheté une barre de chocolat et demandé si la pêche à la truite était bonne à Cuba. La dame du magasin m'a dit : "Vous feriez mieux de crever, espèce de salopard de communiste." J'ai demandé une facture pour ma barre de chocolat, afin de pouvoir la déduire de mes impôts.
Une déduction de dix cents, toujours ça de pris.
Commenter  J’apprécie          130
PinceauPinceau   08 mai 2016
Alors les deux artistes parlaient de se faire enfermer pour l'hiver dans une maison de fous.Ils racontaient que les asiles étaient bien chauffés, qu'il y avait la télévision, des draps propres, de bons lits, des hamburgers avec de la purée au jus, un bal une fois par semaine avec les cinglées, des costumes propres, un rasoir de sûreté et de jolies petites infirmières stagiaires.
ça, oui, dans les asiles, il y avait de l'avenir.Un hiver passé là ne pouvait être complètement perdu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Videos de Richard Brautigan (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Brautigan
Le choix de Mathias Malzieu : « C'est tout ce que j'ai à déclarer » de Richard Brautigan
autres livres classés : road movieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1292 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre
.. ..